Musée de l’Ecole de NANCY (Meurthe et Moselle) avec création musicale sur mesure

[Musique] Dans le musée de Nancy, je me perds. L’art nouveau brille comme un mystère. Voilà un vase ancien posé dans un coin. Collection de monsieur Eugène Corbin. Valins sculpte en silence des meubles d’ambiance majorelle grave des femmes sur bois qu’à les souffles du verre avec joie. Oh non si ton cœur va de feu dans chaque pièce un souffle précieux les mains des maîtres leur vision folles font vibrer. Mon cœur frivole. [Musique] Victor prouvé crée le mot pilier. Louis Estopin l’éternité. Camille Martin esquis ses rêves. Leur génie est sans trê. Chaque courbe, chaque teinte, chaque traite, aucun écho du passé s’arrête. Dans ce musée, le temps se suspend. Les siècles dans gré du vent. Oh non, si ton cœur batardé de feu dans chaque pièce un souffle précieux les mains des maîtres, leur vision font vibrer. Mon cœur frivole. [Musique] [Musique] Oh non, si ton cœur batardé de feu dans chaque pièce un souffle précieux les mains des maîtres, leur vision font vibré mon cœur frivole [Musique] [Musique]

Le musée tient son nom de l’association École de Nancy créée en 1901. Le musée de l’École de Nancy ouvre ses portes au public le 26 juin 1964. L’époque n’est pourtant guère favorable à l’Art nouveau, alors jugé démodé et excessif. La persévérance d’un collectionneur, Eugène Corbin, le premier mécène de l’École de Nancy, puis celle de spécialistes dont Françoise Thérèse Charpentier, premier conservateur du musée, permettront à l’École de Nancy de trouver sa place au sein de l’histoire des arts et d’acquérir une renommée internationale.
Dès 1894, à l’issue de la première exposition réunissant les grandes figures de la scène artistique nancéienne, la Société des Arts Décoratifs Lorrains achète les œuvres d’Émile Gallé, Victor Prouvé, Louis Hestaux et Camille Martin. Un musée d’art décoratif est officiellement créé en 1900 au sein du musée des Beaux-Arts, alors installé dans l’Hôtel de Ville. En 1904, 39 verreries d’Émile Gallé, sélectionnées par l’artiste lui-même, enrichissent ce premier fonds.
En 1935, Eugène Corbin fait un don exceptionnel : 759 pièces, tous domaines confondus, créées par les principaux artistes du mouvement, entrent dans le patrimoine municipal. Le « musée de l’École de Nancy – Donation Corbin » est installé dans la galerie Nord de la salle Poirel. Déménagée pendant la Seconde Guerre mondiale, la collection reste en caisse à son retour à Nancy. Les dommages dus à la grande inondation de 1947 conduisent à chercher une solution d’exposition permanente.
En 1951 – 1952, la ville acquiert la propriété Corbin, située rue du sergent Blandan, quelques mois avant le décès du donateur. Le cadre idéal pour le musée est enfin trouvé et celui-ci ouvre ses portes en mai 1954, un jour par semaine. Dix ans plus tard, un musée entièrement rajeuni et agrandi est inauguré en présence de descendants des artistes, dont les filles d’Émile Gallé. La Direction des Musées de France lui confère officiellement l’appellation « Musée de France ».
À l’intérieur de la maison, meubles, objets d’art, verreries, céramiques, vitraux, peintures et tissus illustrent la diversité des techniques travaillées par les artistes de l’École de Nancy. Des pièces uniques sont exposées. Elles témoignent de la virtuosité technique de ces artistes, mais également de la diffusion d’objets édités à un grand nombre d’exemplaires. Représentatifs de « l’Art pour tous », il s’agit de petits meubles marquetés, de verres gravés à l’acide ou encore de céramiques de série.

Le musée ne présente pas une stricte reconstitution de l’époque 1900 mais, par la mise en situation d’œuvres, il restitue l’atmosphère de cette période. Les espaces sont disposés de façon à favoriser le parcours libre. Le visiteur est plongé dans l’intimité des œuvres. Une part importante est réservée à Émile Gallé, dont le musée conserve une collection de verreries riche de plus de 400 pièces, mais aussi des oeuvres de céramique et des meubles.

Le musée expose par ailleurs la salle à manger conçue pour les époux Masson en 1903-1906 par Eugène Vallin , en collaboration avec Victor Prouvé pour le plafond peint ainsi que les tentures en cuir et la manufacture Daum pour les luminaires. Outre les grands noms de l’École de Nancy, le musée offre un aperçu du mouvement Art nouveau français avec des œuvres de Guimard, Chaplet, Selmersheim ou Carabin.

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