Dans le quotidien d’une châtelaine | Château de Bienassis

Bonjour, aujourd’hui avec Charlotte qui est 
derrière la caméra, nous sommes à Erquy, derrière moi, un magnifique château en grés 
rose avec 60 hectares de parcs forestiers, de potager, de jardin la française et tout cela 
à 1,5km de la mer. Je suis désolée Charlotte, c’est pas notre Airbnb de vacances pour 
cet été. Ici, il y a une famille qui habite depuis plus d’un siècle, la même 
famille et tous les étés ils ouvrent leur maison aux visites. On va aller retrouver 
la propriétaire des lieux, Nathalie Huguet Mais par contre, je sais pas où est Nathalie. Bonjour Nathalie. Ça va ? Ça va bien. Je te pose 
un petit micro. pour le reste de la journée. Je viens de voir qu’il y a de l’animation dans 
la cour du château. Qu’est-ce qui se passe complètement ? Donc aujourd’hui, c’est un 
événement qui a été… enfin le château est privatisé pour une présentation de voiture. 
C’est Historic Team qui est une société qui est à Saint-Brieuc et qui vend des voitures un peu de 
prestige comme des Porsches par exemple et donc ils font un espèce de de cocktail déjeunatoire 
avec des animations pour leurs clients. Et donc ils ont privatisé le site pour la journée. Donc 
ce qui implique pour nous : pas de visite guidée aujourd’hui mais le château sera ouvert en visite 
libre pour les clients d’Historic team. Est-ce que ça te demande beaucoup de temps là ? Tu as 
besoin d’aller vérifier des fois qu’est-ce ce qu’ils font en bas ? Oui, leur mise en place. 
D’ailleurs on peut y aller. Bonjour. Bonjour. Bonjour. Voilà donc Benjamin qui travaille 
avec nous. Et ben super enchanté Mathilde. À la communication. Enchanté Mathilde. Benjamin est 
communiquant. Oui, bien sûr. Et alternant, mais on va le garder avec nous l’année prochaine pour 
tout ce qui est communication et développement justement de ce type d’événement et mariage. 
OK. Ça sera le tout premier emploi créé sur l’événementiel ? Euh oui. Sur cette partie là oui. 
On avait embauché donc Claire un an aussi il y a 3 ans. Mais c’était plus sur le développement des 
visites. Et j’avoue que les visites aujourd’hui, grâce à Claire tournent et comme on a fait des 
travaux dans les écuries, on voudrait développer cette partie mariage événementiel. Voilà. Bon, on 
se verra tout à l’heure. Oui, à tout à l’heure. Il y a quelques années, on faisait visiter nos 
parties privées et là on arrêtait parce que maintenant qu’on y vit à l’année, c’est vraiment 
notre intimité quoi. Donc ayant encore des enfants avec nous, il y a un moment faut aussi avoir 
une vie de de famille. Ouis. Hop donc on va passer directement. Ben je chercher mon panier là. 
J’ai tendance à marcher vite he donc faut me dire Voilà on est passé de 35°à 20°. Tu as un 
chien qui est caché quelque part de deux qu’on enferme quand il y a du monde 
comme ça qu’on enferme son chemille. Cette allée elle est classée hein. C’est ça. 
Elle est classée ouais jusque la fameuse nuit d’octobre 87 là c’est un ouragan. Ouais. Et euh 
moi je m’en souviens hein, j’étais jeune encore mais il y avait vraiment une voûte d’armes. Donc 
c’était beau parce qu’on découvrait bien ici au dernier moment des armes ont été sont tombés 
ont été abîmés et donc on a dû tout euh tout refaire tout couper et tout refaire et euh c’est 
décevant parce que c’était un travail quand même énorme. C’est ma tante qui était là à l’époque 
et et qui s’est donné beaucoup de mal et avec le réchauffement climatique, la maladie des 
êtres, des espèces qui était pas local, bah on a des armes qui poussent très très très 
très lentement. Ah ou et là elle est en train de fa presque tout refaire. C’est triste dire 
hein. Et puis l’influence de la mer parce qu’on est à 1 km de nous de la mer et du coup le vent 
le vent marin n’aide pas quoi. Moi je vais tous les jours prendre un bain, ça c’est sûr. C’est 
vrai ? Oui. Je vous emmènerai peut-être pas. Bonjour Mathilde, elle va enchanter. Bonjour 
super Charlotte qui nous filme. D’où viennent ces belles aubergines ? Ben là, voyez, il 
y a un paradis là. C’est le potager. Non, paradis par mais c’est pas c’est un potager mais 
c’est un paradis. Ça nourrit la famille bah de cet été jusqu’au mois de mars avril 
prochain. Donc voilà. Et d’ailleurs, vous aurez la surprise de quel à midi. 
Vous déguster des choses. C’est vrai. Oui, on continue. Et ben, on continue. Bon, à tout 
à l’heure. À tout à l’heure. Bonjour. Tout va bien ? Bonjour. Le maître du jardin, Mathilde 
TBO. Il a simple de bien assis. Et ben enchanté. dans le jardin. Moi, j’aime bien toujours 
mélanger ces différents espaces comme on se développe dans les mariages là. Pour ça qu’on 
a mis une tente, un espace plus de réception les journées où les cocktails par exemple 
dans le jardin. D’accord. Et puis là-bas, on fera peut-être plus un espace jeu et 
notamment en ressortant un vieux jeu qui existait autrefois dans les châteaux qui 
était le croquet. OK. Génial. Et euh donc il y a ça en train de plancher dessus aussi 
mais faire quelque chose de de paysager quoi. Ce potager, il demande une petite main. Bonjour 
bonjour pour beaucoup de désherbage et euh donc notre fils Jean qui est étudiant à Rennes. 
Super. Qui avait une disponibilité et un de ses amis étudiant aussi à Rennlin 
qui vient donner un coup de main. Qui vient donner un coup de main. On essaie 
d’avoir un jardin qui est qui est en sans traitement chimique aucun. Donc ça demande 
la main d’œuvre. Ouais. Ouais, mais bon, ils sont pas malheureux parce qu’il y a la 
plage à côté et cet après-midi, ils seront à la salle. À la salle ? Ouais. La plage. Il 
y aura du sport après derrière. C’est ça. Qu’est-ce que tu vas faire avec toutes ces fleurs 
? Un bouquet. Non, j’ai déjà une base de bouquet. Je dir la raviver. Ouais, un peu. Des bouquets 
dans le château. Ouais, des bouquet dans le château. Ce sont les écuries. Donc, ce sont les 
écuries. Quand on a souhaité faire des mariages à Bénessie, on s’est retourné vers ses écuries. Au 
début, on avait pas l’autorisation parce que les écuries étaient classées intérieur et extérieur 
alors qu’ici c’était un garage et de l’autre côté c’était une ancienne pleine de béton. C’est 
comme ça d’accord. Et euh bon, on a été voir la conservatrice de monument historique à Renn 
puis on lui a expliqué notre projet et puis on lui a dit que ce que nous ont dit nos enfants 
d’ailleurs que si on pouvait pas se développer d’un point de vue économique, ben il y a un moment 
des châteaux on sera obligé de vendre quoi. On peut pas continuer. Il faut développer quand 
même pour entretenir tout ça. Il faut faut faut faut une activité économique ou être très riche 
mais voilà. Et du coup ça a fait mouche et elle nous a dit bon ok mais avec tout tous les travaux 
doiv être visés par un architecte du patrimoine les événements aujourd’hui ça représente une 
part assez conséquente dans le sud d’Afrique. Ça commence tout juste. Ouais, on 
est à 10 % mais avec les mariages, on est à 30 et on aimerait faire 5050 50 
visites, 50 mariages événementiel. Oui. Et je pense aussi qu’à Biennest, notre atout, 
c’est de pouvoir proposer différents lieux, par exemple pour le cocktail ou euh des œufs de 
ce qui fait que même si on est dans le même lieu, on n jamais de mariage pareil. avec tout ce que 
tu me décris, euh est-ce que je peux te demander si là aujourd’hui tu te verses un salaire parce 
que il faut dire quand même que tu es pas encore en retraite et que tu as quand même quitter ton 
travail pour venir t’occuper ici du château moi j’ai fait le choix de pas je sais pas si c’est 
un bon ou un mauvais choix on a fait le choix que mon mari continue à travailler pour avoir une 
retraite ce qui est le cas aujourd’hui. Et moi, j’ai fait le choix de ne pas prendre de 
salaire parce que je me disais que bah tous les bénéfices que pouvait générer Benessie, on 
les mettait plutôt en travaux et en développement. par exemple, on aurait peut-être pas pu faire 
cette salle, c’est de dire bah de donner aux enfants un un outil qui soit en bon état et un 
outil que ça puisse aussi un pour eux une source de de travail et de développement quoi. H tu as 
dû choisir entre l’investissement et le salaire un peu. Un peu. Ouais. Il y a eu quand même 
besoin à un moment d’une cagnotte pour financer un des gros travaux ici, les Douves. Courage 
des Douves qui av pas été fait depuis 100 ans. Sur 1,50 d’eau, il y avait à peu près 1 m 
de vase. C’était un chantier, je vous dire, il y en avait partout. Mais euh aujourd’hui 
ce qu’on rend compte c’est que il y a moins d’eau quoi. Donc le niveau baisse et ce 
développement des algues qui ben nous nous attrent parce que chaque année 
c’est de pire en pire et comme chaque année l’ose réchauffe ben chaque année 
on a plus d’algo. Il est plus à gauche 5 ans de bon et loyaux service. Qu’est-ce 
que tu comptes faire pour les algues ? Bon, on a différentes solutions. Euh je pense que 
la solution que finalement on va adopter, même si c’était celle que je voulais absolument 
pas au départ, c’est de mettre des carpesour qui sont des des poissons qu’on achète sont pas trop 
gros, qui peuvent aller jusqu’à 40 kg, même plus je crois, et qui mangent les algues. C’est un 
poisson qui est herbivore. On a encore de l’eau, donc faut nos enfants se baignaient hein il 
encore il y a 2 ans dans les et douv et ben que cette osse devienne comme ça pleine d’algu, 
c’est dommage parce que moi je pense qu’un jour on aura plus d’eau. Donc tant qu’on a de l’eau, 
on voudrait qu’elles soit bell quoi. Bell. elles sont alimenté son natur, elles sont 
complètement naturelles et elles repartent. Donc euh c’est pour ça qu’on veut mettre 
aucun produit chimique n rien. Et elles sont classées ? Elles sont classées tout à fait. 
Tout est classé à Bénis aujourd’hui. Est-ce que tu nous ferais visiter ta demeure ? Est-ce 
que tu accepterais ? Oui, avec plaisir. Ah oui, petite Ferrari parce on va être autorisé à 
faire un petit tour dans avec je crois pas. Donc je vais aller faire mon bouquet. Le château, il a connu le Moyen-Âge, la 
Renaissance, la révolution. Premières origines de Bénessie. Oui, c’est 14e. Mais alors 
justement dans l’historique, on a deux façons de faire. Quand on a des petits groupes, on propose 
un historique en réalité virtuelle. Ça c’est un projet qu’on a développé en 2017, on était et pour 
lequel vous avez eu un prix ? Tout à fait. On a eu le prix du tourisme. Ouais. de l’innovation dans 
le tourisme. Et sinon, c’est un historique parlé où on raconte une histoire, donc l’histoire 
de de Benessi. On rentre par ici et ce grand escalier qui est enrre marine donc qui rappelle 
bien on dit que Beness un peu un château maritime et puis devant vous avez aussi sur le perron une 
prou de navire salon 17e. On dit que c’est un des plus grands salons des côtes d’armor surtout dans 
sa longueur que c’est tous du mobilier d’époque. Ouais. Donc on a eu de la chance du château. 
Du château. Tout à fait. avec quelques ajouts, je dirais entre guillemets c’estes chinoiseries 
puisque mon arrière arrière grand-père qui est là-bas qui est l’amiral de Gigu très beau portrait 
ouais donc à comme le dit son titre a passé sa vie sur la mer et il a acheté bienesti en fait en 1880 
mais il y vivra jamais parce qu’il mourra avant de concrétiser l’achat mais ça veuve la garder et 
depuis donc moi c’est on est la 5e génération ouais et puis on aime bien aussi d’abord parce 
que on voit bien que les gens ça les intéresse qu’on leur raconte aussi l’histoire d’une famille 
donc on sait s m’ amusé à ressortir des vieilles photos qu’on avait de marié. Donc ça c’est mon 
arrière-gr-mère. Donc là on est fin 19e là la robe avec la grande traîne. Ça c’est ma grand-mère 
les années 30. D’accord. Donc avec robe courte et donc tous les mariages ont eu lieu à Bienessi, 
sauf celui-là qui est ma maman avec sa sœur. C’est un double mariage. Et là donc c’était une 
idée de clair encore. C’était mon bureau que j’ai abandonné avec grand regret parce que j’étais bien 
là. J’étais tranquille parce que tu l’as ouvert, tu peux pas et l’ouvrir et Ah bah il a des 
visiteurs, il y a une visite de matin à 11h. On a déjà je trouve pas mal d’horaires à gérer. Donc 
si je dois en plus gérer avant même on la cuisine qu’on va voir tout à l’heure était notre cuisine 
familiale et on a refait une cuisine là-haut parce que gérer des horaires d’enfants, des horaires 
d’amis l’été qui passe avec des horaires de visite, c’était infernal. Ah oui, c’est-à-dire 
que tu veux partir de la pièce pendant qu’il y a toujours visite. Voilà, c’est compliqué. 
D’accord. Donc on peut pas surtout après-midi, on est visible, il y a tout le temps du monde 
donc je peux pas être là à travailler et puis non du coup c’est difficile à concilier entre 
la curiosité des visiteurs qui veulent vivre une expérience et pas juste maintenant visiter 
un château et votre vie privée parce que du coup quand tu ouvres une pièce il faut la déserter 
carrément un peu. Alors en même temps eux ils disent que non mais bon on pas me mettre en 
exposition devant mon ordi c’est difficile quoi. salle à manger voilà salle à manger du coup 
qui n’est plus notre salle à manger si ce n’est pour les grandes occasions parce que moi dans ma 
famille quand Noël tout le monde est là on est 50 là on a ouvert ce qu’on appelle la cristallerie 
permet de voir ben quand on fait un grand dîner et tout on se sert de tout ce qu’il y a là ouis 
les carergigus n’ont pas d’armoirie mais ils ont un ben on pourrait dire un blason qui est assez 
simple et qui est assez à l’image des cargus. C’était une famille vraiment rurale du centre 
Bretagne d’ailleurs connue parce qu’il y avait un carg James qui était le cousin de celui qui était 
ici mais James avait beaucoup de fortune. celui qui avait créé Trévarez sud et Jules qui était 
ici qui était ben plutôt marin, une famille plutôt dans dans l’ombre assez caché l’amiral il en il a 
été député mais c’était pas quelqu’un du tout qui se mettait en avant et euh voilà et Bienessie je 
vois quand les gens nous disent ben mais c’est pas un château de la Loire je dis non Bienessi c’est 
pas un musée c’est pas un grand château, mais c’est un domaine familial qui fait pas de bruit 
mais qui perdure et qui euh et qui qui est beau par sa simplicité finalement. Je sais pas si on 
peut dire ça parce que c’est pas simple bien mais l’artigure est assez simple hein. Il y a pas de 
chichi, il y a pas de Si tu compares en fait tout à fait si on compare à nos maisons à nous ce n’est 
pas simple. C’est ça que tu voulais direement. Donc là, on va dans la cuisine qui est une 
pièce que j’aime beaucoup parce qu’elle est restée d’abord il fait frais dans la cuisine, on 
est au niveau des douves. C’est vraiment la pièce du 15e et c’est vrai que le premier premier dîner 
qu’on a fait à bieness quand on on en a hérité euh donc au début je mets le couvert dans la salle 
à manger puis en fait j’ai tout enlevé. Je me suis dit non on va aller dans la cuisine parce 
qu’ s bien. Tu regrettes de plus depuis ? Oui, un peu mais bon. Ça fait partie des des petits 
sacrifices h avec euh ce qui remarque souvent les gens cette espèce de de cuisine enfin c’est 
pas une espèce c’est une cuisinière à gars. Et puis ce monde plat qui est tout bête. J’aime bien 
expliquer que finalement avant guerre bah il y avait à peu près 50 personnes qui travaillaient 
bien aussi entre les jardins, un chauffeur. C’était le grand luxe. Et du coup ce monte plat 
a été installé pour connecter avec une petite salle à manger voilà là-haut. Et ensuite, on sort 
dehors visiter ce jardin à la française. Et puis donc les chevaux, voyez, ils sont derrière. C’est 
il y a toujours eu des chevaux à Bénessie et dans ma famille aussi. Donc c’est une activité vraiment 
familiale le cheval. Peut-être que on développera une petite activité autour des chevaux viens 
un jour. Ouais. Donc là, ce qui est amusant, c’est de voir la façade arrière. Avant, c’est 
très droit. Arrière, ça fait plus manoir. Et là, vous avez une plante s’appelle une bignonne qui a 
été plantée à la fin du 19e. D’accord. Plus de 230 ans. Et nous, on l’appelle l’arbre à chat. parce 
qu’on a deux chats, vous verrez, et ils montent par là pour rentrer sortir. Super. D’accord. 
Hop, je vous laisse passer. Merci. Ça c’est le costume de l’amiral. Merci. Voilà. Donc ça c’est 
notre salon avec pour l’instant on n pas encore justement parce que c’est nouveau, on embauche 
Benjamin. Donc le bureau de Benjamin est là pour l’instant. Mais on va lui installer un vrai bureau 
dans la petite salle à manger d’ailleurs en inter pour qu’il ait son bureau. Et moi bah oui, c’est 
mon bureau là. Ton bureau n’est pas un bureau, c’est un billard. Non, c’est un billard. Tout 
à fait. Et puis donc le la cuisine donc là où je t’ai rejoint ce matin. Voilà où là on est dans 
la vieille partie et cuisine qu’on a refaite l’été dernier parce qu’elle était vieille et c’était 
une chambre en fait. Moi quand j’étais guide ici, c’était ma chambre. C’est la chambre des guides 
d’autrefois. Ah ben voilà Ma bonjour notre fille Mathilde enchanté Mathilde TBO et Charlotte 
voilà elle va déjeuner avec nous tu passes ton permis ? Oui bac et permis les deux. Ah 
oui dis donc ça va ça se passe bien ? Euh oui bah c’est mardi là je fais ma dernière heure de 
conduite. Tu ptisier ? Ouais on va déjeuner à à 1 he j’ai parce que j’ai pas encore mis 
mes Oh là là, c’est adorable. Huh là là combien de visiteurs vous avez à l’année ? Alors 
on a entre 10 et 13000 on va dire les années de so lumière on demandera plus. Moi je pense que 
de toute façon au-delà de 15000 on gérerait plus dans le sens que on a on a des pièces au château 
mais on a pas des pièces énormes. Ça abîme les parquets, ça abîme donc on préfère diversifier les 
choses que de que de vouloir faire du visiteur à tout prix. Hm. Tu parlais du son et lumière. Le 
son et lumière c’est quoi ? H du vidéo mapping, de la figuration. Pour nous, c’est très important 
d’avoir de l’art vivant et puis de la pyrotechnie et c’est projeté sur la façade du château. 
C’est un très beau spectacle. Ouais. Il y a aussi maintenant une nouveauté qui va commencer 
en octobre. C’est ça. Les nuits magiques. Ouais. L’idée c’est d’animer les extérieurs de nuit. 
Donc ça développe plein de de techniques de vidéo mapapping de de d’animation d’objets de de 
Non, ça va être très beau. Vous avez des places à titrer ? Non mais mettez-vous là. Ouais. Et 
mets-toi au bout. Non non mais je veux dire tu fais par avec les jeunes. Non c des bananes. Ah si 
c’est les jeunes, moi je vais là-bas du coup. Bah ouais non mais nous on va se mettre là. Non mais 
c’est plôt meilleur sainte au milieu. Allez on va mais je blaguer non. Est-ce que je te sers 
une petite part ? J’avais dit l’arbranche. He arrive. Voilà. Voilà un. Donc là c’est voyou. 
Non c’est grillon. Ah non, j’y arrive pas. Ah il a fait le tour du château alors. Tout à 
l’heure il était avec les voitures. Ouais il va partir. Il est très sociable. À mon avis 
il est capable de monter dans une voiture. Même parlant patate elles sont en train 
de choper le z. Trop d’humidité. Pourtant, il y a pas 
d’humidité. Ben, je comprends. Y gâteau de Yassin et FR c’est ça qui récit. J’ai souligné mon propos. 
Mais j’ai quelque chose comme ça là. Nathalie, tu as toujours voulu habiter ici dans ce château 
toi. J’ai toujours eu le sentiment que j’habiterai ici. Enfin, quand quand j’ai pris conscience que 
ça pouvait arriver quoi. Et c’est vrai que je je j’aimais ces pierres. Ouais. Voilà. Comment quel 
est quel a été ton parcours ? Parce que toi tu n’as pas grandi dans ce château du tout. Moi, 
j’habitais au sud de Quintin, enfin à côté de Quintin, une petite commune s’appelle Le Feuille, 
mais mon papa est agriculteur. On fait toutes mes études à à Saint-Ri à Saint-Charles et ici 
habitait ma mon grand. Donc tu es plutôt loin et ma marine H et j’ai toujours été proche de ma 
marine. C’est c’était quelqu’un avec qui j’avais beaucoup de connivance euh dans les période de la 
vie où on est plus ou moins bien. Elle a toujours été là. Du coup euh bah bien ne pas aimer bieness 
faut faut enfin faut vraiment être très difficile quoi. Je me c’est quand même le rêve de d’être à 
la campagne à la mer. Tu me disais cette maison je l’aime même plus. Enfin, cette maison ce château 
plus que ma maison familiale ouai en tout cas maintenant c’est sûr. Et d’ailleurs mes parents me 
disaient toujours que j’étais un courant d’air du coup parce que je dès que j’arrivais je repartais 
moi. Je repartais ici, je repartais j’avais beaucoup d’amis ici aussi donc je venais beaucoup 
par ici. Ouais. Et voilà c’est comme ça. Comment s’est passé bien faite la transmission du coup 
? Moi j’ai j’ai travaillé à Paris longtemps. Je travaillé chez Group AMA en assurance où j’ai fait 
du risque agricole, de la communication interne, du marketing, de la stratégie. beaucoup 
de choses et même quand j’étais à Paris, jeevenais régulièrement en Bretagne, surtout dès 
qu’il faisait beau. Un jour, on était toutes les deux et on déjeûit. Moi, je me et puis voilà, 
entre la poire et le fromage comme on dit. Et on a parlé pendant 2 ans quand même pour savoir comment 
le meilleur montage organisationnel quoi. Nous, on avait quand même notre vie à Paris. Elle 
c’était quelqu’un Benascis c’était son bébé, elle ait pas eu d’enfant donc c’était un arrachement 
pour elle. Donc il fallait que les choses se fassent en douceur. Moi, j’ai un tempérament 
plutôt un peu fonceur. Donc au contraire, bah j’avais 40 ans, hein. Donc je voulais euh tout 
de suite m’investir. Donc on a Ouais. on a discuté mais une vraie des vraies belles discussions, 
parfois dures pour elle et pour nous parce que ça demande des sacrifices, hein, ça c’est sûr. 
Mais euh je crois que on a jamais jamais regretté. Alors, quels sont les projets futurs ? Je vois 
qu’il y a un joli pied de vigne là devant nous. Voilà. Et ben, ça va être la plantation d’environ 
1000 pieds de vigne ici sur cette demi-lune. Ça fait 0,33 hectares à peu près. Euh voilà, c’était 
un moi il y a très longtemps, j’ai fait des études viticulture onologie. OK. J’ai un peu pratiqué 
dans le bord de l’ail. Puis quand j’ai quitté Bordeaux, bah ça c’était les années 90, je bah 
je puis quand j’en étais arrivé en Bretagne, je me suis dit que moi c’était quelque 
chose que j’abandonnais quoi. Je voilà et puis finalement enfin je sais pas si on peut 
dire ça mais grâce au réchauffement climatique et à Laurent Ousé qui a initié quand même 
donc la viticulture en Côte d’armor en tout cas Vigneron à côté. Ouais et je me suis dit 
mais pourquoi pas nous ? Et on a un dernier fils colomban qui s’intéresse tout ce qui 
est honologie aussi. Et du coup bah voilà, j’ai été voir Laurent où c’est et justement 
on s’est retrouvé là-bas. Il y avait plusieurs porteurs de projets euh qu’ a oui voilà 
effectivement il y a beaucoup de gens qui vont implanter des vies en d’armor et qui on 
plant de toute façon en Bretagne. On regarde ça. Ouais. Produira du vin dans 3 ans. Un plou bala. 
Je m’installe à Camelaise sur les bords de Rance. Six porteurs de projet de vignoble en code d’armor 
se sont déplacés à chez Laurent Osé. Et donc du coup là, on est sur le gros lot gris, donc planté 
euh au mois d’avril et donc c’est pas si mal hein, ça part plutôt pas mal. Au total, ce vigneron 
Breton a planté 13 hectares depuis 2023 en bio. La moitié pour obtenir du vin blanc, l’autre pour 
obtenir du vin rouge. On est sur du pino noir, ma salle. Observation, modèle économique et projet 
de commercialisation, il a partagé un maximum d’informations avec ses porteurs de projet. Dans 
le cahier des charges du vin, il est interdit, strictement interdit, d’arroser la vigne, 
notamment sur les techniques en agriculture biologique chè à l’association des vignerons 
breton, la VB. Tous les 46 vignerons inscrits, 46 ou 47 vignerons inscrits à la VB sont tous en 
bio. Faut continuer à partir tous en bio. C’est essentiel de d’anticiper, qu’on soit tous unis, 
qu’on s’entraide. Je préfère donner des conseils encourager mais mais c’est dur et voilà, c’est 
pas c’est pour ça qu’il faut encourager parce que c’est pas évident. Un retour d’expérience 
qui n’émousse pas l’enthousiasme de ces futurs vignerons bretons. Il va falloir un un mental 
hors norme. Je pense. Il hésite pas à mettre de l’argent sur la table. Moi, j’ai je sais pas 
comment je vais faire mais on va trouver une solution. En se motivant grâce au réchauffement 
climatique, mon rêve va peut-être devenir une petite réalité. Dans ce vignoble, les premières 
vendanges auront lieu cet automne 2025 pour une commercialisation au printemps 2026. Et du coup, 
je fais la bénédiction du vignoble. Pour le coup, je suis je suis plutôt superstitieux. Oui, 
avec un prêtre. Ouais, tout à fait. Hm. Une belle histoire. Toi, toi, tu vas faire du 
tourisme honologique un petit peu. Nous déjà, on a une activité touristique et hier, je lisais 
un article qui m’a fait plaisir d’ailleurs, une des meilleures souvenières du monde qui est 
française qui était en Chine et qui dit que en France il faut pas que que seulement qu’on 
produise du vin mais qu’on développe aussi de l’otourisme, que ceux allaient au Portugal et 
cetera. Ils ont très bien su faire ça et nous, on n’est pas très doué là-dessus. Et c’est vrai 
que moi je me dis ici on a on a sera une carte de plus pour les visites de Benessie. Donc sera 
planté fin 2026, début 2027 et première récolte si tout va bien 2030. Donc c’est un projet sur le 
long terme. Ah oui très long terme. Ça quand on plante la vigne c’est du très long terme. Tu seras 
encore dans le château quand tout ça sera quand il y aura les premières vendanges. On a encore des 
enfants jeunes. On est à des âges où on devrait être à la retraite. En tout cas mon mari euh moi 
j’ai le souhait de de pas attendre façon attendre quoi. Il y en a qui sont intéressés. Ouais. Ouais, 
les les dir les quatre à leur façon avec deux plus intéressés. Oui. Et tu resteras dans le château ? 
Non, j’irai pas loin mais je resterai pas dans le château pour leur laisser la place. Pour leur 
laisser la place, ouais. Et ce qu’on voit, je sais pareil, j’ai pas de jugement parce que 
il faut pas euh on rencontre pas mal de gens he de jeunes qui reprennent. Ce qui est amisant pour 
eux, c’est que le château n’est pas forcément leur lieu d’habitation, mais le transforme souvent 
soit d’ailleurs beaucoup en il le loue pour des une semaine au château, des gens qui ont argent 
et qui veulent passer et beaucoup transforment leur château comme ça. Tu penses qu’ils font ça ? 
Peut-être, j’en sais rien. Ça me Moi, je peux pas dire que c’est une idée qui me plaise tellement 
mais ça marche donc je pourrais comprendre. h c’est peut-être une évolution et et en même temps 
vivre dans un château aujourd’hui, il y a des coûts de fonctionnement qui sont un peu énormes. 
Donc rien qu’en chauffage, se dire mettre tant d’argent du chauffage, est-ce que ça a du sens ? 
Je je sais pas. Mais d’après tout, chaque époque mois des chevaliers, c’est différent, nous c’est 
différent et puis après sera différent et chaque époque est est bien. Et ben Nathalie, merci de 
nous avoir accueilli toute cette journée. Merci. Quant à nous, on se retrouve bientôt sur votre 
télévision bretonne à vous. On peut déambuler dans le potager. Moi je veux bien me mettre en dessous. 
Non, c’est chamb d’enfant. On va peut-être pas y aller. Voyez ce que je veux dire. J’ai dit 4 km de 
la mer mais non 1 km 5. Ah ouais, on est pas bon là. Ça c’est une fake news. Tu me dis quelle 
voiture tu veux Charlotte. Et on y va. Amen.

Découvrez le quotidien hors du commun de Nathalie Huguet, propriétaire du château de Bienassis à Erquy. Entre les mariages, les événements privés, les visites guidées et les spectacles grandioses, un modèle économique ingénieux prend forme pour assurer la transmission de ce patrimoine exceptionnel à ses quatre enfants. Plongez dans l’âme de ce domaine familial avec Mathilde Quéméner pour Tébéo, TébéSud et TVR.

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#reportage

4 Comments

  1. Très beau château, un endroit magnifique où il doit faire bon vivre. Mde Huguet raconte bien son histoire,je lui souhaite encore de bonnes années à y vivre 🤞🙏

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