Phantasialand est-il un parc d’attraction en déclin ?
En Allemagne, il existe un tunnel que l’on ne remarque presque pas. Un couloir étroit, bordé de métal, baigné d’une lumière étrange. Et rien ne vous prépare à ce qui vous attend de l’autre côté. Car en le traversant, vous quittez notre monde. Vous entrez dans une époque oubliée, celle des machines à vapeur, de la suit, des engrenages et des rêves de conquête aérienne. Bienvenue à Rockburg, une ville sortie d’un autre temps dissimulée au cœur d’un parc d’attraction allemand. Dans ces ruelles sombres, on trouve un hôtel monumental, un restaurant, des échopes et un monstre d’ingénierie Fly, le tout premier grand H au monde à vous lancer en position allongée. Rockberg est plus qu’un décor, c’est une immersion totale, un chef-dœuvre de mise en scène. Et pourtant, malgré cette réussite éclatante, une question persiste. Et si derrière les murs de cette ville parfaite se cachait aussi le début du déclin de Fantasiaaland. Bonjour à tous et bienvenue sur la chaîne First Drop. J’espère que vous allez bien. On se retrouve aujourd’hui pour parler de mon parc européen préféré, Fantasiaaland. Un parc qui étonne, qui surprend et qui pour beaucoup a redéfini l’art de mêler sensations fortes et immersion totale. Montagne russe et décor s’y confondent dans une précision quasi cinématographique et pourtant quelque chose a changé. Depuis quelques années, le rythme s’essouffle. Les grands projets se font attendre. L’audace d’autrefois semble être marqué par une pause qui dure. Pourquoi ce silence ? Que se passe-t-il derrière les murs de Berlin, CL game ou Rockberg ? Aujourd’hui, on remonte le fil, on explore les choix, les silences, les impasses et on tente de comprendre ensemble si Fantasiaaland est toujours sur sa lancée ou en déclin. Avant de commencer, une précision importante. Aucune information officielle n’a été communiquée par Fantasiaaland concernant la situation actuelle du parc. Ce que vous allez entendre repose essentiellement sur des constats, des réflexions personnelles et des théories basées sur des faits observables. Il me paraît essentiel quand même de le rappeler pour replacer cette analyse dans son contexte. Maintenant, on peut passer aux choses sérieuses. Tout commence un 30 avril 1967, non loin de la petite ville d’Allemagne de Brûle, au cœur de la Rénanie du Nord West Fall, cette région densément peuplée façonnée durant des décennies par le charbon, la suie et l’acier. Là où le monde était dominé par les machines et le travail ouvrier, un homme rêve d’autre chose. Gotlib Lofel Hard, ancien artiste de cirque devenu restaurateur, a une idée folle, créé un lieu d’évasion de magie au milieu d’un paysage industriel. Avec son partenaire Richard Schmidth, décorateur de cinéma, il trace les premiers contours d’un parc comme les autres. Fantasialand né ainsi d’un rêve artisanal familial presque intime. À ses débuts, le parc était un modeste sentier avec des petite scène animée inspiré bien évidemment du bois des comptes Defteling. Les visiteurs y flanaient à pied, passant de compte en contine d’un décor à l’autre à travers quelques automates qui racontent des histoires. Une chose est certaine, c’est que la magie opère. Pour les familles de la région, ce nouveau lieu devient vite une échappatoire. Un moment de répit après la semaine de travail dans les usines, une parenthèse enchantée à deux pas de chez soi, parfaite pour un weekend sans partir loin. Au fil des années, la famille Loffenheart poursuit le rêve. Le petit parc évolue, grandit s’organise. Il se transforme en un véritable parc à thème avec des dark rides, des quartiers immersifs, des attractions mécaniques qui transportent les visiteurs de Berlin à la jungle du Far West au royaume imaginaire. Et si le parc a beaucoup changé, une chose n’a pas bougé, son indépendance. Contrairement à Disney ou à d’autres grands groupes internationaux, Fantasiaaland appartient encore et toujours à la famille fondatrice. Discrète, secrète, mais toujours aux commandes. Aujourd’hui, il ne reste qu’un grand lac caché au fond du parc comme unique vestige des premières années. Le reste a été transformé, métamorphosé, ce qui était autrefois un lieu de modeste promenade est devenu l’un des parcs les plus sophistiqués et audacieux d’Europe. Avec des attractions, vous allez le voir, salué dans le monde entier. À la fin des années 90, Fantasiaaland entre dans une nouvelle ère. Le parc, déjà apprécié par son ambiance, va littéralement enchaîner les chef-dœuvres et poser les bases d’une période d’innovation qui durera plus de 20 ans. Tout commence avec un projet audacieux, Mystery Castle, une tour de chute libre cachée à l’intérieur d’un château médiéval, fil d’attente immersive, lumière tamisée, des éclairs jaïes et soudain une chute à plus de 65 m de haut dans l’obscurité totale. À l’époque, personne n’avait jamais vu ça et encore aujourd’hui, l’attraction marque les esprits. puis vient 2002 avec une année complètement folle dans l’histoire du parc puisque Fantasiaaland dévoile une immense zone intérieure abritant plusieurs attractions pour enfants mais surtout de montagnes russes tournoyantes devenues cules Winjaas Fear et Winjaas Force. Et ce n’est pas tout. La même année, le parc lance aussi River Quest, une descente embouée parmi les plus spectaculaires d’Europe avec des ascenseurs verticaux uniques au monde. L’attraction née sur les cendres d’une zone détruite par un incendie et symbolise la capacité du parc à renaître plus fort que jamais. En parallèle, Fantasialand inaugure aussi Fengu Palace, sa maison qui tourne, mélan légende asiatique et illusion. Tout ça en une seule année. Une démonstration de force, une preuve que le parc vise très haut et ne recule devant rien. Pendant 4 ans, Fantasiaaland ne ralentit pas. Le chantier se poursuit, les palissades se dressent et en 2006, le parc dévoile un projet aussi ambitieux que spectaculaire. D’in Africa, une zone thématique totalement immersive dominée par le rugissement d’un monstre d’acier, Black Mamba. Ce grand inversé au rail sinueux caché ne dépasse presque jamais les 20 m de haut. Une prouesse, l’attraction serpente au rat du sol frolle les rochers, les cascades et les villages africains avec une précision millimétrée. Tout est dissimulé. De l’extérieur, on ne voit rien et pourtant à l’intérieur, c’est une véritable jungle d’acier. Ce choix n’est pas qu’esthétique, c’est un coup de maître d’ingénierie et d’immersion. Le parcours évoque lui le mouvement d’un serpent glissant dans les entrailles de la terre. Et en prime, il permet aussi de réduire le bruit pour ne pas embêter le voisinage, mais ça j’y reviendrai un petit peu après. L’année suivante, en 2007, le parc frappe encore un grand coup avec Talokan, une attraction de type for top spin. Mais ici, rien de classique, c’est sans doute le flat ride le plus thématisé du monde. Feu, flamme, rune, à steèch, musique tribale, le tout dans la zone Mexique sublimé par une scénographie à couper le souffle. Puis en 2008, Dipina Africa s’agrandit encore avec l’ouverture du somptueux hôtel Matamba, plus de 100 chambres familiales au cœur d’une savaneuriante recréé à quelques kilomètres de Colne. De 2010 à 2013, Fantasiaaland va concentrer ses efforts pour un public plus jeune et notamment pour les familles. Cinq nouvelles attractions viennent enrichir l’offre enfant avec une attention particulière portée à l’accessibilité et à l’ambiance. En parallèle, le parc inaugure Mouse of Chocolat. Un dark ride interactif, bourré d’humour et de technologie où les visiteurs tirent à la crème pâtissière sur des souris dans une pâtisserie berlinoise des années 20. Et pour les amateurs de curiosité, Fantasialand transforme un de ses bâtiments en hôtel dans la rue de Berlin en une maison de fou. Une expérience visuelle et sensorielle unique mêlant illusion et décalage dans un univers complètement loufoque. Étant dit que le public profite de toutes ces attractions, les fondations d’une nouvelle ère sont en train de naître. Trois créations, trois visions folles qui vont redéfinir à jamais l’identité de Fantasiaaland. C’est en 2014 que Fantasiaaland dévoile une nouvelle pépite Chiapas. Une attraction aquatique nouvelle génération fusionnant parfaitement avec le relief mexicain du parc. Cascad, tunnel, musique orchestrale, drop final inattendu, tout y est. Pour beaucoup, c’est même l’une des meilleures attractions aquatiques d’Europe, voire même du monde. À son ouverture, l’effet est immédiat. Le public est conquis, la prè spécialisée est unanime. Le parc vient de frapper un grand coup. Il faut savoir que l’ascension ne faisait que commencer. 30 juin 2016. Pour la toute première fois, un bruit inconnu mais devenu légendaire raésonne dans les allées du parc. C’est le son de Taron, la nouvelle montagne russe multilancement magnétique du parc. Lancé à plus de 117 km/h, elle traverse la roche noire et les ruelles de Clugame à toute vitesse. Le décor semble sorti d’un mythe nordique. Les visiteurs sont immergés dans un ancien village cerné par la pierre et la légende. Avec Taron, Fantasialand ne se contente plus de suivre la tendance. Il l’a redéfini. Et pour parfaire cette extension, le parc ajoute à un coaster familial ainsi que plusieurs points de restauration parfaitement intégrés. C’est juste une masterclass. Et comme porté par une confiance absolue, le parc annonce dans la foulée un projet encore plus audacieux, un quartier jamais vu ailleurs, un concept unique, un monde fermé sur lui-même, presque secret, Rockberg. Je m’en souviens comme si c’était hier où le 17 septembre 2020, Fantasiaaland levait enfin le rideau sur sa nouvelle zone. Comme dit en début de vidéo, c’est en 2020 que les visiteurs découvrent enfin ce bijou steamp centré autour de Fly, le premier Flly Launch Coaster au monde. Le niveau de détail est tel que l’immersion devient totale, presque troublante. On entre à travers un tunnel dans une autre dimension. L’hôtel intégré dans le décor, la musique envoûtante, les ruelles, l’unicité du coaster, tout semble maîtriser à la perfection. C’est l’apogé, le climax, l’aboutissement de plus de 20 ans de monté en puissance. Mais c’est aussi là que tout bascule. Il faut savoir que derrière cette façade spectaculaire se cache un paris à très haut risque. Il aura fallu plus de 4 ans de travaux pour bâtir ce quartier fermé sur lui-même. Une zone entière réinventée, creusé, scénographiée dans les moindres détails. Et là, vous allez me demander mais ça a coûté combien ? Et bien le budget est inconnu officiellement, mais selon de nombreuses estimations, le coût total de Rockburg pourrait se situer entre 40 et 60 millions d’euros. Pour un parc privé et indépendant, cela représente un minimum de 13 millions d’euros d’investissement par an. Un poids colossal concentré sur une seule attraction. Carfly, aussi révolutionnaire soit-il, n’est accessible qu’à partir d’ 1,30, ce qui écarte automatiquement une grande partie des enfants et donc du public familial. Le prototype est aussi impressionnant voire intimidant. La 6, bien que novatrice déstabilise. Le parcours jugé pour certains comme trop long et répétitif n’est pas fait pour tous. Beaucoup de visiteurs font d’ailleurs la même erreur. Il lèvent la tête pendant le vol alors qu’il faudrait la laisser naturellement diriger vers le sol. Résultat, on peut noter des nausées, des pertes de repères et quelques malaises. Et l’univers de Rockberg dans tout ça ? Et bien, il est noir avec beaucoup de fumée d’acier et marqué par une tension constante. Un hommage aux origines industrielles de la région certes, mais un environnement qui rappelle celui du travail sombre, presque étouffant, qui semble écarter à nouveau les plus jeunes. Bref, ce n’est pas un land, vous l’aurez compris, pour les enfants. C’est un défi visuel et sensoriel qui est pensé pour les adolescents et les adultes en quête de sensation. Même l’hôtel Charlingberg intégré dans le décor suit cette logique. Interdit aux enfants de moins de 8 ans cabine de 10 m² sans lit double sans chambre communiquante. Et pour y séjourner, pas d’option simple. Il faut réserver le package complet, soit plus de 350 € pour deux personnes comprenant une nuit, 2 jours d’entrée au parc, repas du soir et du matin, plus de F pass par jour et par personne pour faire fly. En clair, Rockburg est une expérience premium fermée exclusive. Un parti prix fort, une prise de risque assumée, le parc cherche à se démarquer radicalement, à offrir quelque chose d’unique d’inédit. Mais cette ambition est arrivée au pire moment possible car juste après l’ouverture de Fly, le monde s’est arrêté. 2020, une année qui aurait dû marquer un tournant pour Fantasiaaland mais qui restera gravé comme le début d’une période sombre. Alors que le parc s’apprêtait à dévoiler Fly, son attraction la plus ambitieuse, le monde s’arrête. La pandémie de Covid frappe brutalement et Rockberg ouvre dans l’un des pires contextes inimaginables. De mi-septembre à mi-octobre, le public est timide, prudent, les visiteurs ne viennent pas en masse. Puis début novembre 2020, le coup préombe fermeture totale et le parc ne réouvrira ses portes qu’en juin 2021. Et comme si ça ne suffisait pas, Fantasiaaland est un parc totalement indépendant. Pas de soutien de groupe, pas de géant derrière pour encaisser le choc. Il va falloir faire des choix, des sacrifices. Alors un à un, les petits privilèges disparaissent. Fini les passes abonnés. Chaque visite devra désormais être payée plein tarif. Fini aussi les entrées offertes le jour de votre anniversaire. Fini aussi la deuxème visite gratuite pendant la période basse. Et fini surtout aussi les ERT. C’estes moments magiques où en dormant à l’hôtel, vous pouviez profiter de Taron ou Raek après la fermeture au public presque seul. Le parc resserre les vannes. Et à ce moment-là, il y a quand même une question qui me hante. Et si Fly avait été pensé dès le début comme une expérience semi-privée car la zone est bien accessible uniquement au résidents de l’hôtel Charlingberg en soirée mais l’attraction elle ne tourne pas. Trop coûteux, pas rentable, peut-être trop de monde, difficile à dire mais l’idée semble abandonnée du moins pour l’instant. Et comme si le sort s’acharnait de nouveau au printemps 2022, le parc subit une perte irréparable. Eric Danman, le designer visionnaire derrière Chiapas, Clugim et Rockberg décèdent subitement. prestataire de génie, il concevait des maquettes ultra précises, des mondes cohérents et profonds sur lesquels les équipes du parc pouvaient s’appuyer. Avec sa disparition, c’est un pilier artistique qui s’effondre. Et pourtant, malgré les efforts, les chiffres ne suivent pas. Les années 2021 et 2022 sont difficiles. La fréquentation reste inférieure aux attentes, le climat est incertain, l’enthousiaste c’est mousse. Alors, pour redresser la barre, Fantasiaaland prend une décision radicale, une décision qui ne fera pas l’unanimité. Pour tenter de ralentir la chute, Fantasialand adopte une stratégie risquée. Il accentue sa politique de tarification dynamique. En clair, le prix des billets varie selon la date et la fréquentation prévue. Et pour garantir du flux, le parc n’hésite pas à casser les prix. Souvent, c’est jusqu’à 60 % de réduction sur le tarif d’origine. Le résultat est immédiat, les visiteurs affluent, mais le parc déborde. Car en effet, Fantasialand n’est pas conçu pour accueillir de telles vagues de foule. Sa surface est d’à peine 28 he haectares et encore une bonne partie est inutilisable, coincé entre les limites du voisinage et les contraintes sonores. L’ancien lac, aujourd’hui réduit à une simple promenade, illustre parfaitement cet espace perdu. Face à cette configuration, les allées se saturent, les fils s’allongent jusqu’à plus de 2 heures d’attente pour certaines attractions et les visiteurs eux, bah ils aiment pas trop attendre. L’expérience devient frustrante, l’ambiance étouffante et très vite la stratégie commence à faire grincer les dents. Mais il y a un autre point à souligner, un point plus profond, plus inquiétant encore, la place de la famille. Depuis quelques années, les investissements du parc semblent s’éloigner des plus jeunes. On l’a vu avec Fly, interdit aux enfants de moins d’un30 et son hôtel conçu uniquement pour un public adulte ou adolescent. Pourtant, la famille est le cœur d’un parc à thème. Ce sont les parents qui dépensent dans les boutiques, dans la restauration, dans les souvenirs et ce sont les enfants qui s’amusent et rêve d’y revenir. Et pendant ce temps-là, il y a les deux hôtels historiques du parc, le Matamba et le Limbao, qui continuent eux à accueillir un public familial tandis que l’offre du parc, elle semble l’avoir oublié. C’est une erreur stratégique, une perte directe de revenus et une opportunité offerte sur un plateau pour la concurrence. Fantasialand est au carrefour de cinq pays européens. L’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la France. Un emplacement stratégique en plein cœur de l’Europe de l’Ouest. Mais ce n’est pas tout car le parc se situe aussi en plein centre d’un écosystème de loisir. Tout autour de lui, les concurrents se multiplient. Movie Park, Germanie, Plop Salandarden, Fort Fun, Townus Vland et bien sûr les deux géants Efteling et Toverland. Et vous savez ce qu’ils ont compris avant Fantasiaaland ? que pour séduire les familles, il faut de l’accessibilité, des attractions pour les enfants et des prix raisonnables. Prenons un exemple très concret et très parlant, Toverland. Situé à seulement 117 km de Fantasiaaland, c’est aujourd’hui une véritable alternative pour les familles. Au moment où je tourne cette vidéo, le tarif d’entrée pour Fantasaland est de 68 € pour un adulte et 58 € pour un enfant, soit 252 € pour une famille de quatre personnes, de adultes, deux enfants, sans compter le parking ni la restauration. Chez Toverland, la même famille payera 162 €. un écart de 90 € pour une journée équivalente voire mieux adaptée aux enfants. Même si on ajoute bien sûr 30 € d’essence et 1h20 de route, je trouve que le choix est vite fait. Surtout quand on sait que Toverland propose 38 attractions accessibles dès les 1 m contre seulement 28 à Fantasand, sans oublier les zones couvertes parfaites en cas de pluie et une ambiance féérique colorée, pensée pour les plus jeunes enfants. Et si Toverland ne propose pas encore d’hôtel, tout laisse à penser qu’un complexe hôtelier est prévu avec les futures extensions. Et à ce moment-là, le parc pourrait bien devenir un vrai resort capable de rivaliser directement avec ses voisins les plus établis. Face à cette montée en puissance, Fantasialand n’a pas le choix. Le parc le sent, le voit le sait, il doit réagir et un changement de cap est déjà en cours. 18 juillet 2025. Sur les réseaux de Fantasialand, un message apparaît clairement. Le parc change de ton et place la famille au centre de l’attention. Parmi les nouveautés annoncées, on découvre d’abord Phenis Check and Pancakes, un restaurant féérique digne d’un compte pour enfants, un paradis coloré de gourmandises sucré. Puis vient Vin Splatch, une aire de jeu aquatique spécialement conçue pour les tout petits. Et enfin Wavy Battle, un espace interactif pour s’arroser, jouer et se rafraîchir en famille. On est très loin du métal, de la vapeur et du charbon de Rockburg. Ici, place aux couleurs vives, au rire, au décor enchanteur. Une façon claire de renforcer la zone fantaisy et surtout d’envoyer un message simple et puissant. Chez nous, il y a maintenant quelque chose pour toute la famille. C’est même écrit en gros sur la page de présentation du site et ce virage, il n’a pas commencé que cette année. En 2022, un parcours d’aventure, le Deep in Africa Adventure Trail, a été inauguré, accompagné en plus d’un mini parcours pensé pour les plus jeunes enfants. En 2023, c’est Avoras qui rejoint l’offre familiale, un parcours d’escalade immersif accessible à tout jeune âge. Le parc mise aussi sur l’émotion avec le retour des six dragons emblématiques et d’autres mascottes qui sont présentes un petit peu partout dans les allées pour des rencontres spontanées. sans oublier les ateliers gratuits de maquillage pour les enfants. Discret mais très apprécié par les familles. Même le site officiel du parc témoigne de cette nouvelle orientation. Puisqu’en effet, un onglet entier est désormais dédié à la famille regroupant toutes les attractions, zones, restaurants et services pensés pour les plus jeunes enfants. Bref, le message est clair. Fantasiaaland veut rassembler. L’heure est au partage, au jeu, à l’émerveillement, peu importe l’âge. Mais une question reste en suspend. Après ce recentrage sur la famille, quel sera le prochain grand projet du parc ? Voilà la grande question. Quel sera le futur de Fantasiaaland ? Ce qui est sûr, c’est que le parc est en pleine transition. Une nouvelle direction se dessine plus tournée vers la famille, plus accessible, plus douce. Et quand on regarde en arrière, ce n’est pas une première. Fantasiaaland a déjà connu une époque où l’accent était mis sur les enfants sur les moments partagés sur la découverte intergénérationnelle. Alors, tout porte à croire que le parc va poursuivre dans cette voie et même accélérer. On le sait déjà d’ailleurs, une nouvelle attraction familiale est déjà en construction. Il s’agit d’un cinéma 4D unique au monde et de nouvelles générations qui viendra prendre place dans l’ancienne salle Pirate 4D. Là encore, l’objectif est clair, offrir une expérience immersive et accessible à tous. En parallèle, le parc continue de renforcer l’immersion dans ses landes avec de nouveaux aménagements observés notamment entre la zone mexicaine et mystery. Chaque détail compte, chaque coin du parc devient plus vivant, plus cohérent, plus magique. En plus de ça, Fantasiaaland fait face bien sûr à des contraintes très fortes. Il a bien sûr un espace qui est très limité, des règles aussi qui sont très strictes avec le voisinage. Pas de bruit excessif, il n’y aura pas de nocturne, pas de construction proche des habitations. On sait aussi que le parc cherche depuis quelques années à obtenir un terrain supplémentaire, en particulier une parcelle naturelle voisine. Mais des obstacles écologique bloque l’extension. Et le paradoxe est quand même frappant car à quelques kilomètres à peine, d’immenses mines de charbon à ciel ouvert dévorent le paysage. Des villages entiers sont déplacés pendant que Fantasiaaland lui se bat pour quelques hectares de forêt. Il y a aussi un autre point à ne pas négliger, celle des dark ride. Aujourd’hui, le parc n’en compte plus que deux, Mouse of Chocolat et Gester Richka qui vieillit de plus en plus. Et donc dans une logique familiale, le parc pourrait faire un retour d’un grand Dark Ride immersif. Ce serait une belle opportunité, peut-être même une prochaine surprise. Mais malgré les défis, Fantasiaaland reste un leader. Il compte plus de 2 millions de visiteurs par an. Il est régulièrement récompensé parmi les meilleurs parcs allemands et européens. Il est cité pour son niveau de détail, son immersion et sa créativité unique. Alors, est-ce que Fantasiaaland est en déclin ? Je ne crois pas. Pour moi, il est simplement en veille, en sommeil. Depuis Fly, le parc semble se préparer, se recentrer, s’ajuster, mais quelque chose mijote, quelque chose se prépare. Et comme toujours avec Fantasiaaland, les plus grands projets naissent dans le silence. Alors, on attend, on observe, on scrute les moindres travaux, les moindres indices dans l’espoir un jour de franchir à nouveau une porte, d’une allée ou passer un tunnel et d’être encore une fois transporté dans un nouveau monde fantastique. Un grand merci à vous d’avoir regardé cette vidéo. J’espère vraiment que ça vous a plu. Moi, c’est toujours un réel plaisir et bien de parler de Fantasaland. C’est vraiment un de mes parcs européens préférés. Peut-être que c’est une découverte pour vous à travers cette vidéo et je vous invite du coup ben à vous y rendre, aller le visiter, c’est vraiment très très bien. Je remercie bien sûr Celia pour le travail sur la vignette mais aussi sur la réflexion pour cette vidéo. C’était votre serviteur First Drop et en attendant je vous dispatch. [Musique] [Musique]
Dans cette vidéo, on plonge au cœur de l’un des parcs les plus spectaculaires d’Europe pour comprendre ce qui se joue réellement derrière ses décors à couper le souffle.
De l’âge d’or des années 2000 à l’ouverture révolutionnaire de Rookburgh et F.L.Y., jusqu’aux récentes décisions stratégiques
On analyse et on répond aux questions : Phantasialand est-il en déclin ? Ou simplement en transformation ?
Pour les demandes:
firstdropafterlift@gmail.com
Pour me suivre
Live Twitch Mercredi 20h 🟣 : https://www.twitch.tv/firstdroplive
-Sur Instagram 📸 : https://www.instagram.com/first_drop_…
-Sur Facebook 💬 : https://www.facebook.com/FirstDrop/?n…
Vidéos de Phantasialand :
– https://youtu.be/-WVHW8Vek7c?si=O8D4KtAQQTgVfqWx
– https://youtu.be/NO_lsRyy_Vk?si=deCbdaKysBEgkQar
– https://youtu.be/5LSVb_LHBvM?si=BAXzY1U67NKlzvNH
Musique Imascore
0:00 Un tunnel mystérieux…
0:52 Phantasialand est il en déclin ?
1:43 Info importante !
2:03 Un parc en Allemagne
4:02 Des Attractions Uniques
7:24 Le Trio de choc
9:21 Rookburgh un échec ?
11:23 La Rupture
13:21 Des Choix discutables
14:59 Concurrence…
16:39 Objectif : Famille
18:20 Le futur ?
20:19 Toujours Phantastique
#Phantasialand #Parcattraction #ThemePark #AmusementPark #EuropeanThemePark
32 Comments
N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez 😉 ou à me raconter vos visites dans le parc !
⚠️ Maj il y a bien une possibilité d’avoir des chambres qui communiquent dans l’hôtel de Fly ! Super important merci Suzy Discovery pour l’information !
J’ai taffé sur cette vidéo et j’ai exprès oublié de parler de la publicité en France etc qui est de plus en plus présente ! Affaire à suivre 👀
Je comprend pas l'engouement pour ce parc , je l'ai visité 2 jours après avoir fait europa parc et à part Taron et chiapas le parc est vraiment pas ouf , mal agencé , passage d'une zone à une autre sans continuité , manque d'indication , nourriture pas ouf , personnel qui font 0 effort pour parlé anglais…
Fly avec tout ce que j'en ai entendu c'est une déception pas de sensation , ok c'est marrant d’être allongé mais pour le reste …
Enfin bref c'est un bon parc mais clairement pas un banger absolue comme on peut le lire un peu partout.
C'est à faire car certaines zones sont jolie et bien thèmé mais faut pas abuser on est loin d 'un europa parc , d'un Disney , d 'un parc asterix ou même un portaventura (même si c'est un enfer en gestion).
Voyage la bas le 16 août la vidéo donne envie cela va changer de Bellewaerde où Walibi
Sympa ta présentation et la qualité du travail.
Dernièrement, j'ai lu que 14 hectares étaient en préparation. Au niveau politique du Land, les feux sont verts. Par contre au niveau de la ville, la majorité PS-Verte coince un peu et ralenti le projet, avec des demandes qui sont réalisées par le parc, mais pas suffisantes à leurs yeux (donc : demande de niveau inconnu, juste pour dire non). L'affaire est à suivre et les annonces ne devraient pas tarder.
j'y suis allé l'année dernière pour la première fois… c'est vraiment le coup de cœur de tous les parcs d'attractions que j'ai fait. La thématisation, l'immersion, les décors… c'est juste magnifique. Et Fly, je n'en parle même pas 😍
Désolé ton intro commence mal
FLY n'est pas le premier au monde
Le Manta a SeaWorld Orlando date de 2009 et Fly de 2010
Merci d'être plus précis stp
Moi de toute façon j’en suis sûre et certain qu’il sont en train de se préparer quelque chose dans l’ancien Hollywood Tour, puis des bruits de couloir, comme quoi il y a une collaboration avec Efteling.
Pour une personne qui n'est pas un coaster fan. Quand tu lui poses la question d'un parc d'attraction Allemand qu'il connait : il te répondra Europa Park.
Pour ma part, je l'ai le 21 & 22 juin 2024. Je le classe numéro 1 de tout les parcs européens (à ce jour).
Une de tes meilleures vidéos, si ce n'est la meilleure !!! On est plus sur une chaine Youtube, mais sur un véritable documentaire. Je suis impressionné…
Là t as passé un cap!!!
Merci pour ce bon moment First Drop
Je serais les proprios, je déménagerai… pour trouver un terrain plus grand. Et tout refaire…
J'ai appris plein de petites choses méconnues. C'est une chouette vidéo.
no, no it's not
Peut être que ce n’est pas leur publique principale mais Phantasialand ne fait rien pour les PMR ( personne à mobilité réduite ). Alors que TOUT les autres parc en Europe ont un système pour ce type de 13:22 13:22 personne…
Je suis une voisine de Phantasialand et je t'informe que le terrain du futur est concédé par la ville ! Le lac où nous nous baignons va disparaitre !!! Le combat est perdu pour les écolos 😢
Quelle claque cette vidéo… 😍. C'est vraiment ce format où tu es le meilleur. On en veut plus !
Bon bref. Ça vaut pas EP de toute façon.
Non je rigole.
Ps : j’aime bien EP aussi hein…..
Super intéressant, merci pour le partage !
Super vidéo, très intéressante. C'est rare quand je visionne une vidéo dans son entièreté 😅
Il y a une zone on a probablement oublié et qui abritait l'attraction ''Hollywood Tour''.
Un nouveau dark ride water nouvelle génération pourrait y voir le jour 😊.
Temple of night hawk est assez vieux et déguisé sous l'appellation ''crazy bats'' mais est ce qu'elle convaint le public ?
Ça fait de gros zones l'une à côté de l'autre. Dans des bâtiments qui ne gêne pas en terme de tapage.
Une très bonne idée qui permet de pousser la réflexion au delà du "Il est fun ce parc" et qui montre à quel point ces sociétés sont de vrais défi du quotidien et du long terme!
La vidéo était vraiment super intéressante mais elle m’a surtout donné envie d’y retourner au plus vite 😭😅
Très très bonne vidéo !!
Je suis papa de deux enfants un de 6 ans et un de 2 ans . Et si tu leurs demandes si il préfère Disney au phantasialand ils préfèrent phantasialand. Et ça pour mon plus grand bonheur pcq phantasialand est pour moi le meilleur parc d'Europe et de loin 😉
Malheureusement ce ne sont pas les airs de jeux qui améliorent l'offre familiale, c'est tout au plus un "nice to have". Il est par contre à noter que l'offre hôtelière est parfaitement adaptée aux familles (outre le Lindbergh): "cocktail" de bienvenu aux enfants, mascottes et animations au restaurant, buffet adapté à la taille et aux goûts des enfants,… Je me demande d'ailleurs ce qu'il en est du taux d'occupation des hôtels.
Dingue cette vidéo !!!
Les vieux darkride comme ‘Silbermiene’ me manquent
Magnifiques la vidéo 🤩 ! Ta oublié aussi de dire que en ce moment les publicités pour phantasialand sont partout ! A la tv française a la radio ou même a côté des stands de communication et marketing de Europapark 😂 , c'est fou cette année en communication ils font les bouchés double 😄
Merci pour ta vidéo et toutes les infos. Précision : je suis allé a Lindbergh avec ma fille de 6 ans donc ce n'est pas interdit. Ce n'est pas optimal pour le resto, le fly et les déplacements dans l'hôtel a moins de 8 ans mais ma fille a adoré. J'attends qu'elle ait la taille requise pour l'emmener a fly.
Pour revenir aux hypothèses persos, phantasialand est loin d'être en déclin, mais il est en difficulté. Il ne demande qu'à grandir, et je pense que pour la 1ere fois de son histoire, la direction choisie n'est pas la bonne, c'est mon avis. Faire un complexe aquatique peut se faire a un autre endroit. J'espère que phantasialand va changer sa vision et revenir a un équilibrage entre enfants et ados en modernisant ou en remplaçant les vieilles attractions faute de place supplémentaire. Sinon il reste l'option de monter un 2eme parc, en France, en Belgique ou ailleurs…
Ca fait tellement longtemps que je n'y ai plus été … Pour moi il y a tellement de nouveautés que ça donne envie d'y retourner ^^
meilleur parc du monde EUROPAPARK
Top video merci
Le problème est aussi qu'il ne travaille pas assez son merch qui est, il faut le dire, littéralement moche. Pourtant c'est une ressource non négligeable pour un parc…
Je garde un bon souvenir du parc, par contre je n'ai pas profité de FLY car obligé d'enlever les lunettes, je n'ai pas du tout apprécié l'expérience "en aveugle" et n'ai pas utilisé mon 2e fast pass ; l'hôtel Charles Lindberg est beau mais très sombre, j'ai regretté de ne pas avoir pris ma lampe frontale pour le diner et la chambre minuscule, non climatisée, rien pour poser le moindre sac, indigne du prix demandé ! Quand j'y retournerai j'irai dans l’hôtel chinois ou africain.