Bivouac raté, village magique : ma journée sur le Lot

pour trouver un bivoac. Je ne suis pas un ass. Hier soir, j’ai planté ma tente dans ce qui semblait être un coin sympa jusqu’à ce que la départé mentale, juste de l’autre côté du l’ot me berce avec un concert d’échappement amplifié par les falaises. 200 m plus loin, d’autres campeurs profitent du calme mais bon, l’expérience rentre. Ce matin, cape sur les 3,5 km qui relie Busè à Saincier la paupille. Le chemin de Halage ne dure que quelques centaines de mètres. Mais quelle beauté, quelle grandeur. Je l’attendais celui-là. Cerci la Popie se mérite. Les 600 derniers mètres sont raides. Là-haut, on comprend vite pourquoi tant de gens dégainent leur appareil photo. Classé parmi les plus beaux villages de France, il s’accroche à la falaise comme s’il défiait le Lot de le faire tomber. Ces ruelles pavés semblent bon le Moyen-Âge. Chaque pierre semble avoir une histoire et même les enseignes des boutiques paraissent d’époque. C’est un décor de carte postale. Et puis je redescends. Derrière moi, j’entends un marcheur se faire apostrophée. Il est avec sa famille et descend vite. Je me permets de lui dire qu’en randonné par convention, priorité à ceux qui montent. Il ne savait pas. Résultat, dans la descente, je les vois s’arrêter pour laisser passer ceux qui montent et se faire remercier chaleureusement. Petite victoire personnelle. L’après-midi 40°gr. Finalement, j’aime ça. On marche moins vite, on s’arrose le visage, mon piquenique torse nu à l’ombre. Les terrasses sont pleines de vie. Je retrouve des pèlerins croisés la veille puis fil seul au soleil couchant. Je tombe sur un endroit parfait. Comme quoi, même les mauvais bivois comptent un lendemain radieux. M.

Une nuit bruyante, un chemin splendide, 40 degrés sous le soleil, et Saint-Cirq-Lapopie comme récompense…
Voici ma journée de randonnée au bord du Lot entre Bouziès et Arcambal

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