Séguret (Vaucluse) @nouvelleséchappées #campingcar #vanlife #voyage #nouvelle échappée #découvertes

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Il y a très longtemps, bien avant que les pierres blondes des maisons ne s’alignent au pied des Dentelles de Montmirail, Séguret n’était qu’un hameau accroché à la colline, protégé par son château médiéval. Ses habitants vivaient de la vigne, de l’olivier et d’un peu de chasse.
On disait pourtant qu’un secret veillait sur le village. Au sommet du vieux clocher, la cloche de la tour de l’Horloge n’était pas une cloche ordinaire. Les anciens racontaient qu’elle avait été fondue avec un fragment de métal mystérieux tombé du ciel, une nuit d’orage. Cette cloche, appelée la gardeuse, avait la réputation de sonner parfois toute seule, quand un danger approchait.
Un été, au XIVe siècle, des bandes de pillards descendirent des montagnes pour ravager les villages de la vallée. Les habitants de Séguret, trop peu nombreux pour se défendre, se préparaient à fuir vers Vaison. Mais, au petit matin, alors que la troupe armée approchait, la cloche sonna d’elle-même, avec une force telle que les collines en résonnèrent.
Les pillards, croyant que le village appelait à l’aide une armée invisible cachée dans les vignes, prirent peur et se dispersèrent. On dit même que certains virent, dans la brume des Dentelles, des silhouettes de chevaliers spectres avançant en silence.
Depuis ce jour, les habitants de Séguret gardèrent une grande confiance en leur cloche. On continua à la sonner pour marquer l’heure, mais aussi pour écarter les mauvais esprits et protéger les vendanges.
Aujourd’hui encore, quand on flâne dans les ruelles pavées, que l’on passe sous les arcades ou devant les fontaines, on peut lever les yeux vers la tour et imaginer cette cloche veillant toujours sur le village. Et si, par une nuit de mistral, on croit l’entendre tinter doucement sans que personne n’y touche… ce n’est pas le vent, mais peut-être l’écho d’une vieille promesse de protection.

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