Sur les traces des maquisards: le sentier de la Carrière

Randonnée en boucle de 10 km et 400 m de dénivelé positif au départ de Moissac Vallée Française, au cœur du parc national des Cévennes. Cette boucle emprunte des sentiers utilisés par les Maquisards des maquis Montaigne et Bir Hakeim particulièrement actifs dans cette région des Cévennes. On découvre aussi la ferme cévenole de la Carrière, abandonnée et en ruines.
Maquis-école de la Picharlerie (ou Picharlarié en fonction des cartes utilisées):
En 1943, la ferme de la Picharlerié héberge des réfractaires au Service du Travail Obligatoire imposé par l’occupant. Bientôt, le maquis de Bir-Hakeim, venu d’Ardèche, les rejoint. Le lieu fonctionne alors en “maquis-école”. Derrière la crête, au Galabertès, se refugiera le maquis Montaigne formé d’antifascistes en majorité allemands mais aussi espagnols, luxembourgeois, tchèques, yougoslaves et français. Mais bientôt, trois feldgendarmes allemands en tournée sont tués par les maquisards de Bir-Hakeim, un quatrième fait prisonnier. Les représailles ne tarderont pas et le 12 avril 1944, 2000 soldats allemands appuyés par l’artillerie et l’aviation allemandes attaqueront les 120 maquisards du secteur. Bien qu’infligeant de lourdes pertes à l’ennemi, les maquisards abandonneront leurs positions intenables pour passer à travers les mailles du dispositif allemand et, perdant trois hommes, se retrouveront plus tard au maquis de l’Aigoual.
Squattée depuis le printemps 2002, la préfecture fait expulser les occupants et ordonne la destruction de la ferme de la Picharlerié qui est totalement rasée le 11 juillet 2007.
Le hameau de la Carrière, en ruines et en phase de retour à la nature :
Ce hameau possédait une architecture riche. Une tour à signaux y aurait communiqué avec celle du Castelas à Saint-Étienne. Liée à la proximité du chêne vert, la fabrication du charbon de bois, utilisé pour faire la cuisine, fut une des activités économiques des habitants du hameau. Les morceaux de bois étaient disposés en cercle autour d’un tuyau qui servait de cheminée. Puis on couvrait le tout de genêts et de terre et on allumait le feu. Le bois devait se consumer régulièrement, sans flamme. La combustion durait une dizaine de jours et, les cinq derniers, quelqu’un dormait sur place pour que le charbon ne brûle pas, allant jusqu’à l’arroser s’il le fallait. On enlevait ensuite la terre et le charbon était descendu dans des sacs dans la vallée.

4 Comments

  1. Bonjour ,belle decouverte et respect pour ces hommes et ces femmes qui ont risqué leur vie sur ces chemins ,pour sauvez la notre ,et rendre la liberté a notre pays . " qui ose gagne " 🤝🏻🇫🇷🙏merci pour eux, le devoir de mémoire . A bientôt et bien le bonjour a ton epouse de la part de Jocelyne 😜👋

  2. Adiu mon ami !
    Quel plaisir de te retrouver en train de crapahuter dans la montagne ! Tu nous emmènes avec toi tout au long de cette magnifique vidéo. Mêlant paysages sublimes et histoire de la résistance cévenole ⚔️.
    Ta vidéo est vraiment très belle mon ami ça a été un régal de te suivre durant ton aventure !
    Surtout que pour aller à la picharlerie il faut faire un peu le sanglier 😅, mais j'imagine que ça ne t'a pas refroidi loin de la 😊.

    À bientôt !

  3. Un secteur que je ne connais pas, mais comme toujours des images typiques des (magnifiques) paysages cévenols.
    Un autre lieu de mémoire des maquis cévenols, vers la forêt de l'Aigoual : Aire de Côte

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