Plongée au cœur de cette île : traditions et savoir-faire
Tout le monde a une paguée. Parfait. Monsieur derrière, madame devant ou madame derrière pour celle qui est la plus à l’aise. Sachant que si ça va pas, c’est de la faute de celui qui est derrière hein. La direction. Alors, tu veux aller où ? Devant. Va aller devant. C’est parfait. Ouais. Non, tu peux t’assore au ron pour la première fois. Tu viens t’asseoir sur le siège. Ouais. Sur l’eau quoi. Voilà. Et tranquillement on démarre. Ils vont découvrir un lieu unique en France. Un lieu situé à la pointe nord de l’île et accessible uniquement à Marbasse. [Musique] Donc là, on sent que ça peine un peu plus. On est en train de progresser face au courant. Et seul Stéphane, leur guide peut les y accompagner parce qu’il en est l’un des propriétaires. À une demi-heure de kayak, voici l’écluse à poisson. Un mur en pierre long de 600 m en forme de fer à cheval capable de résister à l’assaut des vagues. Bien, bien vu, bien vu. Très bien. En fait, c’est une zone réglementée. On est simplement cinq à avoir le droit de pêche dans cette écluse. Une technique du Moyen-Âge. De simples pierres calcères ont tassé les unes sur les autres. Aucun ciment, un vrai piège naturel. Les poissons y entrent à Maré haute et se retrouvent piégés lorsque la mer se retire. Bar, dorade, mulet. L’éclusier n’a plus qu’à se baisser pour les ramasser. Donc là, vous voyez que les grilles, l’espacement des grilles ne permet pas au poissons de sortir. Et nous, bah alors, c’est un petit peu barbare et en même temps, finalement, si j’étais un poisson, je pense que je préférerais mourir comme ça. Au lieu de le prendre à l’épuisette, au lieu de le prendre à la ligne, on va le prendre avec un outil qu’on appelle une espotte et on va lui taper sur la tête. L’espiotte, c’est un manche en bois avec une lame recourbée, un peu comme un sabre. Et on va taper le poisson au niveau de la tête. Du coup bah ça va arrêter direct les fonctions vitales. Le poisson va pas souffrir. Toute la qualité et tout l’art est de taper le poisson sans le marquer. Alors ça c’est à l’époque où on vendait le poisson. Fallait être capable de taper le poisson mais sans le couper en deux. Aujourd’hui, ce n’est pas le jour de pêche de Stéphane, mais il va faire une petite entorse au règlement pour régaler son groupe. Bon, donc là, on est sur de l’huître naturelle, c’est-à-dire que elle n’a que deux chromosomes et du coup, elle fait du lait. Alors, qui c’est qui avait envie d’en goûter une ? Elle est charnue et commence à être lause. Ouais. Ouais. Faut la manger doucement et bien la mâcher. Et tu vas voir un peu la longueur en bouche. C’est comment ? Yodé. Euh c’est des huîtres de pleine mer. Donc ça elles sont plus salées que les huîtres affinées dans l’éclair. Dans l’éclair. Voilà. Et elles sont très bonnes. Alors on est reparti. On y va direction la vieille digue. Il y a eu jusqu’à 237 écluses au milieu du 19e siècle. Aujourd’hui, il n’en reste plus que 17. On l’appelle aussi la lumineuse. Ouéron est la deuxième plus grande île de France métropolitaine après la Corse. 175 km² de dunes sauvages, de forêts de pain et de marais. Une nature préservée prise d’assaut chaque été. La population est multipliée par 10 passant de 20000 à 230000 habitants. Tous viennent découvrir les incontournables de l’île, le phare de châssiron, trè plus vieux de France, les plages de sable fin et leur cabane colorée ou encore Fort Boyard. 130 km de piste cyclable bordé de rose trmière. Mais ce qui fait la réputation d’Oleron, ce n’est pas seulement ses paysages et son patrimoine, ce sont aussi tous ces trésors culinaires. [Musique] Si l’île vit principalement du tourisme, les oléronais ont aussi su exploiter les richesses de la mer. Oléron est aujourd’hui le premier bassin d’Europe pour l’élevage des coquillages. Jean-Jacques Joubert et sa femme Valérie font partie des 30 producteurs de moule de l’île. 25 ans qu’il travaillent au gré des maré. Cette fin juin est une période cruciale. Les bébés moules implantés au printemps ont-ils suffisamment grandi ? On dirait qu’il y a pas grand-chose he sur les cordes. Ouais, c’est ce qui me fait peur hein. Ouais. Va pas trop près. Des cordes colonisées par les algues vertes immergées en pleine mer. Les bébés moules s’y accrochent et s’y développent. Recule. Il y a pas beaucoup de moules. Les les cordes sont pas garnies. D’habitude, ça fait comme des chapelets de per et tout comme un collier de perle haïtienne. Bah ça va pas être ça cette année. Inquiète pour sa production, Valérie décide d’en couper quelques-unes pour vérifier sous les algues. C’est vrai que ça paraî pas beaucoup. Ça c’est des moules ça. Mais là du coup, est-ce que vous êtes déçu sur le nombre de moules qui sont ? La moule, elle ne elle ne pas noire. D’abord, elle est toute petite, elle est toute blanche, toute transparente et a des fois on la voit pas. Et puis dans un mois, on va se dire “En fin de compte, il y en avait beaucoup plus.” Donc il faut encore être patient et puis et croiser les doigts. Il se donne encore un mois avant de venir relever toutes les cordes. Mais celles déjà coupées ne sont pas perdues. Jean-Jacques et Valérie les déplacent sur leur deuxième site à 1000 marins de là. Voilà comment les moules seront dans un mois. Celles-là sont déjà beaucoup plus vieille, donc on les on les voit mieux là. Valérie accroche les cordes sur les bouchots. Des pieux en chaînes de 3 à 5 m de long enfoncés dans le sable. Donc là, on enroule la corde. Là, ici, il y a tous les petits bébés mau qui sont là. Elles vont grandir, elles vont venir s’accrocher sur les Corse comme celle-ci et elles vont complètement coloniser le pieu et on pourra les pêcher dans à peu près un an et demi. Jean-Jacques est le dernier producteur de l’île à récolter ses moules à la main avec une épuisette en fer. Ben moi, je fais pour mes clients. Donc je prends les les moules les plus grosses pour la dégustation et mes clients à la vente au détail. Voilà. Bah là, elle est toute gonflée et tout bien jaune. Des super moules de bouchon. Ouéron produit 1200 tonnes de moules par an, mais ce qui fait vivre plus de 3500 personnes sur l’île. reste là toi. Et rapporte 95 millions d’euros chaque année. C’est la production d’huître. Valérie est fille d’Austriiculteur. Elle a repris l’exploitation familiale il y a 25 ans. Alors là, on retourne les poches. Ce sont des huîtres qui sont pas encore prêtes à être vendu et il faut les retourner de façon à ce que celles qui sont coincées dessous puissent se retrouver dessus et que ça fasse un peu plus d’espace et qu’elle puisse vraiment grandir. Et on va faire ça à peu près au moins trois fois voire quatre fois cet été. On va retourner les poches. Parfois les huîtres s’installent en dehors des poches pour former de drôles d’amas. Donc notre travail ça va être de les casser une par une. On les calibre par taille, on met dans des poches séparées dans des parcs différents et après quand elles sont arrivées vraiment au stade où on a besoin de les commercialiser selon leur taille, on vient les chercher, on les ramène à l’établissement. Il faut entre 3 et 4 ans pour produire une huîre. Celles-ci seront prêtes à Noël. Du coup, tu prends la table de 5 et 6. Leur cabane de dégustation est en plein cœur du Marais. [Musique] Alors, lourde, c’est ici. Ici, on ne sert que des crustacés. et la spécialité locale préparée par l’aîné de la famille Laura, 26 ans. Les glade de moule cuit au barbecue et aux aiguilles de pain. On les dispose de cette façon pour que la charnière soit en l’air pour quand les aiguilles de pain sont au-dessus des moules, ça brûle la charnière et qu’on puisse après ouvrir la moule. Et au moins les cendres tombent pas à l’intérieur de la moule quand elle s’ouvre, vu qu’elle s’ouvre vers le bas. Laura travaille à la cabane depuis qu’elle est ados. Elle est à temps plein depuis 5 ans et reprendra bientôt l’entreprise familiale. La technique, alors on va mettre les aiguilles de pain par-dessus les moules. Elle a bien essayé de quitter le giron familial après ses études d’aquaculture, mais son île lui manquait trop. J’ai fait un stage à Toulouse, ça a pas du tout plu la ville. Je l’ai très mal vécu. Je rentrais quasiment tous les weekends sur les ronds, même s’il y avait 4h de route aller 4h de route retour. Mais ouais, c’était très difficile et du coup je reste ici, je bouge plus maintenant. Loc Ah ouais, là c’est le début. Voilà, je viens juste de mettre le feu là. Donc la chaleur va le le feu va brûler les moules et puis après vous pouvez les ouvrir. D’accord. On pu Jean-Sébastien vient de Camarg. facile comme Luc et sa femme du Canada. Donc là par exemple, celle-ci, elle va être assez cuite. Oui. Alors que celles-là là par exemple, elles sont pas encore assez cuir en remettre un petit peu. Celles qui sont là-bas aussi, elles sont pas du tout assez cuites. D’accord. Alors que celle-là, oui mais au moins il y en a pour tous les goûts. Alors nous avions une question pour vous. C’est une éclade ou une églade avec un C ou avec un G ? Sur l’île on ditlade et c’est vrai que sur le continent, on disent plus éclade. Ah bon ? Bon voilà. Mais c’est la même chose. Oui. Ah d’accord. [Musique] Je vais la mettre comme ça en travers. C’est lui. Regardez. C’est beau. Voilà. Donc ça c’est pour trois et ça c’est pour deux. Donc ça partagé. Ça je garde tout seul. Voilà. Après hein. Et mon verre à moi, il est où ? Allez glad à la prochaine. Bonnes vacances. Alors ça vous plaît ? C’est excellent. Ce goût un peu brûlé carbonisé ça lui donne un côté des fumé qui est différent de les cuir normalement à la vapeur au vin blanc. La saison démarrait bien mais elle a été stoppée net il y a de semaines. La cabane de dégustation de Laura et ses parents a été incendiée durant la nuit. L’établissement est entièrement détruit. Les propriétaires soupçonnent un incendie volontaire. Il y a 3 ans, ils avaient déjà été victimes d’un tel acte de malveillance. Malgré le choc, ils n’abandonneront pas et reconstruiront leur cabane. [Musique] De nombreuses familles holéronaises travaillent ensemble les produits du terroir, parfois depuis plus d’un siècle. Olivier Dupuit est marilleur. Il possède quatre poissonneries. Ces journées commencent souvent à 4h30. Vous avez pêché un peu ou pas du coup ? Ouais moyen. Ouais ouais il y a pas trop d’apport. Tu es sorti quand ? Dimanche un petit mot au marin. Un coup d’œil sur les lots. Olivier aime arriver à la crier avec quelques infos. Salut messieurs. Salut. Salut. Ces concurrents sont déjà là, prêt à enchérir sur les lots du jour. L’angoustine, requin peau bleu et oui, ça se mange. Araignée de mer. Olivier en contact permanent avec son équipe doit être le plus rapide. Et tu verras, il y a tes pales qui arrivent hein. Voilà. Et les crevettes gris, on attendrait qu’ils arrivent pour du cuir, hein. D’accord. Aujourd’hui, on ne crie plus à la créer. Tout se passe sur cet écran. [Musique] Tu as vu là cher ? Ils enchérissent d’une pression sur ce bouton vert. Ça vous arrive de renoncer ? Ah ouais, ça m’arrive. Ça m’arrive comme tout à l’heure sur un lot. Oui, ça m’est arrivé. Mais dans ces cas-là, et ben dans ces cas-là, on va autre chose. On propose autre chose à nos clients. C’est ce qu’on essaie de faire. Ce jour-là, Olivier a acheté pour 500 kg de marchandise. Une petite journée. Première lune. On arrête. Au bout des tapis roulants, son atelier. Ici, on écaille, on est vide et on découpe en filet. Mais surtout qu’est-ce tu as d’autre à me vendre ? On travaille en famille. Delphine la femme d’Olivier la sauvage Edwin leur fils crevette sauvage qui prépare les commandes des restaurateurs et répartit les caisses pour les marchés et les poissonneries. Et enfin Lucy, leur fille qui prépare soupe de poisson et riette vendu à la boutique. Une entreprise familiale montée en 1937 par l’arrière-gr-mère d’Olivier, Louise Rabot. Elle est alors veuve de marin. Pour survivre, elle se lance dans l’achat de poisson à la criée et parcourt les villages avec une charrette. À 20 ans, son fils Fernand la rejoint et lui prête main forte. L’entreprise [Musique] sera ainsi transmise de génération en génération jusqu’à Olivier et sa femme. Je vous laisse vous servir le poisson et puis moi je vous pèse Léomar. Delphine, petite fille de marin a créé la poissonnerie en libre service sur le port de la cotinière. L’avantage du libre service, c’est que les gens, ils osent prendre des choses qu’il ne prendraient pas chez le poissonnier. Par exemple, il y a des gens qui n’aiment pas les qui n’ont jamais goûté de bulot ou de langoustine vivante ou ils vont en prendre trois ou quatre. Ils osaient pas demander au poissonniers, mettez-moi quatre langoistines ou trois bulot que là ils vont essayer, ils vont tester et si ça leur plaît et ben ils viendront racheter après. Est-ce que je vous mets un peu de place ? Ici les clients profitent aussi du spectacle. [Musique] C’est pas une si chère blanche quand même. Tu en as des petits làbas des petits jamais jusqu’à 2000 curieux défilent ici chaque jour au plus fort de la saison. L’été les pêcheries réalisent 33 % de leur chiffre d’affaires annuel. Lorsqu’ils ont repris l’entreprise en 2003, Delphine et Olivier ont frôé la faillite. Ils ont travaillé jusqu’à 100 he par semaine pour redresser la barre, délaissant leurs enfants alors en basage. Travailler en famille aujourd’hui, c’est un peu la récompense de tout leur sacrifice. Mais une source de pression pour Edwin et Lucy. Elle a acheté pour 465 francs. On a toujours peur de décevoir tout le temps, c’est obligatoire. Mais on essaie de faire au mieux, on essaie de reproduire. On n’ pas les mêmes façons de penser avec mon père, avec ma mère. Quand on fait des erreurs, on fait des erreurs. Ils nous disent ça, il y a pas de souci. Mais des fois, on a besoin d’être encouragé, de dire “C’est bien ce que tu as fait, c’est bien machin et tout.” Et c’est vrai que c’est c’est assez rare. On entend plus de la part de maman que de papa. Oui, mais c’est parce que maman mer mfoule. Oui. Oui. Mais la maman c’est vrai mais je je suis fier de votre travail mais je suis là aussi pour euh comment dire pour moi j’estime que je suis là pour vous apprendre et je je vous mets certainement je suis certainement dur ça c’est certain. À un certain moment je vous fais pas de cadeau parce que je sais que ça vous servira ce que je vous apprends et la la difficulté que je vous mets en face de temps en temps et ouais vous servir c’est certain. À l’origine, les habitants d’Oléron n’étaient pas un peuple de pêcheurs mais d’agriculteurs. Bonjour Arnaud Giron, restaurateur se déplace chaque semaine sur l’exploitation de Christophe Pacul. Dans son établissement, il met un point d’honneur à proposer des produits locaux. Aujourd’hui, c’est dans un périmètre de 10 15 km à la ronde. On a notre sel, on a notre fromage de chèvre, on a une partie de nos légumes, on a la moitié de notre poisson, on a le bœuf. Donc c’est vraiment très très important de pouvoir rester du local. Premier t’enf une petite quinzaine tu. Allez, c’est parti. Allez. Arnaud achète ses légumes au compte goutte. Tout doit être ultra frais pour le service du jour. Bon ben quelques haricot verts. Il t’en faut beaucoup. Ouais, de grosses poignées. On les mettra le taboulet de midi aussi. Et peu importe si les légumes ne sont pas parfaitement calibrés, ici Christophe laisse faire la nature. On désherbe pas, on n pas d’engrais chimique, on met pas d’insecticide. Donc c’est vrai que c’est pas les plus beaux du monde. C’est vrai. Mais par contre gustativement, c’est les meilleurs du monde. Voilà. C’est ça. Et bien le bonjour messieurs dames. Arnaud dirige une brigade de six personnes. Euh Nico, tu me déconditionnes tout ça s’il te plaît ? Oui. Et euh tomates bien lavées et tuenlèves le pédule, tu me les coupes en quartier. Oui. On fera les tomates confit s’il te plaît. Ça marche. Ça marche. Chef. Il a racheté au printemps ce restaurant dans lequel il était déjà chef depuis 12 ans. Une ancienne cabane austré colle en bois au milieu des canaux du marais salant. Un air de bistro marin et une carte très yodée. Tibo oui. Tuiras des madeleines s’il te plaît à midi ? On a deux poissonniers qui nous livrent. On a la chance d’avoir le 5e 5e port de pêche de France. Donc c’est vrai qu’on a on a des arrivages tous les jours. On a deux criers par jour, une du matin, une du soir. Donc ça nous permet de profiter du poisson tout le temps super près quoi. Flan de langoustine et sabisque. Hître chaude à la fondue de poireau. Et le bestseller de la maison, l’aile de ra de couverc s’il vous plaît avec deux carp de légumes. Oui. À suivre un merlu, une canette rosée, une canette à point et une minute. et avec Nell a quitté son poste dans l’hôtellerie pour suivre son mari. Elle a dû apprendre les bases du service en salle. Messieurs dames, bonjour. Bonjour. Vous avez fait votre choix ? Oui. Et s’est formé au côté de l’ancien propriétaire. Aujourd’hui, une carve d’eau et le minéral monsieur dames. Elle gère 160 couverts par jour. Et bien c’est très bien. Merci. Merci. Au plus fort de la saison, la recette peut monter jusqu’à 8000 € par jour. Je peux avoir la caronne blanche s’il vous plaît ? De quoi assurer 40 % du chiffre d’affaires annuel sur les 2 mois d’été. [Musique] Tout le succès d’Oleron réside dans la mise en valeur de ses richesses naturel et d’un savoir-faire transmis au fil des siècles. Le plus ancien peut-être la récolte du sel. Une activité qui a bien failli disparaître mais que les holéronais ont réussi à sauver. [Musique] Le but c’est de capter beaucoup d’eau de mer et de la faire sécher pour pouvoir piéger le sel dans ces petits bassins là qui sont les les cristallisoires, les les aires sonnantes comme on dit ici. Amandine Glinche a quitté un travail de bureau il y a 15 ans pour vivre au grand et récolter l’or blanc dans ses bassins au sol argileux. Il y a même là c’est énorme. Ça fait vraiment mais c’est ce qu’on appelle la fleur hein. C’est à fleur d’eau. Ça sent bon la fleur en plus. La récolte se fait d’un geste qui n’a pas varié depuis 2000 ans et Camandine espère transmettre à son tour pour que perdure l’une des grandes traditions de l’île d’oléron. Tous les matins d’été, Baptiste Lebert, 29 ans, parcour une île paradisiaque presque déserte. C’est la bonne heure là. Ouais, le matin tôt, c’est calme, il y a personne. C’est la côte la plus sauvage de l’île de Porkerol. Une réserve naturelle protégée classée parc national. Baptiste, il pratique la chasse sous-marine en apné. C’est pour se détendre, se relâcher, pour permettre de faire des meilleurs apnées. Tout le monde peut chasser ici. C’est Non, pas tout le monde peut chasser. Il y a ce qu’on appelle maintenant un quota des endroits, c’est-à-dire que pour faire ça, demande au po du parc national qui est validé ou non ensuite et voilà et qui après vous donne le droit de pouvoir chasser dans certains endroits de porterol. [Musique] Une dizaine de plongeurs seulement est autorisé à chasser dans ces eaux cristallines. [Musique] À 16 m de profondeur, les herbiers de Posidonie abritent plus de 70 espèces de poissons. Baptiste, il chasse habituellement des loups ou des dorades. Ce jour-là, pas de poisson mais un crustacé. [Musique] C’est quoi ça ? C’est ce qu’on appelle une esquinade en provençal ou une araignée de mer. Elle remonte à une certaine époque de l’année en l’occurrence avril mai. Et voilà, c’est très très bon. C’est peu connu mais c’est un délice. Voilà, on va la ramener à la maison. Baptiste est chez lui à Porquerol. Il a grandi sur ce caillou de 7 km de long situé au large des côtes varoises. Des plages de sable blanc, des eaux turquoises et ce petit village dont il connaît les moindres recoins. On rentre dans la ruelle là où j’ai grandi et ma petite maison juste ici, c’est chez moi. Voilà. L’histoire de la famille de Baptiste est intimement liée à celle de Porkerol. Au début du siècle dernier, l’île appartenait à son arrière- grand-mère. Elle l’avait reçu en cadeau de mariage de son mari. François Joseph Fournier débute comme livreur au Hall à Paris à la fin du 19e siècle. Puis il devient milliardaire en découvrant cette mine d’or au Mexique. En 1912, il achète Porquerol pour un million de francs. L’île reste dans la famille jusqu’en 1971 quand l’État, la rachette et la classe parc naturel. Les héritiers n’ont pas tout vendu. Ils ont conservé quelquesunes des plus belles parcelles et ils sont encore sept à vivre sur l’île toute l’année. Parmi eux, Yve Lebert 61 ans. Il s’occupe de l’entretien d’un hôtel de luxe. Mais ça marche toujours pas. Non non. Et là, tu les as toutes mises en même temps et et à chaque fois ça décolle. Bon ben écoute, je rappeler Fred et je vais lui dire de venir. Contrairement aux apparences, l’homme a tout faire un peu bougon. Ah fait chier. Est millionnaire. Avec ses frères et sœurs, il a hérité de cet hôtel construit par son grand-père. Un 4 étoiles niché au cœur d’une pinide. avec sa plage privée et son restaurant classé une étoile au guide Michelin. Voilà madame monsieur. Donc la lotte croustill parfumé à la coriande vous avez également la carotte glacée et les pétales de couleur pickles. En été la chambre pour deux en demi-pension coûte 530 € la nuit et l’établissement affiche toujours complet. La famille d’ve a confié la gestion de l’hôtel à un directeur. Salvator Troya, 35 ans d’expérience dans l’hôtellerie, a dû s’habituer à travailler avec ce propriétaire atypique et très pointilleux. Savoir s’il va enlever les feuilles qu’il y avait dans la piscine. Il ne l’a pas fait. Où ça ? Ici. C’est rien ça. Là, je sais rien. Ça c’est le vent ça. Mais oui. Non mais d’accord, je te dis pas que c’est pas le vent. Je dis simplement que tu te les enlever. Mais pourquoi le truc est pas réparé ? Peut le réparer. Mais pourquoi est-ce qu’il a été cassé ? Parce que tu l’as pas réparé. Yve s’est installé sur l’île il y a 40 ans. Il a toujours travaillé dans les hôtels et les restaurants appartenant à sa famille. Enfant, il passait ses vacances ici sur l’île de sa grand-mère. C’était une époque formidable. On avait l’île pour nous tout seul. C’était cabane, malade, pique-nique. Très souvent les piqueniques. C’est un rêve de gamin en fait. C’est ça. C’est Ah ouais. Depuis il a dû apprendre à partager. Alors juilletaoût, c’est comme ça sans discontinuer. Ça commence à être un peu trop. [Musique] Chaque matin, c’est le débarquement sur les quêtes porquerol. Quasiment déserte en hiver, l’île accueille jusqu’à 15000 visiteurs par jour en été. Les touristes ne peuvent circuler qu’à pied ou en vélo, mais il y a tout de même des embouteillages. Au plus fort de la saison, Porquerol est surpeuplé. La grande majorité des touristes ne reste que le temps d’une journée car l’île ne compte que 150 chambres d’hôtel. La moitié appartient à la famille d’Ive. Sa fille Adelle dirige un petit hôtel situé au cœur du village. Merci Yve. Il déjeûne tous les jours avec Fred le plombier de l’île. C’est du paleron de Black Angus. On va essayer de le mettre à la carte. Donc il faut nous dire ce que vous en pensez. Adelle 30 an sur l’île. Elle a suivi des études d’hôtellerie en Suisse et a dirigé un hôtel 5 étoiles à Paris. Il y a 2 ans, son père lui a proposé de revenir travailler avec lui. L’occasion s’est présentée parce que les anciens directeurs et la directrices partaient. Mon papa m’a appelé en me disant “Sébastien et Stéphanie s’en vont si ça t’intéresse” et il a raccroché. Voilà. Et après j’ai dû me démerder. Voilà. Et vous manquez en fait votre fille, c’est ça ? Et oui, je suis content je suis très fière. Après il vient il veille sur moi, il regarde si je me suis biené. Voilà. L’hôtel d’Adelle est une ancienne pension de famille de 28 chambres. Je peux rentrer. Attendez, je vais voir. Celle-ci mesure 15 m². Elle est facturée 170 € la nuit en été. 40 % plus cher que sur le continent. Voilà. D’accord. Merci. L’établissement est une sorte de musée entièrement dédié à sa famille. Ici, on a un grand-père donc François Joseph Fournier. Hop là, bouge un peu. Et ici, on a la personne la plus importante pour moi, c’est ma grand-mère. Adelle lui avait promis de revenir un jour pour s’occuper de ses hôtels. C’est c’est dans mes gênes quoi. Je me alors que je me suis promis étant petite de jamais travailler dans la restauration, jamais travailler dans l’hôtellerie parce qu’on voit jamais ses parents, parce qu’ils ont jamais le temps, parce que tout ça, ben finalement, j’y suis retourné parce que c’est plus fort que c’est plus fort que nous quoi. Adelle habite même la maison de sa grand-mère, l’une des plus grandes demeures de porquerol avec vue sur la mer. En plus des hôtels et des restaurants, sa famille possède également plusieurs villas situés dans les plus beaux coins de Porkerol. Chacune estimée à plusieurs millions d’euros. La propriété de son oncle Sébastien est l’une des plus chères. Ce viticulteur de 72 ans a construit sa maison au milieu de ces 35 hectares de vigne. Ah bah là c’est calme là. Moi qu’on puisse dire c’est qu’on n’est pas dérangé par les voisins. Et alors de l’autre côté de des vignes là il y a la calangue du brigan qui est une des une des trois trois belles calangues de l’île est assez superbe. On va aller à la cave. Le domaine dont il a hérité emploie six personnes à l’année. Ça va ? Il produit 130000 bouteilles par an et vend un/ers de sa production sur l’île. L’exploitation a été lancée par son grand-père, toujours présent sur l’étiquette. L’affaire est rentable, mais Sébastien sait qu’il ne pourra pas la garder dans la famille. En 40 ans, la valeur de son domaine et de ses bâtiments a été multipliée par 20. Un patrimoine de plusieurs dizaines de millions d’euros devenu trop cher pour le transmettre à ses enfants. Ma mère a a pu payer les droits de succession pour nous parce que quand elle a vendu à l’État, puisquelle a vendu quand même en 70 et elle a elle nous a tout donné à ce moment-là. Elle a payé les droits de succession. Mais euh bon euh nous on pourra pas on pourra pas tenir on tiendra pas le choc quoi. Ça vous rend triste ? Bah oui, parce que c’est c’est une histoire. C’est c’est Oui, ça me rend triste. Ça me rend très triste. Ouais. Depuis que l’île est classée parc national, toute nouvelle construction est interdite et les prix de l’immobilier ont explosé. Cette maison de cinq chambres sans vue sur la mer est proposée à la vente 3 millions d’euros. 340000 € pour ce studio de 30 m² situé en rez-de-chaussée. Porkerol devient progressivement une île de millionnaire de résidence secondaire. Allez, on y va. Antoine Antoine, tu viens ? L’école n’accueille plus que 19 enfants, deux fois moins qu’il y a 20 ans. Sur Lilî, il n’y a pas de cantine mais des restaurants en pagaille. Mon kiki, il est là. Les petits porquerolais y ont leurs habitudes. Il nous enque quelquesuns. Il déjeûnent chaque jour dans un établissement différent. [Musique] Ouais ben on envoie comme ça ils peuvent commencer. Oui chéri. Qu’est-ce qu’on mange ? Euh, tu vas voir, c’est la s Mais dis-moi, assis-toi, assie-toi. Tu me dis sinon je Lise fait partie des cinq restaurateurs qui se relaent pour nourrir les banins. Alors, ça c’est un petit feuilleté maison au jambon. Après, on a un émincé de poulet ribasmati et en dessert, on leur a fait du fiadon. C’est un dessert Corse à base de brut et citron. Il faut pas leur dire, il faut dire c’est un gâteau aussi. Elle touche 8 € par repas. Les parents payent la moitié. Chéri, le reste est financé par la commune d’hier dont dépend l’île. C’est trop bon. Voilà. Oui, c’est bon. Je sais mais je n’en veux pas. Goûte un peu, tu vas voir comme il est trop bon. Le service est assuré à tour de rôle par des parents ou des grands-parents d’élèves. Tut, on ouvre le garage. Tut tut, on ouvre la bouche. Allez, deux par deux. On y va. Au revoir Lise. Merci Lise. Oh tué le chien. Oh mon Luc, comment tu vas ? Oh de belle pas. Adelle, la gérante de l’hôtel a fait son primaire à l’école du village. Ça s la défaite. Parmi les camarades de classe de l’époque, plus de la moitié à quitter l’île. Et voilà. Voilà. Là, il joue entre vieux et moi je suis trop jeune. Oh la chipie, j’ai pas le droit de venir. Oh la chipie. Oh la chipie. La population est vieillissante et les jeunes ils vont sur le continent. Donc il y a moins de monde à l’école. Il y a moins de monde. Voilà. Après on est quoi ? On est une vingtaine à rester entre entre 20 et entre 20 et 30 ans. On est une vingtaine à peu près. La table est mise zé à table. Dans la famille d’Ad, l’attachement à Porquerol est tel que certains ont même choisi leur métier uniquement pour pouvoir rester sur l’île. [Musique] C’est le cas de Charlotte Lebert, la cousine d’Adèle. Elle qui rêvait de voyage au bout du monde n’a jamais quitté la maison où elle a grandi. Depuis 39 ans, elle se lève chaque matin dans un décor de rêve. Vous avez envisagé de partir ou pas ? Non, jamais. Non, je me suis posé la question parce que Trici c’est un peu la facilité mais en même temps je m’y sens tellement bien que pour l’instant j’ai pas l’envie d’en partir quoi. Divorcé, mère de deux enfants qui vivent avec elle une semaine sur deux, elle travaille dans un cadre encore plus idylique. Elle dirige le seul restaurant de plage de Porkerolé par ses grands-parents avant que la loi littorale n’interdise les constructions en bord de mer. Bonour 150 couverts, un snack et une plage privée avec 50 transates loué 18 € la journée. La plage d’argent. Bonjour. Oui. Pour combien de personnes ? Alors, on a un premier service où il faut arriver à 12h15 maximum et après ça va être 13h30. En été, il faut réserver 4 jours à l’avance pour avoir une table en bord de mer. Personne et c’est à quel nom ? L’établissement ouvert d’avril à septembre emploie 10 saisonniers. Gill 56 ans est le chef de cuisine. Il travaille ici tous les étés depuis 9 ans. Ça c’est les loup. Ça c’est la belle bête. Là c’est du petit. Ces poissons sauvages ont été pêchés en Méditerranée, mais ils ont beaucoup voyagé avant d’arriver ici. Il y a du local mais très rare en fait parce que on passe tellement de marchandises que ça viendraisse. 12h15, la terrasse de Charlotte est noire de touriste. Avec plaisir. Reste à leur faire manger les poissons de Ringis. Pour en vendre un maximum, les serveurs les présentent à chacune des tables. Alors messieurs dames, je me permets de vous proposer la pêche sauvage. Donc aujourd’hui poisson entier sauvage à partager à 9,90 les 100 g. Nous avons du Saint-Pierre, nous avons du loup. Le sapierre, un Saint-Pierre. B Charlotte à la découpe s’il vous plaît. Facturé 99 € le kilo, ces poissons sont les produits sur lesquels le restaurant fait sa plus grosse marge. [Musique] Ouais. Les garnichons arrivent tout de suite. Bon, merci beaucoup. magnifique extraire. Ah c’est trop beau. Ces trois copines originaires de Savoie sont venues une journée à Porquerol pour fêter un anniversaire. Le cadre, la mer, le ciel bleu, ça fait c’est les vacances quoi. C’est super. Un repas de vacances à plus de 60 € par personne. Approvisionné uniquement par bateau, les restaurants sont en moyenne 30 % plus chers que sur le continent. C’est une affaire qui marche la plage ? Non, pas du tout. Il y a qu’à voir. Non, ça marche bien. Il m’en manque deux. Deux fois 75. Fais péter la carte. Non non. Avec plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires, la plage de Charlotte est l’établissement le plus rentable de la famille. Et même si elle pourrait faire le plein tous les soirs, elle s’offre le luxe de fermer à 18h un jour sur de Après le départ de la dernière navette, Charlotte et son équipe ont la plage pour eux. Tous ces saisonniers sont logés sur l’île dans des appartements qui appartiennent à la famille. [Musique] On est avec cet environnement là quand même c’est pas mal. Seul sur une plage presque déserte comme sur une île privée comme autant des arrières grands-parents de Charlotte.
C’est l’une des îles préférées des Français. A côté des dunes de sables fins et des forêts de pin, Oléron attire aussi pour ses saveurs et ses trésors culinaires.
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1 Comment
wesh, cette transition brille stylé de ouf, tellement agréable 👅💋