Pourquoi tout le monde parle de la Sarthe et la Mayenne ? – Intégrale

[Musique] Bonsoir à tous pour ce nouveau numéro 
de passion patrimoine. Je vous emmène côté ouest dans la Sart et la Mayenne. Jusqu’au 18e 
siècle, ces départements faisaient partie   de la province d’Uma. Nous suivrons les 
méandres des deux rivières qui ont donné leur nom aux deux départements. Nous survolerons 
les plus beaux châteaux de la région construits pendant la guerre de 100 ans pour résister 
aux anglais. Ces forteresses ont laissé la   place au 14e siècle à de magnifiques manoires et 
gentillomières. Nicolas Gautier est architecte des bâtiments de France. Il nous fera découvrir 
le M La capitale historique du Mine, une ville entourée d’une fascinante muraille galo-romaine 
érigée au 3e siècle. Il nous racontera aussi l’histoire de la cathédrale Saint-Julien qui 
mêle à roman et art gothique, 13 chapelles entourent le cœur et son magnifique échevaux 
d’arc boutan. La spécificité de la région, ce sont les modes féodales d’imposant de butes de 
terre façonné au 9e siècle par les seigneurs pour se protéger. Ce sont les prémisses des châteaux 
forts et on n’en compte pas moins de 400. Sur la route de la Bretagne, entre le M et 
Renn, l’AV était une ville très commerçante. Xavier Villebrun est conservateur. Il 
connaît tous les détails de cette ville   médiévale avec son axe de passage bordé de maison 
à Colombage, des façades conçues pour se protéger des intempéries et abriter les échopes au 
rez-de-chaussée. Nous rencontrerons aussi une femme de caractère et d’engagement. Martine 
Legal s’est installé sur cette terre d’élevage pour mener son projet d’écâturage. Elle vit 
avec 500 animaux, principalement des chèvres et des moutons qui permettent de tondre 
et de débroussailler les espaces les plus   inaccessibles. Ce travail met ainsi en valeur les 
plus beaux sites de la région. Sa passion rejoint celle des habitants de Lassé les Châteaux. 
Il se mobilise pour sauvegarder le château,   un joyau médiéval avec sa barbacane et son 
chemin de ronde tout à fait unique. Chaque année, les villageois offrent un spectacle magnifique 
en illuminant la forteresse de centaines de lumières. Voici entre Sart et Mayen, un film 
réalisé par Véronique Préot et Jérôme Mignard. [Musique] [Musique] [Musique] On est vraiment sur cette zone de passage entre 
l’est et l’ouest et la Sart, la Mayenne sont un carrefour, un carrefour entre la Normandie, 
entre la Bretagne, entre la vallée du Loire. On est vraiment sur un secteur de passage 
et d’échange. Donc un lieu ouvert. [Musique] La Sart et la Mayenne sont deux 
départements de l’ouest de la France. Ils doivent leur nom aux deux rivières 
qui les traversent du nord au sud. Elles rejoignent la Loire aux 
portes de l’enjou. Longtemps, ce territoire a formé la province du Men, 
un compté riche et puissant. [Musique] Pascal Mariette est un passionné 
d’architecture et d’histoire. [Musique] Aujourd’hui, il entame 
un survol de sa région natale. Il va suivre la rivière Sart. On rentre vraiment 
dans la sarte par le nord. On est sur une rivière un peu de montagne entre guillemets puisque 
on voit les rochers qui affleur et donc la   rivière a tracé des choses dans le paysage 
qui qui sont superbes et magnifiques parce que c’est une continuité de méandre avec des 
petits cotaux boisés et là on part sur d’autres grands méandres et on va trouver des je pense 
de très belles choses le long de cette rivière. Pascal commence par le nord du département. 
[Musique] On continue notre parcours à travers les méandres de la SARPE. Et là, on voit très 
bien la rivière qui entoure la ville de Freet, ce qui fait en fin de compte des 
douves naturelles pour la ville.   On voit le pont. Vraiment magique comme endroit. C’est c’est magnifique. Je pourrais prendre des 
photos d’ici. C’est vraiment génial. [Musique] Alors, freineté est composé de deux trois 
méandres et au Moyen-Âge, on utilise un rocher   qui a la plombe d’un méandre pour y installer 
une forteresse. On avait trois systèmes de fortification, la haute cour qui était autour du 
donjon, on avait la basse cour qui était juste au pied du de cette hautre cour et puis une ville 
une ville elle aussi entourée d’une enceinte. Et à partir de freiner, la rivière va changer 
de de rythme puisque elle part de façon beaucoup plus linéaire vers le M et elle ne fait plus 
tous ses grands mouvements, ses méandres. [Musique] Autour de la rivière apparaît une 
succession de châteaux. Au Moyen-Âge, le Mè est le théâtre de nombreuses batailles. 
[Musique] Des fortifications sont édifié comme ici à Baumont sur Sart, à Fontenet sur Vère [Musique] 
ou encore à Sy et le Guillaume. On aperçoit le magnifique château fort 
de Ciel Guillaume avec ses tours. Là,   on voit bien la barbacane qui est devant 
le château. Qu’est-ce que tu appelle la barbacane ? C’est c’est l’avancée 
protégée en pierre qui est voilà   qui qui est déjà une première protection 
avant de pouvoir rentrer dans le château. [Musique] L’avion quitte le cours de la 
rivière. Il atteint la forteresse de ballon. Son donjon fut construit au début du 11e 
siècle. [Musique] Réputé, imprenable, elle changea pourtant de main 25 fois entre 
les Anglais et les Français. Alors, ballon, là, on voit bien, c’est une ville qui s’est installée, 
qui a évolué sur un grand plateau et de là, on apercevait tout le nord de la Sartte. Tout le 
nord de la C’était vraiment stratégique pour les   pour les les Français et les Anglais qui ont pris 
la place plusieurs fois. Ouais, on voit bien la hauteur sur lequelle est situé le le château Belle 
Façade là avec ses fenêtres enfilade. Tout à fait. C’est superbe. On voit le château, on voit 
le début de la ville. En fin de compte,   on retrouve bien le dessin de la ville première et après on a l’extension de cette 
ville de ballon sur ce plateau. Au pied de ballon, Pascal 
Mariette survole maintenant   une grande zone agricole, le grenier de la Sart. Là, on arrive sur la plaine du Saois. On est 
sur un territoire très riche en culture comme la plaine de Conli et ces deux secteurs sont vraiment 
les grands plateaux céréaliers de de la Sart. Et c’est vrai que ces territoires ont été 
très convoités par l’envahisseur qui venait du nord essentiellement qui était les 
Anglais pour cette richesse agricole. [Musique] Avec la fin de la guerre de 100 ans, on construit des logies non défensifes. 
Les châteaux deviennent alors des manoirs du nord au sud. Ces demeures 
ponctuent le paysage de la région. Il y en a pratiquement tous les de km des 
logies comme ça. À partir du 14e jusqu’au 16e, on a fait de très belles bâtises puisque 
les terres agricoles étaient très riches,   ce qui a permis de de faire ces manoirs 
d’humain qu’on retrouve partout. [Musique] L’avion retrouve le fil de 
l’eau en longeant la vègre.   Un affluent de la Sart apparaît le château de 
Dober. Il appartient à la même famille depuis 1460. [Musique] En survolant de nouveau 
la plus grande rivière du département, Pascal se dirige vers l’abaye Saint-Pierre 
de Solem. Un monument emblématique. Le monastère est réputé dans 
le monde entier pour ses champs   grégoriens. Édifié au 11e siècle, 
il a été plusieurs fois reconstruit. [Musique]   D’ici, je trouve que la Bay a de l’allure. Elle 
a une belle allure en surplombant la sarde. C’est en fin de compte un très beau 
bâtiment mais très récent puisque il a juste un siècle et demi et il est construit 
avec un esprit très particulier puisqu’on reprend le modèle de l’architecture romane. 
Ça fait penser beaucoup au nom de la rose ces architectures très lourdes et en fin de 
compte la bille la plus ancienne est à côté avec les bâtiments qu’on découvre là derrière 
juste derrière qui remonte au 18e siècle. Aujourd’hui, une soixantaine de moines vivent   toujours dans l’abaye. [Musique] 
À quelques kilomètres plus au sud, l’avion atteint un sablé sur ça. 
[Musique] sur les ruines d’un logi médiéval. Le château a été reconstruit au 18e 
siècle pour Colbert, le ministre de Louis X. Au début du 20e siècle, c’est devenu 
la une manufacture de Chicoré. Et puis en 1979, le château revient 
à l’État qui installe à l’intérieur les ateliers de restauration du livre de la 
bibliothèque nationale de France de la BNF. [Musique] [Musique] Le duo termine son survol de la Sart. 
En s’approchant du Man, la capitale historique du M. Le M c’est surtout connu pour ces 24 
heures, ses riettes et ses assurances. [Musique] Mais malheureusement, on oublie que le M c’est 
très riche. Il y a il y a samuraille romaine, il y a une enceinte, il y a une vieille ville 
et puis on voit surtout la cathédrale, le vieux et on voit bien que la la vieille ville est sur 
un un épron euh juste au-dessus de la rivière. [Musique] L’édifice le plus remarquable du M se trouve au pied de la 
vieille ville. Une muraille galoromaine édifiée au 3e siècle sur laquelle veille Nicolas 
Gautier, architecte des bâtiments de France. Il n’y a pas de plus belle enceinte 
romaine conservée dans le en Europe,   dans le dans le monde romain que celle du M. 
Et c’est d’autant plus surprenant que c’est une petite ville. C’est une ville relativement 
modeste et pourtant c’est absolument somptueux. Tout cette enceinte polychrome marqué par 
le rythme des briques des trois assises de   briques alternant avec 5 à 6 de pierre elle-même 
alternant et des pierres noires et des pierres blanches. Donc on a cet effet de couleurs 
qui forment un ensemble extraordinaire parce   que chacun des panneaux entre les tours expriment 
une un ensemble de décors tout à fait différents. La ville du M était une ville très étendue et 
comme toutes les villes de Gaulle à l’époque, la ville se resserre et la construction qui est 
ici n’est pas une construction faite à la Vavite,   c’est une construction qui est faite avec toute 
la science des ingénieurs militaires mais en même temps en disant on va vous en mettre plein 
la vue même pas mal. 18 siècles plus tard, la fortification galoromaine se dresse toujours 
à 8 m de hauteur. [Musique] Jusqu’aux années 50, la muraille est restée dissimulée derrière 
les constructions du quartier des taneurs. Elle est aujourd’hui dégagée et 
s’offre à nouveau au regard. [Musique] Les mensaux veulent la faire classer 
au patrimoine mondial de l’UNESCO. [Musique] Nicolas Gautier travaille aussi à 
la préservation de la cathédrale   Saint-Julien. Il a fallu plus 
de 400 ans pour la construire. Ici, on est dans une cathédrale qui 
est l’édifice majeur du Mine du point de vue religieux. C’est le lieu où 
se situe la puissance de l’évêque et c’est pendant des siècles l’endroit 
où le pouvoir va se concentrer puisque les comptes d’humaines disparaissent et c’est 
l’évêque qui va assurer un rôle prééminent. La nef romane date du 11e siècle. Elle a 
fait l’objet de nombreuses transformations. C’est au 13e que le monument prend de 
la hauteur avec l’édification du cœur gothique. [Musique] La rupture entre l’ancien 
édifice roman et le dernier édifice gothique, c’est exactement ici. Là, on en voit très bien la 
rupture. On est là dans deux espaces radicalement différents. Et ce qui est extraordinaire, c’est 
la façon dont le maître d’œuvre a modifié un tout petit peu la structure de l’édifice pour 
éviter que la voûte de la partie romane de la neuf n’empêche de voir la totalité du 
dégagement de la hauteur de la voûte du cœur. Pour admirer ce chef-dœuvre depuis la 
partie la plus ancienne, le bâtisseur a remonté la dernière voûte romane. Un système 
ingénieux qui met en valeur la perspective du monument. [Musique] Nicolas Gautier a le privilège 
d’accéder à tous les espaces interdits au public. Une centaine de marches mènent au toit de la 
cathédrale. Ici, c’est extraordinaire. On est arrivé aux parties intermédiaire de la cathédrale. 
Alors là, on a toutes ces piles, ces contreforts, ces arquboutans qui expriment vraiment 
l’élancement, la puissance de la cathédrale. 13 chapelles entourent le cœur. L’ensemble 
est soutenu par une forêt d’arc bouton. Là, on est surpris par cet environnement, ces 
arqueboutants qui jaillissent de la façade, qui se lancent comme des des pattes 
d’araignée et qui sont vraiment la   marque de fabrique de cette de cette cathédrale. Les arcs boutons se dédoublent pour rejoindre le   sol. Une originalité architecturale 
qui ne se retrouve qu’à Notre Dame de Paris et qui permet de laisser passer 
la lumière entre les chapelles du cœur. Nicolas prend un peu plus de hauteur. Il 
surplombe maintenant le quartier historique du M. Nous sommes ici dans la vieille ville qui voit une 
organisation du bâti extrêmement dense reflétant parfaitement l’extraordinaire puissance de 
cette cité concentrée enfermé les rceintes. C’est typique de l’architecture médiévale. un 
premier rang de maison sur la rue et puis un deuxième rang de maison au calme à l’intérieur et 
puis derrière le jardin et sur l’arrière d’autres maisons qui reprennent le même principe 
faisant des parcelles très très longues. Aujourd’hui, au pied de la cathédrale, on peut 
toujours admirer les maisons des Channoines. Ces religieux dirigeaient la cité au Moyen-Âge. Superbe ! On arrive sur cette place bordé de 
maison de Chanoine. Toute une série de petits   hôtels particuliers, de petites maisons. 
On a des chanoines qui vivent à côté de leur cathédrale parce que ce sont des moines des 
prêtres séculiers, c’est-à-dire des prêtres qui   vivent dans le siècle. C’est qui n’habitent pas 
dans une abaye qui les enfermerait dans une règle. Ils habitent dans des maisons en ville et ils 
sont donc proches de la population et surtout   ils ont une particularité, c’est qu’ils 
sont médecins la plupart d’entre eux. [Musique] En restaurant le vieux Man, les 
historiens ont fait des découverte comme ici devant la célèbre maison du pilier rouge. [Musique] Cette maison s’appelait parce 
que en réalité il n’en est rien la maison du bourreau. Elle s’est appelée la maison 
du bourreau parce que tout simplement la   tête de mort qui est ici semblait désigner 
tout spécialement la maison du maître des œuvres des hautes œuvres de la ville. 
En 2007, lorsqu’on restaure la maison,   on s’aperçoit que la 4e phase du pilier qui 
était cachée jusqu’alors révèle des crosses du jeu auquel on jouait au M, un jeu de saoule. 
Et là, c’est tout simplement un pilier décoratif, un pilier d’angle de commerçants honnête, 
sympathique, joyeux, très éloigné de la maison du bourreau telle queon l’a longtemps raconté. 
Le pilier est en fait l’enseigne du 15e siècle. Le lendemain, Pascal Mariette, 
le passionné d’histoire,   quitte le M. [Musique] Il est 
attendu dans le nord de la Sart. À la sortie de la ville, il 
emprunte une route célèbre. Ici, on arrive sur la ligne droite des une Audiè. 
Alors, on est dans au sud du Mont et la ligne droite des une Audiè, je pense que ça parle à tout 
le monde puisque c’est le circuit des 24 heures ce qui a fait la renommée internationale de la ville 
du M depuis les années 1920. C’est en 1923 qu’on crée les 24 heures du M après une course qui était 
plus locale qu’on appelait le circuit de la Sart. Pour la course des 24 heures, cette route 
départementale est fermée. Elle fait alors partie du circuit. On est sur une route qui 
est une voie publique, mais les installations restent. On voit encore les rails. Là, on voit 
les endroits qui accueillent la publicité. On laisse toute l’année évidemment toutes 
les protections. Là, on voit par exemple   les grillages de protection dans le virage 
évidemment pour protéger aussi les spectateurs. Et là par exemple, on arrive sur les virages 
ici, ce qu’on appelle les virages Ford qui sont deux beaux virages inclinés. Puis vous 
voyez même sur le côté, écoutez là, voilà,   il y a les petites bandes qui préviennent 
sur la corde du virage que attention, il se passe quelque chose. Vous dépasser, vous 
mordez un peu sur les extérieurs de la chaussée.   On sent le virage qui penche. Voilà, ça y est, 
je me prends pilote là. C’est Je suis Jacky X là. [Applaudissements] [Musique] On venait ici là le long dans les champs à 
l’époque, on venait voir donc les voitures   roulaient à plus de 400 à l’heure. Je peux vous 
dire ça ça vous lève le cœur he quand vous êtes à côté. C’est pas c’est pas n’importe quoi. 
Je connais très bien ce territoire parce que bah j’habitais juste au bout au terre rouge et 
donc c’est un pour moi c’est un espace de jeu étant gamin et c’est vrai que c’est un espace qui 
faisait rêver. On y voyait passer des tas de gens, des gens comme Steve McQueen ou Paul Newman, ça 
parle, c’est des gens connus et puis évidemment il y a eu tous ces coureurs Jackie X, les Pescarolo 
et cetera qui qui ont gagné ces 24 heures. [Musique] Pascal se dirige maintenant 
vers une autre ligne droite beaucoup plus ancienne. [Musique] Cette voie romaine s’étire 
sur plus de 10 km. Ces chemins cadriaient alors tout le territoire. Ces voies étaient vraiment 
posées installées sur le haut des collines pour évidemment avoir des des voies déjà sèches 
pour que l’eau puisse écouler de chaque côté.   Et puis stratégiquement, c’était très 
important puisque quand on était sur cette sur cette route, on y voyait très très loin. 
Les perspectives étaient très très très grandes. Ces voies romaines étaient très bien 
conçues et aussi bien conçues que nos   autoroutes. C’est-à-dire que il y avait des 
lieux d’hébergement tout le long de cette voie et puis il y avait aussi des points d’eau 
qu’on retrouvait à peu près tous les deux lieux.   Et il est pas étonnant des fois de trouver 
des fermes ou des lie qui s’appellent la fontaine la fontaine quelque chose pour 
rappeler ce point d’eau. [Musique] Ce tracé reliait l’UES à Conda Triédonome, 
les noms des actuels Paris et Rennes. Ces voies romaines bien tracées étaient réservé 
à une certaine population à l’époque romaine et les personnes qui n’avaient pas le 
standing marchaient sur les bas côtés, c’est-à-dire sur des chemins qui se trouvaient un 
petit peu plus en contrebas de ce chemin de crête. Ce qui est d’amusant, c’est que 
presque 20 siècles plus tard,   on circule toujours sur les mêmes routes. [Musique] En poursuivant sa route vers le nord, 
Pascal Mariette longe des croix sculptés qui rythment le paysage. [Musique] Alors ici, on 
est devant quelque chose de très important pour le haen, c’est qu’on est devant une croix 
archaïque. Ces fameuses croix archaïques que   l’on trouvé sur tout le territoire par 
centaines dans tout le paysage. Tout le paysage qui est derrière nous est composé de 
ces croix. Et ces croix sont en gris roussard. C’est une pierre locale, tout à fait 
locale, que l’on trouve dans le secteur. À chaque angle de chemin important, on 
trouvait une croix. On va voir ici dans ce secteur énormément de croix différentes les 
unes des autres, mais celle-ci c’est vraiment   je dirais le schéma type de la croix du paysage 
du Haen. Les plus anciennes datent du 10e siècle. Moi j’aime bien ces croix parce que ça c’est 
vraiment un mégale. C’est c’est un peu un   comme un dolman taillé. C’est une pierre posée. 
Elle est toute simple. Il y a pas de raccord, il y a rien. Ça a été sculpté mais vraiment 
d’une façon très simple avec un coup de burin et puis j’imagine tout à fait les voyageur 
à travers les chemins creux dans notre   département qui découvraient à un moment cette 
balise. En fin de compte, c’est les premiers panneaux de signalisation hein. C’était un 
repère un repère dans le paysage. [Musique] [Musique] Le paysage de la Sartte, c’est 
toute une ambiance de paysages qui sont   toujours agréables à regarder. Et en plus, 
quand on regarde bien, quand on fouille bien, quand on examine bien ce paysage, et bien 
on va on va y trouver un bâti très très intéressant. [Applaudissements] Ça peut être un 
château du 19e. Ça peut être de grandes fermes, de grandes exploitations qui qui ont toute une 
histoire depuis presque une dizaine de siècles. [Musique] Le passionné d’histoire est 
attendu à Saint-Rémi du Val. Son logie abassial illustre la richesse 
architecturale de la région. [Musique] Ce manoir du 16e siècle 
est restauré patiemment depuis 35 ans par Catherine et Philippe Favre. [Musique] Dans le département, on a énormément de 
de bâtiments de ce type. On a construit énormément de de manoires, de de jolies 
gentillomières et on retrouve à peu près dans dans cette ea sorte ce même schéma, 
c’est-à-dire un grand un grand corps de logi   avec une tour qui des fois a disparu parce 
que la mode a fait qu’à un moment donné, on a enlevé l’escalier en vis pour plutôt 
y mettre des escaliers intérieurs. On a   modifié ces logies mais ils sont toujours 
là imposants dans le paysage. Pas très loin, il y a le manoir de coam un petit peu plus plus 
loin, on en trouvera d’autres et cetera. [Musique] Pour le service territorial de 
l’architecture et du patrimoine,   Pascal a suivi une partie des travaux. 
Les propriétaires ont notamment restauré les toitures, les fenêtres d’origine 
et surtout les deux tours d’angle. Alors, ce qui a changé par exemple ici, d’abord 
l’accès, vous avez deux fenêtres, vous aviez deux portes-fenêtres avec deux jolies marches en béton. 
La porte d’origine était complètement murée et tout le décor extérieur avait été complètement 
cimenté. Mais méthodiquement, d’autre part, la tourelle d’escalier était coupée. Vous voyez une 
très légère différence en fait de couleur. Et bien tout ce qui était au-dessus n’existait plus. Et au 
sommet, les fleurons, ces éléments de pierre avec quatre côtés avaient été également sectionné. En 
revanche, ce que nous n’avons pas touché, ce sont toutes ces petites statues au sommet des toits. 
Vous voyez un griffon, vous voyez un lion, vous voyez deux singes. On n pas touché non plus les 
les trous de couleuvrine pour les premiers fusils de l’époque qui ont été posés vraisemblablement 
au moment des guerres de religion. Vous en avez   qui protégeit la porte d’entrée. Voilà. 
Essentiellement. Essentiellement. [Musique] Il y a toujours des gens passionnés 
partout. On en trouve sur tout le   département. Je crois que quandon tombe 
dedans, quand on a envie de restaurer, quand on a vraiment envie de 
de réaliser quelque chose,   c’est vraiment un rêve. Puis je crois qu’on peut 
on est capable d’y passer toute sa vie aussi. Dans l’après-midi, Pascal Mariette 
emmène Catherine et Philippe. Il veut leur faire découvrir des constructions 
militaires qui témoignent de la pression exercée pendant plus de 4 siècles par les Anglais. Les villages ou les villes fortifiées se 
sont installées sur cette petite colline.   C’est vrai qu’on on a l’impression d’être dans 
un terrain plutôt plat quand on voit la région, mais il est pas si plat que ça. Il y a de jolies 
collines où on va s’installer. Ça va être très   stratégique. [Musique] Il commence par ballon 
avec la fortification qu’il a survolé la veille. Pour la première fois, Catherine et Philippe 
vont pénétrer au cœur du donjon. Et on arrive en haut du donjon, enfin vraiment du ce qu’on 
appelle aujourd’hui le donjon. Et de là, c’est le tour de là ça va être le paysage. Le 
paysage se déploie à des kilomètres. Voilà le paysage que pouvait voir un garde pour voir si 
quelque chose bougeait ou si la l’ennemi arrivait. Et on voit tout le nord du département puisqu’on 
voit la forêt de Perseillon au loin, les grandes   forêts, la forêt de Sil Guillaume et puis les les 
grandes forêts normandes. [Musique] Surnommé la porte du Men, ballon était la première forteresse 
que les Anglais devaient assiéger en arrivant de Normandie. [Musique] Elle fut le théâtre de 
combats acharnés pendant plus de 400 ans. On a créé ces grands grands sites 
fortifiés donc qui est Freiné,   Baumont ici à ballon et toute cette ligne 
de front se crée dans le paysage et forme cette grande ligne de défense qui attend 
évidemment l’ennemi l’ennemi anglais. Le but est de créer vraiment un espace où personne 
ne va passer parce que quand on gagne le Mè quand on arrive de Normandie, c’est aussi après on peut 
espérer gagner la quitaine et donc et aller très loin très loin vers le sud. On est vraiment 
dans un un gros gros système de protection. [Musique] Ici, on monte les talu, on 
creuse des faussées. C’est quand même   une très belle prouesse architecturale 
d’arriver à monter un donjon si haut et pour pouvoir pratiquement voir tout 
le nord d’un département. [Musique] Pascal Mariette se dirige maintenant 
vers un autre patrimoine exceptionnel, plus ancien, les modes féodales. À partir du 9e siècle, les 
seigneurs élèvent ses buts de terre. Ce sont les prémises des châteaux forts. En France, c’est dans la sarte que l’on en 
trouve le plus avec près de 400 recensés. L’une des mieux préservées 
est celle d’Assé Lebane. La mode féodale, c’est un petit peu la forteresse 
du pauvre. l’intention est de se protéger, de créer une fortification, c’est vrai, pas très 
riche parce qu’on a pas trop les moyens à l’époque de de faire des grandes constructions en pierre. 
Alors, tout simplement, on fait ce tas de terre. Cette mote se trouvait entourée d’un enclos 
souvent qui était un petit peu décalé,   qui tournait pas autour de la mote mais qui était 
accollé et c’est le cas à Selboane accollé à cette mote où on trouvait une dizaine de maisons 
et cette mote était surplombée d’une tour en bois tour toute simple qui faisait à peu près une 
dizaine de mètres un petit peu plus peut-être avec juste un chemin de ronde en haut et puis quelque 
chose de de couvert succintement. C’était vraiment de la fortification rudimentaire en bois et puis 
si vraiment en dernier lieu où il fallait venir se protéger, ben on montait très vite dans la tour et 
puis on essayait de se protéger comme on pouvait. [Musique] À quelques kilomètres, une chaîne de colline   marque la frontière avec la 
Normandie voisine. [Musique] On est parti. On est parti. 
Isabelle Aubron est géologue   pour le parc naturel régional Normandie M. Ce matin, elle part observer une 
curiosité géologique, les Alpes Mancelles. En chemin, elle survole les méandres de la Sart. Vo très très bien. Normalement devant tu 
as une très belle vue et en plus on a une   petite rume qui c’est très très joli. Il 
y a de la petite rume en fait au niveau de la sarte. Tu vois, je pense qu’en fait 
tout simplement ça dessine la sarte. La rivière s’écoule aujourd’hui sur ce qui fut   il y a 500 millions d’années le 
fond d’une mer immense. [Musique] Ici, l’océan avait au moins 1000 m de profondeur. toutes ces lignes de crêpte, toutes ces toutes 
ces collines si on peut dire qui sont boisées pour   essayer d’ de de comprendre comment elles se sont 
formées, il faut qu’on se replonge en arrière. Donc on va s’imaginer, on va dire il y a il y a 
500 millions d’années, on va imaginer la mer ici, la mer qui arrive et qui recouvre tout. Et dans 
cette mer, bah du continent sont apportés des sables ou des éléments plus fins, des argiles 
ou des limons qui vont se déposer dans la mer. Et ce sont ces ces ces divins, c’estd ces sables 
qui petit à petit vont se transformer en roche. 200 millions d’années plus 
tard, la région se soulève.   Des montagnes surgissent et la mer disparaît. 
Au gré des sous-bressaux de la terre, ces sommets s’érodent peu à peu 
donnent naissance à ses collines. [Musique] Aujourd’hui, elle culmine à 
400 m d’altitude. [Musique] Après 30 minutes de vol, Isabelle 
Aubron atteint les Alpes Mancelles. Vu du ciel, le plateau semble s’être enfoncé dans 
la terre. [Musique] Tu as vu comme le paysage change ? Ça change complètement. C’est assez sud 
en fait. C’est vrai qu’il y a une une casure nette du paysage. Ce qui explique ce phénomène 
c’est qu’on a eu ici un léger soulèvement. soulèvement qu’on attribue à la formation des 
Alpes. On est à des centaines de kilomètres   mais la formation des Alpes, des vraies Alpes 
a des répercussions sur les paysages du même. Là on a perçoit la petite chapelle 
de Saint-Cédie dans le méandre. [Musique] Ici, en suivant le cours de 
la sarte, les villages sont encaisser. Les rues épousent les courbes de la rivière 
offrant un paysage de moyenne montagne. [Musique] Alors géologiquement c’est très intéressant, 
c’est très original puisque on a la Ste qui   est une rivière de plaine qui s’écoule 
en faisant des grands méandres et qui là soudain sans caisse en une gorge 
relativement profonde. Et on voit bien   que là dans les Alpes dès qu’on arrive sur 
Saintcellerie, on a les gorges et surtout on a la la Ste de torrent. Elle a plus 
cette aspect de de rivière tranquille. Les Alpes Bell en fait c’est c’est un 
un endroit assez merveilleux. Ce sont   des paysages magnifiques. Ce sont des paysages 
atypique et pour qui a envie de s’y intéresser, on peut dans les Alpes Mancell bah avoir un 
regard sur 600 millions d’années d’histoire de de l’histoire de la terre et plus 
particulièrement de l’histoire d’humaine.   Concentré dans quelques dans quelques kilomètres 
carrés ou dizaines de kilomètres carrés. [Musique]   Isabelle s’intéresse particulièrement à cette   église, un véritable livre ouvert sur 
l’histoire géologique de la région. En fait, sur cette charmante petite église 
de Saint-Léonard des Bois, on voit plein de   couleurs de taches différentes parmi le crépi et 
ça correspond à différents roches. Et en fait, sur cette église, on peut avoir un condensé 
de l’histoire géologique de la région. Donc là, on a des chistes. Donc ce 
sont d’anciennes particules fines,   argiles et limons qui ont sédimenté au fond 
de la mer et qui ont été transformés en roche. Âgé de 550 millions d’années, séchistes sont les 
pierres les plus anciennes. [Musique] On a là ce gros qui est un ancien sable. On le date, il y a 
à peu près 95 millions d’années où Saint-Léonard en fait des bois était un golf avec une zone dta 
de petits de petits cours d’eau qui arrivaient et c’est une accumulation de petits grains de sable 
de petits galets roulés plus ou moins émoussé. Cette roche est très solide mais difficile 
à tailler. Elle est couramment utilisée dans la Sart pour construire les sous-bassements des 
édifices. On a ce qu’on appelle du gras haricin. Donc c’est cette roche là. Cette roche là qui 
a qui est datée d’à peu près 470 480 millions d’années. Donc on a deux types de roches 
qui ont un aspect totalement différent. Là, une roche ancienne, là une roche beaucoup plus 
récente. Ces roches appartiennent d’ailleurs à   deux histoires géologiques différentes. Le 
grè armoricain appartient à l’histoire du massif armoricain tandis que le gris roussard 
appartient à l’histoire du bassin parisien. À quelques centaines de mètres 
du village, Isabelle se dirige   maintenant vers un autre lieu insolite 
pour l’ouest de la France. [Musique] Le Pierrier du Grand Patti, une cascade de 
roche de plus de 100 m de haut. [Musique] C’est un paysage qui n’a rien à faire ici. 
On s’attendrait à le voir en montagne,   dans les Alpes ou dans les Pyrénées à 
2000 m d’altitude. Là, on a on arrive sur un milieu très particulier, un 
milieu un peu magique et merveilleux. [Applaudissements]   Isabelle escalade ce qui était à l’origine 
une montagne de gris. Le phénomène qui l’a transformé en pierrier a commencé il y a 2 
millions d’années en pleine période glaciaire. Sous l’effet du gel, les blocs se 
sont fissurés avant de se briser. C’est dans ce genre de de fissure que 
l’eau peut s’infiltrer et sil gèle, voilà, elle augmente de volume et c’est cette 
alternance. Enfin, c’est pas une fois,   c’est pas 10 fois, c’est pas 100 fois, c’est 
des milliers de fois que ça va finir par faire éclater la roche. Là, on a une fissure 
là, on en a de là, bah on pourra voilà,   ça c’est un bloc qui peut qui peut tomber et 
cet énorme bloc au cours du temps, on voit déjà d’autres petites fissures qui sont prêtes pour 
être pour être travaillé par l’action de l’eau qui vont qui vont faire que ce bloc va devenir bah 
plusieurs pierres qui vont alimenter le pierrier. Quand on sait déchiffrer, quand on sait lire un 
caillou, c’est un autre montre qui s’ouvre à nous.   un monde où on peut rêver, on 
peut passer des heures agréables. Un peu plus haut, changement de décor. La géologue 
atteintte une zone recouverte d’une végétation inédite pour la région. des liquenes que l’on 
trouve habituellement dans les zones polaires. Les lien en fait, c’est une association 
entre un champignon et une algue qui   s’associe pour pouvoir vivre dans ce milieu 
hostile, ce milieu par moment hyper sec, par moment très froid. Donc voilà, ils se 
mettent ensemble pour pouvoir coloniser ces ces milieux défavorables. On dit que ce sont des 
pionniers. On les trouve aujourd’hui énormément en Scandinavie. Au Canada, on va trouver 
des grandes étendues de ces de de Cladonie.   Et d’ailleurs ce lien ici qui est un peu 
plus rosé qu’on va nommer des rennes. Après une demi-heure d’ascension, Isabelle 
Aubron arrive enfin au sommet du Pierrier. On a une vue sur l’aspect minéral du des Alpes 
Mancelles sur la sur la Sartte avec sa vallée, ses prairies humides. On est vraiment 
sur un petit écrin très particulier, très particulier pour le Norsart et qui 
laisse qui laisse percevoir en fait ce   que vont être les monds de Normandie et d’humaine. Dans cette zone, au cœur du parc naturel, elle 
travaille avec les propriétaires des pierriers. pour la protection de ces sites. 
[Musique] L’objectif c’est de se dire bah ce site enfin ces Pierriers c’est 
un patrimoine un patrimoine naturel et   on souhaite le préserver pouvoir le 
transmettre aux générations futures. [Musique] [Musique] une centaine km plus au sud se 
dévoilent les rives du Loir. [Musique] Regarde cette brume, ce rayon de soleil qui 
viennent jouer avec les nuages la brume. C’est somptueux. Ah c’est superbe, magnifique. 
Ça va aller le coup de se lever tôt. Le Loir traverse le département d’est en 
ouest avant de se jeter dans la rivière Sart. Sur ces berges, des édifices témoignent de la 
prospérité du sud du Men. [Musique] Nicolas Gautier, l’architecte des bâtiments de France, 
entame une descente de la rivière avec son adjointe et le conservateur régional des monuments 
historiques. Il commence par le joyau du Men, le château du Lude. Un édifice renaissance 
qui rappelle le style de ses voisins de la Loire. [Musique] Le monument fut construit 
sur une forteresse médiévale trois fois plus vaste. [Musique] Ici quand même pour la Sartic 
taille, il y en a quand même assez peu. On est plutôt dans le style patrimonial si des 
manoires. Alors là, c’est exceptionnel. On est très étonné ici au lude de trouver 
un château aussi grand, aussi bien composé. Le trio rejoint la terrasse principale 
qui s’ouvre sur la campagne. Lé Ah oui ! Et puis on a l’impression de 
continuité de la terrasse et de l’arrive   opposée. On voit pas du tout le Loire, il 
disparaît là. devient on domine mais sans on passe pardessus. Cette illusion d’optique 
fut imaginé par les jardiniers au 17e siècle. L’autre curiosité du château, c’est la 
route qui passait au pied de la façade   la plus récente. Il subsiste aujourd’hui le 
pont sur lequel circulaient les marchands. On ne considère pas aujourd’hui que fait d’avoir 
une une autoroute qui passe devant son château   appartiennent au registre de la décoration 
ultime que l’on souhaite apporter à sa demeure. En revanche, on va avoir des propriétaires 
du 18e qui vont tenter par tous les moyens de faire fléchir le tracé routier pour le faire 
passer devant leur maison. Parce que d’une part,   ça fait assez chic d’avoir une route qui passe 
devant chez soi. Et en même temps, une route c’est une allée, une allée plantée d’arbres 
et c’est une mise en valeur du territoire. [Musique] Le sud de l’actuel département de la 
Sarte était une terre de passage entre l’enjou et le maille de Louire, c’est 
d’abord un espace de communication, un passage qui relie la vallée de la Loire 
qui monte vers les territoires d’Ormand.   Au Moyen-Âge jusqu’au très tard 
dans le 18e, on voyage par bateau. Tout au long de la rivière se dévoilent des 
patrimoines discrets comme ici à Créance avec ce logique du 18e siècle édifié dans un village 
médiéval qui contrôlait le trafic fluvial. [Musique]   Un peu plus loin, le groupe atteint un 
autre témoignage de cette activité intense, le moulin de Merv posé sur la rive 
gauche du cour d’eau. [Musique] C’est fantastique parce qu’on a l’impression 
depuis l’eau de découvrir une île. C’est un édifice qui couflotte complètement sur l’eau 
dans un écran végétal avec les grands arbres, le jeu des ramurs qui cache, qui le montre, la 
lumière qui frappe les pierres à des endroits particuliers. C’est saisissant quand on arrive 
comme ça. On a envie d’éprener, d’aller d’aller à coster. Au fil de l’eau, une cinquantaine 
de moulins sont essimés tous les 2 km. Il permettait de nourrir les populations et 
devinent au 15e siècle des lieux stratégiques, des avantpostes de défense, 
des châteaux de la Loire. La tour témoigne de ce passé de forteresse. Est-ce que tu vois une bouche à feu ? Des choses 
comme ça, Antoine à l’arrière, il y en a une sur   le côté là-bas. On devine une bouche à feu 
ronde juste à gauche là. Une bouche à feu, c’est une fente de tir. C’est soit un trou 
circulaire, soit un trou rectangulaire,   mais en tout cas c’est une un trou dans 
une dans une dans une maçonnerie. C’est un repère chronologique parce que chacune 
des des de des de des de ces fendes,   chacune de ces meurtrières ont une typologie 
très caractéristique d’une d’une époque. Et là, ici vraemlement, on est dans le 
dernier tiers du du 16e siècle. Aujourd’hui, le moulin est parfaitement restauré. Pour marquer la fin du périple, Nicolas Gautier 
réserve une surprise à Valérie et Antoine, quelques kilomètres plus loin. Regardez 
derrière les arbres, ce qui se profile. C’est un qu’on ne voit que du Loir en fait. On a 
l’impression qu’il a été posé sur le Loir. Ouais. Pour le plaisir des yeux. C’est vrai qu’il y a un 
jeu de toiture assez pittoresque quand même hein. L’extraordinaire toiture du château de Bazouge 
avec sa grande lucarne et ses deux cornes est une énigme pour les architectes. La question c’est 
est-ce que tout ça est une modification du 15e, du 16e ou du 19e ? Je je sais pas, on aurait dû 
avoir très logiquement une toiture très simple, une lucarne et une toiture qui vient 
l’envelopper qui permet de d’avoir une couverture en ardoise qui n’a pas de raccord. 
Ce qui pourrit une couverture en ardoise, ce sont les raccordements. Ce sont les zones 
de faiblesse qui produisent des fuites. L’édifice est emblématique des bords du Loir. 
Transformé au fil des siècles, il est devenu une demeure seigoriale avec ses grandes fenêtres et 
ses tours d’escalier. [Musique] Mais au Moyen-Âge, c’était une forteresse avec son pont le vie. et 
ces machikoulis des techniques de défense contre les envahisseurs qui arrivaient par la rivière. 
[Musique] On voit en partie basse les bouches à feu d’un type de la fin du 15e. Grande bouche à 
feu horizontale qui permet de placer les petites pièces d’artillerie et qui évidemment sont 
toujours placées très très bas au niveau de la rivière et qui permet de fracasser la n’importe 
quelle embarcation qui oserait s’approcher. Ce qui me frappe, c’est le lieu dans lequel 
se trouve ce château parce que c’est bien le reflet du caractère intimiste du patrimoine 
de la Sart. C’est une architecture qui n’est pas tentatoire, une architecture qui 
se découvre vraiment petit à petit,   qui n’est pas visible du premier coup. [Musique] [Musique] Le lendemain, nous retrouvons Pascal 
Mariette, le passionné d’histoire. Il quitte le département de la Sart et 
pénètre dans la Mayenne voisine. [Musique] [Musique] À l’ouest de l’ancienne province du Men, 
la Mayenne marque la porte de la Bretagne. La région est dominée par 
le sommet du Grand Ouest,   le mont des avoirs qui culmine à 417 m. [Musique] Le paysage est vraiment en train 
de changer sous nos yeux. On rentre   dans le bocage en franchissant ce qu’on 
appelle ces ces collines des coéverrons et on est vraiment dans un paysage 
de vallée, de collines très marqué. C’est très agréable à parcourir. On est 
dans une ambiance euh très confinée. [Musique] 20 km plus loin, Pascal 
s’approche d’un village singulier. Une petite cité industrielle isolée au cœur 
de la forêt, le hameau de Fontaine Daniel. Ici est fondé au 13e siècle, au début du 13e 
siècle, une abaye, une abeille cistercienne qui va survivre à la aux conquêtes anglaises 
et surtout à la guerre de 100 ans et à la révolution française. et bien cet abayi l’État 
se l’approprie et puis ça va être vendu comme biens nationaux et une famille anglaise va s’y 
installer et là va commencer toute une belle histoire de tisseran et c’est là que commence 
vraiment l’histoire de Fontaine Daniel [Musique] au pied de l’abayusine textile créée 
au 19e siècle fonctionne toujours. Aujourd’hui, une dizaine d’ouvrière y produisent 
encore des tissus de très haute qualité. C’est vrai que les ateliers de tissage, 
c’est de plus en plus rare et en Mayenne,   on a encore cette industrie de faire des beaux 
tissus et de la belle matière, du bel ouvrage. Les machines ont évolué mais la méthode 
n’a pas changé. Pour créer un motif, il faut assembler des milliers de fils et 
surveiller qu’aucun ne casse. C’est intéressant quand même d’être dans cette ambiance vraiment 
de d’ateliers qui sont certainement proches de   ce qu’on pouvait vivre aussi au 19e bien sûr 
dans d’autres conditions, mais ce travail ça reste toujours le même. Derrière ce travail, 
il y a tout un savoir-faire. Ce savoir-faire, c’est un patrimoine et ce patrimoine, faut surtout 
pas qu’il disparaisse. Faut qu’on le garde. Dans les ateliers, les couturières façonnent 
surmesure des textiles eau de gamme. Les décorateurs du monde entier les utilisent 
dans les plus beaux intérieurs et les grands hôtels. [Musique] Fontaine Daniel raconte 
également l’évolution du logement ouvrier à partir du 19e siècle. Autour de l’usine s’élève 
des petits immeubles de trois étages. Le Hameau est une ville nouvelle au cœur de la campagne. 
Avant, les gens logaient dans l’ancienne abaye et on leur crée ces ces logements qui sont ultra 
modernes pour l’époque. C’était vraiment des   acquis sociaux importants pour eux. C’était 
vraiment on montait dans un rang social, on éétait plus agriculteur, on devenait un 
travailleur manuel reconnu pour son travail. Il faut savoir que ces gens arrivaient 
d’une ferme au bout d’un chemin,   ils découvraient vraiment le le monde en arrivant 
ici. On s’élevait socialement en arrivant ici. Dès 1833, soit 50 ans avant Jules Ferry, 
une école est créée. Elle est mixte, gratuite et obligatoire pour 
les enfants des ouvriers. Puis une boulangerie, une église et une salle 
des fêtes sont édifiées. On va créer surtout une jolie petite cité industrielle où vraiment 
on va pouvoir vivre presque en autarciie, loin des zones agglomérées et on va créer son 
petit jardin. C’est presque un échoquartier dans dans son esprit, c’est-à-dire on va 
y produire ses légumes, on va y vivre. Il y a très peu de déplacement, 
on est à côté de l’entreprise. Le village évolue encore au lendemain de la 
Première Guerre mondiale. Et puis à partir de 1920, on décide ici de ne plus faire de 
bâtiments où tout le monde se trouve ensemble   de ces bâtiments qu’on pourrait appeler 
HLM et on passe à la maison individuelle. Et dès 1920, donc on crée des maisons 
individuelles et ça jusqu’en 1975, on est vraiment dans dans le village qui 
est vraiment en avance sur son temps. Ces 60 maisons ouvrières sont toutes habitées   aujourd’hui. Certaines abritent 
encore des employés de l’usine. Aligné 02, je décolle et rappel 
sortie de circuit par le nord. [Musique]   Quelques jours plus tard, Pascal Mariette 
s’apprête à survoler la rivière Mayenne. Là en Mayenne, c’est la différence de 
la Sartte. to entièrement sur le massif   armoricain, ce qui fait qu’on va parler 
du noir, le plus sombre pour des chistes, des granites et là on a un paysage formé de 
très beaux vallons qui vont se se répartir de chaque côté de de cette rivière la Mayenne qui 
va vraiment traverser en nord-sud ce département. [Musique]   En s’écartant de quelques kilomètres du lit de la 
Mayenne, il survole le paysage caractéristique de la région, le bocage. Un héritage du Moyen-Âge. 
Alors là vraiment, on voit ce bocage très présent. La Mayenne, à la différence de la Sart, a gardé 
vraiment son territoire rural. Par exemple, ici, on voit une ferme, on voit quelques champs autour 
et bien on peut imaginer qu’on est sur le sur le parcellaire du Moyen-Âge. Il faut imaginer des 
petites exploitations agricoles qui ne faisaient pas plus de deux ou 4 hectares. Donc, on est 
dans quelque chose où on va avoir des petites structures agricoles et chacun va avoir deux 
trois vaches, deux trois chevaux et cetera. Le bocage a failli disparaître dans les années 
50 avec le remembrement. [Musique] Les ha furent arrachés et les petites parcelles réunies pour 
créer de grandes surfaces cultivables. [Musique] Alors du bocage, il en reste heureusement. On 
essaie de le sauver aujourd’hui. Il y a des zones   Natura 2000 qui sont créées pour ça pour essayer 
de maintenir un peu cette image traditionnel que l’on voit là. On voit ce petit parcellaire entouré 
de e. On les voit très bien. On voit qu’il reste encore quelques chemins creux. Ces chemins qui 
permettaient de faire écouler l’eau et puis aussi   de passer de parcelle en parcelle. Et quand on 
sait que ce paysage a été façonné par l’homme il y a plus de 10 siècles, c’est quand même assez 
émouvant quand même de garder ça. Et puis c’est   l’histoire aussi de nos territoires qu’il faut 
préserver pour les générations futures. [Musique] Ce paysage, il est plutôt subtil. On va le 
découvrir d’une colline à l’autre, d’un vallon à l’autre. C’est encore un petit bijou, quelque 
chose qui est resté dans dans son jus en partie. En Mayenne, on a toujours quelque chose à 
découvrir dans un coin. Il y a toujours une   belle demeure. C’est le département où il 
y a le plus de châteaux privés en France, hein. C’est vraiment un département 
qui ne fait pas parler vraiment de lui,   mais c’est un département où tout est à découvrir, tout est discret, tout est un petit peu 
caché. On vit dans un petit monde un peu fermé qui remonte certainement aussi 
au Moyen-Âge où chacun a sa parcelle,   son petit domaine bien fermé, bien isolé. 
Les choses sont faites très discrètement, c’est pas clinquant. La mentalité ici, c’est 
plutôt pour vivre heureux. Vivons cachés. [Musique]   Pascal Mariette retrouve la rivière Mayenne en 
volant vers le sud. Là, on a la Mayenne qui est juste en contrebas et on voit queon a une rivière 
très calme qui part de façon très linéaire vers le sud qui est à quitté un peu les méandres du nord 
où il y avait des massifs plus importants. La première ville importante quand on descend cette 
rivière est Mayenne. Ici, le cour d’eau est dominé par les murs d’enceinte, de ce qui fut un immense 
château fort bâti par les carolingien pour faire reculer l’envahisseur normaux. [Musique] Hayen qui 
est une ancienne ville fortifiée et médiévale et qui a un château avec des bases très anciennes 
puisque la première tour datée du 9e siècle. Grâce à deux récentes découvertes,   les archéologues ont révélé qu’un palais en 
bois existait déjà à l’époque de Charlemagne, de siècles avant la construction 
de l’édifice actuel. [Musique] Pour construire la tour et les remparts, les 
bâtisseurs ont utilisé des pierres collecté ici à une dizaine de kilomètres à Jubelin. Ils 
ont pillé les vestiges d’une cité galoromaine. C’est un lieu extraordinaire puisque on y voit 
beaucoup d’éléments romains. Les fouilles depuis des années ont permis de dégager énormément de 
site, mais surtout il y a un petit fortin qui a été monté dès le premier siècle. Le fortin de 
Jubelin est assez imposant avec les tours dans on voit qu’il y avait deux systèmes de défense 
et puis il y a juste à côté là la ville romaine et on va commencer à voir à droite le théâtre 
romain qui a épousé la petite colline où est Percher Jubelin. Vo la scène qui est en bas. Ce 
théâtre regarder toute la vallée vers le sud-est. [Musique] [Musique] Moi ce qui me touche c’est qu’on est vraiment 
dans un lieu très apaisé, très apaisant. Là par exemple, on est au-dessus de de la Mayenne. 
C’est vraiment magnifique. Ces méandres très doux, très très doux qui qui font ce paysage. Et 
puis au loin bien toujours ce qui domine, c’est le vert. C’est le vert et ce 
territoire a vraiment une identité. Au 17e siècle, les explorateurs français   du nord de la côte américaine ont 
retrouvé là-bas les paysages du Men. C’est la seule province française qui est donnée 
un nom à des États-Unis d’Amérique. Les premiers Français qui arrivent sur la côte au nord des 
États-Unis décident de donner à c dernier état le plus au nord-est des USA le nom de MEN en 
faisant référence évidemment à notre province. [Musique]   C’est la fin du voyage. Pascal Mariette s’approche 
de Laaval, l’autre grande cité médiévale du M. [Musique] Le pontieux est le cœur de la ville. On est 
ici sur un des endroits emblématiques de la ville de la Valle, un lieu très vivant. très 
passager, mais effectivement aussi l’occasion pour le Seigneur de la Valle d’afficher la 
plus belle vue, l’image fétiche, on va dire, des des la Valois. Alors, c’est resté 
hein et ça reste encore la plus belle   image de la Valois. Xavier Villebrun fait un 
inventaire des plus belles vues de la Valle. Pour mieux comprendre l’ancienne cité 
médiévale, il a réalisé cette reconstitution. Jusqu’au 18e siècle, le pont était flanqué 
d’une dizaine de maisons. [Musique] On est ici sur un pont de la fin du 12e 
siècle. C’était un pont qui comportait   énormément d’échopes de part et d’autre. 
Elles avançaient toutes en léger débord sur le parapâ et elles étaient destinées à à deux usages 
principaux. D’abord, la desserte des moulins. Il y avait pas moins de trois moulins de ce côté-ci. Et 
puis il y avait un commerce extrêmement fructueux puisque cette voie était la seule entre lement à 
un bout et Ren à l’autre bout. Le trafic il était particulièrement lent. Il faut imaginer une 
journée pour traverser la ville. Ça laissait   largement le temps aux différents boutiquiers 
de vendre sur le pont leur marchandises. La route de Bretagne entre Lem et Rennes passait 
dans le centre de la Valle par la grande rue. Son tracé est encore visible aujourd’hui et les maisons à Colombage sont toujours debout. Alors voilà l’une des plus belles maisons à pand 
bois de la ville de la Valle assez caractéristique   du décor très austère des maisons la valoises. 
Ici on a une structure de pan de bois qui est la la structure du pan de bois médiéval. C’est un 
pambois a gris vertical, c’est-à-dire que l’on se   contente pour tenir l’étag pour le rigidifier 
de d’avoir des poutres vertical très serré les unes contre les autres qui vont permettre de 
tenir le cadre de la façade. Seule exception ici de décharg vont venir reprendre les poutres 
latérales de façon à éviter les distorsions trop importantes de la façade de la maison. Ne 
faut pas oublier que le pont de bois est   composé essentiellement de poutres posées vertes, 
c’est-à-dire qu’on attend pas le séchage du bois. Ce qui fait que si on ne met pas de décharg, on 
se retrouve très vite avec une maison de guingois. Les façades étaient tornées de statut des saints 
patrons des commerçants et des voyageurs. Tout en haut, c’est Sainte Barbe. Al Sainte 
Barbe avec sa petite tour dans la main,   c’est la sainte protectrice contre les incendies. 
Et effectivement euh à l’AV, comme dans beaucoup de villes, le feu c’est euh l’élément marquant. 
D’ailleurs, on voit que la plupart des maisons   ici sont doté de murs par feu qui permettent 
d’éviter que l’incendie se propage d’une maison à l’autre lorsqu’il débute. Alors, l’Aval, Dieu 
merci, va être épargné. Ça ne sera pas le cas, par   exemple de Ren sa voisine, qui au 18e siècle sera 
totalement reconstruite suite au grand incendie. La reconstitution en trois 
dimensions permet également   de visualiser des parties disparu 
de la ville comme la grande halle. [Musique] Édifié juste après la guerre de 100 
ans et remarquablement conservé, les maisons à panc de bois sont un livre ouvert 
sur les techniques de l’époque. On a ici un exemple particulièrement caractéristique du pont 
de bois la valois, ce que l’on appelle bien sûr   les maisons à encore bellement, c’est-à-dire des 
maisons qui s’avancent sur la rue. Alors cette maison la valoise, elle utilise deux techniques 
combinées. La première pour la partie basse, c’est ce que l’on appelle l’encorbellement sur 
soliv débordante. C’est-à-dire que ce sont tout   simplement les poutres du plancher qui sortent de 
la maison très en avant sur la rue et d’ailleurs tellement en avant qu’on a dû y mettre ce qu’on 
appelle des esseliers, c’est-à-dire des des   soutiens. Et puis pour le second étage, on a été 
quand même un peu plus prudent puisque on utilise un système dit à entretoise, simplement 
une petite poutre entre les deux étages. Les décrochages sur les façades n’étaient 
pas des artifices de décoration. À l’époque, l’objectif était purement 
pratique. Ces encoreellements permettaient tout d’abord d’accroître la surface de la 
maison puisqu’on le voit bien à l’étage,   l’avancée sur la rue permet de développer 
un bâtiment plus important qu’en restant simplement à la plomb. C’était aussi une très 
bonne solution pour se protéger de la pluie.   Les commerçants qui étaient installés en dessous 
pouvaient ainsi vendre leurs marchandises, sortir l’éthal, on pouvait ainsi développer une surface 
commerçante plus importante. On va dire que les   Lavalois ont inventé à leur manière le système de 
la galerie commerçante protégée. Dernier détail, les fermes débordantes, ces avancées de bois 
au niveau du toit conçus pour protéger les façades des intempéries. On va horner ces 
fermes débordantes avec des motifs végétaux, des formes de fleurs et tous les habitants 
rivalisé d’imagination pour décorer leur ferme débordante. Ça donnait à l’Aval 
d’air de petite pyramide décorée. Au-dessus de la Mayenne, le vieux château est 
l’édifice majeur de la cité. Il fut élevé au 11e siècle par la confréie des Guys de la Valle, l’une 
des plus longues lignées de noblesse française. Xavier veut immortaliser le monument 
depuis un promontoir discret. Alors, j’ai la chance pour mon travail de conserver 
les clés des plus belles propriétés de la ville. Alors ici, une propriété qui passe 
totalement inaperçue. Nous sommes   dans une rue très très discrète, mais 
derrière cette façade anonyme se cache une vue époustoufflante, la plus belle 
vue de la Valle sur le château. [Musique] Il y a très peu de propriétés qui peuvent 
s’en orgueillir d’avoir le donjon comme axe, comme tour efffel, la valoise devant eux. 
Et en plus, on a une très très belle vue sur la rive gauche de la Mayenne. On peut 
voir à peu près tous les toits du centre   ancien et c’est cette richesse de toiture, 
de volume qui fait l’intérêt de cette vue. Le sommet du donjon est surmonté 
d’un our en bois construit en 1218. Cet édifice défensif est dans un 
état de conservation remarquable. Comme les gardiens au 13e siècle, Xavier Villebrun 
y déambule entre les poutres de chaînes massifes. C’est un de mes endroits préférés, c’est l’ancêtre 
des machicoulis. C’est ce qu’on appelle le our, c’est-à-dire une charpente militaire qui avançait. 
et qui permettait grâce aux protections en bois dont elle était dotée à la fois de ne pas être 
vue, d’observer mais aussi pour la première fois   dans l’histoire de contre-attaquer en jetant 
des projectiles. On le voit ici au pied de la tour. Alors ces projectiles éclatés tout 
autour. Alors le château ne l’a utilisé véritablement qu’une fois ce lourd au moment de 
la guerre de 100 an puisque les seigneurs de la   Val sont restés enfermés dans leur tour maîtresse 
alors que les Anglais occupaient la totalité de la ville. [Musique] Depuis le our, les défenseurs 
avaient une vue panoramique sur tout la Valle. C’était un extraordinaire mirador 
puisque l’on pouvait observer toute   la vallée. Le Seigneur pouvait tout 
regarder et nous on peut s’en servir également pour découvrir le tracé 
de la Mayenne et le bateau Lavoir. Ce bateau Lavoir transformé en musée est le 
dernier qui reste visible aujourd’hui en France. des femmes. Il avait encore du linge 
il y a 45 ans. Les bateaux la voir, c’était finalement des structures réalisées 
en bord de Mayenne pour permettre de laver   le linge dans la rivière directement puisque 
lesqu voyez rendit totalement inaccessible aux femmes les berges de la Mayen. 
[Musique] Dans ce film réalisé en 1969, cinq bateaux la voir étaient toujours àqu 
ils accueillaient chacun une quarantaine de lavandières qui venaient travailler et discuter. 
Les maillonnais les appelaient les poules d’eau. À l’époque de la mécanisation, qu’est-ce qui fait 
venir ici ces femmes ? Oui. Pourquoi ces femmes viennent-elles encore ici ? Toute rebell 
au progrès, elles ont un ennemi commun, la machine à la vie. Moi, je dis que le linge, il est 
beaucoup plus beau et moins moins éciinté. Ah oui, vous trouvez que Ah oui, même si on le frotte 
beaucoup, mais on le frotte pas énormément,   vous savez. Il y a pourtant du linge des fois qui 
est sale et ben jamais jamais il est déchiré comme dans les machines. Il y a pas d’usur, c’est pas 
pareil. Vous avez pas ça la machine à laver ? Je vous mettre ça me pas. Est-ce que vous avez essayé 
au moins ? Pourquoi pas ? Je pas parce que ça me plaît pas et puis à mon âge alors c’est pas la 
peine. Il y avait que des femmes sur ce niveau-là puisque c’était le niveau des des laveuses. Il y 
avait juste un homme à bord. C’était le capitaine   de Bateau Lavoir. Et le capitaine de Bateau 
Lavoir, il s’occupait des fours ici. Donc à 5h, 6h du matin, les four étit mis en chauffe. Le 
résultat c’était la montée de l’eau bouillante au premier étage de façon à ce que le linge 
prélavé, on puisse finalement le mettre à buer, c’est-à-dire une lessive complète à l’intérieur 
des cules. [Applaudissements] [Musique] À la mort du capitaine, le bateau 
fut abandonné avant d’être classé   à l’inventaire des monuments historiques en 1993. [Musique]   À la sortie de la Valle, en quittant la rivière,   se découvre le paysage de Becage avec 
ses parcelles conçues pour les troupeaux. [Musique] En lisière de la forêt de Charni, Martine 
Legal vite avec plus de 500 animaux. Ce sont mes protégés. Un peu pot de colle. 
Pour certaines, c’est de la chèvre locale, la chèvre commune de l’Ouest qu’on 
appelle chèvre des faussées. Euh,   elle peuplait cette région d’humaine jusqu’au 
milieu du 20e siècle. C’était ce qu’on appelait aussi la vache du pauvre. Euh les les gens s’en 
terre, les gens qui n’avaient pas les moyens d’avoir de la terre pour élever des vaches et bien 
élevaient des chèvres. Euh ces chèvres là qui sont des chèvres extrêmement rustiques, elle se bat 
pour protéger cette espèce en voie de disparition. Il reste un millier de ces chèvres défossées 
en France. J’adore les anciennes races d’animaux de la ferme. J’adore ça. Elles 
ont une utilité certes pas forcément une utilité économique immédiate mais une utilité 
environnementale. La chef ça débroussaille et elles sont tout à fait capables de se nourrir en 
débroussaillant des espaces d’accès difficiles. Martine s’est lancé dans l’écoaturage. protégé 
nettoie des zones escarpées dans toute la région. Elle a aussi créé le conservatoire 
des races anciennes où vivent des   moutons de Jacob à quatre cornes, des 
moutons d’ouissant, des anes normands, plus d’une cinquantaine d’espèces 
sur le point de disparaître. Allez viens là pépère. La technique 
pour attraper un bouc ou bien je l’attrape par la pâte arrière ou bien 
je l’attrape par les cornes. Voilà. Allez viens. Aujourd’hui Martine Legal emmène avec 
son assistante des boucles sur leur nouveau lieu de travail à une vingtaine de kilomètres. Allez, 
hop, en route pour Sainte Suzanne Bien. Voilà. Arrivé en Mayenne il y a 15 ans, elle a trouvé 
sur cette terre d’élevage l’endroit idéal pour son projet. Sur cette partie de la Mayenne, ce 
sont des terres de d’herbage. C’est beaucoup de terres rocailleuses, argileuses sur lesquelles 
la culture n’est pas toujours possible ou en tout cas pas facile. Et c’est la raison pour 
laquelle il y a des zones qui restent en herbé, en broussaillé et donc l’écâturage se prête très 
très bien à l’entretien de ces espaces naturels. [Musique] Martine se bat pour convaincre les collectivités 
et les particuliers de faire appel à ces animaux. Sont des animaux qui sont à la fois robustes,   résistants et rustiques. Ça veut dire 
qu’ils peuvent vivre en plein air intégral. Ils sont capables de se nourrir de ce que la 
nature leur procure à chaque période de l’année. Et ça c’est quelque chose qui doit être maintenu 
parce que c’est un critère qui peut se perdre. [Musique] Après une demi-heure de route, la conservatrice 
des races en danger atteint un sainte Suzan. [Musique] C’est l’un des rares villages perchés de   l’ouest de la France. Il domine une 
petite rivière sur un épron rocheux. [Musique] Le donjon est remarquable et la cité est 
la seule à avoir résisté aux troupes de Guillaume le conquérant qui enfire le 
siège pendant 3 ans. [Musique] sur ses pentes abruptes difficile d’accès que Martine 
fait travailler ses animaux depuis 4 ans. Aussitôt arrivé, elle rejoint la 
pente nord au pied de Sainte-Suzanne. C’est une pente extrêmement abrupte, impossible 
à nettoyer par bah par les hommes. On peut pas y aller. On tient pas debout quand on est Allez 
bébé, viens. On tient pas debout sur cette sur cette pente et pour ça les caprins c’est l’idéal, 
ils peuvent aller entretenir là où les hommes ne peuvent pas le faire. Salut pépère au travail. 
La machine se met en route assez rapidement. Ce bou mange en moyenne 10 
kg de végétaux par jour. Les trois bêtes lâchées aujourd’hui rejoignent 
sep autres qui sont ici depuis plusieurs semaines. Martine adapte le troupeau à l’évolution de la 
végétation. Ici, il y a une repousse. En fait, il faut remettre un petit coup de pression là 
maintenant. Donc remettre des animaux pour que ces plantesl disparaissent parce que une pente 
comme celle-ci est très très rapidement envahi. Il y a 4 ans, quand on a démarré l’opération 
ici, la cité médiévale, les fortifications qui sont derrière moi, on ne les voyait pas du 
tout. Maintenant, nous faisons en sorte de   maintenir la végétation suffisamment basse pour 
que la cité médiévale soit toujours visible. [Musique] Aujourd’hui, Sainte Suzanne a retrouvé son 
écrin de verdure. [Musique] Le lendemain, une autre mission attend l’ambassadrice 
de l’écoaturage, cette fois au bord de la rivière Mayenne. [Musique] Grâce 
à la péniche de Gérard Chauvière, membre de son association, elle part 
des chèvres à 15 km de navigation. C’est magnifique. On voit qu’on a une vraie nature   qui a été très préservée et 
ça c’est une grande richesse. Ce sont des paysages qui sont restés 
assez sauvages. La Mayenne est bordée   de nombreux châteaux et d’ailleurs 
c’est ce qui fait que nous prenons le bateau aujourd’hui pour transporter 
ces chèvres d’un château à un autre. Euh chacun des châteaux se situant au bord de 
la Mayenne. [Musique] Chaque laet de la rivière dévoile un nouvel édifice comme le manoir de la 
Valette ou le château 19e de la Roche. [Musique] Ce sont les témoins d’une période faste où   la Mayenne était utilisée pour 
le transport des marchandises. [Musique] Gérard s’inscrit dans cette tradition 
bâtelière de la région. [Musique] Au 19e siècle, les gens remontaient la Mayenne. 
Ils mettaient 30 jours pour remonter la Mayenne en bateau parce qu’il y ait pas d’écluse parce que 
c’était très très compliqué. C’était risqué même. Aujourd’hui, 45 écluses rythme le cour 
d’eau. Gérard, tu veux un coup de main ? Voilà premier voyage en bateau. Elle a l’air 
d’apprécier là pour le moment. Le trafic commercial sur la Mayenne a maintenant cessé. 
Il y avait des péniches jusqu’en 1976. J’ai des j’ai des souvenirs d’enfance de voir des péniches 
passer à la balle sans savoir que 50 ans après, je je les remplacerai sur la Mayenne. 
[Musique] Pour acheminer ces animaux jusqu’à leur nouveau lieu de travail, Martine 
et Gérard doivent passer quatre écluses. Après 2 heures de route, 
l’équipage atteint sa destination.   Un des plus beaux monuments 
qui surplombe la rivière. Allez, hop, c’est parti. Ah ben voilà les filles, vous êtes arrivé. [Musique] Avec son double corps de 
logie, le château de la rongère est un parfait exemple du style classique 
français. [Musique] C’est dans le bois derrière l’édifice que Martine 
et Elodie emmènent les chèvres. Elle traverse le parc avec ses jardins à 
la française et son labyrinthe. [Musique] Ça c’est un bois, il a plus de 250 ans. Et 
voyez ces herbes là et bien si on les laisse, ça ne va pas permettre aux arbres qui 
sont là de se développer correctement.   C’est la même chose pour les ronces. 
Et vous voyez cette ronce là, et bien ça si on la laisse pousser, elle 
va envahir complètement le sol. L’intérêt ici précisément c’est que bah les 
chèvres c’est ce qu’elles préfèrent. Donc elles vont débarrasser les ronces, les petits 
végétaux qui ne sont pas forcément désirés. Et dès qu’elles ont mangé ces petites ronces là, 
hop, on les enlève. Leur travail est terminé. [Musique] Dans l’après-midi, la protectrice 
des races anciennes part livrer un mouton au château de Laass à 
l’extrême nord de la Mayenne. [Musique] Elle va faire travailler l’animal au 
pied de cette forteresse qui surplombe un étant avec ces huit to ours imposantes. C’est le 
fleuron du patrimoine médiéval de la Mayenne. C’est aussi sur ce site que Martine 
a initié l’écaturage il y a 7 ans. Bonjour. Bonjour madame. Je vous apporte le 
bélier. Les gardiens du château accueillent leur nouveaux pensionnaire. Le joli 
petit bélier. Voilà. Ah ben il est pas content. Je vous suis. Il va prêter ma 
main forte à un troupeau de la même espèce particulièrement résistante secrète 
du château. Des moutons d’ouissant. Il a quel âge votre petit que vous nous avez 
amené ? Alors il est né au printemps. Donc là   il a 4 mois. Toute l’année ces animaux tombent 
la prairie au pied du monument. Et avant qu’ vous faisiez quoi ici avant l’arrivée ? de 
la tte, on tondait les pelouses hein en mot   c’est tourné combien ? Toutes les semaines. Toutes 
les semaines c’était tondu. Toutes les semaines. Disons qu’ils m’ont remplacé directement. Il va 
reprendre un poil d’hiver très rapidement et là ce jeune homme va faire sa place auprès des brebis. 
Enfin ça lui prendra un peu de temps peut-être. Quand vous mettez des animaux à 
entretenir les lieux historiques, les les beaux lieux de patrimoine, 
bah vous mettez du vivant. Depuis 2013, l’arrivée de nouveaux 
propriétaires a donné un élan au   château. Des restaurations ont été entreprises. Des habitants de La ont créé une association de 
bénévoles. Cet après-midi, au pied des tours, il traque la végétation qui s’infiltre 
partout dans les murs. Étienne, Étienne, on coupe tout le noisetier. Le noisetiers, forcément le problème dans 
tous les murs, on en a dans les murs, on en a un petit peu partout parce que vous 
avez tout de suite les écureuils qui grimpent   à même les murs. Donc là, il va aller cacher 
sa noisette parce qu’il la garde pour l’hiver. Donc mais si s’en rappelle plus et bien 
la noisette va germer et puis au bout de   3 4 ans bah vous vous retrouvez avec 
des des branches grosses comme ça. Les racines grossissent, font exploser les joints 
et les pierres se décellent. Un peu plus bas, le mal est déjà fait. Vous voyez ici, il y a 
plus de joint. Tac. Voyez, on passe là dessous. Si on passe à main, il y a un vide ici. Vous 
vous retrouvez avec des pierres qui se sont désolidarisées les unes des autres. 
Ça ça sera une priorité quand même. Tous ces passionnés partagent 
le même attachement à l’édifice. Quand ma mère venait laver son linge dans le 
lavoir qui est là, nous enfants, on faisait quoi ? On escaladait les les rochers et on a passé 
à toute notre enfance. Donc le château, ben c’est notre château. Il a dormi pendant un moment et 
puis maintenant ben je crois que c’est reparti. Ça va être bien là. C’est bon. Après 3 heures 
d’effort, ils admirent le résultat. De le voir comme ça. Non, c’est exceptionnel. C’est beau. Et 
puis là là on se rend bien compte que le château   est construit sur le rocher. Ah oui là ou tout 
à fait. On voit mieux le rocher. On voit mieux la toutes les la hauteur des tours. Donc c’est 
pas mal. Il nous domine un peu plus. [Musique] Le lendemain, c’est la grande 
fête annuelle au château. Les bénévoles doivent disposer 300 bougies. Et 
c’est parti pour illuminer la forteresse à la nuit tombée. On a écumé les églises, les oratoires, 
les vies greniers et on a fait une petite mixture qui est top secrète et qui nous permet d’avoir 
quelque chose qui va durer plus de 3 heures. Ce soir, les lueurs des torches dessineront la   silhouette de la barbacane, l’une des 
mieux conservées en France. [Musique] Cette construction en forme de prou de bateau 
était une première protection pour le château. Les assaillants devaient l’escalader avant 
de partir à l’assaut du pont Levi. [Musique] Côté muraille, le chemin de ronde est unique. Il 
traverse cin des huit tours mais ne permet pas de pénétrer à l’intérieur des bâtiments. L’ennemi 
arrivait sur le chemin de ronde mais ne pouvait pas rentrer dans les tours car vous voyez ici, 
nous passons justement dans un couloir justement   qui indique bien que on peut pas rentrer dans la 
tour. Il y a aucune voilà, il y a aucune entrée, vous voyez sur les côtés. Et là, on se retrouve 
donc sur le chemin de ronde qui était défendu d’un côté par un mur ici que vous voyez où 
autre fois et bien il y avait des créneaux et donc des machicoulis par lequels on lancé ben 
de l’eau bouillante, des pierres, des flèches, tout ce qu’on pouvait trouver quoi. De l’autre 
côté, si l’ennemi arrivait sur le chemin de   ronde et bien en fait il était bloqué quand 
même par une certaine hauteur là de 5 ou 6 m. [Musique] Le soir commence à tomber sur la scè. [Musique] La nuit venue, les bénévoles costumés accueillent les visiteurs pour une 
découverte du château à la chandelle. C’est magique, férique. Enfin,   j’ai le sentiment qu’on entre dans un autre 
univers, qu’on est en dehors du temps. C’est très éphémère parce que à mon avis dans 
dans 1 heure et3, il y aura déjà beaucoup moins   de lumière et puis quand on éteint tout, c’est 
ça fait mal au cœur. Ça c’est vrai, on passe à autre chose. On on enlève nos costumes et puis 
voilà, on attend l’année prochaine. M. [Musique] [Musique] [Musique] Dans le sud du département, 
à une centaine de kilomètres,   le village de Sonon raconte la 
passion de cette terre pour le cheval. Un hippodrome et un immense centre 
d’entraînement accueillent des pursus [Musique] les jours, des jockets préparent ses 
champions. [Musique] 7h du matin, ils sont une centaine à faire travailler 
leur monture. Ici, on est quand même dans dans le monde du cheval. À ce par exemple, vous 
avez 400 habitants quoi. Et ici sur les pistes, vous avez 700 chevaux quasiment qui arrivent 
tous les matins. Ça c’est original. Donc euh   la Mayenne c’est une culture, on élève des 
chevaux et et on entraîne des chevaux bien sûr. Éric Lay est entraîneur derrière. Il s’occupe 
d’une soixantaine de chevaux qui courent sur tous les hippodromes de France. C’est des 
athlètes donc l’échauffement est hyper important. C’est comme les humains. L’athlète se prépare 
avant avant de de s’entraîner un peu plus dur. Et la jument diva de teille qui est la 
dernière, elle la chose particulière,   elle va courir le grand cross de cran. Le 
grand cross de cran organisé en Mayenne depuis 1847 est l’une des courses 
les plus spectaculaires de France. Aujourd’hui, c’est le dernier entraînement 
pour Diva avant le grand jour. On passe une fois la terre et puis après tu 
passe le G et tu arrêtes. Le G, c’est bon. Ouais. Ouais. Allez. Le cross est une épreuve 
dangereuse pour les chevaux et les cavaliers. Une compétition sur une longue distance qui 
alterne des terrains variés et des obstacles impressionnants. Et ce qui est important, 
c’est que le les chevaux ils s’amusent. qu’ils aient pas l’impression de travailler, 
que ça reste un plaisir pour eux et ce petit   parcours est très bien pour ça. Donc là, ils 
vont certainement passer le gay. Allez, allô. Ouais, tuarrêtes après. Pour terminer la séance, Eric fait galoper ses 
champions à pleine vitesse sur la piste en sable. 3 jours plus tard, nous sommes à 
quelques heures du grand cross. Diva Diva a-t-elle passé une bonne nuit là. Hop 
hop hop. Je regarde si les jambes sont bien. Ça c’est très important parce que avant de faire 
un effort, il faut être sûr que tout tout est   bien. Al là, ici c’est les tendons et ça c’est 
quand même les bah c’est la base c’est la base de tout quoi. C’est les pneus. Donc si on 
a un pneu qui est un petit peu dégonflé,   ben ça ça va pas aller loin. Là, les jambes 
sont bien comme cet après-midi, elle a quand même 6000 m à parcourir et dans un bon rythme s’il 
y arrive rien. Donc faut vraiment que la jument elle soit bien, que qu’elle ait pas une petite 
boîterie, une petite gonfle ou quoi que ce soit. [Musique] Éc le n’ qu’une dizaine de kilomètres à parcourir 
pour arriver sur le champ de course. La pression, oui, elle monte. Oui, normal, ça c’est normal. 
Moi j’ai eu le bonheur d’avoir été premier 2è   une année. J’en revenais même pas quoi. J’ai 
mis 8 jours avant de comprendre que j’aais été le prer et deè de la même course dans le 
grand cross de cran quoi. C’est du rêve quoi. [Musique] À cran, Diva va affronter h 
autres purs sur un parcours de 6 km. Sur la piste, mais aussi à 
l’extérieur du champ de course,   les concurrents vont franchir 31 obstacles. Chaque année, pour l’événement, 
la petite ville de 4000 habitants accueille plus de 16000 spectateurs 
venus de toute la région. [Musique] Pendant la course, les cavaliers vont 
traverser cette route départementale. C’est l’un des obstacles les plus 
redoutés. Une heure avant le départ,   les bénévoles déposent 25 tonnes de terre 
pour protéger les articulations des chevaux. Là, on met 15 cm à peu près. Et une fois avant 
une demi-heure avant la course, on ferme et on remet de la terre pour cacher les passages de 
roue. Ils font tout un circuit à l’intérieur. Ils traversent la route en bas là, ils font ils 
remontent le champ, ils prennent le talu là, ils retournent sur la route et reprendent 
le talu pour direction les tribunes. Arrivé. Au même moment, un personnage 
incontournable arrive à l’hippodrome. René Perérigois, le speaker officiel est 
originaire de Cran. C’est sûrement ici où je prends le plus de plaisir à commenter les 
courses. Je veux pas je veux pas dénigrer les   autres hippodromes. Mais Cran, c’est 
quelque chose d’assez exceptionnel. C’est en plus c’est mon pays. Donc c’est 
c’est quelque chose que je vis autrement. Les gens viennent viennent chercher un petit peu 
d’adrénaline, viennent chercher du spectacle. René repère et révise une dernière 
fois les noms des concurrents. Le but c’est c’est de faire vivre 
la course parce que parce que moi   je la vis et je voudrais que les gens la 
ressentent. Cet endroit faut qu’il vibre parce que c’est sûrement un des plus beaux cross 
de France. Reculez 5 minutes avant le départ. Les bénévoles ferment la route à la circulation. 
[Musique] Les concurrents se rassemblent. Sous l’œil inquiet d’Éric l’entraîneur de 
divin. Je vous s’approche des élastiques [Applaudissements] de grand cross de France 
sur la distance de 6000 m avec quality John qui s’est tout de suite par du commandement 
Diva de Till qui vient maintenant en seconde   position avec Kville qui est là tout près quick 
by qui est plus côté ces adquire n’est pas loin du tout il précède maintenant dans son sillage 
qui de la corrig on vient de partir hein. C’est le petit tour de chauffe là pour l’instant. 
Allez en deuxème position pour l’instant c’est après une minute de course première frayeur 
pour Diva. Kazak et toc rouge. Oh là là, elle a glissé mais bon ça 
va. Ouais, elle a glissé. Hop là. Hop là. [Musique] Au 3e km, les chevaux s’approchent 
de l’obstacle le plus dangereux. Ouais, c’est bon, on les a passé. Voilà,   tout le monde a passé. C’est le principal. Ça 
c’est quand même un obstacle assez particulier. [Applaudissements]   Bien ta petite là et les grosses difficultés 
dans quelques instants avec le fameux R F et le grand fence de CR. Le grand fence de CR avec 
qui maintient un super les obstacles les plus compliqués pour moi sont passés. Maintenant, 
c’est pas fini hein, il en reste mais bon en passé ce que j’avais ce qui ce qui m’embêtait 
le plus c’était ces deux obstacle là c’est passé juste devant Dival le cheval de tête chute 
et lui cède la première place maintenant est devant puisque le cheval qui était devant il 
est tombé donc c’est qui a pris le train son   compte un peu plus loin devant dit alors 
que 4 dans un effort on se dirige vers l’avantdernière difficulté du parcours éc laor 
commence à y croire avec le pay avec la cour à peu près ensemble maintenant les mê mais à 400 
m de l’arrivée Diva est à bout de souffle elle va pas gagner non elle craque plus non plus de 
qui semble avoir fait la différence. La jument s’arrête devant le dernier obstacle. de la cour 
arrêtez avec de la cour très très facilement et doublé pour gérin avec qui préfè catégor et 
cap bon peut-être l’année prochaine elle est peut-être pas encore assez dure mais bon elle 
court quand même bien mais c’est dur c’est [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] Le soir après la course, Eric Loret retrouve 
ses futurs champions dans son élevage. Ça c’est mon grand moment de détente. Je fais le 
tour de mes prairies, je regarde tous mes chevaux, je vois s’il y a pas un problème. C’est que 
du rêve l’élevage. Vous les avez tout petits, vous les mettez au monde, vous les 
regardez avec les yeux de l’amour.   J’ai juste à regarder, grandir, jouer. Bah, ils 
peuvent pas tous faire des champions mais bon, quand ils sont petits, ils sont tous futurs 
champions. C’est un premier un premier poulin   de d’une nouvelle jument que j’ai acheté. 
Il est mignon comme tout. Il me fait rêver. Maintenant, bon, c’est faut 2 ans pour 
savoir si ça ira ou pas, quoi. Ah. [Musique] C’était donc entre Sart et Mayen, un film 
réalisé par Véronique Préot et Jérôme Mignard. Au moment, les travaux de valorisation du 
patrimoine se poursuivent. Les fouilles ont   permis de dégager une tour romaine et un mur de 
l’ancienne salle capitulaire de la cathédrale. À l’aval, les baindouches en face du 
bateau Lavoir ont été restaurées. Ce   bâtiment Hardco a été construit en 1925 
pour répondre à la demande d’hygiène des habitants. Ce lieu surprenant va devenir 
un endroit dédié à l’art contemporain. Le château de Lacer les châteaux propose de 
nombreuses animations durant tout l’été,   que ce soit du théâtre ou des sports extrêmes. 
Les bénévoles renouvelleront pour la 4e fois la visite à la chandelle. Elle aura lieu le 17 
septembre prochain dans le cadre des journées du patrimoine. Vous retrouvez bien sûr toutes 
les informations concernant cette émission sur   notre site internet. Vous pouvez nous suivre 
sur les réseaux sociaux. Euh tout de suite le grand soir 3. Excellente soirée à vous sur 
France 3. Bonsoir [Musique] [Applaudissements]

Retrouvez nos dernières émissions sur https://www.france.tv/france-3/des-racines-et-des-ailes/

Emission intégrale “Passion patrimoine : entre Sarthe et Mayenne” diffusée en avril 2016 sur France 3 et france.tv

Aux confins de l’Anjou, de la Bretagne et de la Normandie, cette vidéo propose un voyage à la découverte de deux départements de l’Ouest de la France : la Sarthe et la Mayenne, autrefois réunis sous le nom de Maine.
Ce territoire, riche en bocages, en paysages variés et en patrimoine architectural, se dévoile au fil des routes et des sentiers. De superbes édifices jalonnent le parcours, témoins d’un passé médiéval encore très présent. On y découvre également une curiosité géologique unique : les Alpes mancelles, avec leurs formations de schiste impressionnantes.
Un voyage au cœur d’une région discrète, authentique et profondément marquée par l’histoire et la nature !

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