Pourquoi tout le monde parle de la Sarthe et la Mayenne ? – Intégrale
[Musique] Bonsoir à tous pour ce nouveau numéro
de passion patrimoine. Je vous emmène côté ouest dans la Sart et la Mayenne. Jusqu’au 18e
siècle, ces départements faisaient partie de la province d’Uma. Nous suivrons les
méandres des deux rivières qui ont donné leur nom aux deux départements. Nous survolerons
les plus beaux châteaux de la région construits pendant la guerre de 100 ans pour résister
aux anglais. Ces forteresses ont laissé la place au 14e siècle à de magnifiques manoires et
gentillomières. Nicolas Gautier est architecte des bâtiments de France. Il nous fera découvrir
le M La capitale historique du Mine, une ville entourée d’une fascinante muraille galo-romaine
érigée au 3e siècle. Il nous racontera aussi l’histoire de la cathédrale Saint-Julien qui
mêle à roman et art gothique, 13 chapelles entourent le cœur et son magnifique échevaux
d’arc boutan. La spécificité de la région, ce sont les modes féodales d’imposant de butes de
terre façonné au 9e siècle par les seigneurs pour se protéger. Ce sont les prémisses des châteaux
forts et on n’en compte pas moins de 400. Sur la route de la Bretagne, entre le M et
Renn, l’AV était une ville très commerçante. Xavier Villebrun est conservateur. Il
connaît tous les détails de cette ville médiévale avec son axe de passage bordé de maison
à Colombage, des façades conçues pour se protéger des intempéries et abriter les échopes au
rez-de-chaussée. Nous rencontrerons aussi une femme de caractère et d’engagement. Martine
Legal s’est installé sur cette terre d’élevage pour mener son projet d’écâturage. Elle vit
avec 500 animaux, principalement des chèvres et des moutons qui permettent de tondre
et de débroussailler les espaces les plus inaccessibles. Ce travail met ainsi en valeur les
plus beaux sites de la région. Sa passion rejoint celle des habitants de Lassé les Châteaux.
Il se mobilise pour sauvegarder le château, un joyau médiéval avec sa barbacane et son
chemin de ronde tout à fait unique. Chaque année, les villageois offrent un spectacle magnifique
en illuminant la forteresse de centaines de lumières. Voici entre Sart et Mayen, un film
réalisé par Véronique Préot et Jérôme Mignard. [Musique] [Musique] [Musique] On est vraiment sur cette zone de passage entre
l’est et l’ouest et la Sart, la Mayenne sont un carrefour, un carrefour entre la Normandie,
entre la Bretagne, entre la vallée du Loire. On est vraiment sur un secteur de passage
et d’échange. Donc un lieu ouvert. [Musique] La Sart et la Mayenne sont deux
départements de l’ouest de la France. Ils doivent leur nom aux deux rivières
qui les traversent du nord au sud. Elles rejoignent la Loire aux
portes de l’enjou. Longtemps, ce territoire a formé la province du Men,
un compté riche et puissant. [Musique] Pascal Mariette est un passionné
d’architecture et d’histoire. [Musique] Aujourd’hui, il entame
un survol de sa région natale. Il va suivre la rivière Sart. On rentre vraiment
dans la sarte par le nord. On est sur une rivière un peu de montagne entre guillemets puisque
on voit les rochers qui affleur et donc la rivière a tracé des choses dans le paysage
qui qui sont superbes et magnifiques parce que c’est une continuité de méandre avec des
petits cotaux boisés et là on part sur d’autres grands méandres et on va trouver des je pense
de très belles choses le long de cette rivière. Pascal commence par le nord du département.
[Musique] On continue notre parcours à travers les méandres de la SARPE. Et là, on voit très
bien la rivière qui entoure la ville de Freet, ce qui fait en fin de compte des
douves naturelles pour la ville. On voit le pont. Vraiment magique comme endroit. C’est c’est magnifique. Je pourrais prendre des
photos d’ici. C’est vraiment génial. [Musique] Alors, freineté est composé de deux trois
méandres et au Moyen-Âge, on utilise un rocher qui a la plombe d’un méandre pour y installer
une forteresse. On avait trois systèmes de fortification, la haute cour qui était autour du
donjon, on avait la basse cour qui était juste au pied du de cette hautre cour et puis une ville
une ville elle aussi entourée d’une enceinte. Et à partir de freiner, la rivière va changer
de de rythme puisque elle part de façon beaucoup plus linéaire vers le M et elle ne fait plus
tous ses grands mouvements, ses méandres. [Musique] Autour de la rivière apparaît une
succession de châteaux. Au Moyen-Âge, le Mè est le théâtre de nombreuses batailles.
[Musique] Des fortifications sont édifié comme ici à Baumont sur Sart, à Fontenet sur Vère [Musique]
ou encore à Sy et le Guillaume. On aperçoit le magnifique château fort
de Ciel Guillaume avec ses tours. Là, on voit bien la barbacane qui est devant
le château. Qu’est-ce que tu appelle la barbacane ? C’est c’est l’avancée
protégée en pierre qui est voilà qui qui est déjà une première protection
avant de pouvoir rentrer dans le château. [Musique] L’avion quitte le cours de la
rivière. Il atteint la forteresse de ballon. Son donjon fut construit au début du 11e
siècle. [Musique] Réputé, imprenable, elle changea pourtant de main 25 fois entre
les Anglais et les Français. Alors, ballon, là, on voit bien, c’est une ville qui s’est installée,
qui a évolué sur un grand plateau et de là, on apercevait tout le nord de la Sartte. Tout le
nord de la C’était vraiment stratégique pour les pour les les Français et les Anglais qui ont pris
la place plusieurs fois. Ouais, on voit bien la hauteur sur lequelle est situé le le château Belle
Façade là avec ses fenêtres enfilade. Tout à fait. C’est superbe. On voit le château, on voit
le début de la ville. En fin de compte, on retrouve bien le dessin de la ville première et après on a l’extension de cette
ville de ballon sur ce plateau. Au pied de ballon, Pascal
Mariette survole maintenant une grande zone agricole, le grenier de la Sart. Là, on arrive sur la plaine du Saois. On est
sur un territoire très riche en culture comme la plaine de Conli et ces deux secteurs sont vraiment
les grands plateaux céréaliers de de la Sart. Et c’est vrai que ces territoires ont été
très convoités par l’envahisseur qui venait du nord essentiellement qui était les
Anglais pour cette richesse agricole. [Musique] Avec la fin de la guerre de 100 ans, on construit des logies non défensifes.
Les châteaux deviennent alors des manoirs du nord au sud. Ces demeures
ponctuent le paysage de la région. Il y en a pratiquement tous les de km des
logies comme ça. À partir du 14e jusqu’au 16e, on a fait de très belles bâtises puisque
les terres agricoles étaient très riches, ce qui a permis de de faire ces manoirs
d’humain qu’on retrouve partout. [Musique] L’avion retrouve le fil de
l’eau en longeant la vègre. Un affluent de la Sart apparaît le château de
Dober. Il appartient à la même famille depuis 1460. [Musique] En survolant de nouveau
la plus grande rivière du département, Pascal se dirige vers l’abaye Saint-Pierre
de Solem. Un monument emblématique. Le monastère est réputé dans
le monde entier pour ses champs grégoriens. Édifié au 11e siècle,
il a été plusieurs fois reconstruit. [Musique] D’ici, je trouve que la Bay a de l’allure. Elle
a une belle allure en surplombant la sarde. C’est en fin de compte un très beau
bâtiment mais très récent puisque il a juste un siècle et demi et il est construit
avec un esprit très particulier puisqu’on reprend le modèle de l’architecture romane.
Ça fait penser beaucoup au nom de la rose ces architectures très lourdes et en fin de
compte la bille la plus ancienne est à côté avec les bâtiments qu’on découvre là derrière
juste derrière qui remonte au 18e siècle. Aujourd’hui, une soixantaine de moines vivent toujours dans l’abaye. [Musique]
À quelques kilomètres plus au sud, l’avion atteint un sablé sur ça.
[Musique] sur les ruines d’un logi médiéval. Le château a été reconstruit au 18e
siècle pour Colbert, le ministre de Louis X. Au début du 20e siècle, c’est devenu
la une manufacture de Chicoré. Et puis en 1979, le château revient
à l’État qui installe à l’intérieur les ateliers de restauration du livre de la
bibliothèque nationale de France de la BNF. [Musique] [Musique] Le duo termine son survol de la Sart.
En s’approchant du Man, la capitale historique du M. Le M c’est surtout connu pour ces 24
heures, ses riettes et ses assurances. [Musique] Mais malheureusement, on oublie que le M c’est
très riche. Il y a il y a samuraille romaine, il y a une enceinte, il y a une vieille ville
et puis on voit surtout la cathédrale, le vieux et on voit bien que la la vieille ville est sur
un un épron euh juste au-dessus de la rivière. [Musique] L’édifice le plus remarquable du M se trouve au pied de la
vieille ville. Une muraille galoromaine édifiée au 3e siècle sur laquelle veille Nicolas
Gautier, architecte des bâtiments de France. Il n’y a pas de plus belle enceinte
romaine conservée dans le en Europe, dans le dans le monde romain que celle du M.
Et c’est d’autant plus surprenant que c’est une petite ville. C’est une ville relativement
modeste et pourtant c’est absolument somptueux. Tout cette enceinte polychrome marqué par
le rythme des briques des trois assises de briques alternant avec 5 à 6 de pierre elle-même
alternant et des pierres noires et des pierres blanches. Donc on a cet effet de couleurs
qui forment un ensemble extraordinaire parce que chacun des panneaux entre les tours expriment
une un ensemble de décors tout à fait différents. La ville du M était une ville très étendue et
comme toutes les villes de Gaulle à l’époque, la ville se resserre et la construction qui est
ici n’est pas une construction faite à la Vavite, c’est une construction qui est faite avec toute
la science des ingénieurs militaires mais en même temps en disant on va vous en mettre plein
la vue même pas mal. 18 siècles plus tard, la fortification galoromaine se dresse toujours
à 8 m de hauteur. [Musique] Jusqu’aux années 50, la muraille est restée dissimulée derrière
les constructions du quartier des taneurs. Elle est aujourd’hui dégagée et
s’offre à nouveau au regard. [Musique] Les mensaux veulent la faire classer
au patrimoine mondial de l’UNESCO. [Musique] Nicolas Gautier travaille aussi à
la préservation de la cathédrale Saint-Julien. Il a fallu plus
de 400 ans pour la construire. Ici, on est dans une cathédrale qui
est l’édifice majeur du Mine du point de vue religieux. C’est le lieu où
se situe la puissance de l’évêque et c’est pendant des siècles l’endroit
où le pouvoir va se concentrer puisque les comptes d’humaines disparaissent et c’est
l’évêque qui va assurer un rôle prééminent. La nef romane date du 11e siècle. Elle a
fait l’objet de nombreuses transformations. C’est au 13e que le monument prend de
la hauteur avec l’édification du cœur gothique. [Musique] La rupture entre l’ancien
édifice roman et le dernier édifice gothique, c’est exactement ici. Là, on en voit très bien la
rupture. On est là dans deux espaces radicalement différents. Et ce qui est extraordinaire, c’est
la façon dont le maître d’œuvre a modifié un tout petit peu la structure de l’édifice pour
éviter que la voûte de la partie romane de la neuf n’empêche de voir la totalité du
dégagement de la hauteur de la voûte du cœur. Pour admirer ce chef-dœuvre depuis la
partie la plus ancienne, le bâtisseur a remonté la dernière voûte romane. Un système
ingénieux qui met en valeur la perspective du monument. [Musique] Nicolas Gautier a le privilège
d’accéder à tous les espaces interdits au public. Une centaine de marches mènent au toit de la
cathédrale. Ici, c’est extraordinaire. On est arrivé aux parties intermédiaire de la cathédrale.
Alors là, on a toutes ces piles, ces contreforts, ces arquboutans qui expriment vraiment
l’élancement, la puissance de la cathédrale. 13 chapelles entourent le cœur. L’ensemble
est soutenu par une forêt d’arc bouton. Là, on est surpris par cet environnement, ces
arqueboutants qui jaillissent de la façade, qui se lancent comme des des pattes
d’araignée et qui sont vraiment la marque de fabrique de cette de cette cathédrale. Les arcs boutons se dédoublent pour rejoindre le sol. Une originalité architecturale
qui ne se retrouve qu’à Notre Dame de Paris et qui permet de laisser passer
la lumière entre les chapelles du cœur. Nicolas prend un peu plus de hauteur. Il
surplombe maintenant le quartier historique du M. Nous sommes ici dans la vieille ville qui voit une
organisation du bâti extrêmement dense reflétant parfaitement l’extraordinaire puissance de
cette cité concentrée enfermé les rceintes. C’est typique de l’architecture médiévale. un
premier rang de maison sur la rue et puis un deuxième rang de maison au calme à l’intérieur et
puis derrière le jardin et sur l’arrière d’autres maisons qui reprennent le même principe
faisant des parcelles très très longues. Aujourd’hui, au pied de la cathédrale, on peut
toujours admirer les maisons des Channoines. Ces religieux dirigeaient la cité au Moyen-Âge. Superbe ! On arrive sur cette place bordé de
maison de Chanoine. Toute une série de petits hôtels particuliers, de petites maisons.
On a des chanoines qui vivent à côté de leur cathédrale parce que ce sont des moines des
prêtres séculiers, c’est-à-dire des prêtres qui vivent dans le siècle. C’est qui n’habitent pas
dans une abaye qui les enfermerait dans une règle. Ils habitent dans des maisons en ville et ils
sont donc proches de la population et surtout ils ont une particularité, c’est qu’ils
sont médecins la plupart d’entre eux. [Musique] En restaurant le vieux Man, les
historiens ont fait des découverte comme ici devant la célèbre maison du pilier rouge. [Musique] Cette maison s’appelait parce
que en réalité il n’en est rien la maison du bourreau. Elle s’est appelée la maison
du bourreau parce que tout simplement la tête de mort qui est ici semblait désigner
tout spécialement la maison du maître des œuvres des hautes œuvres de la ville.
En 2007, lorsqu’on restaure la maison, on s’aperçoit que la 4e phase du pilier qui
était cachée jusqu’alors révèle des crosses du jeu auquel on jouait au M, un jeu de saoule.
Et là, c’est tout simplement un pilier décoratif, un pilier d’angle de commerçants honnête,
sympathique, joyeux, très éloigné de la maison du bourreau telle queon l’a longtemps raconté.
Le pilier est en fait l’enseigne du 15e siècle. Le lendemain, Pascal Mariette,
le passionné d’histoire, quitte le M. [Musique] Il est
attendu dans le nord de la Sart. À la sortie de la ville, il
emprunte une route célèbre. Ici, on arrive sur la ligne droite des une Audiè.
Alors, on est dans au sud du Mont et la ligne droite des une Audiè, je pense que ça parle à tout
le monde puisque c’est le circuit des 24 heures ce qui a fait la renommée internationale de la ville
du M depuis les années 1920. C’est en 1923 qu’on crée les 24 heures du M après une course qui était
plus locale qu’on appelait le circuit de la Sart. Pour la course des 24 heures, cette route
départementale est fermée. Elle fait alors partie du circuit. On est sur une route qui
est une voie publique, mais les installations restent. On voit encore les rails. Là, on voit
les endroits qui accueillent la publicité. On laisse toute l’année évidemment toutes
les protections. Là, on voit par exemple les grillages de protection dans le virage
évidemment pour protéger aussi les spectateurs. Et là par exemple, on arrive sur les virages
ici, ce qu’on appelle les virages Ford qui sont deux beaux virages inclinés. Puis vous
voyez même sur le côté, écoutez là, voilà, il y a les petites bandes qui préviennent
sur la corde du virage que attention, il se passe quelque chose. Vous dépasser, vous
mordez un peu sur les extérieurs de la chaussée. On sent le virage qui penche. Voilà, ça y est,
je me prends pilote là. C’est Je suis Jacky X là. [Applaudissements] [Musique] On venait ici là le long dans les champs à
l’époque, on venait voir donc les voitures roulaient à plus de 400 à l’heure. Je peux vous
dire ça ça vous lève le cœur he quand vous êtes à côté. C’est pas c’est pas n’importe quoi.
Je connais très bien ce territoire parce que bah j’habitais juste au bout au terre rouge et
donc c’est un pour moi c’est un espace de jeu étant gamin et c’est vrai que c’est un espace qui
faisait rêver. On y voyait passer des tas de gens, des gens comme Steve McQueen ou Paul Newman, ça
parle, c’est des gens connus et puis évidemment il y a eu tous ces coureurs Jackie X, les Pescarolo
et cetera qui qui ont gagné ces 24 heures. [Musique] Pascal se dirige maintenant
vers une autre ligne droite beaucoup plus ancienne. [Musique] Cette voie romaine s’étire
sur plus de 10 km. Ces chemins cadriaient alors tout le territoire. Ces voies étaient vraiment
posées installées sur le haut des collines pour évidemment avoir des des voies déjà sèches
pour que l’eau puisse écouler de chaque côté. Et puis stratégiquement, c’était très
important puisque quand on était sur cette sur cette route, on y voyait très très loin.
Les perspectives étaient très très très grandes. Ces voies romaines étaient très bien
conçues et aussi bien conçues que nos autoroutes. C’est-à-dire que il y avait des
lieux d’hébergement tout le long de cette voie et puis il y avait aussi des points d’eau
qu’on retrouvait à peu près tous les deux lieux. Et il est pas étonnant des fois de trouver
des fermes ou des lie qui s’appellent la fontaine la fontaine quelque chose pour
rappeler ce point d’eau. [Musique] Ce tracé reliait l’UES à Conda Triédonome,
les noms des actuels Paris et Rennes. Ces voies romaines bien tracées étaient réservé
à une certaine population à l’époque romaine et les personnes qui n’avaient pas le
standing marchaient sur les bas côtés, c’est-à-dire sur des chemins qui se trouvaient un
petit peu plus en contrebas de ce chemin de crête. Ce qui est d’amusant, c’est que
presque 20 siècles plus tard, on circule toujours sur les mêmes routes. [Musique] En poursuivant sa route vers le nord,
Pascal Mariette longe des croix sculptés qui rythment le paysage. [Musique] Alors ici, on
est devant quelque chose de très important pour le haen, c’est qu’on est devant une croix
archaïque. Ces fameuses croix archaïques que l’on trouvé sur tout le territoire par
centaines dans tout le paysage. Tout le paysage qui est derrière nous est composé de
ces croix. Et ces croix sont en gris roussard. C’est une pierre locale, tout à fait
locale, que l’on trouve dans le secteur. À chaque angle de chemin important, on
trouvait une croix. On va voir ici dans ce secteur énormément de croix différentes les
unes des autres, mais celle-ci c’est vraiment je dirais le schéma type de la croix du paysage
du Haen. Les plus anciennes datent du 10e siècle. Moi j’aime bien ces croix parce que ça c’est
vraiment un mégale. C’est c’est un peu un comme un dolman taillé. C’est une pierre posée.
Elle est toute simple. Il y a pas de raccord, il y a rien. Ça a été sculpté mais vraiment
d’une façon très simple avec un coup de burin et puis j’imagine tout à fait les voyageur
à travers les chemins creux dans notre département qui découvraient à un moment cette
balise. En fin de compte, c’est les premiers panneaux de signalisation hein. C’était un
repère un repère dans le paysage. [Musique] [Musique] Le paysage de la Sartte, c’est
toute une ambiance de paysages qui sont toujours agréables à regarder. Et en plus,
quand on regarde bien, quand on fouille bien, quand on examine bien ce paysage, et bien
on va on va y trouver un bâti très très intéressant. [Applaudissements] Ça peut être un
château du 19e. Ça peut être de grandes fermes, de grandes exploitations qui qui ont toute une
histoire depuis presque une dizaine de siècles. [Musique] Le passionné d’histoire est
attendu à Saint-Rémi du Val. Son logie abassial illustre la richesse
architecturale de la région. [Musique] Ce manoir du 16e siècle
est restauré patiemment depuis 35 ans par Catherine et Philippe Favre. [Musique] Dans le département, on a énormément de
de bâtiments de ce type. On a construit énormément de de manoires, de de jolies
gentillomières et on retrouve à peu près dans dans cette ea sorte ce même schéma,
c’est-à-dire un grand un grand corps de logi avec une tour qui des fois a disparu parce
que la mode a fait qu’à un moment donné, on a enlevé l’escalier en vis pour plutôt
y mettre des escaliers intérieurs. On a modifié ces logies mais ils sont toujours
là imposants dans le paysage. Pas très loin, il y a le manoir de coam un petit peu plus plus
loin, on en trouvera d’autres et cetera. [Musique] Pour le service territorial de
l’architecture et du patrimoine, Pascal a suivi une partie des travaux.
Les propriétaires ont notamment restauré les toitures, les fenêtres d’origine
et surtout les deux tours d’angle. Alors, ce qui a changé par exemple ici, d’abord
l’accès, vous avez deux fenêtres, vous aviez deux portes-fenêtres avec deux jolies marches en béton.
La porte d’origine était complètement murée et tout le décor extérieur avait été complètement
cimenté. Mais méthodiquement, d’autre part, la tourelle d’escalier était coupée. Vous voyez une
très légère différence en fait de couleur. Et bien tout ce qui était au-dessus n’existait plus. Et au
sommet, les fleurons, ces éléments de pierre avec quatre côtés avaient été également sectionné. En
revanche, ce que nous n’avons pas touché, ce sont toutes ces petites statues au sommet des toits.
Vous voyez un griffon, vous voyez un lion, vous voyez deux singes. On n pas touché non plus les
les trous de couleuvrine pour les premiers fusils de l’époque qui ont été posés vraisemblablement
au moment des guerres de religion. Vous en avez qui protégeit la porte d’entrée. Voilà.
Essentiellement. Essentiellement. [Musique] Il y a toujours des gens passionnés
partout. On en trouve sur tout le département. Je crois que quandon tombe
dedans, quand on a envie de restaurer, quand on a vraiment envie de
de réaliser quelque chose, c’est vraiment un rêve. Puis je crois qu’on peut
on est capable d’y passer toute sa vie aussi. Dans l’après-midi, Pascal Mariette
emmène Catherine et Philippe. Il veut leur faire découvrir des constructions
militaires qui témoignent de la pression exercée pendant plus de 4 siècles par les Anglais. Les villages ou les villes fortifiées se
sont installées sur cette petite colline. C’est vrai qu’on on a l’impression d’être dans
un terrain plutôt plat quand on voit la région, mais il est pas si plat que ça. Il y a de jolies
collines où on va s’installer. Ça va être très stratégique. [Musique] Il commence par ballon
avec la fortification qu’il a survolé la veille. Pour la première fois, Catherine et Philippe
vont pénétrer au cœur du donjon. Et on arrive en haut du donjon, enfin vraiment du ce qu’on
appelle aujourd’hui le donjon. Et de là, c’est le tour de là ça va être le paysage. Le
paysage se déploie à des kilomètres. Voilà le paysage que pouvait voir un garde pour voir si
quelque chose bougeait ou si la l’ennemi arrivait. Et on voit tout le nord du département puisqu’on
voit la forêt de Perseillon au loin, les grandes forêts, la forêt de Sil Guillaume et puis les les
grandes forêts normandes. [Musique] Surnommé la porte du Men, ballon était la première forteresse
que les Anglais devaient assiéger en arrivant de Normandie. [Musique] Elle fut le théâtre de
combats acharnés pendant plus de 400 ans. On a créé ces grands grands sites
fortifiés donc qui est Freiné, Baumont ici à ballon et toute cette ligne
de front se crée dans le paysage et forme cette grande ligne de défense qui attend
évidemment l’ennemi l’ennemi anglais. Le but est de créer vraiment un espace où personne
ne va passer parce que quand on gagne le Mè quand on arrive de Normandie, c’est aussi après on peut
espérer gagner la quitaine et donc et aller très loin très loin vers le sud. On est vraiment
dans un un gros gros système de protection. [Musique] Ici, on monte les talu, on
creuse des faussées. C’est quand même une très belle prouesse architecturale
d’arriver à monter un donjon si haut et pour pouvoir pratiquement voir tout
le nord d’un département. [Musique] Pascal Mariette se dirige maintenant
vers un autre patrimoine exceptionnel, plus ancien, les modes féodales. À partir du 9e siècle, les
seigneurs élèvent ses buts de terre. Ce sont les prémises des châteaux forts. En France, c’est dans la sarte que l’on en
trouve le plus avec près de 400 recensés. L’une des mieux préservées
est celle d’Assé Lebane. La mode féodale, c’est un petit peu la forteresse
du pauvre. l’intention est de se protéger, de créer une fortification, c’est vrai, pas très
riche parce qu’on a pas trop les moyens à l’époque de de faire des grandes constructions en pierre.
Alors, tout simplement, on fait ce tas de terre. Cette mote se trouvait entourée d’un enclos
souvent qui était un petit peu décalé, qui tournait pas autour de la mote mais qui était
accollé et c’est le cas à Selboane accollé à cette mote où on trouvait une dizaine de maisons
et cette mote était surplombée d’une tour en bois tour toute simple qui faisait à peu près une
dizaine de mètres un petit peu plus peut-être avec juste un chemin de ronde en haut et puis quelque
chose de de couvert succintement. C’était vraiment de la fortification rudimentaire en bois et puis
si vraiment en dernier lieu où il fallait venir se protéger, ben on montait très vite dans la tour et
puis on essayait de se protéger comme on pouvait. [Musique] À quelques kilomètres, une chaîne de colline marque la frontière avec la
Normandie voisine. [Musique] On est parti. On est parti.
Isabelle Aubron est géologue pour le parc naturel régional Normandie M. Ce matin, elle part observer une
curiosité géologique, les Alpes Mancelles. En chemin, elle survole les méandres de la Sart. Vo très très bien. Normalement devant tu
as une très belle vue et en plus on a une petite rume qui c’est très très joli. Il
y a de la petite rume en fait au niveau de la sarte. Tu vois, je pense qu’en fait
tout simplement ça dessine la sarte. La rivière s’écoule aujourd’hui sur ce qui fut il y a 500 millions d’années le
fond d’une mer immense. [Musique] Ici, l’océan avait au moins 1000 m de profondeur. toutes ces lignes de crêpte, toutes ces toutes
ces collines si on peut dire qui sont boisées pour essayer d’ de de comprendre comment elles se sont
formées, il faut qu’on se replonge en arrière. Donc on va s’imaginer, on va dire il y a il y a
500 millions d’années, on va imaginer la mer ici, la mer qui arrive et qui recouvre tout. Et dans
cette mer, bah du continent sont apportés des sables ou des éléments plus fins, des argiles
ou des limons qui vont se déposer dans la mer. Et ce sont ces ces ces divins, c’estd ces sables
qui petit à petit vont se transformer en roche. 200 millions d’années plus
tard, la région se soulève. Des montagnes surgissent et la mer disparaît.
Au gré des sous-bressaux de la terre, ces sommets s’érodent peu à peu
donnent naissance à ses collines. [Musique] Aujourd’hui, elle culmine à
400 m d’altitude. [Musique] Après 30 minutes de vol, Isabelle
Aubron atteint les Alpes Mancelles. Vu du ciel, le plateau semble s’être enfoncé dans
la terre. [Musique] Tu as vu comme le paysage change ? Ça change complètement. C’est assez sud
en fait. C’est vrai qu’il y a une une casure nette du paysage. Ce qui explique ce phénomène
c’est qu’on a eu ici un léger soulèvement. soulèvement qu’on attribue à la formation des
Alpes. On est à des centaines de kilomètres mais la formation des Alpes, des vraies Alpes
a des répercussions sur les paysages du même. Là on a perçoit la petite chapelle
de Saint-Cédie dans le méandre. [Musique] Ici, en suivant le cours de
la sarte, les villages sont encaisser. Les rues épousent les courbes de la rivière
offrant un paysage de moyenne montagne. [Musique] Alors géologiquement c’est très intéressant,
c’est très original puisque on a la Ste qui est une rivière de plaine qui s’écoule
en faisant des grands méandres et qui là soudain sans caisse en une gorge
relativement profonde. Et on voit bien que là dans les Alpes dès qu’on arrive sur
Saintcellerie, on a les gorges et surtout on a la la Ste de torrent. Elle a plus
cette aspect de de rivière tranquille. Les Alpes Bell en fait c’est c’est un
un endroit assez merveilleux. Ce sont des paysages magnifiques. Ce sont des paysages
atypique et pour qui a envie de s’y intéresser, on peut dans les Alpes Mancell bah avoir un
regard sur 600 millions d’années d’histoire de de l’histoire de la terre et plus
particulièrement de l’histoire d’humaine. Concentré dans quelques dans quelques kilomètres
carrés ou dizaines de kilomètres carrés. [Musique] Isabelle s’intéresse particulièrement à cette église, un véritable livre ouvert sur
l’histoire géologique de la région. En fait, sur cette charmante petite église
de Saint-Léonard des Bois, on voit plein de couleurs de taches différentes parmi le crépi et
ça correspond à différents roches. Et en fait, sur cette église, on peut avoir un condensé
de l’histoire géologique de la région. Donc là, on a des chistes. Donc ce
sont d’anciennes particules fines, argiles et limons qui ont sédimenté au fond
de la mer et qui ont été transformés en roche. Âgé de 550 millions d’années, séchistes sont les
pierres les plus anciennes. [Musique] On a là ce gros qui est un ancien sable. On le date, il y a
à peu près 95 millions d’années où Saint-Léonard en fait des bois était un golf avec une zone dta
de petits de petits cours d’eau qui arrivaient et c’est une accumulation de petits grains de sable
de petits galets roulés plus ou moins émoussé. Cette roche est très solide mais difficile
à tailler. Elle est couramment utilisée dans la Sart pour construire les sous-bassements des
édifices. On a ce qu’on appelle du gras haricin. Donc c’est cette roche là. Cette roche là qui
a qui est datée d’à peu près 470 480 millions d’années. Donc on a deux types de roches
qui ont un aspect totalement différent. Là, une roche ancienne, là une roche beaucoup plus
récente. Ces roches appartiennent d’ailleurs à deux histoires géologiques différentes. Le
grè armoricain appartient à l’histoire du massif armoricain tandis que le gris roussard
appartient à l’histoire du bassin parisien. À quelques centaines de mètres
du village, Isabelle se dirige maintenant vers un autre lieu insolite
pour l’ouest de la France. [Musique] Le Pierrier du Grand Patti, une cascade de
roche de plus de 100 m de haut. [Musique] C’est un paysage qui n’a rien à faire ici.
On s’attendrait à le voir en montagne, dans les Alpes ou dans les Pyrénées à
2000 m d’altitude. Là, on a on arrive sur un milieu très particulier, un
milieu un peu magique et merveilleux. [Applaudissements] Isabelle escalade ce qui était à l’origine
une montagne de gris. Le phénomène qui l’a transformé en pierrier a commencé il y a 2
millions d’années en pleine période glaciaire. Sous l’effet du gel, les blocs se
sont fissurés avant de se briser. C’est dans ce genre de de fissure que
l’eau peut s’infiltrer et sil gèle, voilà, elle augmente de volume et c’est cette
alternance. Enfin, c’est pas une fois, c’est pas 10 fois, c’est pas 100 fois, c’est
des milliers de fois que ça va finir par faire éclater la roche. Là, on a une fissure
là, on en a de là, bah on pourra voilà, ça c’est un bloc qui peut qui peut tomber et
cet énorme bloc au cours du temps, on voit déjà d’autres petites fissures qui sont prêtes pour
être pour être travaillé par l’action de l’eau qui vont qui vont faire que ce bloc va devenir bah
plusieurs pierres qui vont alimenter le pierrier. Quand on sait déchiffrer, quand on sait lire un
caillou, c’est un autre montre qui s’ouvre à nous. un monde où on peut rêver, on
peut passer des heures agréables. Un peu plus haut, changement de décor. La géologue
atteintte une zone recouverte d’une végétation inédite pour la région. des liquenes que l’on
trouve habituellement dans les zones polaires. Les lien en fait, c’est une association
entre un champignon et une algue qui s’associe pour pouvoir vivre dans ce milieu
hostile, ce milieu par moment hyper sec, par moment très froid. Donc voilà, ils se
mettent ensemble pour pouvoir coloniser ces ces milieux défavorables. On dit que ce sont des
pionniers. On les trouve aujourd’hui énormément en Scandinavie. Au Canada, on va trouver
des grandes étendues de ces de de Cladonie. Et d’ailleurs ce lien ici qui est un peu
plus rosé qu’on va nommer des rennes. Après une demi-heure d’ascension, Isabelle
Aubron arrive enfin au sommet du Pierrier. On a une vue sur l’aspect minéral du des Alpes
Mancelles sur la sur la Sartte avec sa vallée, ses prairies humides. On est vraiment
sur un petit écrin très particulier, très particulier pour le Norsart et qui
laisse qui laisse percevoir en fait ce que vont être les monds de Normandie et d’humaine. Dans cette zone, au cœur du parc naturel, elle
travaille avec les propriétaires des pierriers. pour la protection de ces sites.
[Musique] L’objectif c’est de se dire bah ce site enfin ces Pierriers c’est
un patrimoine un patrimoine naturel et on souhaite le préserver pouvoir le
transmettre aux générations futures. [Musique] [Musique] une centaine km plus au sud se
dévoilent les rives du Loir. [Musique] Regarde cette brume, ce rayon de soleil qui
viennent jouer avec les nuages la brume. C’est somptueux. Ah c’est superbe, magnifique.
Ça va aller le coup de se lever tôt. Le Loir traverse le département d’est en
ouest avant de se jeter dans la rivière Sart. Sur ces berges, des édifices témoignent de la
prospérité du sud du Men. [Musique] Nicolas Gautier, l’architecte des bâtiments de France,
entame une descente de la rivière avec son adjointe et le conservateur régional des monuments
historiques. Il commence par le joyau du Men, le château du Lude. Un édifice renaissance
qui rappelle le style de ses voisins de la Loire. [Musique] Le monument fut construit
sur une forteresse médiévale trois fois plus vaste. [Musique] Ici quand même pour la Sartic
taille, il y en a quand même assez peu. On est plutôt dans le style patrimonial si des
manoires. Alors là, c’est exceptionnel. On est très étonné ici au lude de trouver
un château aussi grand, aussi bien composé. Le trio rejoint la terrasse principale
qui s’ouvre sur la campagne. Lé Ah oui ! Et puis on a l’impression de
continuité de la terrasse et de l’arrive opposée. On voit pas du tout le Loire, il
disparaît là. devient on domine mais sans on passe pardessus. Cette illusion d’optique
fut imaginé par les jardiniers au 17e siècle. L’autre curiosité du château, c’est la
route qui passait au pied de la façade la plus récente. Il subsiste aujourd’hui le
pont sur lequel circulaient les marchands. On ne considère pas aujourd’hui que fait d’avoir
une une autoroute qui passe devant son château appartiennent au registre de la décoration
ultime que l’on souhaite apporter à sa demeure. En revanche, on va avoir des propriétaires
du 18e qui vont tenter par tous les moyens de faire fléchir le tracé routier pour le faire
passer devant leur maison. Parce que d’une part, ça fait assez chic d’avoir une route qui passe
devant chez soi. Et en même temps, une route c’est une allée, une allée plantée d’arbres
et c’est une mise en valeur du territoire. [Musique] Le sud de l’actuel département de la
Sarte était une terre de passage entre l’enjou et le maille de Louire, c’est
d’abord un espace de communication, un passage qui relie la vallée de la Loire
qui monte vers les territoires d’Ormand. Au Moyen-Âge jusqu’au très tard
dans le 18e, on voyage par bateau. Tout au long de la rivière se dévoilent des
patrimoines discrets comme ici à Créance avec ce logique du 18e siècle édifié dans un village
médiéval qui contrôlait le trafic fluvial. [Musique] Un peu plus loin, le groupe atteint un
autre témoignage de cette activité intense, le moulin de Merv posé sur la rive
gauche du cour d’eau. [Musique] C’est fantastique parce qu’on a l’impression
depuis l’eau de découvrir une île. C’est un édifice qui couflotte complètement sur l’eau
dans un écran végétal avec les grands arbres, le jeu des ramurs qui cache, qui le montre, la
lumière qui frappe les pierres à des endroits particuliers. C’est saisissant quand on arrive
comme ça. On a envie d’éprener, d’aller d’aller à coster. Au fil de l’eau, une cinquantaine
de moulins sont essimés tous les 2 km. Il permettait de nourrir les populations et
devinent au 15e siècle des lieux stratégiques, des avantpostes de défense,
des châteaux de la Loire. La tour témoigne de ce passé de forteresse. Est-ce que tu vois une bouche à feu ? Des choses
comme ça, Antoine à l’arrière, il y en a une sur le côté là-bas. On devine une bouche à feu
ronde juste à gauche là. Une bouche à feu, c’est une fente de tir. C’est soit un trou
circulaire, soit un trou rectangulaire, mais en tout cas c’est une un trou dans
une dans une dans une maçonnerie. C’est un repère chronologique parce que chacune
des des de des de des de ces fendes, chacune de ces meurtrières ont une typologie
très caractéristique d’une d’une époque. Et là, ici vraemlement, on est dans le
dernier tiers du du 16e siècle. Aujourd’hui, le moulin est parfaitement restauré. Pour marquer la fin du périple, Nicolas Gautier
réserve une surprise à Valérie et Antoine, quelques kilomètres plus loin. Regardez
derrière les arbres, ce qui se profile. C’est un qu’on ne voit que du Loir en fait. On a
l’impression qu’il a été posé sur le Loir. Ouais. Pour le plaisir des yeux. C’est vrai qu’il y a un
jeu de toiture assez pittoresque quand même hein. L’extraordinaire toiture du château de Bazouge
avec sa grande lucarne et ses deux cornes est une énigme pour les architectes. La question c’est
est-ce que tout ça est une modification du 15e, du 16e ou du 19e ? Je je sais pas, on aurait dû
avoir très logiquement une toiture très simple, une lucarne et une toiture qui vient
l’envelopper qui permet de d’avoir une couverture en ardoise qui n’a pas de raccord.
Ce qui pourrit une couverture en ardoise, ce sont les raccordements. Ce sont les zones
de faiblesse qui produisent des fuites. L’édifice est emblématique des bords du Loir.
Transformé au fil des siècles, il est devenu une demeure seigoriale avec ses grandes fenêtres et
ses tours d’escalier. [Musique] Mais au Moyen-Âge, c’était une forteresse avec son pont le vie. et
ces machikoulis des techniques de défense contre les envahisseurs qui arrivaient par la rivière.
[Musique] On voit en partie basse les bouches à feu d’un type de la fin du 15e. Grande bouche à
feu horizontale qui permet de placer les petites pièces d’artillerie et qui évidemment sont
toujours placées très très bas au niveau de la rivière et qui permet de fracasser la n’importe
quelle embarcation qui oserait s’approcher. Ce qui me frappe, c’est le lieu dans lequel
se trouve ce château parce que c’est bien le reflet du caractère intimiste du patrimoine
de la Sart. C’est une architecture qui n’est pas tentatoire, une architecture qui
se découvre vraiment petit à petit, qui n’est pas visible du premier coup. [Musique] [Musique] Le lendemain, nous retrouvons Pascal
Mariette, le passionné d’histoire. Il quitte le département de la Sart et
pénètre dans la Mayenne voisine. [Musique] [Musique] À l’ouest de l’ancienne province du Men,
la Mayenne marque la porte de la Bretagne. La région est dominée par
le sommet du Grand Ouest, le mont des avoirs qui culmine à 417 m. [Musique] Le paysage est vraiment en train
de changer sous nos yeux. On rentre dans le bocage en franchissant ce qu’on
appelle ces ces collines des coéverrons et on est vraiment dans un paysage
de vallée, de collines très marqué. C’est très agréable à parcourir. On est
dans une ambiance euh très confinée. [Musique] 20 km plus loin, Pascal
s’approche d’un village singulier. Une petite cité industrielle isolée au cœur
de la forêt, le hameau de Fontaine Daniel. Ici est fondé au 13e siècle, au début du 13e
siècle, une abaye, une abeille cistercienne qui va survivre à la aux conquêtes anglaises
et surtout à la guerre de 100 ans et à la révolution française. et bien cet abayi l’État
se l’approprie et puis ça va être vendu comme biens nationaux et une famille anglaise va s’y
installer et là va commencer toute une belle histoire de tisseran et c’est là que commence
vraiment l’histoire de Fontaine Daniel [Musique] au pied de l’abayusine textile créée
au 19e siècle fonctionne toujours. Aujourd’hui, une dizaine d’ouvrière y produisent
encore des tissus de très haute qualité. C’est vrai que les ateliers de tissage,
c’est de plus en plus rare et en Mayenne, on a encore cette industrie de faire des beaux
tissus et de la belle matière, du bel ouvrage. Les machines ont évolué mais la méthode
n’a pas changé. Pour créer un motif, il faut assembler des milliers de fils et
surveiller qu’aucun ne casse. C’est intéressant quand même d’être dans cette ambiance vraiment
de d’ateliers qui sont certainement proches de ce qu’on pouvait vivre aussi au 19e bien sûr
dans d’autres conditions, mais ce travail ça reste toujours le même. Derrière ce travail,
il y a tout un savoir-faire. Ce savoir-faire, c’est un patrimoine et ce patrimoine, faut surtout
pas qu’il disparaisse. Faut qu’on le garde. Dans les ateliers, les couturières façonnent
surmesure des textiles eau de gamme. Les décorateurs du monde entier les utilisent
dans les plus beaux intérieurs et les grands hôtels. [Musique] Fontaine Daniel raconte
également l’évolution du logement ouvrier à partir du 19e siècle. Autour de l’usine s’élève
des petits immeubles de trois étages. Le Hameau est une ville nouvelle au cœur de la campagne.
Avant, les gens logaient dans l’ancienne abaye et on leur crée ces ces logements qui sont ultra
modernes pour l’époque. C’était vraiment des acquis sociaux importants pour eux. C’était
vraiment on montait dans un rang social, on éétait plus agriculteur, on devenait un
travailleur manuel reconnu pour son travail. Il faut savoir que ces gens arrivaient
d’une ferme au bout d’un chemin, ils découvraient vraiment le le monde en arrivant
ici. On s’élevait socialement en arrivant ici. Dès 1833, soit 50 ans avant Jules Ferry,
une école est créée. Elle est mixte, gratuite et obligatoire pour
les enfants des ouvriers. Puis une boulangerie, une église et une salle
des fêtes sont édifiées. On va créer surtout une jolie petite cité industrielle où vraiment
on va pouvoir vivre presque en autarciie, loin des zones agglomérées et on va créer son
petit jardin. C’est presque un échoquartier dans dans son esprit, c’est-à-dire on va
y produire ses légumes, on va y vivre. Il y a très peu de déplacement,
on est à côté de l’entreprise. Le village évolue encore au lendemain de la
Première Guerre mondiale. Et puis à partir de 1920, on décide ici de ne plus faire de
bâtiments où tout le monde se trouve ensemble de ces bâtiments qu’on pourrait appeler
HLM et on passe à la maison individuelle. Et dès 1920, donc on crée des maisons
individuelles et ça jusqu’en 1975, on est vraiment dans dans le village qui
est vraiment en avance sur son temps. Ces 60 maisons ouvrières sont toutes habitées aujourd’hui. Certaines abritent
encore des employés de l’usine. Aligné 02, je décolle et rappel
sortie de circuit par le nord. [Musique] Quelques jours plus tard, Pascal Mariette
s’apprête à survoler la rivière Mayenne. Là en Mayenne, c’est la différence de
la Sartte. to entièrement sur le massif armoricain, ce qui fait qu’on va parler
du noir, le plus sombre pour des chistes, des granites et là on a un paysage formé de
très beaux vallons qui vont se se répartir de chaque côté de de cette rivière la Mayenne qui
va vraiment traverser en nord-sud ce département. [Musique] En s’écartant de quelques kilomètres du lit de la
Mayenne, il survole le paysage caractéristique de la région, le bocage. Un héritage du Moyen-Âge.
Alors là vraiment, on voit ce bocage très présent. La Mayenne, à la différence de la Sart, a gardé
vraiment son territoire rural. Par exemple, ici, on voit une ferme, on voit quelques champs autour
et bien on peut imaginer qu’on est sur le sur le parcellaire du Moyen-Âge. Il faut imaginer des
petites exploitations agricoles qui ne faisaient pas plus de deux ou 4 hectares. Donc, on est
dans quelque chose où on va avoir des petites structures agricoles et chacun va avoir deux
trois vaches, deux trois chevaux et cetera. Le bocage a failli disparaître dans les années
50 avec le remembrement. [Musique] Les ha furent arrachés et les petites parcelles réunies pour
créer de grandes surfaces cultivables. [Musique] Alors du bocage, il en reste heureusement. On
essaie de le sauver aujourd’hui. Il y a des zones Natura 2000 qui sont créées pour ça pour essayer
de maintenir un peu cette image traditionnel que l’on voit là. On voit ce petit parcellaire entouré
de e. On les voit très bien. On voit qu’il reste encore quelques chemins creux. Ces chemins qui
permettaient de faire écouler l’eau et puis aussi de passer de parcelle en parcelle. Et quand on
sait que ce paysage a été façonné par l’homme il y a plus de 10 siècles, c’est quand même assez
émouvant quand même de garder ça. Et puis c’est l’histoire aussi de nos territoires qu’il faut
préserver pour les générations futures. [Musique] Ce paysage, il est plutôt subtil. On va le
découvrir d’une colline à l’autre, d’un vallon à l’autre. C’est encore un petit bijou, quelque
chose qui est resté dans dans son jus en partie. En Mayenne, on a toujours quelque chose à
découvrir dans un coin. Il y a toujours une belle demeure. C’est le département où il
y a le plus de châteaux privés en France, hein. C’est vraiment un département
qui ne fait pas parler vraiment de lui, mais c’est un département où tout est à découvrir, tout est discret, tout est un petit peu
caché. On vit dans un petit monde un peu fermé qui remonte certainement aussi
au Moyen-Âge où chacun a sa parcelle, son petit domaine bien fermé, bien isolé.
Les choses sont faites très discrètement, c’est pas clinquant. La mentalité ici, c’est
plutôt pour vivre heureux. Vivons cachés. [Musique] Pascal Mariette retrouve la rivière Mayenne en
volant vers le sud. Là, on a la Mayenne qui est juste en contrebas et on voit queon a une rivière
très calme qui part de façon très linéaire vers le sud qui est à quitté un peu les méandres du nord
où il y avait des massifs plus importants. La première ville importante quand on descend cette
rivière est Mayenne. Ici, le cour d’eau est dominé par les murs d’enceinte, de ce qui fut un immense
château fort bâti par les carolingien pour faire reculer l’envahisseur normaux. [Musique] Hayen qui
est une ancienne ville fortifiée et médiévale et qui a un château avec des bases très anciennes
puisque la première tour datée du 9e siècle. Grâce à deux récentes découvertes, les archéologues ont révélé qu’un palais en
bois existait déjà à l’époque de Charlemagne, de siècles avant la construction
de l’édifice actuel. [Musique] Pour construire la tour et les remparts, les
bâtisseurs ont utilisé des pierres collecté ici à une dizaine de kilomètres à Jubelin. Ils
ont pillé les vestiges d’une cité galoromaine. C’est un lieu extraordinaire puisque on y voit
beaucoup d’éléments romains. Les fouilles depuis des années ont permis de dégager énormément de
site, mais surtout il y a un petit fortin qui a été monté dès le premier siècle. Le fortin de
Jubelin est assez imposant avec les tours dans on voit qu’il y avait deux systèmes de défense
et puis il y a juste à côté là la ville romaine et on va commencer à voir à droite le théâtre
romain qui a épousé la petite colline où est Percher Jubelin. Vo la scène qui est en bas. Ce
théâtre regarder toute la vallée vers le sud-est. [Musique] [Musique] Moi ce qui me touche c’est qu’on est vraiment
dans un lieu très apaisé, très apaisant. Là par exemple, on est au-dessus de de la Mayenne.
C’est vraiment magnifique. Ces méandres très doux, très très doux qui qui font ce paysage. Et
puis au loin bien toujours ce qui domine, c’est le vert. C’est le vert et ce
territoire a vraiment une identité. Au 17e siècle, les explorateurs français du nord de la côte américaine ont
retrouvé là-bas les paysages du Men. C’est la seule province française qui est donnée
un nom à des États-Unis d’Amérique. Les premiers Français qui arrivent sur la côte au nord des
États-Unis décident de donner à c dernier état le plus au nord-est des USA le nom de MEN en
faisant référence évidemment à notre province. [Musique] C’est la fin du voyage. Pascal Mariette s’approche
de Laaval, l’autre grande cité médiévale du M. [Musique] Le pontieux est le cœur de la ville. On est
ici sur un des endroits emblématiques de la ville de la Valle, un lieu très vivant. très
passager, mais effectivement aussi l’occasion pour le Seigneur de la Valle d’afficher la
plus belle vue, l’image fétiche, on va dire, des des la Valois. Alors, c’est resté
hein et ça reste encore la plus belle image de la Valois. Xavier Villebrun fait un
inventaire des plus belles vues de la Valle. Pour mieux comprendre l’ancienne cité
médiévale, il a réalisé cette reconstitution. Jusqu’au 18e siècle, le pont était flanqué
d’une dizaine de maisons. [Musique] On est ici sur un pont de la fin du 12e
siècle. C’était un pont qui comportait énormément d’échopes de part et d’autre.
Elles avançaient toutes en léger débord sur le parapâ et elles étaient destinées à à deux usages
principaux. D’abord, la desserte des moulins. Il y avait pas moins de trois moulins de ce côté-ci. Et
puis il y avait un commerce extrêmement fructueux puisque cette voie était la seule entre lement à
un bout et Ren à l’autre bout. Le trafic il était particulièrement lent. Il faut imaginer une
journée pour traverser la ville. Ça laissait largement le temps aux différents boutiquiers
de vendre sur le pont leur marchandises. La route de Bretagne entre Lem et Rennes passait
dans le centre de la Valle par la grande rue. Son tracé est encore visible aujourd’hui et les maisons à Colombage sont toujours debout. Alors voilà l’une des plus belles maisons à pand
bois de la ville de la Valle assez caractéristique du décor très austère des maisons la valoises.
Ici on a une structure de pan de bois qui est la la structure du pan de bois médiéval. C’est un
pambois a gris vertical, c’est-à-dire que l’on se contente pour tenir l’étag pour le rigidifier
de d’avoir des poutres vertical très serré les unes contre les autres qui vont permettre de
tenir le cadre de la façade. Seule exception ici de décharg vont venir reprendre les poutres
latérales de façon à éviter les distorsions trop importantes de la façade de la maison. Ne
faut pas oublier que le pont de bois est composé essentiellement de poutres posées vertes,
c’est-à-dire qu’on attend pas le séchage du bois. Ce qui fait que si on ne met pas de décharg, on
se retrouve très vite avec une maison de guingois. Les façades étaient tornées de statut des saints
patrons des commerçants et des voyageurs. Tout en haut, c’est Sainte Barbe. Al Sainte
Barbe avec sa petite tour dans la main, c’est la sainte protectrice contre les incendies.
Et effectivement euh à l’AV, comme dans beaucoup de villes, le feu c’est euh l’élément marquant.
D’ailleurs, on voit que la plupart des maisons ici sont doté de murs par feu qui permettent
d’éviter que l’incendie se propage d’une maison à l’autre lorsqu’il débute. Alors, l’Aval, Dieu
merci, va être épargné. Ça ne sera pas le cas, par exemple de Ren sa voisine, qui au 18e siècle sera
totalement reconstruite suite au grand incendie. La reconstitution en trois
dimensions permet également de visualiser des parties disparu
de la ville comme la grande halle. [Musique] Édifié juste après la guerre de 100
ans et remarquablement conservé, les maisons à panc de bois sont un livre ouvert
sur les techniques de l’époque. On a ici un exemple particulièrement caractéristique du pont
de bois la valois, ce que l’on appelle bien sûr les maisons à encore bellement, c’est-à-dire des
maisons qui s’avancent sur la rue. Alors cette maison la valoise, elle utilise deux techniques
combinées. La première pour la partie basse, c’est ce que l’on appelle l’encorbellement sur
soliv débordante. C’est-à-dire que ce sont tout simplement les poutres du plancher qui sortent de
la maison très en avant sur la rue et d’ailleurs tellement en avant qu’on a dû y mettre ce qu’on
appelle des esseliers, c’est-à-dire des des soutiens. Et puis pour le second étage, on a été
quand même un peu plus prudent puisque on utilise un système dit à entretoise, simplement
une petite poutre entre les deux étages. Les décrochages sur les façades n’étaient
pas des artifices de décoration. À l’époque, l’objectif était purement
pratique. Ces encoreellements permettaient tout d’abord d’accroître la surface de la
maison puisqu’on le voit bien à l’étage, l’avancée sur la rue permet de développer
un bâtiment plus important qu’en restant simplement à la plomb. C’était aussi une très
bonne solution pour se protéger de la pluie. Les commerçants qui étaient installés en dessous
pouvaient ainsi vendre leurs marchandises, sortir l’éthal, on pouvait ainsi développer une surface
commerçante plus importante. On va dire que les Lavalois ont inventé à leur manière le système de
la galerie commerçante protégée. Dernier détail, les fermes débordantes, ces avancées de bois
au niveau du toit conçus pour protéger les façades des intempéries. On va horner ces
fermes débordantes avec des motifs végétaux, des formes de fleurs et tous les habitants
rivalisé d’imagination pour décorer leur ferme débordante. Ça donnait à l’Aval
d’air de petite pyramide décorée. Au-dessus de la Mayenne, le vieux château est
l’édifice majeur de la cité. Il fut élevé au 11e siècle par la confréie des Guys de la Valle, l’une
des plus longues lignées de noblesse française. Xavier veut immortaliser le monument
depuis un promontoir discret. Alors, j’ai la chance pour mon travail de conserver
les clés des plus belles propriétés de la ville. Alors ici, une propriété qui passe
totalement inaperçue. Nous sommes dans une rue très très discrète, mais
derrière cette façade anonyme se cache une vue époustoufflante, la plus belle
vue de la Valle sur le château. [Musique] Il y a très peu de propriétés qui peuvent
s’en orgueillir d’avoir le donjon comme axe, comme tour efffel, la valoise devant eux.
Et en plus, on a une très très belle vue sur la rive gauche de la Mayenne. On peut
voir à peu près tous les toits du centre ancien et c’est cette richesse de toiture,
de volume qui fait l’intérêt de cette vue. Le sommet du donjon est surmonté
d’un our en bois construit en 1218. Cet édifice défensif est dans un
état de conservation remarquable. Comme les gardiens au 13e siècle, Xavier Villebrun
y déambule entre les poutres de chaînes massifes. C’est un de mes endroits préférés, c’est l’ancêtre
des machicoulis. C’est ce qu’on appelle le our, c’est-à-dire une charpente militaire qui avançait.
et qui permettait grâce aux protections en bois dont elle était dotée à la fois de ne pas être
vue, d’observer mais aussi pour la première fois dans l’histoire de contre-attaquer en jetant
des projectiles. On le voit ici au pied de la tour. Alors ces projectiles éclatés tout
autour. Alors le château ne l’a utilisé véritablement qu’une fois ce lourd au moment de
la guerre de 100 an puisque les seigneurs de la Val sont restés enfermés dans leur tour maîtresse
alors que les Anglais occupaient la totalité de la ville. [Musique] Depuis le our, les défenseurs
avaient une vue panoramique sur tout la Valle. C’était un extraordinaire mirador
puisque l’on pouvait observer toute la vallée. Le Seigneur pouvait tout
regarder et nous on peut s’en servir également pour découvrir le tracé
de la Mayenne et le bateau Lavoir. Ce bateau Lavoir transformé en musée est le
dernier qui reste visible aujourd’hui en France. des femmes. Il avait encore du linge
il y a 45 ans. Les bateaux la voir, c’était finalement des structures réalisées
en bord de Mayenne pour permettre de laver le linge dans la rivière directement puisque
lesqu voyez rendit totalement inaccessible aux femmes les berges de la Mayen.
[Musique] Dans ce film réalisé en 1969, cinq bateaux la voir étaient toujours àqu
ils accueillaient chacun une quarantaine de lavandières qui venaient travailler et discuter.
Les maillonnais les appelaient les poules d’eau. À l’époque de la mécanisation, qu’est-ce qui fait
venir ici ces femmes ? Oui. Pourquoi ces femmes viennent-elles encore ici ? Toute rebell
au progrès, elles ont un ennemi commun, la machine à la vie. Moi, je dis que le linge, il est
beaucoup plus beau et moins moins éciinté. Ah oui, vous trouvez que Ah oui, même si on le frotte
beaucoup, mais on le frotte pas énormément, vous savez. Il y a pourtant du linge des fois qui
est sale et ben jamais jamais il est déchiré comme dans les machines. Il y a pas d’usur, c’est pas
pareil. Vous avez pas ça la machine à laver ? Je vous mettre ça me pas. Est-ce que vous avez essayé
au moins ? Pourquoi pas ? Je pas parce que ça me plaît pas et puis à mon âge alors c’est pas la
peine. Il y avait que des femmes sur ce niveau-là puisque c’était le niveau des des laveuses. Il y
avait juste un homme à bord. C’était le capitaine de Bateau Lavoir. Et le capitaine de Bateau
Lavoir, il s’occupait des fours ici. Donc à 5h, 6h du matin, les four étit mis en chauffe. Le
résultat c’était la montée de l’eau bouillante au premier étage de façon à ce que le linge
prélavé, on puisse finalement le mettre à buer, c’est-à-dire une lessive complète à l’intérieur
des cules. [Applaudissements] [Musique] À la mort du capitaine, le bateau
fut abandonné avant d’être classé à l’inventaire des monuments historiques en 1993. [Musique] À la sortie de la Valle, en quittant la rivière, se découvre le paysage de Becage avec
ses parcelles conçues pour les troupeaux. [Musique] En lisière de la forêt de Charni, Martine
Legal vite avec plus de 500 animaux. Ce sont mes protégés. Un peu pot de colle.
Pour certaines, c’est de la chèvre locale, la chèvre commune de l’Ouest qu’on
appelle chèvre des faussées. Euh, elle peuplait cette région d’humaine jusqu’au
milieu du 20e siècle. C’était ce qu’on appelait aussi la vache du pauvre. Euh les les gens s’en
terre, les gens qui n’avaient pas les moyens d’avoir de la terre pour élever des vaches et bien
élevaient des chèvres. Euh ces chèvres là qui sont des chèvres extrêmement rustiques, elle se bat
pour protéger cette espèce en voie de disparition. Il reste un millier de ces chèvres défossées
en France. J’adore les anciennes races d’animaux de la ferme. J’adore ça. Elles
ont une utilité certes pas forcément une utilité économique immédiate mais une utilité
environnementale. La chef ça débroussaille et elles sont tout à fait capables de se nourrir en
débroussaillant des espaces d’accès difficiles. Martine s’est lancé dans l’écoaturage. protégé
nettoie des zones escarpées dans toute la région. Elle a aussi créé le conservatoire
des races anciennes où vivent des moutons de Jacob à quatre cornes, des
moutons d’ouissant, des anes normands, plus d’une cinquantaine d’espèces
sur le point de disparaître. Allez viens là pépère. La technique
pour attraper un bouc ou bien je l’attrape par la pâte arrière ou bien
je l’attrape par les cornes. Voilà. Allez viens. Aujourd’hui Martine Legal emmène avec
son assistante des boucles sur leur nouveau lieu de travail à une vingtaine de kilomètres. Allez,
hop, en route pour Sainte Suzanne Bien. Voilà. Arrivé en Mayenne il y a 15 ans, elle a trouvé
sur cette terre d’élevage l’endroit idéal pour son projet. Sur cette partie de la Mayenne, ce
sont des terres de d’herbage. C’est beaucoup de terres rocailleuses, argileuses sur lesquelles
la culture n’est pas toujours possible ou en tout cas pas facile. Et c’est la raison pour
laquelle il y a des zones qui restent en herbé, en broussaillé et donc l’écâturage se prête très
très bien à l’entretien de ces espaces naturels. [Musique] Martine se bat pour convaincre les collectivités
et les particuliers de faire appel à ces animaux. Sont des animaux qui sont à la fois robustes, résistants et rustiques. Ça veut dire
qu’ils peuvent vivre en plein air intégral. Ils sont capables de se nourrir de ce que la
nature leur procure à chaque période de l’année. Et ça c’est quelque chose qui doit être maintenu
parce que c’est un critère qui peut se perdre. [Musique] Après une demi-heure de route, la conservatrice
des races en danger atteint un sainte Suzan. [Musique] C’est l’un des rares villages perchés de l’ouest de la France. Il domine une
petite rivière sur un épron rocheux. [Musique] Le donjon est remarquable et la cité est
la seule à avoir résisté aux troupes de Guillaume le conquérant qui enfire le
siège pendant 3 ans. [Musique] sur ses pentes abruptes difficile d’accès que Martine
fait travailler ses animaux depuis 4 ans. Aussitôt arrivé, elle rejoint la
pente nord au pied de Sainte-Suzanne. C’est une pente extrêmement abrupte, impossible
à nettoyer par bah par les hommes. On peut pas y aller. On tient pas debout quand on est Allez
bébé, viens. On tient pas debout sur cette sur cette pente et pour ça les caprins c’est l’idéal,
ils peuvent aller entretenir là où les hommes ne peuvent pas le faire. Salut pépère au travail.
La machine se met en route assez rapidement. Ce bou mange en moyenne 10
kg de végétaux par jour. Les trois bêtes lâchées aujourd’hui rejoignent
sep autres qui sont ici depuis plusieurs semaines. Martine adapte le troupeau à l’évolution de la
végétation. Ici, il y a une repousse. En fait, il faut remettre un petit coup de pression là
maintenant. Donc remettre des animaux pour que ces plantesl disparaissent parce que une pente
comme celle-ci est très très rapidement envahi. Il y a 4 ans, quand on a démarré l’opération
ici, la cité médiévale, les fortifications qui sont derrière moi, on ne les voyait pas du
tout. Maintenant, nous faisons en sorte de maintenir la végétation suffisamment basse pour
que la cité médiévale soit toujours visible. [Musique] Aujourd’hui, Sainte Suzanne a retrouvé son
écrin de verdure. [Musique] Le lendemain, une autre mission attend l’ambassadrice
de l’écoaturage, cette fois au bord de la rivière Mayenne. [Musique] Grâce
à la péniche de Gérard Chauvière, membre de son association, elle part
des chèvres à 15 km de navigation. C’est magnifique. On voit qu’on a une vraie nature qui a été très préservée et
ça c’est une grande richesse. Ce sont des paysages qui sont restés
assez sauvages. La Mayenne est bordée de nombreux châteaux et d’ailleurs
c’est ce qui fait que nous prenons le bateau aujourd’hui pour transporter
ces chèvres d’un château à un autre. Euh chacun des châteaux se situant au bord de
la Mayenne. [Musique] Chaque laet de la rivière dévoile un nouvel édifice comme le manoir de la
Valette ou le château 19e de la Roche. [Musique] Ce sont les témoins d’une période faste où la Mayenne était utilisée pour
le transport des marchandises. [Musique] Gérard s’inscrit dans cette tradition
bâtelière de la région. [Musique] Au 19e siècle, les gens remontaient la Mayenne.
Ils mettaient 30 jours pour remonter la Mayenne en bateau parce qu’il y ait pas d’écluse parce que
c’était très très compliqué. C’était risqué même. Aujourd’hui, 45 écluses rythme le cour
d’eau. Gérard, tu veux un coup de main ? Voilà premier voyage en bateau. Elle a l’air
d’apprécier là pour le moment. Le trafic commercial sur la Mayenne a maintenant cessé.
Il y avait des péniches jusqu’en 1976. J’ai des j’ai des souvenirs d’enfance de voir des péniches
passer à la balle sans savoir que 50 ans après, je je les remplacerai sur la Mayenne.
[Musique] Pour acheminer ces animaux jusqu’à leur nouveau lieu de travail, Martine
et Gérard doivent passer quatre écluses. Après 2 heures de route,
l’équipage atteint sa destination. Un des plus beaux monuments
qui surplombe la rivière. Allez, hop, c’est parti. Ah ben voilà les filles, vous êtes arrivé. [Musique] Avec son double corps de
logie, le château de la rongère est un parfait exemple du style classique
français. [Musique] C’est dans le bois derrière l’édifice que Martine
et Elodie emmènent les chèvres. Elle traverse le parc avec ses jardins à
la française et son labyrinthe. [Musique] Ça c’est un bois, il a plus de 250 ans. Et
voyez ces herbes là et bien si on les laisse, ça ne va pas permettre aux arbres qui
sont là de se développer correctement. C’est la même chose pour les ronces.
Et vous voyez cette ronce là, et bien ça si on la laisse pousser, elle
va envahir complètement le sol. L’intérêt ici précisément c’est que bah les
chèvres c’est ce qu’elles préfèrent. Donc elles vont débarrasser les ronces, les petits
végétaux qui ne sont pas forcément désirés. Et dès qu’elles ont mangé ces petites ronces là,
hop, on les enlève. Leur travail est terminé. [Musique] Dans l’après-midi, la protectrice
des races anciennes part livrer un mouton au château de Laass à
l’extrême nord de la Mayenne. [Musique] Elle va faire travailler l’animal au
pied de cette forteresse qui surplombe un étant avec ces huit to ours imposantes. C’est le
fleuron du patrimoine médiéval de la Mayenne. C’est aussi sur ce site que Martine
a initié l’écaturage il y a 7 ans. Bonjour. Bonjour madame. Je vous apporte le
bélier. Les gardiens du château accueillent leur nouveaux pensionnaire. Le joli
petit bélier. Voilà. Ah ben il est pas content. Je vous suis. Il va prêter ma
main forte à un troupeau de la même espèce particulièrement résistante secrète
du château. Des moutons d’ouissant. Il a quel âge votre petit que vous nous avez
amené ? Alors il est né au printemps. Donc là il a 4 mois. Toute l’année ces animaux tombent
la prairie au pied du monument. Et avant qu’ vous faisiez quoi ici avant l’arrivée ? de
la tte, on tondait les pelouses hein en mot c’est tourné combien ? Toutes les semaines. Toutes
les semaines c’était tondu. Toutes les semaines. Disons qu’ils m’ont remplacé directement. Il va
reprendre un poil d’hiver très rapidement et là ce jeune homme va faire sa place auprès des brebis.
Enfin ça lui prendra un peu de temps peut-être. Quand vous mettez des animaux à
entretenir les lieux historiques, les les beaux lieux de patrimoine,
bah vous mettez du vivant. Depuis 2013, l’arrivée de nouveaux
propriétaires a donné un élan au château. Des restaurations ont été entreprises. Des habitants de La ont créé une association de
bénévoles. Cet après-midi, au pied des tours, il traque la végétation qui s’infiltre
partout dans les murs. Étienne, Étienne, on coupe tout le noisetier. Le noisetiers, forcément le problème dans
tous les murs, on en a dans les murs, on en a un petit peu partout parce que vous
avez tout de suite les écureuils qui grimpent à même les murs. Donc là, il va aller cacher
sa noisette parce qu’il la garde pour l’hiver. Donc mais si s’en rappelle plus et bien
la noisette va germer et puis au bout de 3 4 ans bah vous vous retrouvez avec
des des branches grosses comme ça. Les racines grossissent, font exploser les joints
et les pierres se décellent. Un peu plus bas, le mal est déjà fait. Vous voyez ici, il y a
plus de joint. Tac. Voyez, on passe là dessous. Si on passe à main, il y a un vide ici. Vous
vous retrouvez avec des pierres qui se sont désolidarisées les unes des autres.
Ça ça sera une priorité quand même. Tous ces passionnés partagent
le même attachement à l’édifice. Quand ma mère venait laver son linge dans le
lavoir qui est là, nous enfants, on faisait quoi ? On escaladait les les rochers et on a passé
à toute notre enfance. Donc le château, ben c’est notre château. Il a dormi pendant un moment et
puis maintenant ben je crois que c’est reparti. Ça va être bien là. C’est bon. Après 3 heures
d’effort, ils admirent le résultat. De le voir comme ça. Non, c’est exceptionnel. C’est beau. Et
puis là là on se rend bien compte que le château est construit sur le rocher. Ah oui là ou tout
à fait. On voit mieux le rocher. On voit mieux la toutes les la hauteur des tours. Donc c’est
pas mal. Il nous domine un peu plus. [Musique] Le lendemain, c’est la grande
fête annuelle au château. Les bénévoles doivent disposer 300 bougies. Et
c’est parti pour illuminer la forteresse à la nuit tombée. On a écumé les églises, les oratoires,
les vies greniers et on a fait une petite mixture qui est top secrète et qui nous permet d’avoir
quelque chose qui va durer plus de 3 heures. Ce soir, les lueurs des torches dessineront la silhouette de la barbacane, l’une des
mieux conservées en France. [Musique] Cette construction en forme de prou de bateau
était une première protection pour le château. Les assaillants devaient l’escalader avant
de partir à l’assaut du pont Levi. [Musique] Côté muraille, le chemin de ronde est unique. Il
traverse cin des huit tours mais ne permet pas de pénétrer à l’intérieur des bâtiments. L’ennemi
arrivait sur le chemin de ronde mais ne pouvait pas rentrer dans les tours car vous voyez ici,
nous passons justement dans un couloir justement qui indique bien que on peut pas rentrer dans la
tour. Il y a aucune voilà, il y a aucune entrée, vous voyez sur les côtés. Et là, on se retrouve
donc sur le chemin de ronde qui était défendu d’un côté par un mur ici que vous voyez où
autre fois et bien il y avait des créneaux et donc des machicoulis par lequels on lancé ben
de l’eau bouillante, des pierres, des flèches, tout ce qu’on pouvait trouver quoi. De l’autre
côté, si l’ennemi arrivait sur le chemin de ronde et bien en fait il était bloqué quand
même par une certaine hauteur là de 5 ou 6 m. [Musique] Le soir commence à tomber sur la scè. [Musique] La nuit venue, les bénévoles costumés accueillent les visiteurs pour une
découverte du château à la chandelle. C’est magique, férique. Enfin, j’ai le sentiment qu’on entre dans un autre
univers, qu’on est en dehors du temps. C’est très éphémère parce que à mon avis dans
dans 1 heure et3, il y aura déjà beaucoup moins de lumière et puis quand on éteint tout, c’est
ça fait mal au cœur. Ça c’est vrai, on passe à autre chose. On on enlève nos costumes et puis
voilà, on attend l’année prochaine. M. [Musique] [Musique] [Musique] Dans le sud du département,
à une centaine de kilomètres, le village de Sonon raconte la
passion de cette terre pour le cheval. Un hippodrome et un immense centre
d’entraînement accueillent des pursus [Musique] les jours, des jockets préparent ses
champions. [Musique] 7h du matin, ils sont une centaine à faire travailler
leur monture. Ici, on est quand même dans dans le monde du cheval. À ce par exemple, vous
avez 400 habitants quoi. Et ici sur les pistes, vous avez 700 chevaux quasiment qui arrivent
tous les matins. Ça c’est original. Donc euh la Mayenne c’est une culture, on élève des
chevaux et et on entraîne des chevaux bien sûr. Éric Lay est entraîneur derrière. Il s’occupe
d’une soixantaine de chevaux qui courent sur tous les hippodromes de France. C’est des
athlètes donc l’échauffement est hyper important. C’est comme les humains. L’athlète se prépare
avant avant de de s’entraîner un peu plus dur. Et la jument diva de teille qui est la
dernière, elle la chose particulière, elle va courir le grand cross de cran. Le
grand cross de cran organisé en Mayenne depuis 1847 est l’une des courses
les plus spectaculaires de France. Aujourd’hui, c’est le dernier entraînement
pour Diva avant le grand jour. On passe une fois la terre et puis après tu
passe le G et tu arrêtes. Le G, c’est bon. Ouais. Ouais. Allez. Le cross est une épreuve
dangereuse pour les chevaux et les cavaliers. Une compétition sur une longue distance qui
alterne des terrains variés et des obstacles impressionnants. Et ce qui est important,
c’est que le les chevaux ils s’amusent. qu’ils aient pas l’impression de travailler,
que ça reste un plaisir pour eux et ce petit parcours est très bien pour ça. Donc là, ils
vont certainement passer le gay. Allez, allô. Ouais, tuarrêtes après. Pour terminer la séance, Eric fait galoper ses
champions à pleine vitesse sur la piste en sable. 3 jours plus tard, nous sommes à
quelques heures du grand cross. Diva Diva a-t-elle passé une bonne nuit là. Hop
hop hop. Je regarde si les jambes sont bien. Ça c’est très important parce que avant de faire
un effort, il faut être sûr que tout tout est bien. Al là, ici c’est les tendons et ça c’est
quand même les bah c’est la base c’est la base de tout quoi. C’est les pneus. Donc si on
a un pneu qui est un petit peu dégonflé, ben ça ça va pas aller loin. Là, les jambes
sont bien comme cet après-midi, elle a quand même 6000 m à parcourir et dans un bon rythme s’il
y arrive rien. Donc faut vraiment que la jument elle soit bien, que qu’elle ait pas une petite
boîterie, une petite gonfle ou quoi que ce soit. [Musique] Éc le n’ qu’une dizaine de kilomètres à parcourir
pour arriver sur le champ de course. La pression, oui, elle monte. Oui, normal, ça c’est normal.
Moi j’ai eu le bonheur d’avoir été premier 2è une année. J’en revenais même pas quoi. J’ai
mis 8 jours avant de comprendre que j’aais été le prer et deè de la même course dans le
grand cross de cran quoi. C’est du rêve quoi. [Musique] À cran, Diva va affronter h
autres purs sur un parcours de 6 km. Sur la piste, mais aussi à
l’extérieur du champ de course, les concurrents vont franchir 31 obstacles. Chaque année, pour l’événement,
la petite ville de 4000 habitants accueille plus de 16000 spectateurs
venus de toute la région. [Musique] Pendant la course, les cavaliers vont
traverser cette route départementale. C’est l’un des obstacles les plus
redoutés. Une heure avant le départ, les bénévoles déposent 25 tonnes de terre
pour protéger les articulations des chevaux. Là, on met 15 cm à peu près. Et une fois avant
une demi-heure avant la course, on ferme et on remet de la terre pour cacher les passages de
roue. Ils font tout un circuit à l’intérieur. Ils traversent la route en bas là, ils font ils
remontent le champ, ils prennent le talu là, ils retournent sur la route et reprendent
le talu pour direction les tribunes. Arrivé. Au même moment, un personnage
incontournable arrive à l’hippodrome. René Perérigois, le speaker officiel est
originaire de Cran. C’est sûrement ici où je prends le plus de plaisir à commenter les
courses. Je veux pas je veux pas dénigrer les autres hippodromes. Mais Cran, c’est
quelque chose d’assez exceptionnel. C’est en plus c’est mon pays. Donc c’est
c’est quelque chose que je vis autrement. Les gens viennent viennent chercher un petit peu
d’adrénaline, viennent chercher du spectacle. René repère et révise une dernière
fois les noms des concurrents. Le but c’est c’est de faire vivre
la course parce que parce que moi je la vis et je voudrais que les gens la
ressentent. Cet endroit faut qu’il vibre parce que c’est sûrement un des plus beaux cross
de France. Reculez 5 minutes avant le départ. Les bénévoles ferment la route à la circulation.
[Musique] Les concurrents se rassemblent. Sous l’œil inquiet d’Éric l’entraîneur de
divin. Je vous s’approche des élastiques [Applaudissements] de grand cross de France
sur la distance de 6000 m avec quality John qui s’est tout de suite par du commandement
Diva de Till qui vient maintenant en seconde position avec Kville qui est là tout près quick
by qui est plus côté ces adquire n’est pas loin du tout il précède maintenant dans son sillage
qui de la corrig on vient de partir hein. C’est le petit tour de chauffe là pour l’instant.
Allez en deuxème position pour l’instant c’est après une minute de course première frayeur
pour Diva. Kazak et toc rouge. Oh là là, elle a glissé mais bon ça
va. Ouais, elle a glissé. Hop là. Hop là. [Musique] Au 3e km, les chevaux s’approchent
de l’obstacle le plus dangereux. Ouais, c’est bon, on les a passé. Voilà, tout le monde a passé. C’est le principal. Ça
c’est quand même un obstacle assez particulier. [Applaudissements] Bien ta petite là et les grosses difficultés
dans quelques instants avec le fameux R F et le grand fence de CR. Le grand fence de CR avec
qui maintient un super les obstacles les plus compliqués pour moi sont passés. Maintenant,
c’est pas fini hein, il en reste mais bon en passé ce que j’avais ce qui ce qui m’embêtait
le plus c’était ces deux obstacle là c’est passé juste devant Dival le cheval de tête chute
et lui cède la première place maintenant est devant puisque le cheval qui était devant il
est tombé donc c’est qui a pris le train son compte un peu plus loin devant dit alors
que 4 dans un effort on se dirige vers l’avantdernière difficulté du parcours éc laor
commence à y croire avec le pay avec la cour à peu près ensemble maintenant les mê mais à 400
m de l’arrivée Diva est à bout de souffle elle va pas gagner non elle craque plus non plus de
qui semble avoir fait la différence. La jument s’arrête devant le dernier obstacle. de la cour
arrêtez avec de la cour très très facilement et doublé pour gérin avec qui préfè catégor et
cap bon peut-être l’année prochaine elle est peut-être pas encore assez dure mais bon elle
court quand même bien mais c’est dur c’est [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] Le soir après la course, Eric Loret retrouve
ses futurs champions dans son élevage. Ça c’est mon grand moment de détente. Je fais le
tour de mes prairies, je regarde tous mes chevaux, je vois s’il y a pas un problème. C’est que
du rêve l’élevage. Vous les avez tout petits, vous les mettez au monde, vous les
regardez avec les yeux de l’amour. J’ai juste à regarder, grandir, jouer. Bah, ils
peuvent pas tous faire des champions mais bon, quand ils sont petits, ils sont tous futurs
champions. C’est un premier un premier poulin de d’une nouvelle jument que j’ai acheté.
Il est mignon comme tout. Il me fait rêver. Maintenant, bon, c’est faut 2 ans pour
savoir si ça ira ou pas, quoi. Ah. [Musique] C’était donc entre Sart et Mayen, un film
réalisé par Véronique Préot et Jérôme Mignard. Au moment, les travaux de valorisation du
patrimoine se poursuivent. Les fouilles ont permis de dégager une tour romaine et un mur de
l’ancienne salle capitulaire de la cathédrale. À l’aval, les baindouches en face du
bateau Lavoir ont été restaurées. Ce bâtiment Hardco a été construit en 1925
pour répondre à la demande d’hygiène des habitants. Ce lieu surprenant va devenir
un endroit dédié à l’art contemporain. Le château de Lacer les châteaux propose de
nombreuses animations durant tout l’été, que ce soit du théâtre ou des sports extrêmes.
Les bénévoles renouvelleront pour la 4e fois la visite à la chandelle. Elle aura lieu le 17
septembre prochain dans le cadre des journées du patrimoine. Vous retrouvez bien sûr toutes
les informations concernant cette émission sur notre site internet. Vous pouvez nous suivre
sur les réseaux sociaux. Euh tout de suite le grand soir 3. Excellente soirée à vous sur
France 3. Bonsoir [Musique] [Applaudissements]
Retrouvez nos dernières émissions sur https://www.france.tv/france-3/des-racines-et-des-ailes/
Emission intégrale “Passion patrimoine : entre Sarthe et Mayenne” diffusée en avril 2016 sur France 3 et france.tv
Aux confins de l’Anjou, de la Bretagne et de la Normandie, cette vidéo propose un voyage à la découverte de deux départements de l’Ouest de la France : la Sarthe et la Mayenne, autrefois réunis sous le nom de Maine.
Ce territoire, riche en bocages, en paysages variés et en patrimoine architectural, se dévoile au fil des routes et des sentiers. De superbes édifices jalonnent le parcours, témoins d’un passé médiéval encore très présent. On y découvre également une curiosité géologique unique : les Alpes mancelles, avec leurs formations de schiste impressionnantes.
Un voyage au cœur d’une région discrète, authentique et profondément marquée par l’histoire et la nature !
Abonnez-vous à notre chaîne Youtube : http://bit.ly/Youtube-DRDA
et suivez-nous sur les réseaux sociaux
– Facebook : https://www.facebook.com/des.racines.et.des.ailes/
– Instagram : https://www.instagram.com/desracinesetdesailes
– Twitter : https://twitter.com/drda_officiel
1 Comment
C'est étonnant de trouver le château de Montesson, situé à Bais en Mayenne, dans la partie sarthoise de votre émission !
(29:09)