Montauban : la bastide rebelle qui a défié le roi | MES ESCAPADES | 4K

Salut les curieux. Aujourd’hui, cap sur Monteuan et je ne suis pas seul. Marion est là pour me seconder. Salut Norbert. Tu vas réussir à parler de tout sans emballer sur les façades rouges ? Impossible. Ici tout respire le Sud-Ouest. L’accent, le marché, les façades et surtout l’histoire. Alors, on part, on enfile le basket, on traverse le vieux pont et on remonte le temps. Promis, je te rattrape si tu cours trop vite. Challenge accepté. Monte au banc. Accrochez-vous, ça va décoiffer. Dis donc Norbert, tu imagines ce pont existe depuis la création de Montoban ? Exactement Marion. Il est même mentionné dans la charte de fondation de la ville en 1144 par Alponse Urdin, le compte de Toulouse. 1144 ? Mais il n’a pas été construit tout de suite ? Si. Ah non, loin de là. Il a fallu attendre plus de 150 ans avant de le voir commencer. Trop cher, trop compliqué à bâtir à l’époque. Je vois le genre. Et qu’est-ce qui a tout déclenché en 1303 ? Le roi Philippe Lebel s’emmêle. Il accorde une subvention et autorise une taxe sur les étrangers de passage. En échange, le pont devait avoir trois tours sous sa garde personnelle. Pas juste un pont alors. Un vrai poste de défense. Exactement. Les travaux commencent en 1111, arche après arche avec d’immenses cintres en bois pour soutenir la structure. Impressionnant pour l’époque. Et ils ont mis combien de temps ? Environ 20 ans. Il est terminé vers 1335. Mais depuis les guerres et la circulation ont tout changé. Plus de tour, plus de chapell, plus de gargouille. Dommage mais il reste majestueux. Oh oui ! Et surtout sans lui, Montoban n’aurait jamais connu un télésort. Pas mal pour un pont qui a tout vu passer hein. Absolument. Le pont vieux, c’est un vrai témoin de l’histoire. Et là, booum ! La place nationale. Waouh, quelle symétrie ! Carrée, élégante. On dirait un bijou d’urbanisme médiéval. Exactement. Et figure-toi qu’au 13e siècle, c’est le comte de Toulouse lui-même qui fonde ici une ville libre. Une ville libre, sans roi, sans évêques. Et oui, Montauban c’est la rebelle du MI. Ah, ça explique le caractère bien trempé des habitants. Et ce n’est pas fini. Plus tard, la ville devient un bastion protestant. Et elle résiste même à Louis XI, c’est ça ? Pile poil, ici, on ne plie pas facilement. Monte banc, c’est la tête haute toujours. Dis donc, Norbert, tu as déjà remarqué ces trous au-dessus des galeries ? On dirait qu’elles ont des secrets dans les murs. Oh, des secrets ? Tu l’as dit. Tiens-toi bien. On raconte qu’à l’époque les marchands avaient percé des trous dans leur plancher. Des trous ? Pour quoi faire ? Aérer leurs chaussettes ? Pas du tout. Pour écouter. Oui. Écouter les gens qui passaient sous les arcades. Il tendaient l’oreille juste là pour choper les conversations. Ah donc pendant qu’on parlait du prix du blé ou des potins du marché, il y avait un type planqué au-dessus qui notait tout. Exactement. des marchands malins rusés comme pas d’eux. Ici à Montauban le commerce ça se flirait à l’oreille. Et dire qu’aujourd’hui on s’étonne que tout le monde sache tout. À Montabon, c’est une vieille tradition. Regarde-moi ça Marion. Impossible de la rater. Cette église c’est du costaud et du sacré témoin de l’histoire de Monteoban. Elle en impose, c’est clair. Mais dis donc Norbert, elle date de quand ? Ah ! Alors là, accroche-toi. La toute première église, elle remonte au 12e siècle mais disparue plus rien. On l’a reconstruit au siècle suivant grâce aux grandes familles de Montoban. Et tu sais pourquoi ? Je paraît qu’il y a un petit côté politique derrière tout ça. Exactement. Ces braves gens voulaient expier leur sympathie pour les Qatars. À peu de pierre pour se faire pardonner. Et le style, on dirait une forteresse. Tu as l’œil, c’est du gothique méridional typique du Sud-Ouest. Une vaste nef unique, voûte sur croisée d’ogives, fenêtres étroites, abside polygonal et un clocher façon toulousain, solide et sobre. Mais elle n’a pas toujours servi à prier si que non. Pendant les guerres de religion, on y fabrique du sale pêtre dans la nefe. Le clocher devient une tour de guai et le cœur un fortin. Regarde bien la façade. Les impacts de boulet du siège de 1621 sont encore là. Et après tout ça, elle s’en sort grâce à Richelieu. Après la reconquête catholique en 1629, il ordonne la reconstruction à l’identique. L’église devient même cathédrale pendant un siècle jusqu’en 1739. Et ces portails latéraux, ce décor un peu roman, c’est plus récent. Oui. 18e pour les portails, 19e pour le décor néoroman et les peintures murales. Une vraie dame du temps qui passe et toujours debout, fière et solide comme Montuban elle-même. Exactement Marion. Ici la pierre raconte tout. La foi, la guerre et la renaissance. Regarde-moi ça, Norbert. Une fois passé les grilles, on plonge direct dans la zone verte de Montauban. 3 hectares de nature en plein cœur de la ville. 3 hectares ? Et ben dis donc, ça fait du monde en chlorophile ça. Et dire qu’à l’origine, il y avait rien de tout ça, juste un terrain en pente plein de broussailles. Exactement. Il a fallu attendre 1849 pour que la ville décide d’y créer une grande promenade. 2 hectares achetés confiés à un grand paysagiste parisien. Et 12 ans plus tard, le jardin des plantes ouvrait enfin ses portes. 12 ans, c’est pas un jardin, c’est un chef-dœuvre de patience. Et depuis, les Montalbanais viennent s’y balader, piquenquer, se poser sous les arbres centenaires ou même tester la nouveauté du siècle. C’est devenu le premier parc public au monde à utiliser la réalité augmentée. Alors là, chapeau, un jardin du 19e qui flirte avec le futur. Monteau banc, tu as encore frappé fort. Regarde Norbert, cette façade blanche qui éblouit sous le soleil. On s’y croirait presque à Versilles. Et oui, Marion, c’est pas un hasard. On est ici devant la cathédrale Saint-Louis construite sur ordre de Louis XIV lui-même en 1685, l’année où il révoque Lady de Nantes. Ah donc juste après avoir mis fin à la tolérance envers les protestants, il plante ici un symbole éclatant du catholicisme. Exactement et pas n’importe où. Au sommet de la vieille ville, bien visible depuis la rive gauche du Tarne. Un vrai manifeste de pierre et de foi. Commencé en 1692 mais terminé en 1739. Tranquille hein, presque un demi-siècle. chef-dœuvre du classicisme. Avec ses colonnes droites et sa pierre blanche, elle détonne dans ce paysage de brique rouge typiquement Occitant. Dommage qu’elle soit fermé depuis 2020 pour raison de sécurité. Oui, mais bonne nouvelle, elle pourrait réouvrir partiellement en 2027. Alors encore un peu de patience avant d’y remettre les pieds. Ici sur les bords du Tarne se cache un trésor d’art et d’histoire. Le musée Inre Bourdel. Ah oui ! Installé dans l’ancien palais épiscopal du 17e siècle. Rien que ça. Un bâtiment qui en impose avec ses briques roses et son escalier monumental. Et son nom, c’est pas pour rien. Jean Auguste Dominique Ingre, le grand peintre né ici-même à Montauan en 1780. Le maître du très parfait, le roi du dessin, celui qui disait “Le dessin, c’est la probée de l’art.” Rien que ça madame, mais attention, il partage la vedette avec un autre enfant du pays, Antoine Bourdel, sculpteur génial, élève de rodin et poète du bronze. Deux artistes, deux styles, deux époques réunis sous un même toit. Et ce musée, c’est un vrai voyage à travers la beauté du crayon à la ciselure. Alors que vous soyez curieux, rêveur ou passionné d’art, poussez la porte du musée Inre Bourd et laissez-vous guider par le génie Montalbanais. Et voilà les amis, dernière étape de notre petite escapade à Montaban et pas des moindres parce qu’ici impossible de repartir sans passer par le cœur battant de la ville un samedi matin, le marché de Montaban. Ah Marion, tu entends ça ? L’appel du marché de Montauban ? Le samedi matin, c’est le moment sacré ici. Oh oui, Norbert, regarde-moi ces étales, des couleurs plein les yeux, des odeurs de fromage, de fruits, d’herbes fraîches. On dirait que tout le sud-ouest s’est donné rendez-vous ici sous les allées de l’empereur. Et pas qu’un peu. Plus d’une centaine de producteurs chaque semaine qui se relabanais. Sur ces belles saveurs, notre escapade à Montauban touche à sa fin. Mais quelle visite entre patrimoine, histoire et gastronomie. Monteoban, tu nous as régalé. Si vous avez aimé cette balade, n’oubliez pas de faire sonner la cloche, de laisser un petit commentaire et de vous abonner à la chaîne Mes Escapades pour ne rien manquer des prochaines virées. On se retrouve très bientôt pour une nouvelle destination, toujours dans la bonne humeur.

Bienvenue à Montauban, cité d’art et d’histoire fondée par les comtes de Toulouse !
Ici, la brique rose flamboie sous le soleil du Sud-Ouest et raconte huit siècles d’aventures.
De la Place Nationale à l’imposante cathédrale Notre-Dame, chaque rue respire l’élégance et la révolte.
Et au détour du Pont Vieux, c’est tout le caractère gascon qui vous saute au visage !

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Les chapitres :

00:00 Intro
00:33 Vieux pont
01:42 Place Nationale
03:07 Eglise St Jacques
04:55 Jardin des plantes
05:54 Cathédrale St Louis
06:50 Musée Ingres-Bourdelle
07:51 Le marché de Montauban

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