Visite du Château Comtal de Carcassonne | MES ESCAPADES | 4K
Posé sur les collines ondulantes du sud de la France comme un mirage de pierre, voilà une cité qui semble avoir traversé les siècles sans une égratinure. Carcasson, une forteresse colossale, un château prêt à raconter 1000 vies bâti entre les ombres, les légendes et les vents d’citanie où chaque tour garde au chaud un pan entier de notre histoire. On se faufile dans le véritable labyrinthe du centre historique. Ici, chaque détour cache une surprise. Des recoins secrètement nichés, des passages voûtés qui serpentent comme autrefois et ces fières façades de pierres qui en ont vu passer des siècles. Un vieux bâtiment nous ouvre ses portes, bourré de restos savoureux, des chopes d’artisans, de boutiques de souvenirs et d’une ribambelle de petits musées. Autant dire qu’on ne risque pas de s’ennuyer. On pousser les portes de la forteresse et filer le long des remparts qui ceinturent le tout premier cœur de Carcon. Là, ce n’est plus une balade, non, c’est une traversée du temps, un plongeon entre des murs qui ont encaissé les assauts, les sièges et parfois même le silence des siècles. Une occasion en or de fouler l’histoire littéralement du bout de tes semelles. Le château tel, c’est la forterce dans la forteresse, le coffre fort des pouvoirs d’entend, un bastion pensé pour protéger non seulement ses seigneurs, mais aussi l’âme même de la cité. Si tu pointes le nez ici à l’aube, tu devances la foule et tu profites à loisir des couloirs, des salles et des passages dont certains affichent plus de 15 siècles compteur. Rien que ça. Tu empruntes son pont, tu franchis sa porte blindée et te voilà propulsé là où autrefois battait le cœur du pouvoir noble. Là vivaient les grandes familles qui faisaient la pluie et le beau temps au 12e siècle et même bien après. À l’intérieur, le château se met à parler. Strat romaine à la base, tour médiévale planté fièrement au-dessus. l’ombre dramatique de l’histoire Qatar qui plane tout autour et puis ses petits coups de pinceau du 19e siècle, ces restaurations salvatrices qui ont recollé les morceaux de ce que la guerre et le temps avaient presque effacé. Aujourd’hui encore, Carcasson s’impose comme la plus grande, la plus belle, la plus conservée des forteresses médiévales d’Europe. En 1659, Pâ à trace, le traité des Pyrénées tombe. Le Rousillon passe dans le giron français et d’un coup la cité perd tout intérêt stratégique. Résultat, on la délaisse, on l’oublie, elle sombre doucement dans l’abandon et pourtant le château et ses remparts majestueux eux ont tenu bon, défiant les siècles sans jamais plier. La ville ici avec son château perché, c’est plus de 2500 ans d’histoire qui vous saute à la figure. Et quand on regarde les fouilles archéologiques, on se rend compte qu’elle en a vu des filets du monde romain, roiigo, seigneur français et même des croisés. Un vrai défilé de puissance. Dès le 4e siècle, les Romains la mentionnent déjà sous le nom de Castellum, littéralement la petite forteresse. Et il ne faisait pas les choses à moitié. Première enceinte, presque 40 tours plantés comme des dents tout autour. De quoi impressionner le voyageur ? Puis au 5e et au 6e siècle, les huigot en rajoutent une couche. On renforce, on agrandit, on bâtit encore. Bref, ça pousse, ça s’étend, ça se fortifie. À l’intérieur du château comptal, accrochez-vous. On pousse une porte et bam, on tombe nez à nez avec un trésor souvent oublié des visiteurs pressé, le musée lapidaire de la cité de Carcassonne. On croise des vestiges arrachés au temps, pierres sculptées, objets antiques, morceaux d’architecture déglingués par les siècles, sculptures médiévales qui ont vu passer chevalier, chano et marchands. Bref, un concentré d’antiquité et de moyen-âge posez-la sous vos yeux. En avançant un peu, on tombe sur d’autres merveilles. Des gisants de chevaliers étendus là comme s’ils attendaient qu’on les réveille, des sculptures romanes pleines d’énergie, des fragments de déco religieux ou civils. Des bouts d’histoire parfois brisés mais toujours bavards. En 1077, paf, le château s’agrandit encore et la toute nouvelle basilique Saint-Nazer reçoit la bénédiction du pape en personne. On avance vite et au 13e siècle, ça se gâte. Les croisades des boulent, déchaînent la violence et plonge Carcasson et toute la région dans la terreur. Le but ? Rayer de la carte les chrétiens locaux. Au milieu du chaos, le seigneur de la ville tente de négocier. Mais trahison, on l’emprisonne et il meurt 3 mois plus tard dans son cachot. Dans des circonstances, disons troublantes, les habitants eux sont autorisés à partir, enfin autorisés jetés dehors avec seulement la chemise qu’ils avaient sur le dos. Et derrière, c’est le sombre portège des décennies de massacre, l’arrivée de l’Inquisition catholique et Carcasson qui finit par plier bon gré malgré devant la puissance du royaume de France. Carcasson devient alors une forteresse frontière coincée entre la France et la couronne d’Aragon. On avance dans le temps et en 1659, booum ! Le traité des Pyrénées tombent, le Rousilon passe à la France et Carcasson perd d’un coup son importance militaire. Toutes les tour, tous les remparts que tu vois là, ce sont les vrais, les historiques. Ils ont juste été remis sur pied au 19e siècle. Et pour visiter le château, prévoit au moins 1 heure, hein, sans compter la balade après sur tout le circuit de fortification. À l’intérieur, pas de dorure ni de lustre à la Versaille. Non, ici ça respire la guerre, la résistance, la vie rude du Moyen-Âge. Tu peux encore admirer les meurtrières, les assumoirs, bref tout le petit truc bien senti pour accueillir les assaillants. Les couloirs étroits, serrés, tortueux, pas pour faire joli. C’était du 100 % stratégie. Dans les années 1840, la cité médiévale était en ruine et promise à la destruction. L’État envisageait même de raser ce tas de pierre. Grâce au maire Jean-Pierre Cromaille Vieil qui mobilisa l’opinion publique, le gouvernement confia finalement la restauration à violer le duc en 1844. Et vu ce qu’on a sous les yeux aujourd’hui, on peut dire qu’ils ont rudement bien fait. Perché tout en haut de la cité fortifiée, campé comme une vigie sacrée au cœur des siècles, voilà la basilique Saint-Nazer. Une diva gothique, oui monsieur, surgit tout droit du Moyen-Âge qui déploie ses arcs et ses vitreux comme autant de récits figés dans la pierre. Bien avant que les voyageurs d’aujourd’hui ne déambulent dans les ruelles serrées de la cité, c’était une marée de pèlerin venue de toute la France et même de l’Europe entière qui gravissait ses pentes pour venir s’agenouiller dans cette cathédrale magnifique. Moi, j’ai mis une petite heure montre en main pour faire le tour complet de grand anneaux de rempart. 1 heure. Mais croyez-moi, ça se mérite. On est face à l’un des rares systèmes de fortification médiévale intégralement conservé du continent. Plus de 30 tours ouvertes au public, des salles secrètes à gogo, des couloirs qui s’enfoncent dans les entrailles même de la ville. On s’y perdrait presque avec un grand sourire comme un gamin lâché dans un château de chevalier. Et puis en posant le pied sur ces marches de pierre polies par des générations de pas, vous marchez exactement où seaient les jadis soldats, arbalétriers et chevaliers. Ici, on scrutait l’horizon, l’œil aux aguet prêt à défendre la place. Aujourd’hui, et bien aujourd’hui vos yeux glissent simplement sur un paysage apaisé. Des collines 12 napées de vignobles à perte de vue, une carte postale, une caresse visuelle. Et pourtant, sous vos pieds, l’éternité des remparts murmure encore.
Forteresse des Trencavel du XIIᵉ siècle, cœur stratégique de la Cité médiévale, marquée par les croisades contre les Cathares, dotée de doubles remparts, de hourds, d’une barbacane redoutable et restaurée par Viollet-le-Duc, offrant aujourd’hui un panorama unique sur l’Aude et un voyage immersif dans le Moyen Âge.
Les chapitres
00:00 Présentation
04:07 Entrée du château
07:15 Eglise St Nazaire
08:18 Amphythéâtre
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