[🚂 Tchou Tchou en Occitanie] Saint Cirq Lapopie est surréaliste avec Clément
[Musique] Et si pour dĂ©couvrir le monde au ralenti, on reprenait le train ? Et si finalement ce n’Ă©tait pas la destination l’important, mais plutĂ´t la route qui conduit ? [Musique] En abandonnant l’avion pour privilĂ©gier les trains rĂ©gionaux, les trains nuit ou les trains grande lignes, j’ai eu envie de retrouver le goĂ»t de l’Ă©vasion Ă deux pas de chez moi ou Ă l’autre bout de l’Europe. Autant de morceaux de France et d’Europe Ă croquer en podcast le temps d’une Ă©chappĂ©e feuilleonnĂ©e Ă picorer chaque semaine Ă la pause dĂ©jeuner. Tchouchou, le podcast qui te remet sur les rails raconte des histoires d’escapades ferroviaires pour t’aider Ă t’Ă©vader, t’inspirer et pourquoi pas imaginer ton prochain voyage en train dans ta rĂ©gion ou beaucoup plus loin. J’ai poursuivi mon escapade ferrĂ© Ă travers les plus beaux villages de l’citanie. Ce matin, je suis dans le train pour Caor, superbe citĂ© mĂ©diĂ©vale blotti dans un mĂ©andre du Lotte. Notre train arrive en gare de Caor, terminus du train. Aujourd’hui, c’est jour de marchĂ©, une occasion idĂ©ale pour dĂ©couvrir la vieille ville entre patrimoine architectural et jardin secret. Le temps aussi de goĂ»ter les spĂ©cialitĂ©s locales. Bon, du coup, le pastisse en fait, c’est une spĂ©cialitĂ© locale, donc du lot du dĂ©partement. C’est c’est un gâteau. C’est Ă base d’une pâte qu’il faut Ă©tirer. Très très fine. Mais si je suis venue jusqu’ici, c’est aussi pour dĂ©couvrir la borne de la première route mondiale. InaugurĂ© en 1950, elle dĂ©bute au pied du pont ValentrĂ© pour filer jusqu’Ă Fijac en passant par Saint-Cir la paupie. C’est au terme de l’inauguration de la première route mondiale, seule route de l’espoir que Saincir embrasĂ© au feu de Bengale m’est apparu comme une rose impossible dans la nuit. par-delĂ bien d’autres sites d’Europe d’AmĂ©rique s’incir Ă disposer sur moi du seul enchantement celui qui fixe Ă tout jamais de point j’ai cessĂ© de me dĂ©sirer ailleurs c’est avec ces mots qu’AndrĂ© Breton dĂ©crivit sincère la paupie dans le livre d’or du village après avoir eu un vĂ©ritable coup de foudre pour ce joyau mĂ©diĂ©val perchĂ© au-dessus du Lotte et classĂ© plus beau village de France et c’est justement lĂ -bas que je vous emmène aujourd’hui Ă la rencontre de ClĂ©ment jeune conservateur du centre international du surrĂ©alisme et de la citoyennetĂ© mondial, un lieu poĂ©tique Ă la fois espace d’exposition et rĂ©sidence d’artistes installĂ© dans l’ancienne maison du poète chef de fil du mouvement surrĂ©aliste. Ah ben voilĂ . Et voilĂ . Ah ben voilĂ . Et bonjour. Vous allez bien ? Très bien. Ça fait plaisir de vous rencontrer. Bonjour Paul. Un plaisir. Bienvenue au centre international du suralisme et de la citoyennetĂ© mondiale. Et ben merci. VoilĂ , je vais vous prĂ©senter Marie-Christine Roi qui est une artiste et bĂ©nĂ©vole de l’association. Bonjour. 22 ans. VoilĂ , c’est aussi la mĂ©moire de de l’association d’une certaine manière puisque elle a frĂ©quentĂ© la dernière compagne d’AndrĂ© Breton qui s’appelait Elisa Breton. D’accord. C’est une très proche de Elisa. Et donc voilĂ , elle nous a transmis aussi toute cette mĂ©moire au moment oĂą nous on a pris connaissance de la vie artistique du village. VoilĂ . Et ben enchantĂ©. Je suis pas habitĂ© aux interviews. Ouais, je vous dis tout de suite. Je te laisse peut-ĂŞtre faire un tour avec Paul. Donc l’exposition ça concerne les peintres qui ont vĂ©cu Ă sa principalement les peintres mais il y a AndrĂ© Banon qui a vĂ©cu lĂ dans la maison juste Ă cĂ´tĂ©. Ouais, on l’a vu tout Ă l’heure. Et quand on passe par le jardin, on rentre par la tour. On rentre par le toit en fait. H ah et Ă la base, il y avait un arbre qui est Ă l’envers. Donc les le feuillage en bas et les racines en haut. Ici, on se situe dans la maison d’Em Joseph Frigou. C’est un collectionneur du dĂ©but du 20e siècle, fin 19e dĂ©but 20e siècle. Alors ce bâtiment, il est composĂ© de jardins en terrasses qui donne accès en fait Ă des vues Ă complet souffle sur la vallĂ©e du Lot et un panorama qui se dĂ©ploie comme ça comme une vue Ă©piphanique sur le Cos et le serpent sinueux de la rivière du Lotte. Il y avait euh sur cette partie du village cinq bâtises. Il n’en reste aujourd’hui plus que trois qui ont Ă©tĂ© rĂ©unis par Rigot pour former l’Ă©crain de ces collections. La seconde personnalitĂ© attachĂ©e Ă l’identitĂ© de ce lieu, c’est AndrĂ© Breton. Et en fait, AndrĂ© Breton va dĂ©couvrir le village Ă la faveur d’un mouvement qui s’appelle la citoyennetĂ© mondiale. Il Ă©merge juste après guerre dans la tĂŞte de plusieurs rĂ©sistants et d’un pilote amĂ©ricain qui s’appelait Gary Davis. Et en 1946, Gary Davis va donner lieu Ă une prise de parole publique contre les frontières pour la crĂ©ation d’un ordre mondial. On en aurait aujourd’hui bien besoin. Et il est rejoint par un comitĂ© d’intellectuels. AndrĂ© Breton en fait partie. Autour d’AndrĂ© Breton, il va y avoir le groupe suraliste de Paris. Et depuis la Première Guerre mondiale, le surrĂ©alisme s’oppose avec force, avec Ă©clat, avec lyisme Ă l’absurditĂ© des conflits mondiaux. Et autour de lui, il y a des personnalitĂ©s du Lot qui vont proposer Ă la ville de Cor d’accueillir le premier mouvement de citoyennetĂ© mondiale. LĂ , il y a le plan de du village avec les maisons d’artiste. OK. en rouge. Donc l’Ă©glise et certaines maisons voilĂ dans la maison d’ora et il y a une reprĂ©sentation du neuf que les gens du village ont reçu peut-ĂŞtre en cadeau des peintes ou ont achetĂ©. Donc en fait c’est que des Ĺ“uvres que qu’on nous a prĂŞtĂ©. Ă€ partir des annĂ©es 20, on voit dans le village fleurir la prĂ©sence de ces maisons d’artistes et l’idĂ©e c’est qu’on a convoquĂ© la mĂ©moire des habitants. On a souhaitĂ© que la prĂ©sence de ces artistes soient racontĂ©e par deux objets. La maison, on y explore en fait l’histoire architecturale, l’histoire des mĂ©moires avec une enquĂŞte ethnographique des actuels propriĂ©taires ou plus largement des villageois. Moi ce que je trouve très intĂ©ressant, c’est qu’il y a une dĂ©ambulation qui est proposĂ©e Ă l’entrĂ©e de l’exposition. Il y a un plan du village oĂą on voit oĂą sont les maisons, oĂą sont les ateliers d’artistes et ça, je trouve que c’est très fidèle Ă cette idĂ©e d’AndrĂ© Breton qui ne voulait pas un musĂ©e figĂ©. En fait, AndrĂ© Breton, en effet Ă©tait complètement retion de musĂ©e. Pour lui, hein, les artistes sont les dĂ©tenteurs d’une force de discernement sur le rĂ©el. Et Ă cela, toute l’ambition de AndrĂ© Breton, c’est de pouvoir euh euh faire appel aux ressources de la poĂ©sie euh propre Ă chaque individu, de ressources de la crĂ©ation, de la de la pensĂ©e critique pour pouvoir ĂŞtre amenĂ© Ă libĂ©rer quelque chose de la singularitĂ© de l’ĂŞtre. Nous ce que l’on s’essaie Ă faire ici, c’est euh de pouvoir inventer un modèle alternatif, de faire en sorte queon soit dans une un une maison poème, c’est-Ă -dire que les personnes qui viennent soient des gens qui en lisant se transforment en Ă©crivain. Que les gens qui soient des regardeurs deviennent des artistes. Il y a ce principe de conversion, de conversion non pas spirituelle mais de conversion presque Ă©thique, presque poĂ©thique. Et aujourd’hui dans notre Ă©poque, lĂ oĂą tout semble amener Ă pouvoir nous enfermer sur les Ă©crans et Ă rendre l’homme toujours plus passif, assĂ©chĂ© dans les voies de l’imagination, dire “Vous ĂŞtes des crĂ©ateurs et les amener Ă Ă Ă se confronter Ă cette Ă©thique, c’est faire quelque part rĂ©sistance Ă la disparition d’une forme, comment dire, de subjectivitĂ© face Ă voilĂ Ă ce monde qui qui tend Ă rendre tellement pratique, tellement pragmatique les rapports humains. LĂ , c’est le mur de Breton surtout des gens qui sont venus des personnes Ă l’Ă©poque de Breton notamment toyen. Mais lĂ , c’est vraiment les gens d’ici, il y a aussi quelques contemporains, voilĂ , qui ont prĂŞtĂ© des Ĺ“uvres pour l’exposition qui vivent actuellement. Ça s’ Il y a quelque chose de vous du coup. Moi aussi. Et c’est oĂą ? On peut le voir ? Ah ben oui, on peut le voir et euh j’ai exposĂ© avec les Place parce que c’Ă©tait mon c’Ă©tait mon compagnon et on vivait dans cette maison et moi lĂ c’est les deux dernières aves que j’ai faites. On voit des formes animales, des oui moi pour l’instant je personnage Ă©trange je l’ai appelĂ© bestière or et argent. OK. Mais euh des fois je vois pas ce que je fais et me faut du temps. Il y a un un visiteur qui voit de la musique. Je vois beaucoup de mouvements comme le flot d’une rivière qui emporterait plein de Alors, c’est peut-ĂŞtre le mouvement qui fait la musique mais souvent le bestiaire revient quand mĂŞme aussi. D’accord. Enfin, je je fais de l’Ă©criture automatique et et je dessine comme ça dans vraiment dans le le mouvement sur Alice depuis l’âge de 32 ans. D’accord. J’avais fait un peu ça quand j’avais 16 ans mais sans sans me rendre compte que je que j’Ă©tais dans cette mouvance lĂ . Et du coup quand vous ĂŞtes dans l’automatisme, c’est souvent le B qui revient quoi. Ah ben c’est oui, il y a des choses qui reviennent systĂ©matiquement mais les animaux reviennent en symbolisme. Faut l’analyser souvent symbolisme. Donc je suis un peu comme en autohypnose. D’un seul coup c’est fini. LĂ vous dĂ©couvrez. Je dĂ©couvre. Alors des fois ça me suggère souvent ça me suggère. Puis après il va y avoir des choses que je sais pas encore en automatis qui va se mettre en place. Dans le surrĂ©alisme, les fondements de ce mouvement, il s’appuie sur deux Ă©vĂ©nements. Le premier, c’est la dĂ©couverte de l’inconscient par Segund Freud et le second, c’est la Première Guerre mondiale. Disons que lĂ oĂą Dada est un cri sur le nĂ©ant, le surrĂ©alisme est un mouvement rĂ©gĂ©nĂ©rateur. Et Breton qui a Ă©tĂ© dada dans ce premier temps d’opposition Ă l’esprit de bourgeoisie, et bien il va dĂ©fendre un une ouverture sur les ressources insondables de l’inconscient. Tous les jeux euh le cadavre esqui, qu’il soit Ă©crit ou ou visuel euh et un certain nombre de jeux inventĂ© Ă la popie comme l’un dans l’autre ouvrez-vous un sont des jeux qui visent Ă stimuler l’imagination des des uns et des autres en dĂ©truisant la part d’autorialitĂ© de l’artiste. Et l’inconscient, c’est cette pierre sur laquelle va se construire la pensĂ©e suraliste parce que pour eux accĂ©der Ă l’inconscient, c’est accĂ©der Ă cette parole libĂ©rĂ©e. c’est ĂŞtre capable de pouvoir reconnaĂ®tre partout oĂą on le voit, oĂą on le perçoit, tant par les arts plastiques que par la littĂ©rature, les ressources brutĂ© humaine. [Musique] La porte de Rouamadour, c’est la vue la plus magistrale de Saintcien La Popie quand on regarde et on traverse le la porte en elle-mĂŞme, le paysage s’ouvre sur cette espèce de vertige entre un village accrochĂ© au-dessus du du Lot et qui se dĂ©ploie un peu comme le corps d’un d’un dragon akaille rouge et ocre. Et par la porte de Rokamadour, c’est presque tambour battant que l’on entend raisonner l’arrivĂ©e des chevaliers, que l’on imagine aisĂ©ment la vie mĂ©diĂ©vale de ce de ce village. Et c’est je pense cette vue un peu magistrale pour laquelle AndrĂ© Breton va ĂŞtre subjuguĂ©. Ta rencontre avec Saint-Cir, elle remonte Ă l’enfance mais en fait vos retrouvailles, elles sont beaucoup plus rĂ©centes et en fait elles ont un cĂ´tĂ© un peu onirrique puisque tu as rĂŞvĂ© de ce lieu sans savoir vraiment ce qu’il Ă©tait. comme bon nombre de Français. Pendant le confinement, euh je n’avais qu’une envie, c’Ă©tait de pouvoir euh prendre le large. En fait, si j’ai rĂŞvĂ©, on est comme tu le disais, des arches de pierre qui sont le long de la rivière du Lotte. Et puis euh j’ai appelĂ© mon père en prĂ©cipitation pour dire “Mais quel est ce village dans lequel on Ă©tait très jeune, en deux chevaux ? On s’est arrĂŞtĂ© le long de la route et on y a mangĂ©.” Mon père me me donne le nom Sincè d’apie et puis avec une bande de potes tous confinĂ©s et tous avis de pouvoir retrouver la libertĂ© de de contemplation de circulation et bien on a on a dĂ©cidĂ© de faire un petit pèlerinage esthĂ©tique entre Toulouse et puis Sarla. [Musique] En faisant halt Ă intire, il se trouve qu’on a logĂ© chez la première adjente Ă la mairie, Josette d’agent. Et au moment oĂą on se on se prĂ©sente, Josette nous dit, “Vous ĂŞtes de l’Ă©cole Louvre, on a un projet patrimonial, celui-ci est un peu Ă l’arrĂŞt. Il est il est marquant pour l’histoire du du village puisque il est relatif Ă la prĂ©sence d’AndrĂ© Breton. Il y a la maison d’AndrĂ© Breton. Attendez, ne bougez pas. J’appelle le prĂ©sident d’association et c’est comme ça que je rencontre Laurent DoussĂ©, prĂ©sident et poète et Laurent va savoir susciter le rĂŞve et l’imaginaire en disant “On a besoin de vous, on a besoin de vos compĂ©tences pour faire en sorte que ce lieu devienne un refuge contre le machinal du monde selon la formule de de Julien Grac. Quand tu arrives ici, tu ne connais presque rien d’AndrĂ© Breton, du surrĂ©alisme. Comment elle se passe ta rencontre avec ce mouvement, avec ce poète, avec cet artiste ? Elle se passe en deux temps. C’est-Ă -dire que AndrĂ© Breton, je l’avais j’en avais connaissance via mes Ă©tudes euh d’abord artistique puisque en histoire de l’art, on est amenĂ© Ă frĂ©quenter les collections nationales et notamment le centre Pompidou. et au centre Pompidou. Euh on a la chance en France de de de voir de contempler cette espèce de d’inconscient en projection qui est le mur AndrĂ© Breton et qui est une connaissance souvent rĂ©duite Ă une image. Ce portrait assez sĂ©vère Ă Saintcère la Popie, on a essayĂ© de faire histoire, on a essayĂ© de pouvoir expliquer, rendre sensible la diversitĂ© et la complexitĂ© de ce personnage. Et c’est Ă ce second temps de ma dĂ©couverte que j’ai eu la chance de pouvoir procĂ©der Ă Saint-Cierre d’Appie. J’ai lu AndrĂ© Breton et AndrĂ© Breton, il doit se parcourir. C’est un homme qui a Ă©crit abondamment qui reprĂ©sente quatre tomes Ă la Playade plus un tome album. Lisez AndrĂ© Breton et lisez notamment si vous avez l’occasion un sublime texte qui est Arcan 17 et qui est un qui est un une odde Ă la femme et qui est Ă©galement une ode Ă la nature puisque Ă partir de 1944 AndrĂ© Breton conçoit que les conflits mondiaux naissent dans l’esprit des hommes au sens masculin du terme et que il est il serait temps que la femme le 20e siècle puisse voir dans sa seconde partie l’avènement du pouvoir fĂ©minin et il il mèle Ă cela une lecture une lecture profonde de la relation Ă l’Ă©cologie Ă la nature et Ă sa rĂ©conciliation entre l’homme et et avili par la technique et la question de la nature. Et un autre texte que je recommande très vivement et qui lui est beaucoup plus rĂ©cent et qui reprend en fait Ă grand frais la critique d’un surrĂ©alisme exclusivement masculin. Et bien le travail de Marie-Paul Beranger, anthologie de 33 suralistes, l’araignĂ©e pendu un cile qui elle, Marie-Paul Beranger, a souhaitĂ© convoquer euh les Ă©crivaines surrĂ©alistes et montrer que elles n’ont rien de cette infĂ©odation. En fait, Ă l’Ă©gard du masculin, il y a les Ă©crits de LĂ©onora Carrington, il y a Claude Kin qui va ĂŞtre Ă©galement rĂ©sistante et il va y avoir des personnalitĂ©s comme Suzanne CĂ©sar et qui parle justement des de ce que reprĂ©sente pour elle en 1943 la rencontre avec AndrĂ© Breton et elle dĂ©veloppe la prĂ©sence des jeunes, l’importance de ce renouvellement par la jeunesse et cela c’est un des aspects sur lequel il faut peut-ĂŞtre conclure. c’est que le le surrĂ©alisme selon les mots mĂŞmes d’AndrĂ© Breton, vivra au prix d’un assez beau sacage par la jeunesse et qui dit aussi l’ouverture envers des poètes, des Ă©crivains qui ne viennent pas dans la l’Ă©thique de vouloir ĂŞtre surrĂ©aliste en Ă©crivant dans le style d’eux, mais qui loin d’une Ă©cole esthĂ©tique revendique une forme de regard sur le rĂ©el et sur le politique comme sur l’amour. Beaucoup ont cru que le surrĂ©alisme Ă©tait mort. Beaucoup l’ont Ă©crit. PurĂ©litĂ©. Son activitĂ© s’Ă©tend aujourd’hui au monde entier et le surrĂ©alisme demeure plus vivace, plus hardi que jamais. AndrĂ© Breton peut considĂ©rer avec orgueil l’entre de guerre et affirmer qu’au mode d’expression créé par lui depuis plus de 20 ans, s’ouvre un au-delĂ de plus en plus vaste Ă dire immense. [Musique] L’exposition les trĂ©sors de Saint-Cierre Lapopie est Ă dĂ©couvrir jusqu’au 11 novembre au centre international du surrĂ©alisme et de la citoyennetĂ© mondiale. En attendant la rĂ©ouverture de la maison AndrĂ© Breton, il est toujours possible de venir rencontrer les membres de l’association au sein de la maison Émile Joseph Rignon. Retrouvez toutes les informations sur le site internet ciscm.fr. Cet Ă©pisode a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© en collaboration avec l’Office de tourisme Caor ValĂ© du Lotte et Radio Claps. Pour prĂ©parer ton voyage, n’hĂ©site pas Ă visiter mon blog lafancebaladeuse.fr ou bien celui de l’office du tourisme www.ca. carorvaledulot.com, tu y trouveras de nombreuses ressources pour organiser ton sĂ©jour dans la rĂ©gion. Si tu aimes la vallĂ©e du Lotte, reste connectĂ© car dĂ©but dĂ©cembre, je te propose une nouvelle immersion sonore en forme de voyage dans le temps. Ă retrouver en podcast sur ma chaĂ®ne et sur mon blog entendu.
J’ai poursuivi mon escapade ferrĂ©e Ă travers les plus beaux villages de l’Occitanie. Ce matin, je suis dans le train pour Cahors, superbe citĂ© mĂ©diĂ©vale blottie dans un mĂ©andre du Lot. Ce matin c’est jour de marchĂ©, une occasion idĂ©ale pour dĂ©couvrir la vieille ville, entre patrimoine architectural et jardins secrets. Le temps aussi de goĂ»ter les spĂ©cialitĂ©s locales. Mais si je suis ici, c’est surtout pour dĂ©couvrir la borne de la première route mondiale, inaugurĂ©e en 1950 et qui dĂ©bute au pied du pont ValentrĂ©, pour filer jusqu’à Figeac en passant par Saint Cirq Lapopie…
“C’est au terme de l’inauguration de la première route mondiale, seule route de l’espoir, que Saint-Cirq, embrasĂ© au feu de Bengale, m’est apparu comme une rose impossible dans la nuit. Par delĂ , bien d’autres sites d’Europe, d’AmĂ©rique, Saint-Cirq a disposĂ© sur moi du seul enchantement, celui qui fixe Ă tout jamais. Depuis, j’ai cessĂ© de me dĂ©sirer ailleurs”.
C’est avec ces mots qu’AndrĂ© Breton dĂ©crivit Saint Cirq Lapopie dans le livre d’or du village, après avoir eu un vĂ©ritable coup de foudre pour ce joyau mĂ©diĂ©val perchĂ© au-dessus du Lot et classĂ© Plus Beau Village de France.Â
Et c’est justement là -bas que je vous emmène, à la rencontre de Clément Gaessler, jeune conservateur du Centre International du Surréalisme et de Citoyenneté Mondiale, un lieu poétique à la fois espace d’exposition et résidence d’artistes, installé dans l’ancienne maison du poète, chef de fil du mouvement surréaliste.
L’exposition Les TrĂ©sors de Saint-Cirq-Lapopie est Ă dĂ©couvrir jusqu’au 11 novembre au Centre international du surrĂ©alisme et de la citoyennetĂ© mondiale. En attendant la rĂ©ouverture de la Maison AndrĂ© Breton, il est toujours possible de venir rencontrer les membres de l’association au sein de la maison Émile Joseph-Rignault. Retrouvez toutes les informations sur le site internet ciscm.fr/ (http://ciscm.fr/)
Cet Ă©pisode a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© en collaboration avec l’office de tourisme Cahors VallĂ©e du Lot et radio Clapas.Â
Pour préparer votre voyage, n’hésitez pas à visiter mon blog Lafrancebaladeuse.fr (http://Lafrancebaladeuse.fr) ou bien celui de la destination : www.cahorsvalleedulot.com (http://www.cahorsvalleedulot.com). Vous y trouverez de nombreuses ressources pour organiser vos séjours et week-end dans la région.
Si vous aimez la vallée du Lot, restez connectés, car début décembre, je vous propose une nouvelle immersion sonore en forme de voyage dans le temps, à retrouver en podcast sur ma chaîne et sur mon blog bien entendu.
Cette série audio a été imaginée, écrite et réalisée par Paul Engel.
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La saison 6 est produite en partenariat avec Radio Clapas.
HĂ©bergĂ© par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d’informations.