Brésil : salsa, samba, cariocas
Entre l’équateur et le tropique du Capricorne, l’Amérique du Sud s’élargit loin dans l’Atlantique pour contenir le Brésil, le cinquième pays du monde par la superficie. L’immense territoire occupe presque la moitié du continent sud-américain en couvrant un espace treize fois plus étendu que la France. Capitale : Brasilia, mais depuis 1960 seulement. Auparavant,
Le gouvernement siégeait sur la côte, à Rio de Janeiro. Au sommet du Corcovado, la statue du Christ Rédempteur dresse ses 40 mètres au-dessus de la ville. A 700 mètres d’altitude, le regard enveloppe la baie dont les Portugais pensèrent en arrivant qu’elle était l’embouchure
D’un « rio », un fleuve. Les conquérants furent émerveillés devant un paysage ponctué de collines taillées en pain de sucre par l’érosion. C’était un jour de janvier au tout début du 16ème siècle. Les plages mythiques de Copacabana et d’Ipanema bordent la cité surnommée à juste titre “la ville merveilleuse”, mais dont le
Développement est entravé par le relief. Les bâtiments doivent prendre de la hauteur pour loger les 10 à 12 millions d’habitants qu’abrite la grande agglomération de Rio. Les Cariocas – les habitants de Rio – adorent leurs plages, mais apprécient aussi les quelques espaces que la ville a concédés à la nature. Une nature spontanée
Joliment encadrée dans un jardin botanique créé il y a deux siècles. Ce goût pour l’authentique se retrouve dans les churrascarias, où l’on ne consomme que de la viande de bœuf marinée et grillée à la broche. Les sensations sont fortes la nuit à Rio de Janeiro,
Une ville qui ouvre la marche et donne le rythme à tout le Brésil. Parmi les cinq régions qui composent le pays, le Nordeste jette un ponton naturel sur l’océan où ont débarqué les premiers esclaves en provenance d’Afrique. Les sources historiques du Brésil ont jailli sur cette terre et les traditions populaires
Demeurent plus vivantes qu’ailleurs. Il en est une qui fut longtemps interdite. Elle s’exprime en musique et en souplesse à travers des figures acrobatiques : la capoeira. “La Capoeira est arrivée au Brésil en 1624. Venue d’Angola, où elle était un redoutable
Sport de combat, elle a pris la forme d’une danse. Cela a permis aux esclaves noirs de préparer leur révolte sous couvert d’une activité ludique et musicale. Le mot capoeira est d’origine indienne et signifie “terrain déboisé qui renaît”.” Située dans l’état de Bahia, Salvador fut la première capitale du Brésil et le resta
Plus de deux siècles. Les Portugais créèrent la localité au milieu du 16ème siècle au sommet d’une colline stratégique et, en quelques décennies, elle devint une des métropoles les plus actives et les plus prospères du Nouveau Monde. A Salvador de Bahia, le patrimoine architectural porte les traces d’une
Confortable réussite économique. Les nombreux édifices religieux confirment aussi la diffusion de la foi catholique au nom du « Christ Salvador » – le Christ Sauveur – dans un pays qui se considère toujours comme la première communauté catholique au monde. Par dizaines,
Les églises des 16ème et 17ème siècles ont adopté les fioritures du baroque triomphant. Certaines sont couvertes du marbre qui servait de lest aux navires portugais rentrant d’Europe à vide. Le macumba, c’est-à-dire les pratiques religieuses d’origine africaine, cohabite en harmonie totale avec la religion officielle. Les rythmes indolents et la douce nonchalance de
L’Afrique sont bien marqués à Salvador de Bahia, sauf sur les terrains de football. Cela explique sans doute pourquoi leurs joueurs sont devenus parmi les meilleurs au monde Devant la « Baie de Tous les Saints », la ville basse s’est étendue au niveau de la mer parce que la place manquait dans les quartiers
Originels construits en hauteur pour se protéger des attaques des Indiens. La ville basse de Salvador doit une grande part de son animation à son port de pêche. Le poisson joue un rôle important dans la cuisine de Bahia, une cuisine à ce point inspirée qu’elle est réputée
Plaire aussi bien aux hommes qu’aux dieux. Comme la pêche n’est pas tous les jours miraculeuse, les pêcheurs s’en remettent parfois au jeu. Sans doute espèrent-ils voir tourner la roue de la fortune en leur faveur, et très vite regagner l’eau… A Salvador de Bahia, les ressources alimentaires ne viennent pas que de
La mer. La terre prodigue aussi ses richesses et fournit en effet une quantité de fruits et légumes que l’on retrouve sur le carreau du très animé marché de Sao Joaquim Dans la cohue, plusieurs produits occupent le haut du panier comme un crabe noirâtre,
Qui sera farci d’un mélange à base de farine de manioc. Les références occidentales sont explicites, mais la diversité des populations se vérifie par la provenance des espèces végétales. Celles-ci sont originaires de plusieurs continents. Les pommes de cajou avec leur curieuse noix, les redoutables petits piments
Ou les cerises juteuses élargissent l’inventaire. Dans l’air flotte le parfum de l’huile de palme, un autre emprunt à l’Afrique, qui intervient dans la plupart des plats à Bahia. La température de l’océan qui baigne Salvador est plus élevée qu’à Rio. Aussi, malgré les rouleaux,
La baignade est possible. Tout ici rappelle l’Afrique : une certaine nonchalance, les innombrables petits commerces et bien sûr la couleur de cette population afro-brésilienne, dont les ancêtres sont arrivés poussés par le vent du large pour produire la canne à sucre.
Le sol et le climat étaient favorables à la culture de la canne, grande consommatrice de main d’œuvre. Près de la moitié des esclaves africains déportés sur le continent américain l’ont été au Brésil. L’esclavage ne fut aboli ici qu’à la fin du 19ème siècle.
La plage de Barra, tout près du centre-ville, est gardée par le plus vieux fort de l’état de Bahia. Il veille sur la côte depuis la fin du 16ème siècle. L’empreinte du Portugal est omniprésente : sur les carreaux de faïence à dominante bleue – les azulejos – ou dans une architecture décalée,
Vestige d’une des premières colonies européennes établies sous les tropiques. Salvador de Bahia resta la première ville brésilienne pendant trois siècles, mais elle accumula de telles richesses que la vie s’y relâcha rapidement. Ainsi, dès le 17ème siècle, la cité était connue pour son goût immodéré de la fête. Aujourd’hui,
Le carnaval marque le point culminant de cette passion pour les réjouissances populaires. A Salvador, le carnaval appartient au peuple. Selon un proverbe, “Salvador de tous les saints” devient alors “Salvador de tous les péchés”. La nuit peut tomber, les rythmes tiennent éveillé. Même en faisant preuve d’autorité… …rien ne peut arrêter la fête.
Après des heures de joie communicative, qu’importe si les Indiens menacent, l’heure est au repos du guerrier. Tous les Etats du Nordeste possèdent un accès à la mer. Au Nord, dans l’Etat du Ceara, la ville de Fortaleza forme un des principaux centres urbains
De la région en regroupant près de deux millions et demi d’habitants. Un théâtre, dont la structure en fonte remonte au début du 20ème siècle et un fort construit par les Hollandais au milieu du 17ème puis conquis par les Portugais quelques années plus tard, constituent à peu près le seul patrimoine historique de Fortaleza.
Et quand un bâtiment présente un intérêt quelconque – une ancienne maison d’arrêt par exemple – l’esprit d’entreprise s’en empare. Un centre d’artisanat, en effet, expose ses dentelles et ses broderies dans les cellules de la prison désaffectée. La population de Fortaleza a doublé en dix ans principalement à cause de l’exode massif de petits
Paysans en provenance du “Sertao”, l’arrière-pays, ruinés par de terribles sécheresses. Ils se sont réfugiés dans la “favela” de Pirambu, sans doute le plus vaste bidonville de tout le Brésil. Ce bidonville étonne par son organisation communautaire et par son dynamisme créatif.
De nombreux habitants ont retrouvé leur autonomie. Ils contribuent à la vie économique en valorisant leurs talents artisanaux ou les produits du terroir local. Grâce à leur travail, Fortaleza est devenue la capitale de l’artisanat de tout le Nordeste, notamment pour ses sables colorés.
Les sables décoratifs ne comportent pas de couleurs artificielles. Ils sont extraits dans les falaises de grès qui longent la plage de Morro Branco, à 80 kilomètres au Sud de Fortaleza. Dans les anfractuosités ouvertes par le ruissellement des eaux de surface,
Les oxydes métalliques ont teinté le sable de tonalités improbables. On a dénombré une dizaine de nuances différentes, toutes exploitées par la palette d’artistes parfois très jeunes. Le long de la côte, d’immenses étendues de sable tapissent un territoire jadis couvert par la végétation. Les bouleversements climatiques ainsi que les sécheresses
De plus en plus longues et de plus en plus fréquentes ont accéléré le processus de désertification des terres à l’intérieur du Nordeste. Les inquiétudes des spécialistes à cet égard semblent aujourd’hui malheureusement fondées. A bord de leur “jangada”, une embarcation légère d’origine indienne, les pêcheurs font du cabotage
Pour s’assurer les meilleures prises. Les techniques de pêche peuvent déconcerter, mais le plongeur n’hésite pas. Il se dirige vers la rive en direction d’un endroit qu’il a repéré. Il a tôt fait de saisir sa proie : un crabe solitaire. Des méthodes rudimentaires et bien aléatoires sont utilisées pour améliorer l’ordinaire de pêcheurs
Soumis à des conditions de vie difficiles. Beaucoup, en effet, doivent abandonner une grosse partie de leur pêche pour payer l’usage de bateaux qui ne leur appartiennent pas. Les premiers colons portugais ne sont arrivés sur cette côte qu’au tout début du 17ème siècle. Le
Mouvement de colonisation fut lent car le Portugal n’était pas surpeuplé. Les Portugais ne croisèrent aucun obstacle entre les Açores et ce rivage où l’aventure coloniale commençait à peine. Au large de l’Etat de Maranhao, sur l’île de Sao Luis, la ville du même
Nom est la seule qui ait été fondée par les Français au Brésil. Son nom fut choisi en l’honneur de Louis XIII. Mais les Portugais s’y installèrent peu après. Le cœur historique de la localité a bénéficié d’une restauration habile grâce à son classement au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les tuiles patinées par le soleil
Et les embruns rappellent la douceur de vivre dans cette ville. Elle fut longtemps considérée comme “l’Athènes du Brésil” pour la qualité et l’intensité de sa vie intellectuelle. Appliqués sur les façades, les azulejos s’inspirent d’une mode portugaise bien qu’ils aient été fabriqués dans différents pays européens. Ces matériaux
Se sont révélés être une excellente protection contre l’humidité et la chaleur accablantes. Les Brésiliens raffolent des couleurs vives. L’île de Sao Luis présente la plus forte amplitude de marée au Brésil : 7 mètres. La houle et le courant puissants rendent la baignade périlleuse,
Mais les plages à marée basse offrent un espace tellement large qu’il est ouvert à la circulation et à de multiples activités. Le climat est ici l’un des plus agréables du Brésil, car la chaleur est modérée par les vents alizés. En bateau, Sao Luis se trouve à deux heures d’Alcantara,
Une localité établie sur le continent. Alcantara fut jadis la grande rivale de Sao Luis. Elle semble aujourd’hui assoupie dans le souvenir profond de son ancienne prospérité. La fondation de la ville remonte au début du 17ème siècle, à l’initiative des riches
Producteurs de sucre et de coton. Le glas de la cité sonna lorsque la suppression de l’esclavage et la crise sucrière entraînèrent le départ de la population. La végétation tropicale reprit vite ses droits dans un ensemble architectural colonial que les experts classent parmi les plus
Homogènes du Brésil. Mais Alcantara n’est plus que l’ombre d’elle-même. La population du Sertao, l’arrière-pays du Nordeste, vit tant bien que mal sur une terre rendue ingrate par les sécheresses à répétition. Dans des conditions de vie précaires, toutes les ressources sont bienvenues. “Ce fruit s’appelle Babaçu. C’est le produit d’un palmier typique du
Sertao que l’on trouve en nombre très important dans l’état du Maranhao. Les palmes servent à fabriquer les toits des maisons alors que les noix, elles, fournissent de l’huile qui permet de faire la cuisine. Les reste de la noix servent de nourriture
Pour les animaux. Voici le noyau dont on tire l’huile. C’est bon pour tout…” Malgré les difficultés de l’existence, les habitants du Nordeste ont conservé le sens de la fête. Dans la région de Sao Luis, à Sao José do Ribamar, le carnaval est la meilleure occasion de l’exprimer.
Pendant le carnaval, la fête ne déborde jamais dans les lieux voués à la prière et au recueillement. Les limites de la fête au Brésil sont celles imposées par la ferveur de la foi. Autre temps fort du folklore brésilien, la fête Bumba Meu Boi associe des influences africaines,
Indiennes et portugaises. Elle met en scène un bœuf volé par une famille affamée et ressuscité par des incantations magiques. C’est une fête majeure pour tout le Nordeste. Tout le Nord du Brésil est traversé par un fleuve hors norme. On l’appelle Solimoes de
La frontière péruvienne à la ville de Manaus où il devient l’Amazone. Il traverse la plus vaste forêt tropicale du monde. Sur une étendue presque dix fois plus grande que la France, la forêt amazonienne régénère la moitié de l’oxygène terrestre et abrite, à elle seule,
Le cinquième des espèces végétales de la planète. Comme une mer intérieure, l’Amazone concentre 20 % de l’eau douce mondiale. Ce fleuve mythique résulte de la rencontre de deux cours d’eau : le Rio Solimoes, couleur terre car lourdement chargé en
Alluvions, et le Rio Negro, aux eaux sombres. La ville de Manaus, baignée par le Rio Negro, fut créée par les colons portugais à 1500 kilomètres de l’océan Atlantique et à une cinquantaine de mètres seulement au-dessus du niveau de la mer. Un port international a été aménagé sur les rives
Du fleuve pour acheminer les principales productions régionales, comme la banane. Le Brésil développe une puissance agricole appréciable. Bien qu’elle soit en légère régression, l’agriculture mobilise 23 % de la population active. Elle représente à peu près le quart des exportations.
Des docks flottants ont été construits au début du 20ème siècle à l’initiative des Anglais pour suivre les variations du niveau de l’eau. Ils sont assaillis par une flottille hétéroclite où les petits pêcheurs se taillent une belle part dans le gâteau de l’activité économique. Il est vrai
Que Manaus compte aujourd’hui plus de 1.600.000 habitants, qu’il faut pouvoir approvisionner. La structure métallique du marché municipal fut dessinée à la fin du 19ème siècle sur le modèle des halles de Paris et importée d’Europe à une époque où régnait en maître le caoutchouc, dont le Brésil avait le monopole.
La folie du caoutchouc est bel et bien révolue. Aujourd’hui, les poissons représentent à n’en pas douter une des vraies richesses renouvelables de l’Amazonie. On a dénombré ici plus de 2000 espèces différentes de poissons d’eau douce, alors que l’Europe entière n’en compte que dix fois moins. Une inépuisable source de protéines.
Les pneus en caoutchouc naturel ont fait la fortune de Manaus. En pleine forêt amazonienne ont poussé des flèches « néogothiques », et les pistes de la jungle se sont disciplinées en artères tirées au cordeau. Manaus fut dotée de l’électricité juste après Rio.
Les nouveaux riches faisaient laver leur linge sale à Paris et noyaient leur mal du pays dans l’eau de Vichy quand le champagne n’y suffisait plus. La magnificence des nantis dans la bourgade amazonienne, ainsi que la propagation des valeurs et des goûts de la culture occidentale atteignirent
Un sommet inégalé avec la conception et la réalisation du célèbre opéra néoclassique de Manaus construit en 1896 sur les plans d’ingénieurs de Lisbonne. La plupart des matériaux nécessaires à cette folie furent importés d’Europe. De nombreux éléments décoratifs sont, eux aussi, européens. Le plafond,
Révélant la tour Eiffel vue du dessous, a été peint en France et transporté d’une pièce. Seuls les bois précieux viennent du Brésil, alors qu’un grand nombre de moulures et de sculptures ont été réalisées en Europe.
Le rideau ne se déroule pas. Rigide, il monte tout droit, ce qui donne une idée de la hauteur imaginée pour cette salle dominée par la loge royale. Construit en 4 ans, le prétentieux théâtre se trouve à proximité immédiate du palais Rio Negro érigé pour un magnat allemand du caoutchouc.
Non loin de là, les favelas vont de guingois sur leurs pilotis menacés par les humeurs du fleuve. Inscrit dans l’environnement du fleuve, le Musée des sciences naturelles d’Amazonie décrit un biotope exceptionnel où les poissons paradent, comme l’énorme pirarucu, qui peut atteindre trois mètres de long et
Un poids record de 200 kg d’autant plus apprécié que sa chair est délicieuse. Moins placide, le fameux piranha pâtit d’une réputation un peu exagérée, tout comme certaines araignées, qui préférent s’enfuir en projetant les poils urticants de leurs pattes. Les insectes se répartissent entre dix à quinze millions d’espèces et beaucoup de
Variétés non identifiées entretiennent les mystères de l’Amazonie. Une région dont l’homme est quasiment exclu, car au-delà des plages de Manaüs, c’est l’aventure… Emprunter le fleuve, c’est laisser derrière soi la civilisation. Remonter les affluents, c’est pénétrer au cœur de la forêt. Malgré certaines apparences, l’expédition n’est pas toujours de tout repos.
En période de crue, il arrive que le bateau doive slalomer entre les sommets des arbres. Les obstacles exigent du pilote une vigilance de tous les instants. “Dangereux, c’est vraiment très dangereux. Il faut faire très attention et savoir naviguer, quitte à prendre des chemins détournés. Il faut bien connaître le parcours pour éviter
Les dangers du fleuve. Un petit jeune sans expérience risque de s’échouer ou de heurter un rocher, mettant ses passagers en péril.” Au fur et à mesure de la progression, la forêt s’épaissit tout en rétrécissant les points de passages. La pénombre s’installe rapidement au niveau inférieur de la
Végétation. La végétation doit s’élever pour aller chercher la lumière. Et puis, surprise : des traces de présence humaine. Hors de portée de l’eau, un lodge permet de séjourner à proximité de la canopée, l’étage supérieur de la forêt tropicale. Dans une zone où la lumière stimule la végétation, l’homme peut circuler
À quarante mètres du sol avec la facilité et la décontraction de son cousin le singe. Devant l’immensité végétale, on imagine difficilement que la forêt amazonienne puisse être menacée. Et pourtant, pas loin de 20 % de son territoire original ont disparu. Les dangers
Courus par ce biotope sont bien réels. Ils tiennent dans l’exploitation abusive de la forêt, mais aussi dans la pollution provoquée par le contact avec la civilisation. Pour l’homme blanc, il était impossible de s’orienter à travers un tel labyrinthe végétal sans le concours de ses
Habitants, les Indiens. Ceux-ci ont longtemps résisté aux envahisseurs. Mais les Indiens d’Amazonie ont été déforcés parce qu’ils n’ont jamais constitué d’État centralisé. Les germes des maladies véhiculées par les Européens ont fait le reste en décimant la population. Même métissées et vêtues à l’occidentale, les populations locales se transmettent la
Connaissance d’une faune extrêmement riche où un insecte comme le phasme se fait passer pour une branche, où un oiseau comme le toucan possède un bec presque aussi grand que son corps pour cueillir les fruits à distance, où les serpents se fondent dans le feuillage et où les aras,
Ces grands perroquets, incendient les arbres de leur plumes multicolores. Mais à cause de leur magnifique plumage, les aras sont devenus la cible des braconniers. Dans les airs, dans l’eau et sur terre, chacun lutte avec ses moyens afin d’assurer la survie
De son espèce. Le tapir ne peut compter que sur son nez pour y arriver, alors que les singes par milliers jouent habilement des quatre mains pour se restaurer et se déplacer. La nuit plonge la forêt sous une chape oppressante. Chaque bruit sourd, chaque mouvement furtif est suspect.
L’Indien cherche sa proie. Elle a pour nom « caïman ». Action ! La lutte est inégale… “Au moment où l’on aperçoit le caïman dont les yeux brillent dans le noir, on l’hypnotise grâce à la lumière. C’est la manière la plus facile de l’attraper car le caïman reste paralysé. Il ne
Comprend pas ce que ce qui se passe. Dès que la lumière disparaît, le caïman se sauve facilement.” Cette fois, la prise est trop jeune. Rendez-vous à l’âge adulte… Oui, certains jours le ciel protège l’Amazonie et ses habitants, car dans les nuages au couchant veille l’esprit … du grand caïman.
Le Centre-Ouest abrite le district de la capitale Brasilia, à la tête des 26 États du pays. Cette région administrative portait jadis le nom de “Mato Grosso”. En français : “grosse forêt”. L’impulsion de Brasilia fut donnée par le président Kubitschek, élu en 1956. Il voulait réaliser une ville futuriste, un symbole pour son
Ambition : “cinquante ans de progrès en cinq ans”. Le chef d’Etat accéléra même les choses puisque la cité fut terminée après quatre ans en 1960. Les institutions démocratiques élurent domicile dans deux énormes coupes inversées : le sénat et l’assemblée nationale.
Sans échelle humaine, la ville de Brasilia fut créée de toutes pièces pour soulager la côte surpeuplée, pour venir en aide à l’arrière-pays déshérité et convaincre la nation de sa puissance économique. Les bâtiments doivent leurs lignes épurées au grand architecte Oscar Niemeyer,
Un enfant du pays, qui mettait ainsi en équation la devise nationale : “Ordre et progrès”. Le Corbusier était son maître. Il conçut une ville où la voiture est reine tant les distances sont grandes entre les bâtiments administratifs et les résidences où vivent les fonctionnaires. Ces
Derniers ont d’ailleurs été tellement réticents à s’installer ici qu’il fallut doubler leur salaire. Cette capitale déshumanisée forme en grandeur nature une sorte de musée de l’architecture moderne. Trente ans après sa création, Brasilia fut d’ailleurs classée dans le patrimoine culturel mondial de l’UNESCO comme le meilleur exemple du mouvement architectural et
Urbanistique du 20ème siècle. Le mouvement fut-il positif ou négatif pour le mode de vie ? un indice : Brasilia connaît le plus fort taux de divorces de tout le Brésil… Malgré les efforts déployés pour fixer les habitants, beaucoup ont quitté le centre pour la périphérie.
Niemeyer a multiplié les symboles, comme la couronne d’épines pour la cathédrale. Les statues des quatre évangélistes accueillent les fidèles dans un édifice spectaculaire de verre coloré et de béton armé. L’ensemble offre un bel exemple de l’ouverture d’esprit qui animait alors
Niemeyer, un communiste convaincu… Il réalisa d’ailleurs le siège du parti communiste à Paris. Les nombreuses églises de Brasilia attestent de la ferveur religieuse des Brésiliens. Une foule de nouveaux cultes s’y développent. Exemple : le temple de la Bonne Volonté. Au sommet d’une pyramide, un gros bloc de cristal brut suscite le déplacement
Régulier des adeptes réunis depuis 1989 au sein de la « légion de la Bonne Volonté ». L’espace de méditation aménagé au centre du temple doit conduire les adhérents à l’épanouissement personnel par le biais de la solidarité universelle. Tout autour de Brasilia, il existe, paraît-il,
Différents lieux réputés pour faciliter le contact avec le monde surnaturel, ou encore avec les extra-terrestres. Mais le “contact” n’est pas toujours au rendez-vous… A une cinquantaine de kilomètres à l’Est de Brasilia s’ouvre la vallée de l’Aube. On pratique ici différents rites. Les adeptes se réclament d’une ésotérique “doctrine de l’Aube”.
“Nous appartenons à une communauté qui possède des temples partout au Brésil. Nous accueillons tous ceux qui ont besoin de nous. Ici, c’est le siège, que l’on appelle aussi centre-mère. Dans le pays, 140 à 150.000 médiums travaillent dans 180 temples à travers tous les
États du pays. Nous avons des perspectives d’extension en Europe et aux Etats-Unis”. Oui, les sectes suscitent les vocations par milliers, même si certains choisissent parfois de s’en éloigner… Le prêtre italien Dom Bosco avait annoncé au 19ème siècle qu’une nouvelle civilisation verrait le jour ici : peut-être avait-il raison…
Direction : Ouest. A plus de 1000 km de la capitale fédérale, en mettant le cap vers la frontière bolivienne, au milieu d’un paysage serein où le regard ne rencontre pas d’obstacle, surgit la ville de Cuiaba . La cité est sortie de terre
Au 18ème siècle poussée par la fièvre de l’or. Aujourd’hui, elle sert de camp de base propice à la découverte de ce que l’on appelle encore le « Mato Grosso ». Une sorte de Far West brésilien hérissé de plateaux rocheux – les “chapadas”- tronçonnés par les chutes d’eau.
L’évaporation provoquée par la chaleur extrême – c’est un des endroits les plus chauds du Brésil – entraîne la formation d’énormes masses nuageuses, qui libèrent des averses brutales sur une terre avide d’eau. Le sol en cuvettes creusées par l’érosion et les chutes de pluie torrentielles ont favorisé
La création d’un espace humide accessible par une seule route : la Transpantaneira. Vaste comme la moitié de la France, le Pantanal s’étend sur les restes d’une mer intérieure et abrite une faune beaucoup plus visible qu’en Amazonie, parce que la végétation y est moins dense.
Le Pantanal n’est pas un marais au sens propre. C’est une plaine alluviale inondée six mois par an et difficile d’accès. De nombreux échassiers ont trouvé refuge sur cette terre en partie inscrite au patrimoine mondial de l’humanité depuis l’an 2000. Le Pantanal est aussi appelé “terra de ninguem”,
Terre de personne. On y rencontre pourtant des fazendas, d’immenses exploitations agricoles fondées notamment par des immigrés européens, des Allemands par exemple. Les distances considérables, les sols instables et l’omniprésence de l’eau ne simplifient pas les conditions de vie. L’élevage pose quelques difficultés, notamment en raison de certains voisins…encombrants.
Les malheureux poulets sont fréquemment les innocentes victimes de l’anaconda, un serpent non venimeux, qui tue ses proies par étouffement avant de les engloutir en une bouchée. L’anaconda déplace sa longueur aussi la même facilité sur terre que dans l’eau. Le Pantanal forme un écosystème très riche où la plupart des espèces animales sont représentées,
Du mammifère herbivore comme le buffle au plus gros rongeur de la création : le capybara, exclusivement végétarien. Les prédateurs assurent la continuité de la chaîne alimentaire. Il faut avoir l’œil … et le bon. Concentré de vie sauvage, le Pantanal est unique en Amérique du Sud.
La région Sud ne rassemble que trois Etats, mais elle représente un pôle de développement favorisé par la proximité avec les pays voisins. Au confluent des Rios Parana et Iguaçu se rejoignent trois pays membres du Mercosul, un accord de libre-échange sud-américain. Les
Territoires sont délimités par trois bornes, aux couleurs de l’Argentine, du Paraguay et du Brésil. Un pont relie la ville brésilienne de Foz do Iguaçu à l’argentine Puerto Iguaçu. Quant à la ville paraguayenne de Ciudad del Este, c’est un autre pont – le pont de l’Amitié – qui y mène.
La brésilienne Foz do Iguaçu organise les échanges avec l’Argentine et les relations entre les trois pays contigus. 20 kilomètres avant sa rencontre avec le Parana, l’Iguaçu s’agite de remous tumultueux avant de se précipiter dans le vide. Les chutes de l’Iguaçu figurent parmi les plus spectaculaires
Des cataractes, avec celles du Niagara et celles du Zambèze. A 80 mètres de hauteur, le fleuve se jette dans une énorme faille géologique en empruntant de multiples parcours. On a recensé près de 300 passages différents ! L’eau y est littéralement vaporisée, avant de devenir le jeu de la lumière.
Au contraire des chutes du Zambèze et du Niagara, les chutes de l’Iguaçu s’étirent sur un front très large – près de 3 kilomètres – déroulés au milieu de la forêt tropicale. Dans le dialecte des indiens Guaranis, le mot “Iguaçu” signifie d’ailleurs “eau grande”. Malgré son
Accès difficile, le site a été découvert dès le milieu du 16ème siècle par les Espagnols. En aval des chutes, l’Iguaçu se jette dans le Parana. Barrant le fleuve avec un mur de béton de près de 200 mètres de hauteur, le barrage d’Itaipu a battu de nombreux records.
“Itaipu Bi-National exploite le plus grand barrage hydro-électrique du monde. Celui-ci est le fruit d’un contrat, conçu pour exploiter le fleuve Parana, qui a été signé en 1973 entre les responsables du Brésil et du Paraguay. La construction a duré près de 17 ans
Et la centrale hydro-électrique est opérationnelle depuis 1984. Sa puissance est de 12.600.000 KW, ce qui représente le plus important potentiel du monde. Ceci autorise une production électrique pour chacune des 18 unités, de 700.000 KW, encore une fois la plus importante du
Globe. Itaipu Bi-National est responsable de 25% de l’électricité produite et consommée au Brésil.” La production d’électricité est pourtant menacée, malgré le potentiel de ce barrage, par la diminution des chutes de pluie et des réserves d’eau. Les quatre Etats qui composent le Sudeste ne couvrent que 10 % de la superficie nationale,
Mais rassemblent plus de 40 % de la population du pays. Celle-ci occupe de gigantesques ensembles urbains comme Sao Paulo, la plus grande ville d’Amérique latine. Sao Paulo est en dans le peloton de tête du classement des plus grandes villes du monde par le nombre d’habitants.
20 000 000 d’habitants environ peuplent cette mégalopole où les voitures ne peuvent circulent qu’un jour sur deux en hiver, à cause d’une pollution qui plombe l’atmosphère. La moitié de l’activité industrielle brésilienne domine une ville où les reflets du passé, livrés
À la spéculation immobilière, se font de plus en plus rares. Même dans les quartiers historiques, on peine à imaginer que Sao Paulo n’était qu’un petit village au début du 17ème siècle. Le « mémorial de l’Amérique latine » doit ses lignes et ses volumes à l’architecte
Niemeyer. Le grand unificateur du continent, le général Bolivar occupe ici une place de choix. Dans le parc Ibirapuera, également dessiné par Niemeyer, d’autres gloires locales sont évoquées : celles des pionniers de la ville et aussi celle du pilote de Formule 1 Ayrton Senna, l’un des plus
Célèbres Paulistas, les habitants de Sao Paulo. Devant la cathédrale Da Sé, terminée au milieu du 20ème siècle, se réunissent de nombreux camelots pour vendre leurs remèdes à base de plantes. Tisanes ou onguents, leurs propriétés sont extrêmement variées.
“Ceci est de la patte de vache. C’est un nom bizarre, non ? car ce n’est pas vraiment de la patte de vache. Elle est utilisée contre le diabète. Elle a aussi des propriétés diurétiques et soigne toutes les maladies de ventre et de l’estomac.”
Des personnages hauts en couleurs distillent leurs connaissances souvent très confidentielles. Au croisement de multiples cultures, Sao Paulo a changé de visage grâce aux vagues d’immigration successives. Toutes les crises mondiales des deux derniers siècles ont été ressenties ici sous la forme d’importants mouvements démographiques. Dans le quartier bien nommé de Liberdade – “liberté” en
Portugais – l’Extrême-Orient a trouvé refuge. Le terme générique « Japones » désigne toutes ces populations car Sao Paulo abrite la plus forte communauté japonaise en dehors du Japon. Un bel exemple d’intégration dans cette ville fondée par des chasseurs d’indiens et des marchands d’esclaves.
Les infrastructures se développent dans un pays où la densité de population reste très faible. Le Brésil est un des premiers pays producteurs d’énergie hydraulique. Hélas, tout le monde n’en bénéficie pas. Le Brésil compte parmi les 10 plus grandes puissances économiques mondiales,
Et ses réserves pétrolières y contribuent. Le PIB par habitant a presque doublé en 20 ans. Premier producteur au monde de café et d’oranges, le secteur agricole possède un potentiel à la mesure de l’immensité du territoire, du gigantisme de l’Amazone, de la force du climat.
Quelques-uns des principaux atouts du Brésil résident dans la flore et la faune d’une forêt vitale. Elle aussi démesurée, comme la ligne côtière : la plus longue du monde. Mais si le Brésil ouvre bien grand son panorama vers l’avenir, c’est surtout grâce à une
Population multiraciale et pluriculturelle, dont la majorité a moins de 30 ans La fusion des composantes du Brésil s’opère à l’époque du carnaval. Les rythmes africains et les costumes indiens tourbillonnent alors dans une invraisemblable débauche de couleurs et de sons.
Sur les chars monumentaux, on fête à tour de rôle la naissance d’un monde nouveau et le renouvellement des saisons. Mais on célèbre aussi la victoire contre les monstres, qui incarnent toutes les angoisses, toutes les privations. La foule se libère ! Dans leurs danses de séduction, les élèves des écoles de samba rivalisent
En couleurs – et en plumes – avec les oiseaux de la forêt tropicale. Le carnaval, c’est un pays, un peuple tout entier qui véritablement explose. Le Brésil se débarrasse de ses entraves pour offrir un fabuleux spectacle rythmé par la salsa, la samba, et les cariocas.
Film 52 minutes de Pierre Brouwers, vu sur France 5 et Voyage !
Pays-continent grand comme seize fois la France, le Brésil bénéficie de richesses naturelles et humaines hors normes. Des quartiers anciens de Salvador aux plages mythiques de Rio, Pierre Brouwers a rencontré une population jeune, métissée, exubérante, qui constitue le maître atout du pays. La forêt amazonienne, les chutes de l’Iguaçú, l’urbanisme débridé de São Paulo et la froide rigueur de Brasilia sont autant de décors différents dans lesquels évolue un peuple tourné vers l’avenir. Histoire, culture, géographie, mode de vie, le film met en évidence les facettes les plus représentatives d’un pays sur lequel règne, en début d’année, le dieu Carnaval.
Pour s’abonner à la chaîne, c’est ici : https://cutt.ly/2hxFnw4
Suivez l’actualité de Pierre Brouwers sur :
– https://www.instagram.com/pierre_brouwers/
– https://www.facebook.com/PierreBrouwersdecouvrirlemonde/
– https://www.pinterest.fr/pierrebrouwers3/
Les DVD sont disponibles sur http://www.decouvrir-le-monde.com/
Chapitrage :
00 04 29 00 Rio de Janeiro
00 04 29 00 Corcovado
00 04 52 00 Plages de Copacabana et d’Ipanema
00 05 26 00 Jardin botanique
00 05 32 15 Les churrascarias
00 05 41 09 Rio by night
00 05 53 00 Nordeste
00 06 02 22 La capoeira
00 06 42 02 Salvador
00 06 50 22 Ville haute
00 07 05 24 Quartier du Pelourinho
00 08 14 06 Le football
00 08 20 22 Ville basse
00 08 43 14 Le port
00 09 24 10 Marché de São Jochim
00 10 18 05 Les plages de Salvador
00 11 08 21 Plage et fort de Barra
00 11 55 15 Carnaval de Salvador
00 13 43 14 Fortaleza
00 13 56 22 Teatro Jose de Alencar
00 14 02 01 Le fort
00 14 13 00 Centre artisanal
00 15 01 05 Favella de Pirambu
00 15 53 21 Falaises et plage de Morro Branco
00 17 11 16 Pêche dans le Nordeste
00 18 28 13 São Luis
00 19 49 08 Les plages de São Luis
00 20 16 01 Alcantara
00 21 26 20 Sertão
00 21 41 11 Culture du babaçu
00 22 20 04 Carnaval de São Jose de Ribamar
00 22 57 20 Fête Bumba-meu-boi
00 23 50 10 Amazonie
00 24 00 09 L’Amazone
00 24 25 04 Rio Solimöes et Rio Negro
00 24 41 15 Manaus
00 24 54 04 Le port
00 25 58 12 Le marché municipal
00 26 43 05 L’Alfandega, bâtiment des douanes
00 27 27 15 L’opéra Teatro Amazonas
00 28 39 23 Palais Rio Negro
00 29 04 15 Musée des sciences naturelles d’Amazonie
00 29 55 18 La forêt amazonienne
00 32 24 08 Les Indiens d’Amazonie
00 34 11 07 Les caïmans
00 35 32 14 Centre-ouest
00 35 51 19 Brasilia
00 36 14 24 Place des Trois-Pouvoirs
00 37 09 02 Ministères
00 37 22 16 Palais du Président
00 37 54 03 Galeries marchandes
00 38 14 08 Cathédrale
00 38 50 23 Les églises de Brasilia
00 39 54 16 Vallée de l’Aube
00 41 10 15 Cuiaba
00 41 29 12 Mato Grosso
00 42 28 20 Pantanal
00 43 17 16 Les fazendas
00 45 03 07 Sud
00 45 21 20 Tres Fronteiras
00 45 49 04 Ville de Foz de Iguaçu
00 46 01 23 Rio Iguaçu
00 46 10 06 Chutes de l’Iguaçu
00 47 37 08 Barrage et centrale hydroélectrique d’Itaipu
00 48 55 05 Sud-est
00 49 05 05 São Paulo
00 49 24 11 Avenida Paulista
00 49 48 00 Centre historique
00 50 01 00 Mémorial de l’Amérique latine
00 50 19 19 Parc Ibirapuera
00 50 24 23 Monument aux pionniers
00 50 36 24 Cathédrale de Sé
00 51 31 08 Le quartier Liberdade
00 52 02 12 Conclusion
00 53 20 00 Carnaval
00 54 10 22 Le show des sens
2 Comments
Un grand merci pour ce film ! 🙏
Chouette , le Brésil !!! 👏👍 Pour l' instant je ne peux le regarder que d' un seul œil car je viens juste d' être opéré d' un décollement de la rétine mardi , mais le temps de récupérer , et après je le regarde avec mes deux yeux ! 😂😂