Brésil : salsa, samba, cariocas

Entre l’équateur et le tropique du Capricorne,  l’Amérique du Sud s’élargit loin dans l’Atlantique   pour contenir le Brésil, le cinquième pays du  monde par la superficie. L’immense territoire   occupe presque la moitié du continent  sud-américain en couvrant un espace   treize fois plus étendu que la France. Capitale :  Brasilia, mais depuis 1960 seulement. Auparavant,  

Le gouvernement siégeait sur la côte, à  Rio de Janeiro. Au sommet du Corcovado, la   statue du Christ Rédempteur dresse ses 40 mètres  au-dessus de la ville. A 700 mètres d’altitude,   le regard enveloppe la baie dont les Portugais  pensèrent en arrivant qu’elle était l’embouchure  

D’un « rio », un fleuve. Les conquérants furent  émerveillés devant un paysage ponctué de collines   taillées en pain de sucre par l’érosion. C’était  un jour de janvier au tout début du 16ème siècle. Les plages mythiques de Copacabana et d’Ipanema   bordent la cité surnommée à juste titre  “la ville merveilleuse”, mais dont le  

Développement est entravé par le relief. Les  bâtiments doivent prendre de la hauteur pour   loger les 10 à 12 millions d’habitants  qu’abrite la grande agglomération de Rio. Les Cariocas – les habitants de Rio –  adorent leurs plages, mais apprécient   aussi les quelques espaces que la ville a  concédés à la nature. Une nature spontanée  

Joliment encadrée dans un jardin botanique créé  il y a deux siècles. Ce goût pour l’authentique   se retrouve dans les churrascarias, où l’on  ne consomme que de la viande de bœuf marinée   et grillée à la broche. Les sensations  sont fortes la nuit à Rio de Janeiro,  

Une ville qui ouvre la marche et  donne le rythme à tout le Brésil. Parmi les cinq régions qui composent  le pays, le Nordeste jette un ponton   naturel sur l’océan où ont débarqué les  premiers esclaves en provenance d’Afrique.   Les sources historiques du Brésil ont jailli  sur cette terre et les traditions populaires  

Demeurent plus vivantes qu’ailleurs. Il  en est une qui fut longtemps interdite.   Elle s’exprime en musique et en souplesse à  travers des figures acrobatiques : la capoeira. “La Capoeira est arrivée au Brésil en 1624.  Venue d’Angola, où elle était un redoutable  

Sport de combat, elle a pris la forme d’une  danse. Cela a permis aux esclaves noirs   de préparer leur révolte sous couvert  d’une activité ludique et musicale. Le   mot capoeira est d’origine indienne et  signifie “terrain déboisé qui renaît”.” Située dans l’état de Bahia, Salvador fut  la première capitale du Brésil et le resta  

Plus de deux siècles. Les Portugais  créèrent la localité au milieu du   16ème siècle au sommet d’une colline  stratégique et, en quelques décennies,   elle devint une des métropoles les plus  actives et les plus prospères du Nouveau Monde. A Salvador de Bahia, le patrimoine  architectural porte les traces d’une  

Confortable réussite économique. Les nombreux  édifices religieux confirment aussi la diffusion   de la foi catholique au nom du « Christ  Salvador » – le Christ Sauveur – dans un   pays qui se considère toujours comme la première  communauté catholique au monde. Par dizaines,  

Les églises des 16ème et 17ème siècles ont adopté  les fioritures du baroque triomphant. Certaines   sont couvertes du marbre qui servait de lest  aux navires portugais rentrant d’Europe à vide. Le macumba, c’est-à-dire les pratiques  religieuses d’origine africaine, cohabite   en harmonie totale avec la religion officielle.  Les rythmes indolents et la douce nonchalance de  

L’Afrique sont bien marqués à Salvador de  Bahia, sauf sur les terrains de football.  Cela explique sans doute pourquoi leurs joueurs  sont devenus parmi les meilleurs au monde Devant la « Baie de Tous les Saints », la  ville basse s’est étendue au niveau de la mer   parce que la place manquait dans les quartiers  

Originels construits en hauteur pour  se protéger des attaques des Indiens. La ville basse de Salvador doit une grande part de  son animation à son port de pêche. Le poisson joue   un rôle important dans la cuisine de Bahia, une  cuisine à ce point inspirée qu’elle est réputée  

Plaire aussi bien aux hommes qu’aux dieux. Comme  la pêche n’est pas tous les jours miraculeuse,   les pêcheurs s’en remettent parfois  au jeu. Sans doute espèrent-ils voir   tourner la roue de la fortune en leur  faveur, et très vite regagner l’eau… A Salvador de Bahia, les ressources  alimentaires ne viennent pas que de  

La mer. La terre prodigue aussi ses richesses et  fournit en effet une quantité de fruits et légumes   que l’on retrouve sur le carreau  du très animé marché de Sao Joaquim Dans la cohue, plusieurs produits occupent  le haut du panier comme un crabe noirâtre,  

Qui sera farci d’un mélange  à base de farine de manioc. Les références occidentales sont explicites,  mais la diversité des populations se vérifie   par la provenance des espèces végétales.  Celles-ci sont originaires de plusieurs   continents. Les pommes de cajou avec leur  curieuse noix, les redoutables petits piments  

Ou les cerises juteuses élargissent l’inventaire.  Dans l’air flotte le parfum de l’huile de palme,   un autre emprunt à l’Afrique, qui intervient  dans la plupart des plats à Bahia. La température de l’océan qui baigne Salvador est  plus élevée qu’à Rio. Aussi, malgré les rouleaux,  

La baignade est possible. Tout ici rappelle  l’Afrique : une certaine nonchalance,   les innombrables petits commerces et bien sûr  la couleur de cette population afro-brésilienne,   dont les ancêtres sont arrivés poussés par le  vent du large pour produire la canne à sucre.  

Le sol et le climat étaient favorables à la  culture de la canne, grande consommatrice de   main d’œuvre. Près de la moitié des esclaves  africains déportés sur le continent américain   l’ont été au Brésil. L’esclavage ne fut  aboli ici qu’à la fin du 19ème siècle.

La plage de Barra, tout près du  centre-ville, est gardée par le   plus vieux fort de l’état de Bahia. Il veille  sur la côte depuis la fin du 16ème siècle. L’empreinte du Portugal est omniprésente : sur les   carreaux de faïence à dominante bleue – les  azulejos – ou dans une architecture décalée,  

Vestige d’une des premières colonies  européennes établies sous les tropiques. Salvador de Bahia resta la première ville  brésilienne pendant trois siècles, mais   elle accumula de telles richesses que  la vie s’y relâcha rapidement. Ainsi,   dès le 17ème siècle, la cité était connue pour  son goût immodéré de la fête. Aujourd’hui,  

Le carnaval marque le point culminant de cette  passion pour les réjouissances populaires. A Salvador, le carnaval appartient au peuple. Selon un proverbe, “Salvador de tous les saints”  devient alors “Salvador de tous les péchés”. La nuit peut tomber, les rythmes tiennent éveillé. Même en faisant preuve d’autorité… …rien ne peut arrêter la fête.

Après des heures de joie communicative,  qu’importe si les Indiens menacent,   l’heure est au repos du guerrier. Tous les Etats du Nordeste possèdent un accès  à la mer. Au Nord, dans l’Etat du Ceara,   la ville de Fortaleza forme un  des principaux centres urbains  

De la région en regroupant près de  deux millions et demi d’habitants. Un théâtre, dont la structure en fonte  remonte au début du 20ème siècle et un   fort construit par les Hollandais au milieu du  17ème puis conquis par les Portugais quelques   années plus tard, constituent à peu près  le seul patrimoine historique de Fortaleza.

Et quand un bâtiment présente un intérêt  quelconque – une ancienne maison d’arrêt   par exemple – l’esprit d’entreprise s’en  empare. Un centre d’artisanat, en effet,   expose ses dentelles et ses broderies dans  les cellules de la prison désaffectée. La population de Fortaleza a doublé en dix ans  principalement à cause de l’exode massif de petits  

Paysans en provenance du “Sertao”, l’arrière-pays,  ruinés par de terribles sécheresses. Ils se sont   réfugiés dans la “favela” de Pirambu, sans doute  le plus vaste bidonville de tout le Brésil. Ce bidonville étonne par son organisation  communautaire et par son dynamisme créatif.  

De nombreux habitants ont retrouvé leur autonomie.  Ils contribuent à la vie économique en valorisant   leurs talents artisanaux ou les produits du  terroir local. Grâce à leur travail, Fortaleza   est devenue la capitale de l’artisanat de tout  le Nordeste, notamment pour ses sables colorés.

Les sables décoratifs ne comportent pas de  couleurs artificielles. Ils sont extraits   dans les falaises de grès qui longent la plage  de Morro Branco, à 80 kilomètres au Sud de   Fortaleza. Dans les anfractuosités ouvertes  par le ruissellement des eaux de surface,  

Les oxydes métalliques ont teinté le sable  de tonalités improbables. On a dénombré une   dizaine de nuances différentes, toutes exploitées  par la palette d’artistes parfois très jeunes. Le long de la côte, d’immenses étendues de  sable tapissent un territoire jadis couvert   par la végétation. Les bouleversements  climatiques ainsi que les sécheresses  

De plus en plus longues et de plus  en plus fréquentes ont accéléré le   processus de désertification des terres à  l’intérieur du Nordeste. Les inquiétudes   des spécialistes à cet égard semblent  aujourd’hui malheureusement fondées. A bord de leur “jangada”, une embarcation légère  d’origine indienne, les pêcheurs font du cabotage  

Pour s’assurer les meilleures prises. Les  techniques de pêche peuvent déconcerter,   mais le plongeur n’hésite pas. Il se dirige vers  la rive en direction d’un endroit qu’il a repéré. Il a tôt fait de saisir sa  proie : un crabe solitaire. Des méthodes rudimentaires et bien aléatoires sont  utilisées pour améliorer l’ordinaire de pêcheurs  

Soumis à des conditions de vie difficiles.  Beaucoup, en effet, doivent abandonner une   grosse partie de leur pêche pour payer l’usage  de bateaux qui ne leur appartiennent pas. Les premiers colons portugais ne sont arrivés sur  cette côte qu’au tout début du 17ème siècle. Le  

Mouvement de colonisation fut lent car le Portugal  n’était pas surpeuplé. Les Portugais ne croisèrent   aucun obstacle entre les Açores et ce rivage  où l’aventure coloniale commençait à peine. Au large de l’Etat de Maranhao, sur  l’île de Sao Luis, la ville du même  

Nom est la seule qui ait été fondée  par les Français au Brésil. Son nom   fut choisi en l’honneur de Louis XIII. Mais  les Portugais s’y installèrent peu après. Le cœur historique de la localité a  bénéficié d’une restauration habile   grâce à son classement au patrimoine mondial  de l’UNESCO. Les tuiles patinées par le soleil  

Et les embruns rappellent la douceur de vivre  dans cette ville. Elle fut longtemps considérée   comme “l’Athènes du Brésil” pour la qualité  et l’intensité de sa vie intellectuelle. Appliqués sur les façades, les  azulejos s’inspirent d’une mode   portugaise bien qu’ils aient été fabriqués  dans différents pays européens. Ces matériaux  

Se sont révélés être une excellente protection  contre l’humidité et la chaleur accablantes.  Les Brésiliens raffolent des couleurs vives. L’île de Sao Luis présente la plus forte  amplitude de marée au Brésil : 7 mètres.   La houle et le courant puissants  rendent la baignade périlleuse,  

Mais les plages à marée basse offrent un  espace tellement large qu’il est ouvert à   la circulation et à de multiples activités. Le climat est ici l’un des plus agréables   du Brésil, car la chaleur est  modérée par les vents alizés. En bateau, Sao Luis se trouve  à deux heures d’Alcantara,  

Une localité établie sur le continent.  Alcantara fut jadis la grande rivale de   Sao Luis. Elle semble aujourd’hui assoupie dans  le souvenir profond de son ancienne prospérité. La fondation de la ville remonte au début  du 17ème siècle, à l’initiative des riches  

Producteurs de sucre et de coton. Le glas de la  cité sonna lorsque la suppression de l’esclavage   et la crise sucrière entraînèrent le départ de  la population. La végétation tropicale reprit   vite ses droits dans un ensemble architectural  colonial que les experts classent parmi les plus  

Homogènes du Brésil. Mais Alcantara  n’est plus que l’ombre d’elle-même. La population du Sertao,   l’arrière-pays du Nordeste, vit tant bien que mal  sur une terre rendue ingrate par les sécheresses   à répétition. Dans des conditions de vie  précaires, toutes les ressources sont bienvenues. “Ce fruit s’appelle Babaçu. C’est  le produit d’un palmier typique du  

Sertao que l’on trouve en nombre très  important dans l’état du Maranhao.   Les palmes servent à fabriquer les toits des  maisons alors que les noix, elles, fournissent   de l’huile qui permet de faire la cuisine.  Les reste de la noix servent de nourriture  

Pour les animaux. Voici le noyau dont  on tire l’huile. C’est bon pour tout…” Malgré les difficultés de l’existence,   les habitants du Nordeste ont conservé le  sens de la fête. Dans la région de Sao Luis,   à Sao José do Ribamar, le carnaval est  la meilleure occasion de l’exprimer.

Pendant le carnaval, la fête ne déborde  jamais dans les lieux voués à la prière et au   recueillement. Les limites de la fête au Brésil  sont celles imposées par la ferveur de la foi. Autre temps fort du folklore brésilien, la fête  Bumba Meu Boi associe des influences africaines,  

Indiennes et portugaises. Elle met en  scène un bœuf volé par une famille affamée   et ressuscité par des incantations magiques.  C’est une fête majeure pour tout le Nordeste. Tout le Nord du Brésil est traversé par un  fleuve hors norme. On l’appelle Solimoes de  

La frontière péruvienne à la ville de Manaus où  il devient l’Amazone. Il traverse la plus vaste   forêt tropicale du monde. Sur une étendue  presque dix fois plus grande que la France,   la forêt amazonienne régénère la moitié de  l’oxygène terrestre et abrite, à elle seule,  

Le cinquième des espèces végétales de  la planète. Comme une mer intérieure,   l’Amazone concentre 20 % de l’eau douce mondiale.  Ce fleuve mythique résulte de la rencontre   de deux cours d’eau : le Rio Solimoes,  couleur terre car lourdement chargé en  

Alluvions, et le Rio Negro, aux eaux sombres. La ville de Manaus, baignée par le Rio Negro, fut   créée par les colons portugais à 1500 kilomètres  de l’océan Atlantique et à une cinquantaine de   mètres seulement au-dessus du niveau de la mer.  Un port international a été aménagé sur les rives  

Du fleuve pour acheminer les principales  productions régionales, comme la banane. Le Brésil développe une puissance  agricole appréciable. Bien qu’elle   soit en légère régression, l’agriculture  mobilise 23 % de la population active.   Elle représente à peu près  le quart des exportations.

Des docks flottants ont été construits au début  du 20ème siècle à l’initiative des Anglais pour   suivre les variations du niveau de l’eau. Ils sont  assaillis par une flottille hétéroclite où les   petits pêcheurs se taillent une belle part dans  le gâteau de l’activité économique. Il est vrai  

Que Manaus compte aujourd’hui plus de 1.600.000  habitants, qu’il faut pouvoir approvisionner. La structure métallique du marché  municipal fut dessinée à la fin du   19ème siècle sur le modèle des halles de  Paris et importée d’Europe à une époque   où régnait en maître le caoutchouc,  dont le Brésil avait le monopole.

La folie du caoutchouc est bel  et bien révolue. Aujourd’hui,   les poissons représentent à n’en pas douter une  des vraies richesses renouvelables de l’Amazonie.   On a dénombré ici plus de 2000 espèces  différentes de poissons d’eau douce,   alors que l’Europe entière n’en compte que dix  fois moins. Une inépuisable source de protéines.

Les pneus en caoutchouc naturel ont fait  la fortune de Manaus. En pleine forêt   amazonienne ont poussé des flèches  « néogothiques », et les pistes de   la jungle se sont disciplinées  en artères tirées au cordeau. Manaus fut dotée de l’électricité juste après Rio.  

Les nouveaux riches faisaient laver  leur linge sale à Paris et noyaient   leur mal du pays dans l’eau de Vichy  quand le champagne n’y suffisait plus. La magnificence des nantis  dans la bourgade amazonienne,   ainsi que la propagation des valeurs et des  goûts de la culture occidentale atteignirent  

Un sommet inégalé avec la conception  et la réalisation du célèbre opéra   néoclassique de Manaus construit en 1896  sur les plans d’ingénieurs de Lisbonne. La plupart des matériaux nécessaires à  cette folie furent importés d’Europe. De   nombreux éléments décoratifs sont,  eux aussi, européens. Le plafond,  

Révélant la tour Eiffel vue du dessous, a été  peint en France et transporté d’une pièce. Seuls les bois précieux viennent du Brésil,   alors qu’un grand nombre de moulures et  de sculptures ont été réalisées en Europe.

Le rideau ne se déroule pas. Rigide, il monte  tout droit, ce qui donne une idée de la hauteur   imaginée pour cette salle dominée par la loge  royale. Construit en 4 ans, le prétentieux théâtre   se trouve à proximité immédiate du palais Rio  Negro érigé pour un magnat allemand du caoutchouc.  

Non loin de là, les favelas vont de guingois sur  leurs pilotis menacés par les humeurs du fleuve. Inscrit dans l’environnement du  fleuve, le Musée des sciences   naturelles d’Amazonie décrit un biotope  exceptionnel où les poissons paradent,   comme l’énorme pirarucu, qui peut  atteindre trois mètres de long et  

Un poids record de 200 kg d’autant plus  apprécié que sa chair est délicieuse. Moins placide, le fameux piranha pâtit  d’une réputation un peu exagérée,   tout comme certaines araignées, qui préférent  s’enfuir en projetant les poils urticants de   leurs pattes. Les insectes se répartissent entre  dix à quinze millions d’espèces et beaucoup de  

Variétés non identifiées entretiennent les  mystères de l’Amazonie. Une région dont   l’homme est quasiment exclu, car au-delà  des plages de Manaüs, c’est l’aventure… Emprunter le fleuve, c’est laisser derrière  soi la civilisation. Remonter les affluents,   c’est pénétrer au cœur de la  forêt. Malgré certaines apparences,   l’expédition n’est pas toujours de tout repos.

En période de crue, il arrive que le bateau  doive slalomer entre les sommets des arbres.   Les obstacles exigent du pilote  une vigilance de tous les instants. “Dangereux, c’est vraiment très dangereux. Il  faut faire très attention et savoir naviguer,   quitte à prendre des chemins détournés. Il  faut bien connaître le parcours pour éviter  

Les dangers du fleuve. Un petit  jeune sans expérience risque de   s’échouer ou de heurter un rocher,  mettant ses passagers en péril.” Au fur et à mesure de la progression, la forêt  s’épaissit tout en rétrécissant les points   de passages. La pénombre s’installe  rapidement au niveau inférieur de la  

Végétation. La végétation doit s’élever  pour aller chercher la lumière. Et puis,   surprise : des traces de présence  humaine. Hors de portée de l’eau,   un lodge permet de séjourner à proximité de la  canopée, l’étage supérieur de la forêt tropicale. Dans une zone où la lumière stimule  la végétation, l’homme peut circuler  

À quarante mètres du sol avec la facilité  et la décontraction de son cousin le singe. Devant l’immensité végétale, on imagine  difficilement que la forêt amazonienne puisse   être menacée. Et pourtant, pas loin de 20 % de  son territoire original ont disparu. Les dangers  

Courus par ce biotope sont bien réels. Ils  tiennent dans l’exploitation abusive de la forêt,   mais aussi dans la pollution provoquée  par le contact avec la civilisation. Pour l’homme blanc,   il était impossible de s’orienter à travers un  tel labyrinthe végétal sans le concours de ses  

Habitants, les Indiens. Ceux-ci ont longtemps  résisté aux envahisseurs. Mais les Indiens   d’Amazonie ont été déforcés parce qu’ils n’ont  jamais constitué d’État centralisé. Les germes   des maladies véhiculées par les Européens  ont fait le reste en décimant la population. Même métissées et vêtues à l’occidentale,  les populations locales se transmettent la  

Connaissance d’une faune extrêmement riche où un  insecte comme le phasme se fait passer pour une   branche, où un oiseau comme le toucan possède  un bec presque aussi grand que son corps pour   cueillir les fruits à distance, où les serpents  se fondent dans le feuillage et où les aras,  

Ces grands perroquets, incendient les  arbres de leur plumes multicolores.   Mais à cause de leur magnifique plumage, les  aras sont devenus la cible des braconniers. Dans les airs, dans l’eau et sur terre, chacun  lutte avec ses moyens afin d’assurer la survie  

De son espèce. Le tapir ne peut compter  que sur son nez pour y arriver, alors que   les singes par milliers jouent habilement des  quatre mains pour se restaurer et se déplacer. La nuit plonge la forêt sous une  chape oppressante. Chaque bruit sourd,   chaque mouvement furtif est suspect.

L’Indien cherche sa proie.  Elle a pour nom « caïman ». Action ! La lutte est inégale… “Au moment où l’on aperçoit le caïman dont les  yeux brillent dans le noir, on l’hypnotise grâce   à la lumière. C’est la manière la plus facile de  l’attraper car le caïman reste paralysé. Il ne  

Comprend pas ce que ce qui se passe. Dès que la  lumière disparaît, le caïman se sauve facilement.” Cette fois, la prise est trop  jeune. Rendez-vous à l’âge adulte… Oui, certains jours le ciel protège  l’Amazonie et ses habitants,   car dans les nuages au couchant  veille l’esprit … du grand caïman.

Le Centre-Ouest abrite le district de la capitale  Brasilia, à la tête des 26 États du pays. Cette   région administrative portait jadis le nom de  “Mato Grosso”. En français : “grosse forêt”. L’impulsion de Brasilia fut donnée  par le président Kubitschek,   élu en 1956. Il voulait réaliser une  ville futuriste, un symbole pour son  

Ambition : “cinquante ans de progrès en cinq  ans”. Le chef d’Etat accéléra même les choses   puisque la cité fut terminée après quatre  ans en 1960. Les institutions démocratiques   élurent domicile dans deux énormes coupes  inversées : le sénat et l’assemblée nationale.

Sans échelle humaine, la ville de Brasilia fut  créée de toutes pièces pour soulager la côte   surpeuplée, pour venir en aide à l’arrière-pays  déshérité et convaincre la nation de sa puissance   économique. Les bâtiments doivent leurs lignes  épurées au grand architecte Oscar Niemeyer,  

Un enfant du pays, qui mettait ainsi en équation  la devise nationale : “Ordre et progrès”. Le Corbusier était son maître. Il conçut une  ville où la voiture est reine tant les distances   sont grandes entre les bâtiments administratifs et  les résidences où vivent les fonctionnaires. Ces  

Derniers ont d’ailleurs été tellement réticents à  s’installer ici qu’il fallut doubler leur salaire. Cette capitale déshumanisée forme en grandeur  nature une sorte de musée de l’architecture   moderne. Trente ans après sa création,  Brasilia fut d’ailleurs classée dans le   patrimoine culturel mondial de l’UNESCO comme le  meilleur exemple du mouvement architectural et  

Urbanistique du 20ème siècle. Le mouvement  fut-il positif ou négatif pour le mode de   vie ? un indice : Brasilia connaît le plus  fort taux de divorces de tout le Brésil… Malgré les efforts déployés  pour fixer les habitants,   beaucoup ont quitté le centre pour la périphérie.

Niemeyer a multiplié les symboles, comme  la couronne d’épines pour la cathédrale. Les statues des quatre évangélistes accueillent  les fidèles dans un édifice spectaculaire de verre   coloré et de béton armé. L’ensemble offre un bel  exemple de l’ouverture d’esprit qui animait alors  

Niemeyer, un communiste convaincu… Il réalisa  d’ailleurs le siège du parti communiste à Paris. Les nombreuses églises de Brasilia attestent  de la ferveur religieuse des Brésiliens. Une   foule de nouveaux cultes s’y développent.  Exemple : le temple de la Bonne Volonté.   Au sommet d’une pyramide, un gros bloc  de cristal brut suscite le déplacement  

Régulier des adeptes réunis depuis 1989 au  sein de la « légion de la Bonne Volonté ». L’espace de méditation aménagé au  centre du temple doit conduire les   adhérents à l’épanouissement personnel  par le biais de la solidarité universelle. Tout autour de Brasilia, il existe, paraît-il,  

Différents lieux réputés pour faciliter  le contact avec le monde surnaturel,   ou encore avec les extra-terrestres. Mais le  “contact” n’est pas toujours au rendez-vous… A une cinquantaine de kilomètres à l’Est  de Brasilia s’ouvre la vallée de l’Aube.   On pratique ici différents rites. Les adeptes se  réclament d’une ésotérique “doctrine de l’Aube”.

“Nous appartenons à une communauté qui  possède des temples partout au Brésil.   Nous accueillons tous ceux qui ont besoin de nous.   Ici, c’est le siège, que l’on appelle aussi  centre-mère. Dans le pays, 140 à 150.000   médiums travaillent dans 180  temples à travers tous les  

États du pays. Nous avons des perspectives  d’extension en Europe et aux Etats-Unis”. Oui, les sectes suscitent  les vocations par milliers,   même si certains choisissent  parfois de s’en éloigner… Le prêtre italien Dom Bosco  avait annoncé au 19ème siècle   qu’une nouvelle civilisation verrait le  jour ici : peut-être avait-il raison…

Direction : Ouest. A plus de 1000 km de la  capitale fédérale, en mettant le cap vers   la frontière bolivienne, au milieu d’un paysage  serein où le regard ne rencontre pas d’obstacle,   surgit la ville de Cuiaba . La cité est sortie de terre  

Au 18ème siècle poussée par la fièvre de l’or.  Aujourd’hui, elle sert de camp de base propice à   la découverte de ce que l’on appelle encore  le « Mato Grosso ». Une sorte de Far West   brésilien hérissé de plateaux rocheux – les  “chapadas”- tronçonnés par les chutes d’eau.

L’évaporation provoquée par la chaleur  extrême – c’est un des endroits les   plus chauds du Brésil – entraîne la  formation d’énormes masses nuageuses,   qui libèrent des averses brutales  sur une terre avide d’eau.   Le sol en cuvettes creusées par l’érosion et  les chutes de pluie torrentielles ont favorisé  

La création d’un espace humide accessible  par une seule route : la Transpantaneira. Vaste comme la moitié de la France,  le Pantanal s’étend sur les restes   d’une mer intérieure et abrite une faune  beaucoup plus visible qu’en Amazonie,   parce que la végétation y est moins dense.

Le Pantanal n’est pas un marais  au sens propre. C’est une plaine   alluviale inondée six mois  par an et difficile d’accès. De nombreux échassiers ont trouvé  refuge sur cette terre en partie   inscrite au patrimoine mondial  de l’humanité depuis l’an 2000. Le Pantanal est aussi appelé “terra de ninguem”,  

Terre de personne. On y rencontre pourtant des  fazendas, d’immenses exploitations agricoles   fondées notamment par des immigrés  européens, des Allemands par exemple. Les distances considérables, les sols  instables et l’omniprésence de l’eau   ne simplifient pas les conditions  de vie. L’élevage pose quelques   difficultés, notamment en raison  de certains voisins…encombrants.

Les malheureux poulets sont fréquemment  les innocentes victimes de l’anaconda,   un serpent non venimeux, qui tue ses proies  par étouffement avant de les engloutir en une   bouchée. L’anaconda déplace sa longueur aussi  la même facilité sur terre que dans l’eau. Le Pantanal forme un écosystème très riche où la  plupart des espèces animales sont représentées,  

Du mammifère herbivore comme le  buffle au plus gros rongeur de la   création : le capybara, exclusivement végétarien. Les prédateurs assurent la  continuité de la chaîne alimentaire. Il faut avoir l’œil … et le bon. Concentré de vie sauvage, le Pantanal  est unique en Amérique du Sud.

La région Sud ne rassemble que trois Etats, mais  elle représente un pôle de développement favorisé   par la proximité avec les pays voisins.  Au confluent des Rios Parana et Iguaçu   se rejoignent trois pays membres du Mercosul,  un accord de libre-échange sud-américain. Les  

Territoires sont délimités par trois bornes, aux  couleurs de l’Argentine, du Paraguay et du Brésil. Un pont relie la ville brésilienne de Foz do  Iguaçu à l’argentine Puerto Iguaçu. Quant à la   ville paraguayenne de Ciudad del Este, c’est un  autre pont – le pont de l’Amitié – qui y mène.

La brésilienne Foz do Iguaçu organise les échanges   avec l’Argentine et les relations  entre les trois pays contigus.   20 kilomètres avant sa rencontre avec le Parana,  l’Iguaçu s’agite de remous tumultueux avant   de se précipiter dans le vide. Les chutes de  l’Iguaçu figurent parmi les plus spectaculaires  

Des cataractes, avec celles du Niagara et  celles du Zambèze. A 80 mètres de hauteur,   le fleuve se jette dans une énorme  faille géologique en empruntant de   multiples parcours. On a recensé près  de 300 passages différents ! L’eau y   est littéralement vaporisée, avant  de devenir le jeu de la lumière.

Au contraire des chutes du Zambèze et du  Niagara, les chutes de l’Iguaçu s’étirent   sur un front très large – près de 3 kilomètres –  déroulés au milieu de la forêt tropicale. Dans le   dialecte des indiens Guaranis, le mot “Iguaçu”  signifie d’ailleurs “eau grande”. Malgré son  

Accès difficile, le site a été découvert dès  le milieu du 16ème siècle par les Espagnols.  En aval des chutes, l’Iguaçu se jette dans  le Parana. Barrant le fleuve avec un mur   de béton de près de 200 mètres de hauteur, le  barrage d’Itaipu a battu de nombreux records.

“Itaipu Bi-National exploite le plus  grand barrage hydro-électrique du monde.   Celui-ci est le fruit d’un contrat, conçu pour  exploiter le fleuve Parana, qui a été signé   en 1973 entre les responsables du Brésil et du  Paraguay. La construction a duré près de 17 ans  

Et la centrale hydro-électrique est opérationnelle  depuis 1984. Sa puissance est de 12.600.000 KW,   ce qui représente le plus important potentiel du  monde. Ceci autorise une production électrique   pour chacune des 18 unités, de 700.000  KW, encore une fois la plus importante du  

Globe. Itaipu Bi-National est responsable de 25%  de l’électricité produite et consommée au Brésil.” La production d’électricité est pourtant  menacée, malgré le potentiel de ce barrage,   par la diminution des chutes  de pluie et des réserves d’eau. Les quatre Etats qui composent le Sudeste ne  couvrent que 10 % de la superficie nationale,  

Mais rassemblent plus de 40 % de la population du  pays. Celle-ci occupe de gigantesques ensembles   urbains comme Sao Paulo, la plus grande ville  d’Amérique latine. Sao Paulo est en dans le   peloton de tête du classement des plus grandes  villes du monde par le nombre d’habitants.

20 000 000 d’habitants environ peuplent cette  mégalopole où les voitures ne peuvent circulent   qu’un jour sur deux en hiver, à cause  d’une pollution qui plombe l’atmosphère. La moitié de l’activité industrielle brésilienne  domine une ville où les reflets du passé, livrés  

À la spéculation immobilière, se font de plus en  plus rares. Même dans les quartiers historiques,   on peine à imaginer que Sao Paulo n’était  qu’un petit village au début du 17ème siècle. Le « mémorial de l’Amérique latine » doit  ses lignes et ses volumes à l’architecte  

Niemeyer. Le grand unificateur du continent, le  général Bolivar occupe ici une place de choix. Dans le parc Ibirapuera, également dessiné par  Niemeyer, d’autres gloires locales sont évoquées :   celles des pionniers de la ville et aussi celle  du pilote de Formule 1 Ayrton Senna, l’un des plus  

Célèbres Paulistas, les habitants de Sao Paulo. Devant la cathédrale Da Sé, terminée au milieu   du 20ème siècle, se réunissent de nombreux  camelots pour vendre leurs remèdes à base   de plantes. Tisanes ou onguents, leurs  propriétés sont extrêmement variées.

“Ceci est de la patte de vache. C’est un nom  bizarre, non ? car ce n’est pas vraiment de   la patte de vache. Elle est utilisée  contre le diabète. Elle a aussi des   propriétés diurétiques et soigne toutes  les maladies de ventre et de l’estomac.”

Des personnages hauts en couleurs distillent leurs  connaissances souvent très confidentielles. Au   croisement de multiples cultures, Sao Paulo a  changé de visage grâce aux vagues d’immigration   successives. Toutes les crises mondiales des deux  derniers siècles ont été ressenties ici sous la   forme d’importants mouvements démographiques. Dans  le quartier bien nommé de Liberdade – “liberté” en  

Portugais – l’Extrême-Orient a trouvé refuge.  Le terme générique « Japones » désigne toutes   ces populations car Sao Paulo abrite la plus  forte communauté japonaise en dehors du Japon. Un bel exemple d’intégration  dans cette ville fondée par des   chasseurs d’indiens et des marchands d’esclaves.

Les infrastructures se développent dans un pays  où la densité de population reste très faible.   Le Brésil est un des premiers pays producteurs  d’énergie hydraulique. Hélas, tout le monde n’en   bénéficie pas. Le Brésil compte parmi les 10  plus grandes puissances économiques mondiales,  

Et ses réserves pétrolières y contribuent. Le PIB  par habitant a presque doublé en 20 ans. Premier   producteur au monde de café et d’oranges,  le secteur agricole possède un potentiel   à la mesure de l’immensité du territoire, du  gigantisme de l’Amazone, de la force du climat.

Quelques-uns des principaux atouts du Brésil  résident dans la flore et la faune d’une forêt   vitale. Elle aussi démesurée, comme la  ligne côtière : la plus longue du monde. Mais si le Brésil ouvre bien grand son panorama  vers l’avenir, c’est surtout grâce à une  

Population multiraciale et pluriculturelle,  dont la majorité a moins de 30 ans La fusion des composantes du Brésil  s’opère à l’époque du carnaval.   Les rythmes africains et les costumes  indiens tourbillonnent alors dans une   invraisemblable débauche de couleurs et de sons.

Sur les chars monumentaux, on fête à tour  de rôle la naissance d’un monde nouveau   et le renouvellement des saisons. Mais on  célèbre aussi la victoire contre les monstres,   qui incarnent toutes les angoisses, toutes  les privations. La foule se libère ! Dans leurs danses de séduction, les  élèves des écoles de samba rivalisent  

En couleurs – et en plumes – avec  les oiseaux de la forêt tropicale. Le carnaval, c’est un pays, un peuple tout entier  qui véritablement explose. Le Brésil se débarrasse   de ses entraves pour offrir un fabuleux spectacle  rythmé par la salsa, la samba, et les cariocas.

Film 52 minutes de Pierre Brouwers, vu sur France 5 et Voyage !

Pays-continent grand comme seize fois la France, le Brésil bénéficie de richesses naturelles et humaines hors normes. Des quartiers anciens de Salvador aux plages mythiques de Rio, Pierre Brouwers a rencontré une population jeune, métissée, exubérante, qui constitue le maître atout du pays. La forêt amazonienne, les chutes de l’Iguaçú, l’urbanisme débridé de São Paulo et la froide rigueur de Brasilia sont autant de décors différents dans lesquels évolue un peuple tourné vers l’avenir. Histoire, culture, géographie, mode de vie, le film met en évidence les facettes les plus représentatives d’un pays sur lequel règne, en début d’année, le dieu Carnaval.

Pour s’abonner à la chaîne, c’est ici : https://cutt.ly/2hxFnw4

Suivez l’actualité de Pierre Brouwers sur :

– https://www.instagram.com/pierre_brouwers/
– https://www.facebook.com/PierreBrouwersdecouvrirlemonde/
– https://www.pinterest.fr/pierrebrouwers3/

Les DVD sont disponibles sur http://www.decouvrir-le-monde.com/

Chapitrage :
00 04 29 00 Rio de Janeiro
00 04 29 00 Corcovado
00 04 52 00 Plages de Copacabana et d’Ipanema
00 05 26 00 Jardin botanique
00 05 32 15 Les churrascarias
00 05 41 09 Rio by night
00 05 53 00 Nordeste
00 06 02 22 La capoeira
00 06 42 02 Salvador
00 06 50 22 Ville haute
00 07 05 24 Quartier du Pelourinho
00 08 14 06 Le football
00 08 20 22 Ville basse
00 08 43 14 Le port
00 09 24 10 Marché de São Jochim
00 10 18 05 Les plages de Salvador
00 11 08 21 Plage et fort de Barra
00 11 55 15 Carnaval de Salvador
00 13 43 14 Fortaleza
00 13 56 22 Teatro Jose de Alencar
00 14 02 01 Le fort
00 14 13 00 Centre artisanal
00 15 01 05 Favella de Pirambu
00 15 53 21 Falaises et plage de Morro Branco
00 17 11 16 Pêche dans le Nordeste
00 18 28 13 São Luis
00 19 49 08 Les plages de São Luis
00 20 16 01 Alcantara
00 21 26 20 Sertão
00 21 41 11 Culture du babaçu
00 22 20 04 Carnaval de São Jose de Ribamar
00 22 57 20 Fête Bumba-meu-boi
00 23 50 10 Amazonie
00 24 00 09 L’Amazone
00 24 25 04 Rio Solimöes et Rio Negro
00 24 41 15 Manaus
00 24 54 04 Le port
00 25 58 12 Le marché municipal
00 26 43 05 L’Alfandega, bâtiment des douanes
00 27 27 15 L’opéra Teatro Amazonas
00 28 39 23 Palais Rio Negro
00 29 04 15 Musée des sciences naturelles d’Amazonie
00 29 55 18 La forêt amazonienne
00 32 24 08 Les Indiens d’Amazonie
00 34 11 07 Les caïmans
00 35 32 14 Centre-ouest
00 35 51 19 Brasilia
00 36 14 24 Place des Trois-Pouvoirs
00 37 09 02 Ministères
00 37 22 16 Palais du Président
00 37 54 03 Galeries marchandes
00 38 14 08 Cathédrale
00 38 50 23 Les églises de Brasilia
00 39 54 16 Vallée de l’Aube
00 41 10 15 Cuiaba
00 41 29 12 Mato Grosso
00 42 28 20 Pantanal
00 43 17 16 Les fazendas
00 45 03 07 Sud
00 45 21 20 Tres Fronteiras
00 45 49 04 Ville de Foz de Iguaçu
00 46 01 23 Rio Iguaçu
00 46 10 06 Chutes de l’Iguaçu
00 47 37 08 Barrage et centrale hydroélectrique d’Itaipu
00 48 55 05 Sud-est
00 49 05 05 São Paulo
00 49 24 11 Avenida Paulista
00 49 48 00 Centre historique
00 50 01 00 Mémorial de l’Amérique latine
00 50 19 19 Parc Ibirapuera
00 50 24 23 Monument aux pionniers
00 50 36 24 Cathédrale de Sé
00 51 31 08 Le quartier Liberdade
00 52 02 12 Conclusion
00 53 20 00 Carnaval
00 54 10 22 Le show des sens

2 Comments

  1. Chouette , le Brésil !!! 👏👍 Pour l' instant je ne peux le regarder que d' un seul œil car je viens juste d' être opéré d' un décollement de la rétine mardi , mais le temps de récupérer , et après je le regarde avec mes deux yeux ! 😂😂

Leave A Reply