USA Côte Ouest et Far West (2), l’Amérique mythique
A l’Ouest des Etats-Unis, quatre États ont été peuplés par des hommes qui croyaient en leur rêve : la conquête de l’Ouest. Les rêves d’une nouvelle frontière ont abouti sur la côte de l’océan Pacifique. Une limite extrême, une frontière mythique, aujourd’hui fortement
Développée. La côte Ouest exerce toujours un fort pouvoir d’attraction. De nombreux mythes y survivent encore. Ils attirent par milliers les candidats au rêve. Il faut donc s’éloigner de la côte pour retrouver la pureté de la nature. Une nature aux paysages grandioses façonnés
Par l’implacable érosion du vent, de la pluie et des cours d’eau pendant des millions d’années. L’homme a laissé son empreinte dans une nature qu’il a réussi à dompter pour son confort et son plaisir. Il a su maîtriser les lourdes contraintes géographiques et a tiré partout le meilleur de la
Terre. Depuis des millénaires, l’homme est présent sur cette terre. En harmonie avec la nature, plusieurs cultures s’y sont succédées jusqu’au 19ème siècle marqué par l’arrivée des pionniers. A Ogden dans l’Utah, on célèbre la mémoire des pionniers. Leur monture est aussi associée à
L’événement. Sans elle, l’aventure aurait été différente. Les « Pioneer Days » – les journées des pionniers – font monter la température de la ville chaque année au mois de juillet. Un défilé haut en couleurs retrace l’épopée des premiers arrivants dans la région. Ils
Venaient de loin, mais ils étaient issus d’une même communauté. Leila Mc Filotthern. ” Le 24 juillet, c’est le jour où les pionniers mormons sont arrivés en Utah. Ils venaient d’Angleterre. Ils ont traversé tout le Missouri avant d’arriver ici. On commémore le 24 juillet car ils sont arrivés dans la vallée ce jour-là.
Ensuite ils se sont installés dans tout l’Utah.” Chacun fait la démonstration de son savoir-faire ou de son patriotisme. Toutes les associations, toutes les corporations sont de la partie. Les spectateurs redécouvrent leurs racines. Des valeurs transmises dès le plus jeune
Âge. Ogden n’est pas la seule ville à célébrer les pionniers. Andrew Jackson. ” A Salt Lake City il y a une grande parade, mais il y a aussi d’autres parades ailleurs à d’autres dates. Après avoir traversé les plaines,
Les Mormons se sont installés dans cette région, et après tout s’est développé à partir d’ici.” C’est l’occasion d’initier les jeunes. ” Pour charger ce révolver, il faut mettre de la poudre ici et la tasser avec ce petit levier. Ensuite il faut mettre un couvercle de l’autre côté,
Comme ceci, et quand je tire, la poudre éjecte la balle du barillet.” La parade est aussi l’occasion de rappeler que les pionniers savaient s’amuser… En bordure de la ville, à la fin de la journée, un autre événement important se prépare. Tous les figurants du spectacle se mettent en place.
Les spectateurs du rodéo traditionnel sont prêts. Les premières performances viennent du ciel. Ensuite, vient un moment de recueillement. Puis les plus jeunes entrent en piste, avec des moutons…pas très sages. Objectif : rester SUR la monture. Récompense : un mouton doré ! Après, c’est le tour des grands. Il faut bien répéter chaque geste.
Et arrive le moment d’entrer dans l’arène… Sur un cheval sauvage sans selle, le cavalier doit tenir au moins huit secondes. Avec selle, c’est 10 secondes. Le rodéo est avant tout un spectacle, un divertissement tous publics, et les cavaliers n’ont pas tous la même compétence… 06 39 Le rodéo reproduit les tâches
Accomplies par les cowboys dans leur activité quotidienne. Un des organisateurs, Craig Bielik. ” Le rodéo c’est le sport traditionnel : c’est l’homme contre l’animal. C’est un des sports les plus passionnants qui existent. Les cowboys font tout pour montrer leur adresse quand ils manœuvrent les animaux et leur font faire ce qu’ils veulent.
Les animaux ne sont pas toujours d’accord…” Le rodéo est a priori un sport très viril, mais cela n’empêche pas les “Miss” d’être d’excellentes cavalières. Chassez le naturel et il revient au galop. Quand le cheval vapeur se libère, les sensations sont aussi fortes. Le casque remplace le chapeau, mais le mythe est intact.
Aux confins de l’Arizona et de l’Utah, la nature a réalisé quelques-unes de ses plus belles prouesses. Parfois, l’homme y a collaboré. C’est le cas pour le lac Powell, l’un des plus grands lacs artificiels du monde. Ses côtes s’étirent sur 3500 kilomètres, c’est-à-dire plus que la côte Ouest
Des Etats-Unis. Le lac est alimenté, notamment, par l’eau du fleuve Colorado. Il a fallu presque 20 ans pour remplir les failles du Glen Canyon, le plus long canyon creusé par le fleuve dont le cours a été bridé par un barrage.
Le lac Powell est devenu une base importante pour les loisirs nautiques. A l’origine, le lac a été créé pour stabiliser le cours capricieux du fleuve Colorado et produire de l’électricité. A certains endroits la profondeur du lac peut atteindre 170 mètres. Le lav Powell est tellement
Vaste qu’il est impossible d’en connaître tous les recoins, même si on y séjourne plusieurs jours. Au Sud-Ouest de l’Utah, Zion National Park est un haut lieu de la géologie. Il y a plusieurs millions d’années, les couches supérieures de la roche se situaient au
Même niveau que la mer. Le mouvement des plaques tectoniques a provoqué l’élévation de la surface jusqu’à 3000 mètres d’altitude. Ensuite, l’érosion a fait son travail de sape. La roche est teintée de rouge par les oxydes de fer. Pour respecter le choix de la nature, on a recouvert la route d’asphalte…rouge.
Le paysage inspire les artistes. Mais au-delà des couleurs, c’est l’ambiance du site que le peintre apprécie. Et l’inspiration est au rendez-vous. Rob Wilson. ” Ce paysage, c’est une source d’inspiration extraordinaire, c’est vraiment étonnant. J’aime ce que je vois et aussi ce que j’entends. J’adore me trouver dans la
Nature et peindre en plein air. Pour moi c’est vraiment ce qu’il y a de mieux.” La nature est aussi capable de spectaculaires coups de théâtre. Au Nord-Ouest de l’Arizona, sur un immense plateau uniforme, l’érosion par l’eau a réussi un formidable tour de force : le Grand Canyon.
Creusé par le fleuve Colorado, le Grand Canyon atteint au fond de sa gorge des roches vieilles de deux milliards d’années. La végétation sur ses flancs varie beaucoup. En effet, en raison de la différence d’altitude entre le haut et le bas du Grand Canyon, la plupart des grandes zones climatiques terrestres y sont représentées.
Face à la grandeur de la nature, l’homme se sent minuscule. On peut visiter le parc national du Grand Canyon de différentes manières, mais la plus spectaculaire est la voie des airs. Les pilotes, cependant, doivent respecter des itinéraires strictement délimités. Bret Olivere.
“On ne peut pas descendre dans le canyon parce que c’est dangereux et aussi parce que ça fait beaucoup de bruit pour les gens qui sont en bas, au fond canyon.” Les beautés du Canyon vues du ciel sont devenues une véritable industrie.
” Il y a environ 100.000 personnes qui font le survol du Grand Canyon chaque année. Il y a à peu près 50 hélicoptères et une vingtaine d’avions basés ici.” En continuant dans la direction de l’Ouest, une fois passée la frontière entre l’Arizona et le
Nevada, au bout d’une longue route à travers le désert, un mirage, une apparition : Las Vegas. Las Vegas procure 70% de ses recettes à l’Etat du Nevada. La ville du jeu brasse énormément d’argent et attire des visiteurs venus du monde entier. Une ville cosmopolite mais
Aussi une ville improbable surgie de nulle part. Ici, les monuments historiques sont factices. Les seuls monuments bien réels sont élevés à la gloire de l’argent : les hôtels-casinos. Le jeu est devenu légal à Las Vegas au début des années 1930 pour financer le budget de l’éducation… Depuis, les recettes ont crevé les plafonds.
Las Vegas se reflète à l’infini et se met en scène. Des salles sont construites sur mesure pour monter des spectacles parmi les plus prestigieux. Créé sur le thème de Venise, l’un des plus grands hôtels du monde dispose de plus de 7000 chambres et d’une petite vingtaine de restaurants. Les hôtels
Casino rivalisent d’imagination pour attirer et fidéliser la clientèle. Ici, la décoration s’inspire des palais vénitiens baroques et sous un ciel qui reste bleu 24 h sur 24, on se retrouve place Saint-Marc en plein cœur de Venise. Et sur les canaux, les gondoles glissent délicatement. Les gondoliers sont authentiques, tout comme l’accordéoniste sicilien.
Le lion de Venise, lui, veille sur les réalités commerciale… Les saltimbanques ont rendez-vous sur la place à des horaires bien précis. A l’extérieur, on entretient l’illusion en accumulant les références à Venise : une lagune en réduction et, dominant l’ensemble, le célèbre campanile. Même le pont du Rialto est là,
Avec des escalators remplaçant les escaliers. Au pied du palais des Doges : Venise au coeur du Nevada. La ville de Las Vegas ne ressemble à aucune autre. Elle est conçue comme un parc d’attractions avec un sens inouï de la démesure. Las Vegas est devenue un mythe. Et pour les millions de visiteurs,
Il est important d’immortaliser ce jour où l’on a côtoyé le mythe. Nombreux sont les mythes de l’Amérique à être entrés dans la culture populaire. Parfois la chance ne fait que passer. Le « pawn shop » permet de déposer des objets personnels afin d’emprunter de l’argent.
Les objets non récupérés par leur propriétaire sont vendus à des prix souvent intéressants. L’ensemble des objets fait un peu bric à brac mais on peut y faire des trouvailles. ” Ce fusil est de conception portugaise, il a été fabriqué au Japon, c’est un des tout
Premiers fusils japonais : un fusil de samouraï de la fin du 17ème, début du 18ème siècle”. En plus du jeu, Las Vegas est connue dans le monde entier pour une autre spécialité : le mariage. Pourquoi ? Tout simplement parce que la loi dans l’Etat du Nevada permet de se
Marier et de divorcer sans formalités compliquées. De plus, ici, on peut ici s’organiser un mariage sur mesure. On vient de loin pour se marier à Las Vegas. ” Ce sont des gens qui sont d’accord, qui sont assez courageux pour se marier. Ils veulent prononcer le mot “oui”.
“Il viennent du monde entier. Citez n’importe quel pays, on a forcément eu quelqu’un de ce pays.” A Las Vegas, on se marie comme on veut, et pourquoi pas en hélicoptère ? ” On veut se marier. On aurait pu se marier sous l’eau, ou à skis,
Mais en hélicoptère c’est beau et c’est sûr; et c’est facile de venir à Vegas.” “En hélicoptère c’est plus romantique” Ici tout est possible. Même d’être marié par Superman. Il suffit d’offrir au révérend le costume adéquat…
“Il y au moins 4 raisons de venir à Las Vegas pour se marier. Un, ce n’est pas cher. Deux, au Nevada, il n’y a pas de délai, pas de test sanguin. Trois, beaucoup de candidats au mariage ont
Envie de se marier à leur manière, sans tenir compte de la famille ou des amis. En fait, ici on fait exactement ce qu’on veut. Et Las Vegas est une ville magique !” Le révérend James Harvest est prêt… ” Je saute d’un building à l’autre, je saute par-dessus les voitures. Je suis le révérend
Superman, aux Etats-Unis, à Las Vegas, au Nevada. C’est le seul endroit en Amérique où un couple peut être marié par Superman et je suis le seul Superman au monde autorisé à célébrer un mariage.” Petit souci, le logo du vrai Superman n’est
Pas dans le dos mais sur le torse. Il faut se rendre à l’évidence… ” Non c’est pas vrai ? De quel côté je le porte, ça m’est égal, mais je veux que ce soit dans le bon sens.” ” Regardez, ici, vous avez le logo dans le dos et
Normalement il est devant. Comme ceci on voit trop votre peau.” “C’est trop sexy pour nous” ” Je vous rends nerveuses. Ok, je vais le mettre à l’endroit”. A Las Vegas, on s’amuse, mais on fait bien les choses, même si on est débutant. ” C’est la première fois que je suis Superman !”
Même ici, on ne rencontre pas tous les jours un prêtre Superman qui ne se prend pas au sérieux… ” C’est de la rigolade. Si un couple est pressé, on peut le marier en 5 minutes.” ” Au revoir, bienvenue à Las Vegas.”
Arrive le moment tant attendu. Dans les grands moments, les petits détails ont leur importance. ” Superman n’arrive pas à trouver la ceinture.” Et en route pour la grande aventure. Contrairement à la plupart des Etats américains, la tolérance pour certaines distractions est généralisée. Au Nevada. La moindre station-service propose
Des machines à sous. Une façon de vivre jalousement préservée dans cet état… A côté du Nevada, la Californie s’ouvre par la vallée de la Mort. Un désert terrible. La vallée possède une origine géologique bien particulière. C’est le soulèvement des montagnes voisines qui lui a donné son profil.
La route descend et à Zabriskie Point, le sol est riche de minéraux variés qui donnent aux rochers des couleurs irréelles. La roche subit une forte érosion en permanence en raison des températures élevées et des vents violents. Les formes évoluent constamment, de manière imperceptible.
Dans la vallée de la Mort, la température en été peut atteindre des sommets. Les noms de lieu sont évocateurs. Température record : 56 degrés centigrades en 1913. Cela n’a pas empêché les pionniers mormons de traverser la vallée à bord d’engins … adaptés. Soudain, de la chaleur surgit un édifice étonnant.
Un opéra fondé en plein désert par Marta Becket, une danseuse new-yorkaise. Richard Regnell, le gardien. ” Oui il y a du public. Marta disait toujours la vérité. Ça lui était égal d’avoir du public ou pas à ses spectacles. Elle donnait ses représentations 6 jours sur 7,
Qu’il y ait des spectateurs ou non. Aujourd’hui il y a des gens qui viennent du monde entier, d’Europe, du Moyen-Orient, d’Asie, et des gens de la région aussi.” Il y a dix mille ans, à l’époque glaciaire, la vallée était occupée par un immense lac
Long de 200 kilomètres. En s’évaporant, l’eau du lac déposa une épaisse couche de sels minéraux encore présents à certains endroits. Le golf du Diable est couvert de sels et de boue séchée. A 86 mètres sous le niveau de la mer, le fond de la vallée de la Mort n’est pas privé
D’eau. Il arrive que de fortes précipitations donnent naissance à des rivières éphémères. Grâce à la diversité de ses roches et aux différents effets de l’érosion, la vallée de la Mort présente une étonnante variété de paysages. On y rencontre même des dunes d’un sable immaculé que la lumière anime.
Toujours vers l’Ouest, la route monte bien au-dessus du niveau de la mer pour traverser la Sierra Nevada, « montagne enneigée » en espagnol. Les principaux sommets dépassent 4000 mètres d’altitude. Au milieu du 19ème siècle, la chaîne de montagnes vit déferler la ruée vers l’or.
Dans l’American River, on avait découvert des pépites d’or. Le destin de la région en fut bouleversé. Grâce au télégraphe récemment inventé, la nouvelle se répandit et la prospection commença. La configuration des gisements de minerai ici est bien particulière. ” Le filon principal en Californie court sur environ 240 km de longueur. Il s’étend
Du Nord au Sud au pied la chaîne de montagnes de la Sierra Nevada, sur une largeur qui varie de 800 mètres à près de 5 km. Le filon en fait, ce sont des veines de quartz et c’est dans ces veines de quartz que l’on trouve l’or. L’or se trouve au-dessus du quartz,
Mais parfois la veine est souterraine et c’est pour cela que les prospecteurs doivent creuser ces trous dans le sol. : c’est pour extraire l’or des veines de quartz.” Une fois franchi le pont sur la Sacramento River, on pénètre dans la capitale de la Californie. Sacramento devint capitale quelques années après la découverte
Des premières pépites d’or. Le Capitole est le siège du gouvernement de l’État. L’architecture moderne tranche avec les immeubles de la vieille ville. Souvenirs de l’époque de l’époque de la Ruée vers l’or, la plupart des bâtiments remontent à la deuxième moitié du 19ème siècle et rappellent la prospérité de la ville.
Sacramento servait de relais entre la Californie rurale et les grandes cités de la côte. En Californie, l’avion fait partie du mode de vie. A Cameron Air Park, les rues portent des noms d’avion et sont suffisamment larges pour permettre à deux avions de se croiser.
Cameron Air Park est un village pour pilotes. Allan Thomas. ” Chaque maison a son hangar, qui communique ou pas avec la maison. En principe toutes les maisons ici sont habitées par des pilotes qui possèdent leur avion.” Dans ce petit village, les amoureux de l’aviation se retrouvent. Ils peuvent
S’adonner entièrement à leur passion et laisser s’envoler leur imagination. ” Et bien ceci, c’est une boîte aux lettres. Elle est faite sur le modèle d’un T28, un avion d’entraînement pour la Marine des années 60 et 70. C’est un exemplaire unique, le seul ici dans ce village.”
Certains travaillent à San Francisco et font l’aller-retour dans la journée. Loin d’être un luxe, l’avion est ici un moyen de déplacement naturel. Napa Valley, 6 h du matin. Une autre manière d’échapper aux contraintes de la pesanteur. On gonfle la montgolfière. Mais que peut-on observer ici, depuis le ciel ? Jim Marshall.
” On voit surtout des vignobles, des collines, des palais, des zones escarpées. Ce paysage est très spectaculaire. C’est une zone géothermique, on a beaucoup de sources d’eau chaude, comme ces geysers qu’on a survolés.” La géothermie est l’une des ressources d’une région vraiment gâtée par la nature.
” Après la visite des vignobles et la dégustation du vin, voler en montgolfière c’est la chose la plus intéressante à faire à Napa Valley. Que peut-on imaginer de mieux que voir les vignobles d’en haut ? On produit un vin d’excellente qualité dans la Napa Valley. Une production récente
Puisqu’elle a commencé au début du 19ème siècle. Les Etats-Unis occupent le 4ème rang mondial parmi les producteurs de vin. La Californie fournit 90% du vin américain. Les domaines viticoles possèdent souvent un patrimoine immobilier remarquable. Il révèle leur prospérité. Certains immeubles rappellent l’antiquité – revue par Hollywood -. D’autres sont plutôt futuristes.
D’autres encore sont entourés de cyprès qui rappellent la Toscane. Ici on est dans le classique. Mais le plus que classique… Un château a été construit sur un modèle toscan du Moyen-Âge. Importées d’Europe, les pierres ont été taillées à la main pour reproduire à la perfection les lignes et les volumes originaux.
Le château produit une large gamme de vins issus de cépages très différents. Il produit notamment le Sangiovese – littéralement « le sang de Jupiter » – un fameux vin toscan. Elaborées dans les caves voûtées, plusieurs appellations sortent du lot. Jim Sullivan. ” C’est un Cabernet Sauvignon”. D’autres vins ont aussi la cote.
” C’est vraiment idéal pour produire du Cabernet Sauvignon, du Merlot, du San Giovese, ou certaines variétés de vin rouge bien consistant. Au Sud de Napa on trouve plutôt du Bourgogne, du Pinot Noir ou du Chardonnay.” Pour la vigne, les conditions sont idéales.
” On a ici un sol de grande qualité. Un très bon climat et de bonnes conditions météo. Par exemple, notre vignoble ici s’étend sur une couche arable pas très épaisse, donc les racines peuvent s’enfoncer profondément dans la terre pour puiser les substances nécessaires au raisin. ”
En direction de San Francisco, la vigne cède la place à la forêt. Elle abrite notamment l’arbre le plus haut du monde : le séquoia. Le séquoia est un conifère qui peut vivre 2000 ans. Il peut aussi dépasser la hauteur de 100 mètres. L’arbre pousse vite
Et résiste bien aux incendies de forêt grâce à une écorce épaisse et spongieuse. La plupart des localités satellites de San Francisco se touchent pour former un vaste ensemble appelé « Bay Area », la région de la Baie. Celle-ci compte plus de 7
Millions d’habitants et représente une des zones économiques les plus importantes des Etats-Unis. Construit en 1930, le Bay Bridge est long de 7 kilomètres. Il permet d’atteindre directement le cœur de San Francisco, la ville mythique du Nord californien. « Downtown » San Francisco est le quartier de la finance et des affaires.
Au milieu de la baie, le pénitencier d’Alcatraz fait aussi partie du mythe. L’établissement a été fermé à cause de ses énormes frais de fonctionnement. Autre site mythique, le Golden Gate Bridge. Le « pont de la porte d’or » est peint en orange
Pour qu’on le voie de loin à travers le brouillard, fréquent sur la baie. Il marque la séparation entre la baie de San Francisco et le Pacifique tout en permettant les échanges entre la ville et le Nord. Sur la côte Nord, à quelques encâblures du Golden Gate Bridge,
Flottent les « house boats » de Sausalito. Les bateaux maisons ont servi de résidence à bien des hippies dans les années 1960-1970. Sausalito était un des bastions de la contre-culture. Depuis, les loyers ont connu une ascension astronomique, et l’endroit aujourd’hui est plutôt fréquenté par les” bourgeois bohèmes”.
San Francisco est construite sur une quarantaine de collines. Et comme on a, malgré tout, adopté le traditionnel plan en damier des villes américaines, la pente de certaines rues est impressionnante. Et cela donne Lombard Street, une déclivité allant jusqu’à 27 %, 8 virages sur 400 mètres,
Un surnom : “la rue la plus sinueuse du monde”. Il fallait trouver un système de transport en commun capable de vaincre la pente : on a inventé le « cable car ». Une sorte de tramway devenu monument historique. Le « cable car » est
Tiré par un câble qui se déroule dans le sol. Un tramway classique ne pourrait avancer ni surtout freiner sur ces pentes, avec des roues en métal sur des rails métalliques. Le « gripman » actionne un levier qui pince le câble et permet au véhicule de
Progresser. Pour s’arrêter, c’est facile : on relâche le levier et on freine. Au bout de la ligne, c’est tout aussi simple. Une plaque tournante, et en quelques secondes, le « cable car » a changé de direction. Il est prêt à repartir à sa vitesse constante de 15 km/h. Un système unique au monde.
Le patrimoine immobilier de San Francisco est remarquable. Des milliers de maisons victoriennes subsistent depuis la fin du 19ème siècle malgré les tremblements de terre, les incendies ou les promoteurs. Au départ d’une ossature en bois, le plan des maisons victoriennes est souvent identique
Et les ornementations ont été fabriquées en série. Elles sont très demandées sur le marché. Avec leurs couleurs originales, on les surnomme les “painted ladies”, les femmes peintes. Ouverte sur l’extérieur, la ville de San Francisco attire depuis longtemps les immigrants du monde entier, notamment en provenance du continent asiatique. Les
Chinois se sont installés au milieu du 19ème siècle. Leur quartier – « Chinatown » – forme la plus grande communauté chinoise hors d’Asie. Les premiers Chinois, surtout des Cantonnais, arrivent à l’époque de la ruée vers l’or. Ils fuient leur pays qui connaît de grandes difficultés économiques et politiques.
Une deuxième vague de Chinois arrivera pour la construction du chemin de fer à la fin du 19ème siècle. Pour s’entraider ou pour se divertir, ils forment une communauté très soudée. Les rues Haight et Ashbury ont donné leur nom à un fameux quartier,
Réputé pour être très libéral, très tolérant. Pendant les années 1960 et 1970, Haight Ashbury fut l’épicentre du mouvement hippie et de la contre culture. Depuis, les résidents se sont diversifiés et le quartier de Haight Ashbury semble presque rentré dans le rang. Pourtant, derrière les échoppes de produits bio, il règne encore une atmosphère
Particulière, vestige des années passées. De nombreux commerces entretiennent sans équivoque l’ambiance et la décontraction des lieux. Les références culturelles sont les mêmes qu’il y a 50 ans. Les temps ont sans doute changé mais un peu moins vite du côté de Haight Ashury. Les mythes ont la vie dure.
Il souffle sur San Francisco un vent frais et vivifiant. Les personnalités s’y expriment librement et sans complexe. Le quartier de Castro Street fait de San Francisco la capitale des homosexuels aux Etats-Unis. Ici, les sensibilités s’affichent ostensiblement, sans que l’on se soucie du qu’en dira-t-on.
Les premiers gays à s’être installés dans le “Castro”, à la fin des années 1960, étaient issus de la génération hippie. Ils ont élu domicile dans un quartier où l’art de la différence était cultivé depuis des années. Aujourd’hui, on fête Halloween. Les déguisements permettent à chacun de souligner encore plus son originalité.
Castro donne le ton singulier d’une ville pilote ouverte sur le monde. San Francisco est l’aboutissement d’une longue recherche à la frontière de l’Ouest américain. Une ville où les rêves se concrétisent et où les mythes se prolongent. Dans la nuit d’Halloween, la fête emporte le quotidien. Masculin ou
Féminin, peu importe : on en reparlera demain. Au Sud de San Francisco, la dernière frontière est balisée de villes aux noms mythiques qui brillent comme des promesses. Des villes avec un seul horizon : le Pacifique. San Francisco n’est pas très loin. Pourtant, la côte de l’océan Pacifique
Est restée étonnamment sauvage sur une longue portion du littoral. Elle alterne harmonieusement les parties rocheuses difficiles d’accès et les zones sablonneuses jalousement préservées. Une nature protégée qui défile en un long panoramique face au Pacifique. Dans le port de Monterey accostaient jadis les pêcheurs de sardines et de baleines.
Les marins jetaient les amarres sur le ponton du Fisherman’s Wharf. Monterey était le nom du vice-roi du Mexique quand la région fut découverte par un navigateur espagnol. Les Espagnols baptisèrent la ville en son hommage. Monterey devint la capitale de la Californie à la fin du 18ème siècle. Elle le restera pendant 73 ans.
Une route spectaculaire – la 17-Mile Drive – permet de découvrir les plus beaux paysages de la péninsule de Monterey. La route – à péage – est bordée d’énormes demeures et de propriétés fastueuses qui se répartissent les meilleurs emplacements autour de trois terrains de golf. Les parcours bénéficient d’une réputation internationale et de
Gazons parfaitement entretenus. L’homme ici prend soin de la nature et seuls les embruns du Pacifique sont autorisés à pénétrer sur des espaces très privés. L’homme est en phase avec la nature sauvage qui l’entoure. Il veille notamment à la tranquillité des lions de mer rassemblés sur les ilots rocheux.
Les visiteurs sont bienvenus… Dans un environnement très protégé, la nature semble laisser libre cours à sa créativité. Les arbres sont travaillés par le vent et décapés par le sel marin jusqu’à devenir des silhouettes fantomatiques. Sur la plage de Carmel débarquèrent les premiers explorateurs espagnols. De son vrai nom, Carmel-by-the-Sea, Carmel-sur-mer,
La localité a été fondée au début des années 1900. L’initiative en revient à des artistes qui appréciaient la beauté de l’endroit. D’ailleurs, l’art a toujours une place de choix dans un cadre où l’influence espagnole est manifeste. Des franciscains espagnols y fondèrent une mission à la fin du 18ème siècle. Ils
Employèrent des indiens qui travaillent l’adobe, de la terre séchée au soleil. Vers le Sud, les plantations rappellent que l’agriculture californienne occupe la première place aux Etats-Unis. La terre arable couvre le quart du territoire de l’Etat. Plus de la moitié des fruits et légumes produits aux Etats-Unis viennent de Californie.
Certaines exploitations pratiquent le “self service”. On cueille les fruits soi-même. Sur la côte, une petite localité sans histoire. Elle doit tout à l’océan, même son nom : Océano. Océano est connue parce que les véhicules – de tout genre – sont autorisés sur la plage.
Les sensations fortes sont garanties sur un ruban de sable où le trafic peut être intense. A Océano, la plage est le domaine des divertissements mécaniques. Mais on peut aussi s’y installer, pour une journée, ou une semaine… Une manière originale de rester en contact avec la nature.
D’ailleurs la nature est tellement proche qu’il faut parfois se protéger. ” On construit une digue, c’est marée haute ce soir. Hier l’eau est arrivée jusque là.” Il arrive aussi que le séjour doive se prolonger. ” On ne sait pas encore ce qu’on va faire. On va essayer de faire quelque chose.”
Certaines dunes sont aussi accessibles aux plus aventuriers. L’image de la Californie est souvent associée au surf, un sport vraiment mythique. Le surf a été introduit sur les plages californiennes à la fin du 19ème siècle en provenance d’Hawaï. Ce sport fait partie de la culture populaire en Californie.
La mobilité du camping car permet aux surfeurs d’atteindre leurs spots favoris. C’est la garantie d’un contact étroit avec la nature. Icône de la Californie, Santa Barbara et ses plages sont connues sous le surnom de “Riviera américaine”. Beaucoup de choses ont changé depuis les années 1960. Mais certains personnages
Pittoresques perpétuent la belle époque. En direct du mouvement hippie, le Flower Power, un survivant partage son expérience et son véhicule. ” Chacun d’entre nous est une pomme sur l’arbre de la vie. Venez voir, les enfants : prenez une photo avec moi, une photo avec un hippy. C’est un tapis
Volant, ma chérie, tu dois faire le geste de la paix. Prête ? Paiiiix.” Ce “hippie professionnel”, comme il se dénomme lui-même, a toujours été un précurseur. ” Et si vous regardez la porte, bien avant Facebook, j’avais 300 amis qui se sont dessinés
Eux-mêmes dans mon cercle d’amour. C’est le réseau social originel ! C’est le Facebook hippy .” Invention ? hallucination ? ” Vous voyez ce tuyau accroché sur le côté du van, c’est très pratique. Cela vous permet de fumer de la marijuana, directement depuis le film Alice au Pays des
Merveilles. C’est pour ça que c’est le véhicule parfait pour un hippy. Ce n’est pas génial ?” Un vrai décor de cinéma… ” Lumières, caméra, action ! Bravo. Le monde est un plateau de cinéma et nous sommes les acteurs. Pas de panique, vivez organique !
Ici toutes les passions s’expriment. Les années 1960 ont toujours du succès et font même de nouveaux adeptes. Des valeurs éternelles que toutes les générations partagent. En phase avec la nature et au rythme de son histoire, l’Ouest américain a conservé les mêmes repères. L’océan trace la dernière frontière, là où s’achève l’Amérique mythique.
Film documentaire de Pierre Brouwers, vu sur France 5 et Voyage !
2ème volet suivant la trace des premiers colons européens. De vieilles images des films de John Ford ressurgissent lors de notre rencontre avec des lieux où beauté, harmonie, originalité, pureté et vie ne font qu’un. La terre des Indiens d’Amérique offre un panel d’images aussi spectaculaires que méditatives.
Pénétrons dans l’antre du Créateur avant de rejoindre une ville tout en hauteurs : San Francisco.
En 52 minutes, l’histoire prend des raccourcis et fait des retours en arrière pour transporter le spectateur dans un voyage visuel au pays où l’homme semble être un lilliputien comparé à son environnement.
Pour voir le film USA Côte Ouest et Far West (1) :
Pour s’abonner à la chaîne, c’est ici : https://cutt.ly/2hxFnw4
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Les DVD sont disponibles sur http://www.decouvrir-le-monde.com/
Chapitrage :
00:00 Introduction
01:00 La Nouvelle frontière
01:10 La côte Pacifique
01:32 La pureté de la nature
01:51 L’empreinte de l’homme
02:05 Cultures successives
02:19 Ogden, Utah
02:30 Les “Pioneer Days”
02:45 La parade
04:03 Initiation au révolver
04:29 Les pionniers se divertissent
04:41 Le rodéo
05:21 Le rodéo des jeunes
05:42 Le rodéo des grands
06:38 Qu’est-ce qu’un rodéo ? (ITV)
07:06 Rodéo moderne
07:54 Le lac Powell
09:21 Zion National Park
10:02 Artiste peintre à Zion
10:41 Le Grand Canyon
11:42 La meilleure manière de voir le Canyon
12:06 Une industrie touristique
12:32 Las Vegas
13:21 Le jeu
13:35 Les spectacles
14:10 Venise au Nevada
16:07 Un parc d’attraction démesuré
16:19 Le mythe immortalisé
16:50 Pawn shop
17:29 Le mariage à Las Vegas
18:07 Mariage en hélicoptère
18:23 Le révérend “Superman”
20:36 Le Nevada, état tolérant
21:11 La Vallée de la mort
21:27 Zabriskie Point
21:52 Record de température
22:19 Un opéra dans le désert
23:02 Le “golf du Diable”
23:31 Diversité de paysages
24:17 La Sierra Nevada
24:36 La Ruée vers l’or
25:41 Sacramento
26:14 La vieille ville
26:41 Cameron Air Park
27:17 Un T28
28:11 Napa Valley en montgolfière
28:26 Géothermie
29:08 La viticulture
29:33 Différents domaines
29:59 Un château toscan dans l’Ouest
30:44 Différents vins
31:09 Les atouts de Napa Valley
31:43 Muir Woods, forêt de séquoias
32:15 La Bay Area
32:57 Le Bay Bridge
33:11 Downtown San Francisco
33:25 Alcatraz
33:36 Le Golden Gate Bridge
33:58 Sausalito
34:36 San Francisco et les collines
34:59 Lombard Street
35:17 Les cable cars
36:21 Les maisons victoriennes
37:07 Chinatown
38:04 Haight Ashbury
39:29 Castro Street
39:59 Halloween à Castro
40:37 Nuit d’Halloween
41:32 La côte au sud de San Francisco
42:20 Monterey
43:04 La 17-Mile Drive
44:43 Carmel
45:34 L’agriculture californienne
46:35 Oceano
48:09 Le surf
48:47 Santa Barbara
49:01 Un “hippie professionnel”
50:18 Concert rétro
50:53 L’Amérique mythique
2 Comments
J'ai regardé ces épisodes et bien d'autres sur La 5 et je les ai adorés. J'ai acheté certains de ces épisodes sur Amazon. Merci Pierre Brouwers.
Génial ! 🌄🏜🌁🌉🖼 👏👍 Surtout pour la partie sur la Vallée de la Mort ( mais dommage de ne pas être monté à Dante' s View pour filmer la vallée d' en haut , vue spectaculaire garantie … ) . Et rigolo pour le gay qui se baladait à poil dans la rue à Castro Street 😂😂 , et pour le dernier hippie au monde sur la plage de Santa Barbara 😂😂 . J' attends avec impatience les Parcs Nationaux du Far West ( surtout le 2ème volet ) , Las Vegas , entre autres films