Ose
Je suis très contente que vous soyez là et
je suis très contente d’avoir pu organiser
cet afterwork avec Marine.
Marine on se connaissait pas,
on se connaissait par visio voilà et je
vais pas en dire plus je suis extrêmement
contente qu’elle soit là parce que c’est
quelqu’un qui éveille chez moi autant
d’admiration que de trouille donc vous allez
comprendre pourquoi mais en tout cas voilà
s’il y a bien un exemple de vivre sa vie et
d’oser vivre ses rêves et ben c’est Marine.
Mais je vais vous demander de fermer les yeux donc
vous allez fermer les yeux je lance ma musique que
vous allez pas entendre mais c’est pas grave.
Fermez les yeux et je vous invite je t’invite
à prendre une grande inspiration par le nez et
une grande expiration par la bouche. Et là tu
vas visualiser face à toi, une grande porte.
Regarde la bien. De quelle couleur est-elle?
De quelle forme à la serrure?
Tu vas t’approcher de la porte et
tu vas ouvrir la main gauche. Dans la main gauche
il y a une clé. Prends la et ouvre la serrure. Tu
essayes mais ça résiste, alors regarde de plus
près. Et en fait il y a ronces qui grimpent
tout au long de la porte et qui vont se mettre à
l’intérieur de la serrure avec des grandes épines.
Alors tu vas ouvrir la main droite et tu vas
avoir une paire de ciseaux bien costaud. Tu
vas couper la ronce "PLOP" ouais c’est le bruit de
ton ciseau. et là, sans avoir besoin de remettre
la clé, ta porte s’ouvre. Et derrière la porte
il y a un monde, Un monde où tout est possible,
Un monde où tous tes rêves se réalisent, même les
plus fous et même ceux auxquels tu n’as pas encore
rêvé. Alors tu vas regarder: qu’est-ce que tu vois
? qu’est-ce que tu sens ? qu’est-ce que tu ressens
? tu vas prendre à nouveau une grande inspiration
et une expiration et tu vas ouvrir les yeux
Alors voilà. ça c’était à peu près ma
tête quand je me suis demandé comment
vous raconter 3 ans de ma vie nomade en
1 heure et demi voir moins. Au bout de
250 slides en ordre chronologique je me suis
dit non ça va être trop long faut faire autre
chose donc je me suis demandé quel message
j’ai envie de vous partager aujourd’hui.
Alors j’aurais pu vous ouvrir ma porte et vous
raconter comment un matin je me suis retrouvé
à nager avec des dauphins dans un océan où il y
a d’autres bestioles un peu moins sympathiques;
ou comment j’ai défié la route de la mort à
Cotapata en Bolivie; ou comment j’ai atterri
au milieu d’une fête sur une plage enneigée;
j’aurais pu te raconter aussi comment je me
suis retrouvé face à face avec des Orangs
Outangs, ou alors comment j’ai improvisé une
session de body painting avec des femmes voilées
et dévoiler leurs bras et leur créativité. mais
en fait je me suis dit ou alors comment, comment
j’ai vécu le quotidien d’une tribu à Sumatra qui
vit en harmonie avec la nature.
Mais en fait je me suis dit
que ce qui faisait le plus de sens,
Bon t’as compris le jeu de mot ;-), c’était
pas de vous raconter ce qu’il y avait derrière
cette porte, mais c’était de vous raconter
quelles étaient mes ronces à moi. Tu sais, ce
qu’on appelle aussi les "croyances limitante"
et puis les autres les ronces qui "popent" d’un
coup ces galères qui arrivent en chemin et puis
comment bah j’ai trouvé la paire de ciseaux
on la voit pas mais c’est des ciseaux flamants
roses pour couper ces ronce sur ce chemin.
Mais avant, parce que sinon vous allez poser
la question, je vais vous raconter
un peu comment tout a commencé.
Alors ça commence par des rails. Au KB et ben
oui tout commence au KB, le Kremlin-Bicêtre,
là où j’ai grandi. Et une question: une
question qu’on s’est tous posée : "qu’est-ce
que je veux faire dans la vie?"
Alors moi j’avais pas de vocation,
j’avais plein d’idées mais j’avais aucun
métier qui correspondait à tout ça.
Alors j’ai pris le train, et j’ai suivi les rails
en bac S, mention très bien, prépa , école d’Ingé
ici à Sophia, et après je voulais quelque chose
qui avait du sens, du concret, j’ai découvert la
recherche clinique: woaw, des tests de médicaments
sur les patients ça fait sens, j’ai travaillé
pendant 10 ans dans ce domaine en me disant que
voilà il y avait un impact il y avait un sens sur
les personnes; et puis en parallèle j’ai construit
ma vie je me suis pacsé, j’ai acheté un appart et
je faisais beaucoup de sport outdoor dans cette
belle région des sports qui roulent et d’autres
qui roulent moins. Et à l’époque les ronces
elles aimaient bien mes jambes. tous les weekends
c’était ronces partout. Alors progressivement,
j’ai perdu un petit peu le sens de ce que je
faisais, je travaillais très très dur pour une
n-ième goutte pour yeux sec et pour enrichir des
labo pharma, c’était un peu dissonant, donc j’ai
changé de boulot et j’ai découvert avant tout le
monde le télétravail et un boulot qui était un peu
moins intéressant mais qui me laissait beaucoup
de temps. Et là je suis allée à Sophia et je me
suis inscrite à toutes les conférences possibles
et imaginables le midi et le soir sur des sujets
que j’ai découvert. Plein d’univers. Un univers
incroyable avec du UX design, de l’agilité, de
l’intelligence émotionnelle et cetera je me suis
dit aaah mais j’ai vraiment envie de faire quelque
chose de plus fun de plus dynamique quelque chose
avec de l’humain quelque chose de plus créatif.
Mars 2020 ça parle à quelqu’un cette date? Ouais
ouais. Moi, Mars 2020 c’était la fin de mon CDD.
Je vous chante pas la chanson vous l’avez tous en
tête! et là je me dis ouais je vais enfin réaliser
un rêve je pars au Pérou. C’était un rêve depuis
toute petite. Sauf que Mars 2020. ouais le
covid. Donc pas de Pérou, confiné à la maison,
avec du temps, de l’énergie, de la motivation
et la question "qu’est-ce que je peux faire
pour aider face à la situation?". J’avais du
temps. Là je commence à faire plein de trucs,
je recense les initiatives, je vais distribuer
des masque je fais de l’associatif avec Makesense,
j’apprends l’espagnol, je fais des cours de
sport en visio je découvre le UX design et plein
d’outils rigolos de collaboration en ligne. Voilà
c’était un rythme un peu infernal. mais qui m’a
fait découvrir énormément de choses et rencontrer
plein de gens. Je participe à un hackathon,
on gagne un prix du public et je me dis c’est ça
que je veux faire je veux lancer une start-up et
je veux mettre en relation des gens qui ont des
idées, des porteurs de projets en santé et des
patients ou des médecins. Mais c’était peut-être
pas trop le moment de lancer une start-up. Du
coup je postule et je bascule du côté obscur dans
l’informatique. et dans la e-santé un domaine que
je connaissais absolument pas je faisais de la
biologie et la recherche clinique. Bon je vous
raconte pas comment j’ai réussi à devenir chef de
projet SI, en pensant que ça voulait dire Santé
Innovation, mais c’est passé à l’entretien et ils
m’ont embauché pour un poste de chef de projet
Système d’Information. Donc j’ai travaillé pendant
un an dans la e-santé; Voilà j’ai déménagé dans
une coloc à Toulon, une coloc de 10. Sauf qu’à un
moment une éruption volcanique dans ma vie : une
séparation avec mon conjoint depuis 12 ans;
et bah à ce moment-là je fais plein de choses,
c’est-à-dire que j’apprends un nouveau métier la
journée, ensuite je vais faire du sport intensif,
je fais des rencontres sur tinder le soir et de
22h à 2h du matin je travaille sur mon projet de
startup. Voila voilà pendant 5 mois. et au bout de
5 mois, qu’est-ce qui se passe, voilà la spirale
infernale noir dans laquelle je fais happée,
ce que peut-être ce que certains ont connu qui
s’appelle une dépression. ouais donc bien profond,
voilà je tombe bien bas, le cerveau crash down
et là bah le train déraille. Le train sur ses
rails il est plus sur les rails. Donc à ce
moment-là bah il y a je rencontre quelqu’un qui
va beaucoup m’aider en me donnant des outils pour
me pousser à oser et finalement je décide ben que
c’est la vie est partie en cacahuète donc autant
bien faire tout exploser il aller bien franco
et donc je lâche le boulot la coloc je loue mon
appart je mets toutes mes affaires dans la cave je
prends un sac sur le dos et je pars je sais pas où
je sais pas combien de temps; et je vais commencer
un premier voyage d’abord en van avec une copine
puis un voyage solo. Voilà je transforme mon train
en flamant mauve qui s’envole. Alors cette photo
pourquoi je l’ai mis là parce que pour moi c’est
très important, c’est le moment sur une crique à
la belle étoile en Croatie où j’ai senti vraiment
le déclic dans le cerveau qui m’a dit "ça y est de
cette spirale j’en suis enfin sortie et j’ai envie
de dire un grand oui à la vie" qui est absolument
fantastique. Alors je ne vais pas vous raconter
tous les endroits où j’ai vécu pendant 4 ans,
mais si vous penchez la tête sur le côté,
est-ce qu’on ne verrait pas un flamant
mauve ? Voila avec un peu d’imagination OK.
Alors revenons à nos ronces parce que c’est
ça qui nous intéressait. Donc les ronces, je vais
vous raconter la première ronce. Alors "Solo tu
voyageras toujours solo tu seras". Est-ce que ça
parle à certains ça qui disent jamais je pourrais
voyager seul. ouais ouais ouais ouais. Alors je
vais vous raconter, donc en Thaïlande, c’est un
train qui dure 12h entre Bangkok et Chiang Mai,
un train de nuit en 3e classe, donc il y a que des
thais, il n’y a pas de touristes, les touristes il
payent un peu plus cher pour la première classe,
et là je suis à côté d’une thai qui parle
absolument pas un mot d’anglais. Moi j’ai envie
de connecter avec elle alors il y a plusieurs
techniques. Je vais vous demander de voter, vous,
quelle technique vous auriez fait pour connecter
avec cette cette voisine. donc la technique
sensuelle : je fais semblant de dormir et je
pose ma la tête sur mon sur son épaule "oops".
La technique artistique: je sors mes feutres
acryliques et je propose de peindre ensemble.
La technique gourmande : je partage mon
sticky mango rice; La technique musicale:
je lui tends un de mes écouteurs et je
mets une musique de ma playlist préférée;
alors pour voter parce que faut bouger un
petit peu, je vous propose un système de
vote très simple. là le A vous allez vous
lever mettre les bras en l’air les 2, le
B attention les voisins les bras comme ça le C
les bras comme ça et le D bah vous restez assis;
ok vous êtes prêts allez 1 2 3 on vote. ok on
a du B c’est pas mal, on a une majorité de B
même si on a un peu de C ah on a du C aussi ok
super merci vous pouvez vous rasseoir alors il
y a pas de bonne ou mauvaise réponse hein, moi je
vous donne juste ma réponse celle que j’ai testé.
Donc moi j’ai testé la réponse B, j’ai sorti des
feutres j’ai commencé à peindre je lui ai donné
une feuille et on a peint ensemble B, alors il
faut reconnaître, elle peignait beaucoup mieux
que moi, mais ça nous a permis d’échanger sur
nos rêves sur nos vies, en utilisant aussi Google
Traduction il faut reconnaître. mais ca été un bon
icebreaker. Alors cette technique, ça m’a permis
de connecter avec une Indienne qui m’a parlé de sa
maison et de sa famille ou alors avec des enfants
à Sumatra, en peignant sur des écorces d’arbre les
ciseaux, j’ai des ciseaux voilà, première croyance
limitante. Alors la deuxième, qui ressemble un
petit peu, mais c’est "solo tu voyageras, aucune
vie sociale tu créeras" ouais parce qu’en fait ce
qu’il faut que je raconte c’est que je voyage moi
de deux façons; j’ai deux types de nomadisme on
va dire le nomadisme "backpackeuse" on va dire,
où je bouge tous les jours quasiment d’endroit
avec mon gros sac à dos, comme en mode voyage;
et le mode nomade "sédentaire" où je vais rester
plusieurs semaines au même endroit. Et quand je
reste au même endroit plusieurs semaines, bah
j’essaie de créer du lien social. Alors comment:
la première astuce, c’est trouver des événements.
Alors comment trouver des événements quand tu
débarques dans un pays, tu connais pas la langue,
tu sais pas trop comment ça se passe. Et ben,
on est en 2024, donc tu as des sites donc Meetup,
dans certains pays qui marche bien sinon un site
alors ça il y a pas trop de jeunes mais sinon ils
auraient dit "ok boomer", voilà, Facebook oui bah
Facebook figurez-vous que c’est le site principal
pour trouver des communautés de "Digital Nomad",
"conscious community", et d’événements. donc
Rando à tel endroit. Vous trouvez pour le groupe
le premier contact sur Facebook et ensuite on
vous donne des liens whatsapp pour avoir plus de
précision sur la rando du dimanche ou l’accroyoga
du jeudi. Et bumble aussi des fois ça peut
permettre de contacter des personnes localement
c’est c’est tinder si vous connaissez pas, c’est
un autre tinder mais tinder ils m’ont viré je
sais pas pourquoi. Bon ça permet de connecter avec
plein de personnes du monde entier et de faire
plein d’activités rigolotes, mais pas que parce
que trouver des événements c’est bien, mais des
fois bah moi je trouvais pas ce qui m’intéressait.
Du coup je me suis mis à a créé des événements,
et notamment bah des événements de sport voilà
je trouvais pas forcément du hiit donc je me suis
dit bah tant qu’à faire plutôt que de le faire en
vidéo toute seule, autant animer des cours de
fitness. Donc je créé un flyer, je le diffuse
voilà, ouais je l’ai fait plus une trentaine
de fois dans 8 pays; et à la Réunion je me suis
greffée à une asso de patient, à une association
sportive pardon pour lutter contre l’obésité parce
que de la Réunion voilà vous savez l’alimentation
c’est pas forcément fou, donc c’était le sport
gratuit pour tous et on organisait deux fois par
semaine des cours de hiit à différents endroits
sur l’île. Bon ça c’est certains meetings
qui démarrent avant la fin des étirements,
hein certains s’en souviennent peut-être. Alors
un deuxième événement que je crée je vais pas
vous raconter l’histoire de cet événement tout
de suite vous pouvez poser des questions si vous
voulez plus tard mais c’est du boobspainting. Donc
je me balade avec mes peintures de corps spéciales
pour créer des ateliers où on va parler du rapport
au corps entre femmes et libérer sa créativité,
et maintenant je développe aussi d’autres
ateliers autour du toucher, de la sensualité du
consentement. Alors comment faire quand tu crées
un événement: tu as besoin de quoi? tu as besoin
d’un lieu et de gens, de participants. donc pour
le lieu quand c’est en extérieur, c’est facile tu
vas voir, hop bord de mer, un parc, trop bien
c’est là que tu vas faire ton cours de sport;
si c’est en intérieur, tu essayes de trouver
quelqu’un sur place qui peut t’accueillir dans
un lieu intérieur, et pour les participants et
ben tu crées un flyer sur merci canva, tu le
diffuses sur les canaux de communication locaux
donc les groupes WhatsApp les groupes facebook
et après à l’audace, tu vas discuter au café ou
aux différents événements où tu vas et tu pitches
ton atelier pour dire: allez venez c’est trop bien
voilà, et après tu espères que les gens viennent.
C’est pas toujours le cas mais même
si c’est pas le cas c’est pas grave,
tu fais ton sport toute seul voilà. Donc
la vie sociale, en mode nomade, ça marche.
Ah celle là : "pour voyager il faut beaucoup
d’argent", ça parle à quelqu’un ? ouais ouais
ouais moi je l’ai beaucoup entendu celle-là.
alors Sumatra. Donc avoir des feutres
toujours sur soi, ça peut aussi être utile
pour faire du stop et dessiner des pancartes
et se faire emporter dans des camionnettes pour
rejoindre un volcan, donc le stop bah c’est
simple ça coûte rien et tu connectes en plus
avec des gens super et des locaux; en Croatie,
après la traversée de la frontière en motostop, je
débarque sans savoir du tout où j’étais avec juste
un lieu que je voulais rejoindre. Et en discutant
avec une personne qui distribuait des qui vendait
des tickets de bateau on discute, il me raconte un
peu sa vie et il me dit mais écoute demain matin
rendez-vous 8h ici, et le capitaine de mon bateau
il t’emmène gratuitement là où tu veux. ah ouais
et puis tu sais où dormir ce soir? ah bah non puis
c’est un peu cher, tant pis j’irais dormir sur
une crique. Bah écoute, si tu veux moi j’habite
juste à côté, il y a de la place sur un canapé,
tu peux venir. et c’est comme ça que faisant
confiance, en discutant avec un parfait inconnu
je me suis retrouvé à pas payer l’hébergement
et à avoir un ticket de bateau gratuit pour
m’amener dans l’endroit où je voulais aller le
lendemain. Alors tu dors où ça c’est aussi la
deuxième question que tu dois que tu te poses
très souvent quand tu es nomade voire tous les
jours quand tu bouges. Donc mes petites astuces
alors évidemment ça ,vous connaissez booking,
hotel.com HostelWorld et agoda, ça c’est plus en
Asie, donc c’est des auberges de jeunesse c’est
pas très cher, ça permet de connecter avec des
voyageurs c’est pas très confortable c’est OK;
En nomade sédentaire donc quand je reste un peu
plus longtemps ok boomer encore, Facebook et oui
c’est sur Facebook que je poste un petit message
et voilà je viens de telle date à telle date et
les gens te répondent en mode bah voilà j’ai tel
appartement en colocation, et c’est beaucoup moins
cher et si non tu as aussi bewelcome qui est le
nouveau couchsurfing c’est dormir chez les gens,
les gens t’accueillent chez eux; et puis après
il y a tous les gens que tu rencontres en chemin
spontanément et tous les amis et merci à tous ceux
qui en France m’accueillent chez eux je citerai
pas tous mais merci beaucoup à tout le monde qui
permet de de dormir aussi pour pour pas cher.
Alors effectivement faut accepter de pas toujours
avoir du confort et de te retrouver dans des
endroits des granges, des greniers sans lumière,
des toilettes de change bébé dans un ferry en
Italie, un banc public, un trampoline un trampolit
ou des lits très solides qui craquaient toutes les
nuits, mais parfois tu peux te retrouver
aussi dans des châteaux en bord de mer,
ou bien chez des gens qui ne sont pas
là et qui prêtent leur appart comme ça,
gratuitement comme ce Français à Singapour que
j’ai jamais rencontré voilà 6 jours son appart.
Alors il y a une petite ronse qui est arrivée
au Pérou faut que je vous raconte. Arquipa.
Aréquipa. Je me retrouve, ma carte bleue
bloquée. Ah, impossible de retirer de l’argent
ok. alors qu’est-ce que je fais? qu’est-ce que
vous feriez, vous? Voila, vous êtes dans un pays
vous connaissez personne, vous parlez même pas
espagnol, vous avez plus de sous, les sous c’est
manger dormir et avancer prendre les trains. Donc
la réponse A: je panique je me mets à pleurer ah
qu’est-ce que je vais faire. Réponse B: je vais
braquer une banque (non je ne raconterai pas
l’histoire de cette photo!). Réponse C: je trouve
un autre moyen de gagner de l’argent. Réponse D:
j’organise un brainstorming allez à voter. A B C D
Alors on a du A on a du C ouais on a un B ah
Mélaine il braque la banque ok ok ok donc A
B et C. Alors qu’est-ce que j’ai fait moi,
moi j’ai fait C et B. donc première chose
pas paniquer ça sert à rien. donc keep calme,
on respire on va trouver une solution. deuxième
étape, c’est trouver la source du problème:
pourquoi j’ai plus de sous: est-ce que j’ai
plus de sous sur mon compte? est-ce que j’ai
fait trop de retrait ? donc non non. ou est-ce
que finalement le Pérou c’est sur une liste
noire de pays et il fallait prévenir sa banque
de débloquer la carte bleu. ah peut-être moi
j’ai rien anticipé à chaque fois. donc deuxième
étape, action tu essayes de contacter ta banque
alors je vous passe les détails mais très galère,
parce qu’il fallait les avoir par téléphone et
que j’avais pas de carte locale. j’arrive
à les avoir "on va vous débloquer la carte"
ouais super ! sauf qu’on est vendredi un
long weekend de pâques et que finalement la
carte bleue mettra 10 jours à se débloquer. donc
faut trouver d’autres solution alors solution A,
première idée tu vas fouiller tout ce qui
te reste comme d’euros que tu avais planqué
ou pesos mexicain qui restait et tu vas les
échanger. ça ça permet de te payer une nuit dans
une auberge de jeunesse, ouais super! Deuxième
idée, alors là c’est des idées concentriques,
comment gagner de l’argent rapidement: donc ça
veut dire en apportant suffisamment de valeur à
quelqu’un qui serait prêt à te payer pour quelque
chose au Pérou. Roh, qu’est-ce que je sais faire?
ben je me dis puisque je donne des cours de sport
gratuitement un peu partout et ben je vais donner
des cours de sport dans les auberges de jeunesse,
là où il y a des voyageurs qui peut-être sont
prêts à donner un peu de sous. et donc je cherche
une auberge de jeunesse avec un grand rooftop,
je vais les voir je leur demande, la nana de
la réception me dit OK et je donne un cours
de sport deux soirs de suite qui me permet d’être
invité au resto et d’avoir des sous pour payer une
deuxième nuit ouais! mais bon je vais pas faire
ça tous les jours non plus… donc troisième idée:
l’intelligence collective. vous connaissez
bien! donc j’organise un brainstorming avec les
collègues de l’auberge de jeunesse ou je dormais:
je leur demande voilà j’ai ce problème est-ce
que ça vous est déjà arrivé qu’est-ce que vous
feriez pour résoudre ça? et là il y a des idées
qui fusent, baj Western Union, je connaissais
pas et puis un Belge sort son portefeuille et
qui me tend un billet de 100 €. OK et donc bah je
prends le billet je lui fais un RIB un virement
et j’arrive à avoir suffisamment d’argent pour
tenir pour les prochains jours jusqu’au déblocage
de la carte. voilà donc pas de panique et il
y a toujours des solutions à tout problème;
alors gagner de l’argent quand tu voyages
donc tu peux utiliser des compétences que
tu maîtrises un petit peu, mais tu peux
aussi finalement faire des choses que tu
sais juste un tout petit peu mieux faire
que ceux qui savent pas faire du tout;
c’est comme ça la Réunion je me suis
retrouvée à donner une formation de
facilitation graphique à des formateurs
alors que je démarrais tout juste la dedans.
Tu peux aussi apprendre de nouveaux skills de
nouvelles compétences en chemin, moi par exemple,
j’ai appris un type de massage que j’ai
réussi à vendre à endroits pendant mon voyage.
Tu peux voyager pour pas trop cher et il y a une
autre ronces voilà du coup c’est le syndrome de
l’imposteur, c’est ouhla jpeux pas je suis pas
experte: si tu sais faire un petit peu mieux
que les autres tu peux apporter quelque chose,
moi j’ai aidé des Malaisiens a créer un site
web améliorer le site web alors que j’avais
absolument aucune compétence la dedans. Alors
alors cette ronce là, c’est pas la mienne mais je
l’ai entendu énormément de fois : est-ce que ça
vous parle aussi celle-la "voyager seul quand
tu es une femme mais c’est super dangereux".
Alors Singapour le soir de Noël je fini un repas
avec un Français que j’ai croisé 1 heure avant
à Decath et je me pose sur un banc à côté
du Starbucks pour avoir du wifi et envoyer
de trois messages de joyeux Noël à la famille,
et là un indien qui s’assoit et qui commence à
me mettre les main sur les cheveux et me caresser
les cheveux; alors je le regarde et je lui dis:
ben non c’est pas du tout comme ça qu’il faut
faire : si tu as envie de caresser les cheveux
d’une femme il faut que tu lui poses la question:
est-ce que je peux te caresser les cheveux ? et
là tu attends et si si la femme te répond un oui
libre et authentique et enthousiasme, là tu peux
lui caresser les cheveux. vas-y essaye. Il pose la
question "Can I ?" Yes. Il me caresse les cheveux.
ensuite il essaye avec ma main et là il me pose la
question "Can I?" pour me toucher la main. Je le
regarde et je lui dis "No". et ben oui parce qu’à
la question, tu auras pas toujours un oui et si
tu as un non, et ben tu accueilles le non "merci
pour ton non" et c’est comme ça que j’ai fait un
cours de consentement à un indien en espérant que
il s’en souviennent pour la suite et de tous les
voyages très sincèrement je me suis jamais senti
en difficulté parce que j’étais une femme et j’ai
jamais eu de peur particulière. et je pense
que quand tu n’exprimes pas de la peur et ben
tu vibres aussi quelque chose et finalement les
choses n’arrivent pas parce que quand tu as peur
de quelque chose tu vas y penser tout le temps et
plus tu penses plus ça à de risque d’arriver. Ah,
celui la, ça vous parle aussi: "demander de l’aide
c’est être faible", alors il y a aussi la variante
"ah je vais déranger" ou alors "ben
toute façon il va me dire non".
Alors en Suisse, cet été j’arrive à Bern.
Une ville très jolie sauf que ben c’est la
Suisse,c’est super cher j’allais pas dormir
là-bas mais j’ai mon gros sac à dos. Je vous
rassure il est pas aussi gros que celui-là et je
me dis mais comment faire pour explorer la ville
(entre parenthèses pour moi c’est au moins
20 km à pieds) avec sans me faire mal au
dos donc comment laisser mon gros sac à dos
quelque part. Il y avait pas de consigne à
la gare et tout coûte très cher en Suisse. alors
qu’est-ce que vous auriez fait vous ? Vous avez
une idée qu’est-ce que vous auriez fait avec votre
gros sac à dos pour visiter la ville librement ?
Mettre des roues? Ouais, j’avais pas de roulettes
sur mon sac à dos. Dans un magasin ? Ouais.
Alors dans une consigne, j’ai cherché y avait
pas de consigne. Alors ce que j’ai fait,
je suis rentrée dans un hôtel 4 étoiles, je suis
allez voir le réceptionniste et je lui ai demandé.
Bon ben voila, bonjour je suis pas cliente chez
vous mais j’aimerais bien explorer la ville,
est-ce qu’à tout hasard il y aurait moyen de
laisser mon sac à dos quelque part ? Il me regarde
et me dit "mais oui bien sûr!" et il me donne un
numéro de consigne "vous pouvez venir le chercher
quand vous voulez !". Juste oser lui demander
et du coup j’ai pu visiter la ville librement et
faire mes 20km librement sans me faire mal au dos.
Une autre anecdote, ça se passe à la Réunion.
Alors la Réunion, j’y ai passé 4 mois. Et pendant
15 jours avec une copine on a fait un road trip,
où on dormait en tente et pour pas risquer
de problèmes avec nos affaires pro donc les
ordinateurs et les habits dont on avait pas
besoin, on avait tout laissé chez mon ancien
voisin à la Saline les Bains. Au bout de 15
jours, on rentre, je l’appelle :" ouais on est
là pour récupérer les affaires" pas de réponse.
Il me répond 2 heures après : "ah ben non moi je
suis à Mafate, en train de faire une rando sur 6
jours, il y a pas moyen de me retrouver et j’ai
pas le double des clés". Ah. Sauf que toi, tu as
un meeting super important en présentiel avec un
directeur le lendemain. Qu’est-ce que tu fait?
alors réponse A : alors tu as tes habits de sport
donc tu y vas. en tong, bah tant pis c’est
la Réunion Réponse B les baskets de trail,
à peine mieux. Réponse C: tu trouves une excuse
bidon "jpeux plus j’ai… on décale?" ou Réponse
C: "qui aurait une jupe et des sandales en 35
et demi à me prêter?" vous auriez fait quoi ?
ouais ouais voilà il y avait un ptit teasing. ok
le D bravo enfin bravo je sais pas mais en tout
cas voilà moi j’ai fait marcher mon réseau local
donc j’ai envoyé un message à toutes les copines
qui avaient des pieds quand même plus grands
que moi, et j’en ai trouvé une dont la maman
faisait du 35 et demi et j’ai réussi à trouver
une paire de sandale et une jupe pour aller à
mon rendez-vous pro, pas trop en mode sport. voilà
donc demander de l’aide et ben finalement les gens
sont aussi contents de vous aider globalement.
Alors, ah celui-là celui-là je l’entends aussi par
ma sœur. Travailler sérieusement c’est forcément
derrière un bureau. Alors oui, mais tu peux
choisir le fond d’écran réel qu’il y a derrière,
alors tu peux prendre le large aussi des fois,
ou de la hauteur ou même beaucoup de hauteur :
ça c’était un atelier d’éducation thérapeutique
patient animé en ligne à 3640 m dans un roof top
d’auberge de jeunesse à la Paz en Bolivie. Alors
parfois je te cache pas, il y a des grosses
ronces qui arrivent. Notamment, ça se passe
en Turquie à Göreme alors à Göreme à 15h, tu as
un the important meeting: le truc qu’il faut pas
louper avec l’ARS. Tu te prépares, 14h30, tout est
nickel tout est calé, voilà tu sais exactement ce
qui ce que tu vas dire tu es bien installé.
14h55: le coup de la panne. d’électricité.
alors qui dit panne d’électricité dit aussi
panne de wifi. et oui et comme j’étais pas là
très longtemps, j’avais pas pris de carte
SIM du pays donc pas d’internet. Donc là
petit stress mais tout va bien passer il y a
toujours des solutions. Donc première idée,
tu demandes autour de toi est-ce que quelqu’un
par hasard a une carte SIM locale. Évidemment
personne. Et ensuite tu dis bon ok, maintenant
tu commences à avoir l’habitude qu’est-ce qu’il
faut faire? il faut passer à l’action, rapidement.
14h57 tu prends ton ordi et tu cours dans la rue.
et tu rentres dans le premier hôtel que tu croises
tu leur demandes s’ils ont du wifi. "ah ben non,
nous aussi on a une coupure d’électricité".
14h58, tu reprends ton sprint tu fais 500 m
tu vas dans un deuxième hôtel, et là miracle,
ils ont de l’électricité et du wifi ! Tu leur
demandes si tu peux t’installer dans le hall, pour
faire ta réunion qui commence dans une minute,
on te dit oui, on te donne du thé tout va bien, tu
fais ton meeting, ça se déroule voilà le fil qui
était prévu tout va bien. et là la femme de ménage
débarque, et te pose la question "ça vous dérange
si je passe l’aspirateur ?" voilà. et là tu te dis
bon heureusement qu’il y a le "mute" et quand tu
"demutes" tu vas aux toilettes pour parler et tu
reviens. Et à la fin de tes 3 heures, où tu as
enchaîné tes deux meetings, tu te dis ah c’était
un peu stressant certes, mais ce matin t’as vu
un super levé de soleil sur une mongolfière dans
ces paysages là, et ce soir tu verras le coucher
de soleil sur un cheval dans la vallée rose.
Ah celle-là peut-être que vous la connaissez aussi
"créer ta boîte faut forcément
faire une école de commerce".
ou pas. Moi j’y connaissais rien, rien du
tout, mais il y a 2 ans bah j’ai créé Acovao,
alors avec un Flamant mauve par rose. Pourquoi le
flamant mauve, ok il aime bien vivre dans les pays
chauds et vit en colonie, mais surtout vous l’avez
vu il a une patte en l’air donc je vous fais pas
de détail voilà. et avec mon petit flamant rose
donc j’ai inventé on va dire du storytelling
autour de ce petit flamant mauve ACO, et j’ai créé
ben des activités qui qui me plaisaient. donc de
l’animation d’atelier collaboratif; j’ai créé une
formation; fait un peu de facilitation graphique
parce que j’avais trouvé ça super chouette
en testant ça, voilà tu testes tu vois et ça
marche des fois ,et des fois tu as des personnes
géniales qui te proposent des super projets. Alors
des fois je le fais en présentiel quand je
reviens en France, et la plupart du temps je
le fais en ligne. J’écris des posts sur Linkedin
où je raconte un peu mes galères de nomades tout
en racontant aussi le côté pro qui va derrière et
avec toujours ce petit flamant mauve qui me suit
partout et des fois tu te retrouves à animer
des super stages avec des ados pour faire de
l’éducation thérapeutique de façon ludique
sur une maladie. Alors l’entrepreneuriat,
donc certains vous parlent de montagnes russes,
moi je parle aussi de tunnel où parfois il y a
des moments de lumières, et à chaque fois que
tu sors d’un tunnel, tu es super content et il
faut le célébrer. Voilà donc je sais pas où je
vais mais je continue avec des super projets,
des fois pas de projet, des fois ça marche
et des fois ça marche pas bien et c’est OK.
Ah bah, celle-là aussi on me l’a on me l’a
sortie ben "la facilitation c’est un peu bidon".
Vous la connaissez aussi celle-là ? C’est pour
ceux qui animent des ateliers qui facilitent.
Alors Malaisie. Malaisie, à coté de Kuala Lumpur.
Je teste un workaway pour la première fois,
je voulais tester. Donc le workaway, c’est tu
vas chez des gens qui t’hébergent et qui te
nourrissent et en échange bah tu les aides à faire
des choses. Donc c’était une maison flottante au
milieu de la mangrove malaysienne, alors moi je
les ai aidé à peindre des panneaux no swimming
parce qu’il y a des crocodiles qui passaient dans
l’eau des fois et je les ai aidé à refaire un peu
leur site internet et à prendre des photos des
sorties kayak avec les clients. Et le premier soir
en arrivant en regardant le coucher de soleil,
il y avait toute l’équipe des guides du kayak
et je me demande mais qu’est-ce que je peux faire
vraiment avec ce que je sais faire pour aider ces
personnes là; à ce moment-là. Je me dis bah je
vais organiser un atelier? un atelier sur quoi?
bah un atelier pour améliorer comment améliorer
l’expérience des clients qui viennent faire du
kayak dans la mangrove. Je design un petit truc en
5 minutes, et je leur sors un atelier. Alors j’ai
toujours un jeu de cartes dixit avec moi parce que
j’adore ce jeu donc on fait un petit icebreaker,
alors il se connaissaient tous donc on part
sur du photolangage qu’est-ce que ça t’évoque
toi le l’expérience de kayak que tu proposes
aux gens. Des super idées qui sortent. On fait
de l’idéation individuelle sur des post-it, on
les colle sur le tableau, certaines idées sont
dessinées par les gens et ensuite on vote. alors
j’avais pas de gommette donc on vote des petites
croix ou des petits ronds sur les post-it. Ensuite
on priorise, les idées matrice effort impact et tu
vas sélectionner du coup les idées qui apportent
un fort impact et à plus faible effort, et enfin
tu prototypes. Ils ont même réussi à prototyper
une des idées, la tips jar, enfin la boîte à à
tips trop bien et après petit plan d’action que je
leur ai synthétisé quand même sur un fichier Excel
pour qu’il puissent suivre après leurs actions. Et
bien sûr comme à la fin de tout atelier, qu’est-ce
que tu fais ? Tu célèbres. bon là elle était née
le même jour que moi le 7 décembre, donc on a fêté
notre anniversaire ce ce soir là ensemble avec
un gâteau. Comment tu avais trouvé le lieu en
fait ces gens, comment tu as trouvé qui faisaient
ça ? Sur workaway, j’avais regardé qu’est-ce qui
pouvait m’intéresser, j’avais vu maison flottante
kayak, ah j’avais trop envie de faire du kayak et
ils cherchaient des gens pour peindre sur des
murs, je sais pas trop peindre mais j’y vais
et puis voilà il y avait absolument pas d’idée
d’atelier ou quoi que ce soit c’est vraiment né
au coucher de soleil, voilà le premier soir en
débarquant et en voyant que toute l’équipe était
là. Voilà. Et les brainstorming ben moi je suis
sûr que c’est ce qu’ils ont fait à Sumatra pour
trouver comment rendre ludique le labourage d’un
champ de blé, d’un champ de riz avant de replanter
la rivière et pour créer ça: le pacu jawi, vous
connaissez ? Attends je vais vous montrer parce
que ça vaut quand même le coup. C’est du ski
nautique entre deux taureaux où ils mordent
la queue du taureau pour accélérer, voila et en
fait le bout de bois ça va labourer le champ, la
rizière, c’est super fun et du coup, bah ça permet
de faire quelque chose de pas forcément très
rigolo en mobilisant tout le village et tous les
gens aux alentours et en faisant quelque chose
de super ludique. Bon je sais
pas hein si ils ont brainstormé.
Ah, alors quelles sont les plus grosses ronces
ces galères qui ont popé aussi en chemin,
alors c’est quoi la pire galère quand tu
es nomade tu travailles depuis un ordi ?
ouais ? pas d’internet ouais alors ça
effectivement, donc ça arrivé plusieurs
fois mais comme tu vois à chaque fois tu as des
astuces et des solutions pour te débrouiller et
trouver de l’internet mais effectivement c’est
un stress. ouais plus de batterie ? ouais
effectivement donc ça bah c’est pareil faut
essayer de toujours avoir un petit plan B où
le téléphone ça peut sauver aussi avec la batterie
externe. Carte mère qui crash ? ouais pire que ça.
Le décalage horaire. Alors le décalage horaire,
ouais ça c’est pas évident mais bon tu fais avec,
donc animé des ateliers à 3h du mat c’est ok.
Qu’on te vole l’ordi oui. Et oui, c’est ça la
pire galère. Donc moi ça m’est arrivée, et devinez
où ça m’est arrivée ? Dans quel pays ça m’est
arrivé ? Réunion, France, Croatie, Mexique,
Amérique du Sud, Singapour ou en Suisse, j’ai
entendu la bonne réponse, c’était dans un train
Strasbourg – Marseille. Voila, bon bah ça c’était
la première fois, la deuxième fois c’était
dans un festival en République tchèque mais
c’était vraiment pas de bol, dans des yourtes,
de nuit les gens qui sont passés qui ont tout
pris. Donc ça effectivement, c’est un peu galère.
Heureusement à chaque fois je repassais en France,
et ben j’ai dû racheter mais j’ai pu repasser un
magasin pour acheter un ordi. La deuxième galère,
alors ça c’est pas la galère. ça c’est le côté,
la fleur, voilà amoureux tomber amoureux en Corse
dans des paysages incroyables magique. La galère,
la ronce c’est quoi : c’est la rupture. quand tu
te fais larguer à l’autre bout du monde, et
quand tu es en Bolivie. voilà alors comment
surmonter un chagrin d’amour quand tu es tout
seul à l’autre bout du monde ? allez à voter:
bah je rentre en France au plus vite et je
vais pleurer chez les copains; je noie mon
chagrin avec du pisco sour; je vais dans une
mine faire exploser de la dynamite. Tout péter;
je traverse un désert traversé du désert
au sens propre. Qu’est-ce que vous auriez
fait ? alors on a du B du pisco
sour, ouais on se bourre la gueule,
ouais ouais du B ouais ok il y en a qui
traversent le désert ceux qui se lèvent pas
ouais, B ouais traverser le désert ok ok ouais
pour réfléchir ok. Alors qu’est-ce que j’ai
fait moi. j’ai bu un verre de pisco sour.
Ouais je suis allée dans une mine d’argent,
pour faire exploser de la dynamite mais surtout
pour relativiser et pour se dire que ben c’est
sûr c’est douloureux un chagrin d’ amour,
mais que bah j’ai quand même sacrément de
la chance de pas travailler là tous les jours
en respirant des trucs ultra toxiques et que
finalement ben c’est pas grand chose un chagrin
d’amour par rapport à une vie dans la mine.
ouais bon j’avais pas trop le smile non plus. et
puis ensuite bah j’ai traversé un désert. Le Salar
d’Uyuni, ah oui y avait mon flamant mauve
avec moi, donc où les paysages sont absolument
incroyables et te procure un shoot pour te dire
en fait la vie elle est quand même incroyable
il y a des endroits magnifiques sur terre et tu
peux les vivre seule tu as besoin de personne.
On arrive à mon dernier mes dernières ronces
j’espère que ça va toujours. Alors ma dernière
ronce "tu es asthmatique, bah c’est impossible
que tu ailles là-haut!". Alors là-haut,
c’est en Bolivie, ça s’appelait le Huyana
Potosi. Huyana Potosi, ouais on y va? bon
allez on va voir ce que ça donne. alors le
Huyana Potosi, il se faisait en 3 jours ou
en 2 jours. Bien sûr moi je prends l’option de
2 jours. Donc le premier jour c’est déjà assez
difficile parce que tu montes très haut, et le
deuxième jour tu démarres à minuit à la frontale
avec les crampons le piolet, alors moi j’avais
jamais fait d’alpinisme de ma vie avant et tu
marches et tu marches et tu marches et t"escalade
des murs de glace. Sauf qu’à un moment à partir
de 5000m, bah l’oxygène c’est très difficile de
respirer. Donc chaque pas devient super difficile.
Alors on est en cordée, on est en cordée de deux
ou trois. Moi j’étais toute seule dans ma cordée,
j’avais deux copain qui étaient à deux.
il y en a un qui abandonne, donc le guide
fait demi-tour, il peut pas laisser quelqu’un
redescende tout seul. donc je me retrouve avec
un autre copain. et au bout d’un moment, donc
j’avance, j’avance et là pour la vraiment la
première fois de de ma vie, je me dis que bah ça
va pas être possible, je vais pas y arriver parce
que je fais un pas et je tombe et je me relève,
je fais un pas je tombe. c’était pas physique,
c’était pas musculaire, c’était l’oxygène qui
manquait et je me dis mais si j’abandonne le
copain, il pourra pas y aller en haut, parce que
le guide sera obligé de redescendre avec moi. Donc
j’essaie de réfléchir avec le peu d’oxygène qui
restait, tout en m’écroulant et en me relevant,
et à un moment je me dis mais oui je sais
je sais ce que je vais faire les prochaines
cordées qui vont redescendre, car il y aura
bien des gens qui finiront par redescendre,
je me grefferai avec eux, je redescendrai et
comme ça le copain il pourra monter en haut.
donc je continue, douloureusement et là on croise
la première cordée qui redescend, et qui nous
disent "allez vous y êtes presque, il vous reste
un quart d’heure" et là quand tu as marcher 6h30
au bout de ta vie, et qui on te dit il reste plus
qu’un quart d’heure, tu dis tu peux pas abandonner
maintenant. donc c’est dur, tu fais un pas tu
tombes tu te relèves tu fais pas et tu t’accroches
et tu arrives en haut à 6088 m, à chaque fois que
j’y repense je revis un peu les émotions et là il
y a une phrase vraiment qui sort mais c’est en
fait mais tout est possible, il y a plus rien
qui sera jamais impossible, tout est possible.
bon j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps
en arrivant en haut, vraiment je suis arrivée à
ce qu’on appelle au bout de sa vie littéralement
parlant.
Alors on arrive à la conclusion.
Donc en fait dans la vie et ben tu vas traverser
des endroits avec des ronces, des grosses ronces,
des grosses croyances limitantes, des grosses
galères, mais en fait sur toi, toujours,
en fait tu as ta paire de ciseaux pour couper ces
ronces, et en fait quand tu utilises tes ciseaux
bah tu t’aperçois que, il n’y a pas besoin de
clé pour ouvrir ta porte et que ce monde où
tout est possible mais en fait il est déjà ici.
Merci et merci à toutes ces personnes là pour
m’accueillir et tout ce qu’ils font pour moi.
et je sais pas combien de temps j’ai mis,
mais c’est si tu as des questions, c’est
maintenant. Combien de temps? 1 heure pile.
1 heure pile pow, voilà. tu vois j’avais visé
1h30 donc voilà bah n’hésitez pas c’est à vous!
Est-ce que tu as déjà eu envie vraiment de
dire bon ben je rentre maintenant je reprends
ma vie d’avant parce que finalement c’était plus
confortable et là c’est vraiment trop la galère?
tu peux reprendre la question, tu reprends la
question. Alors la question, c’est est-ce que tu
as déjà vu eu envie de reprendre ta vie d’avant
de rentrer parce que c’est vraiment trop galère
tout ce que tu vis au quotidien. Alors la réponse
pour l’instant c’est non, même s’il y a beaucoup
de choses de de ma vie d’avant qui me manque, les
amis la vie ici, les montagnes la mer et toutes
les activités sportives que je faisais ici dont
mon VTT mes roller mais très sincèrement tout ce
que je vis quotidiennement depuis 2 ans et demi
presque 3 ans, bah pour rien au monde j’arrêterai
pour le moment parce que ça me nourrit tellement
et c’est tellement intense et j’ai l’impression
d’être complètement libre même si il y a des
galères voilà. ok alors la question dépendante,
c’est est-ce que ça va s’arrêter un jour ou pas?
alors est-ce que ça va s’arrêter un jour ou pas?
et ben je peux pas répondre à cette question, je
sais déjà pas où je vais dormir ce soir donc je ne
peux pas savoir si je vais avoir envie d’arrêter
ça d’un jour ou pas. Peut-être, peut-être qu’à
un moment, effectivement c’est éprouvant hein de
vivre avec son sac voilà c’est mon sac, bon petit
pour 3 semaines mais je vis tout le temps avec un
sac à dos et des affaires à gérer, donc peut-être
qu’à un moment oui je vais être très fatiguée et
avoir envie d’avoir un endroit où me poser par
moment ou peut-être plusieurs endroits je sais
pas, mais pour le moment euh bah je continue.
ouais? est-ce que tu as un pied à terre quelque
part qui te permet d’avoir des affaires de maisons
par exemple ou tu t’es débarrassé de certaines
choses. Alors est-ce que j’ai un pied à terre
avec des affaires à certains endroits? alors j’ai
deux endroits, on va dire, j’ai gardé une cave à
Cagnes sur Mer, où j’ai un VTT, j’ai quelques j’ai
mes habits de ma vie d’avant et quelques affaires
de ma vie d’avant et surtout les affaires de
sport donc je repasse de temps en temps à ma
cave même si c’est quand même assez humide et
que tous les habits sentaient l’humidité donc
merci à David pour m’avoir aidé à faire toute une
lessive de toute ma cave un jour et mettre mes
habits sous vide euh et sinon j’ai un deuxième on
va dire placard à Paris enfin au Kremlin-Bicêtre
chez mes parents donc je peux poser mes
affaires faire des lessives là-bas et prendre
les habits pro on va dire quand je fais des
interventions sur Paris en mode plus pro voilà.
ouais quelle est ta prochaine destination?
Quelle est ma prochaine destination ? Hum,
alors là pour l’instant donc je reste un tout
petit peu à Nice, je remonte à Paris je vais
rester en Europe donc je vais aller du côté je
pense de Mallorque euh parce qu’après je vais dans
un festival pour animer des ateliers en Espagne,
euh en juillet j’anime le stage à ados à Dinard et
en Août je pense que j’irai un petit peu en Europe
du côté République tchèque, Suisse et cetera et
que je repartira en Asie euh peut-être en Inde au
mois de novembre et ensuite je retournerai à Koh
Phangan qui est une île où j’ai vraiment eu un
gros coup de cœur ce mois de de février, voilà.
ouais et lorsque tu as fait cette ascension et où
tu tombais apparemment régulièrement à cause d’un
manque d’oxygène, tu n’as jamais eu peur pour
ta santé? alors est-ce que j’ai eu peur pour ma
santé dans l’ascension du Huayna Potosi, quand
j’ai manqué d’oxygène? euh bah un moment oui,
un moment je me suis dit en fait là enfin si tu
continues tu vas juste mourir, tu vas crever,
tu peux plus respirer donc est-ce que ça vaut
le coup d’aller jusqu’au bout ou est-ce que tu
abandonnes. et vraiment j’ai pensé 15 fois
à abandonner et quand j’ai pris la décision
d’abandonner et quand j’ai trouvé la solution,
j’allais abandonner vraiment, voilà. Est-ce que
tu as une grande famille qui t’as bien culpabilisé
sur tes choix et qui continue à te culpabiliser?
alors est-ce que j’ai une grande famille qui me
culpabilise dans mes choix? alors on va dire que
ma sœur ne comprend pas et me donne m’envoie
des pics qui font un peu mal, euh mais c’est
peut-être plus de la jalousie, euh mes parents
euh pff, voilà tant que j’ai l’air heureuse même
si c’est pas leur choix de vie du tout c’est à
l’opposé de leur vie très casanière, euh bah ils,
c’est OK enfin c’est ma vie donc euh non, ils sont
pas en train de me dire et quand est-ce que tu te
poses et quand est-ce que tu arrêtes et attention
à toi, peut-être qu’ils ont un peu peur des fois
hein mais voilà je leur partage mon polar step,
j’ai un polar step où je mets des photos et des
petits textes comme ça ils peuvent suivre un
petit peu où je suis dans le monde à certain
moment. Ils te rejoignent? ils me rejoignent?
non ils m’ont jamais rejoint nulle part.
ouais tu as parlé un peu de ta vie sentimentale
à un moment donné, comment tu gères le fait de
rencontrer des gens ça se passe bien et tu t’en
vas? ouais ouais c’est c’est pas facile c’est
sûr alors la question c’est comment tu gères ta
vie sentimentale quand tu rencontres des gens et
qu’après tu t’en vas ? Hum, bah déjà tu tu vis les
choses beaucoup plus intensément quand tu sais que
il y a pas forcément de suite absolue et après
t’es ouvert à tout tu sais pas comment ça va se
passer peut-être que tu rencontreras quelqu’un
qui te donnera envie de rester là où tu l’as
rencontré ou de continuer à deux en mode nomade,
alors moi actuellement j’ai plein de j’ai des
amoureux différents à différents endroits que je
retrouve par moment si je repasse au même endroit
ou pas avec qui je garde plus ou moins des
contacts proches et pour l’instant c’est c’est
ça me convient bien parce que trouver la personne
parfaite j’ai réalisé que c’était peut-être pas
possible donc finalement pourquoi pas en avoir
plusieurs voilà et après chacun sait que bah quand
tu passes quelque part si tu as une date de retour
c’est que pour un mois ou c’est que pour 4 ou 3
semaines. ouais tu crois pas qu’il faudrait quand
même que peut-être tu gardes deux ou trois mois
pour te revitaliser parce que c’est vrai que c’est
compliqué quand même de pas avoir de chez soi et?
ouais, la question c’est est-ce que il y a des
moments où tu penses pas qu’il faut que tu ait
un endroit pour reprendre de l’énergie par que
c’est fatiguant? peut-être, effectivement parce
que c’est sûr que ça consomme une énergie
folle, dans enfin quotidiennement en fait,
parce qu’au quotidien tu n’es jamais seule à un
endroit pour te focuser sur des projets autres
mais tu es tout le temps en train de réfléchir
où je vais dormir ce soir? euh chez qui je vais
dormir après? c’est quoi mes prochaines étapes?
comment où est-ce que je fais une lessive? c’est
bête mais la question de la lessive c’est c’est
un quelque chose voilà au bout de 3 semaines un
mois ça fait plaisir de laver quand même son
linge même si les t-shirts mérinos c’est quand
même génial tu peux les mettre une semaine et ça
sent rien du tout. Euh donc oui peut-être que un
moment euh je trouverai un endroit pour passer
un mois pour me poser même si après je sais que
j’ai toujours des envies de repartir et d’explorer
des nouveaux endroits. Peut-être que j’alternerai
nouvel endroit à explorer, et endroit que je
connais déjà avec des gens que je connais déjà,
des repères que j’ai déjà créent où je sais que
je serai un peu moins en mode carburer à fond pour
explorer voilà sera peut-être ça la stratégie à un
moment. ouais Comment tu choisis tes destinations?
et c’est est-ce que tu as des destinations comme
le Pérou par exemple est-ce qu’il te reste des
destinations comme ça genre sur la bucket list?
alors comment tu choisis tes destinations et
est-ce qui te reste des destinations sur ta to
go list? euh alors moi je j’aime beaucoup la
montagne la mer et euh le soleil comme sur la Côte
d’Azur, donc j’essaye de chercher des endroits qui
ressemblent un petit peu qui peuvent avoir ces
trois caractéristiques là donc souvent j’aime
bien les îles, j’essaie de regarder les îles où
on peut faire un peu de l’activité montagne et où
il ne fait pas trop froid. Quand je suis en
Europe ce que je fais quand je sais pas où je
vais je prends Skyscanner je regarde d’où je suis
et je regarde les destinations les moins chères,
sachant que comme j’ai pas de dates fixes, ben je
prends les billets les moins chers. alors j’essaie
un maximum d’éviter l’avion surtout quand je
suis en Europe, j’essaye de trouver des trains du
covoiturage ou du bateau pour rejoindre différents
endroits, mais parfois c’est vraiment un coup de
bol sur le comparateur d’avion qui me dit tiens
je vais aller à Chypre, c’est pas cher, je sais
pas où c’est ça a l’air bien. et après les grandes
destinations un peu de rêve comme Pérou Bolivie,
oui effectivement j’en ai moi je je rêve d’aller
en Afrique, je rêve d’aller faire un ou deux pays
d’Afrique consécutifs euh je rêve d’aller de
retourner en Amérique du Sud sur les pays que
j’ai pas fait aller en Argentine euh aller euh
Amérique centrale aussi et après en Asie j’ai
aussi énormément d’endroits que je rêve de faire
et notamment cette année pour la petite anecdote
je voulais aller au Vietnam et finalement
finalement je suis allée en Thaïlande parce
que la météo au Vietnam n’était pas forcément très
top à l’époque où je voulais aller donc c’est OK
voilà et la Malaisie j’avais jamais rêvé d’aller
en Malaisie mais ça s’est fait au fil de l’eau
Sumatra pareil voilà j’avais juste un rêve c’était
de voir des Orang outangs dans ma vie et il
n’existe qu’à deux endroits à Sumatra et à Bornéo
et il a fallut faire un choix voilà. ouais est-ce
qu’il y a des pays que qui t’ont le plus apporté
le plus apporté côté perso et côté pro, des pays
différents? ouais est-ce qu’il a un pays qui
m’a le plus apporter côté perso et côté pro?
alors j’ai envie dire qu’à chaque fois c’était des
expériences complètement différentes et à chaque
fois ça m’a apporté beaucoup de choses c’est très
difficile de dire waa y a un pays qui m’a apporté
plus qu’un autre je sais qu’au Pérou Bolivie ça
a été le premier voyage en mode vraiment voyage
backpack et en même temps travailler certains
jours en décalé et en même temps être complètement
solo dans un pays où les gens parlent pas bien
anglais et moi je parle pas du tout espagnol
donc ça c’était très challenging pour moi, mais
finalement je me suis aperçu que c’était très
faisable et facile d’avancer et les paysages
sont absolument dinguissimes au Pérou Bolivie
vraiment et des échanges avec les locaux assez
assez fort et après bah là en Asie Sumatra,
Sumatra c’était juste incroyable parce que c’était
pas du tout un endroit où que j’avais rêvé d’aller
à Sumatra je connaissais pas du tout euh et
chaque jour c’était ça montait en intensité de
choses complètement folles de rencontres, de gens
qui t’amènent voir des courses de taureau dans la
boue, des tribus où tu te retrouves dans une tribu
pendant 5 jours en immersion avec les mentawaïs
ou d’aller voilà explorer dans la jungle et
discuter et faire du le body painting avec
les femmes voilées ça aussi c’est un moment mais
que que j’oublierai jamais, c’était incroyable
de de voir dans leurs yeux ces cette étincelle,
ce moment unique qu’elles n’avaient jamais vécu
et de dévoiler leur peau alors on a pas fait les
boobs mais rien que de montrer leurs bras et de se
peindre entre elles et me peindre c’était quelque
chose d’assez d’assez fort, ouais ouais ouais et
après je finirai juste par il y a Koh Phangan qui
est une île qui aussi me marque beaucoup non pas
pour forcément pour les gens il y a pas beaucoup
de thaïs malheureusement dans dans cette île là,
il y a beaucoup de gens du monde entier, mais il y
a énormément d’ateliers qui s’y font, des ateliers
sur des sujets aussi variés que la communication
non violente, la relation authentique, le tantra,
l’énergétique et là j’ai découvert et j’ai eu des
expériences vraiment life changing, transformantes
et j’ai réussi aussi à créer mes ateliers là-bas
proposer des ateliers en organiser certains et
c’est un endroit qui est très joli aussi où je
pense que je retournerai pour combiner le côté
pro avec le côté ouais. j’allais juste te demander
si tu avais fait des rencontres qui qui t’ont fait
changer justement et changer tes projets changer
ta vie et cetera? Est-ce qu’il y a des rencontres
qui m’ont fait changer ma vie ? euh bah un moment
j’ai j’avais rencontré un un un Corse enfin non
c’était pas un Corse mais il habitait en Corse
donc je suis tombée folle amoureuse de ce Corse
et pendant un temps j’alternais un mois en Corse
au calme en mode amoureux total et un mois à faire
du digital nomade à Chypre ou à Tenerife grand
Canaria et j’aurais presque été prête à changer
un peu mes plans pour passer plus de temps avec
lui ce qui heureusement je n’ai pas fait euh et
finalement après des rencontres alors oui j’ai
des rencontres qui typiquement Sumatra j’avais
pas forcément prévu et c’est en rencontrant
quelqu’un à Kuala Lumpur et en discutant sur
"où tu veux aller après?" "j’en sais rien", "moi
non plus" "eh et si on faisait un bout de chemin
ensemble" en avant là voilà et finalement tu te
tu tu te mets à vivre des choses que tu avais
pas du tout planifié, alors moi il y a rien qui
est planifié hein globalement je sais même pas
où je vais ou je prends juste le billet et après
tout se fait sur place et au fil des gens que tu
rencontres qui vont te dire ah j’ai eu une bonne
expérience là tiens tu peux peut-être aller là ou
tiens est-ce qu’on fait un bout de chemin ensemble
voilà. oui est-ce que tu t’es jamais dit euh
j’ai commencé à plus jeune âge. juste en
fait y a un petit de quoi grignoter boire
un verre, j’ai peur que ça chauffe donc je vous
invite ah très bien on peut continuer on peut
continuer les échanges informels à l’apéro
je réponds juste à cette dernière question
si évidemment j’aurais préféré faire ça plus tôt
et vivre ça avant mais en fait peut-être que bah
tout ce que j’ai appris ouais tout ce que j’ai
appris dans ma vie ont fait que maintenant j’ose
beaucoup plus de choses que j’aurais pas forcément
osé avant et finalement ben c’est bien comme
ça. j’veux dire j’voulais savoir juste in your
opinion si l’expérience elle serait la même si
elle commencait avant, avant de passer dans toutes
les les hard steps that you went through au début,
qui t’a amené à prendre cette décision la. Est-ce
que tu penses que tu aurais du avoir la même
expérience? Ah ben non, je pense que l’expérience
aurait été différente, chaque expérience est
différente et liée au passé aux étapes qui
t’amènent à vivre cette chose donc là c’est sûr
si j’avais pas eu de, si j’avais pas vécu 12 ans
avec quelqu’un, si j’avais pas eu de dépression,
si j’avais pas j’aurais pas fait ces voyages là
comme ça, je serais peut-être jamais partie solo
et j’aurais peut-être jamais réalisé certaines
choses et et osé y aller freestyle, et me dire
finalement juste on y va et voilà se pose
plus trop de questions et on déconstruit
aussi beaucoup de choses qu’on avait construit
et que la société nous met dans les rails voilà
et que finalement ben ce déraillement, j’aurais
ptetre, si j’avais pas eu ce déraillement j’aurais
peut-être pas fait du tout les mêmes les mêmes
choses derrière voilà vive les chagrins d’amour.
oui c’est la conclusion vive les chagrins d’amour!
ouais on va on va ouais une dernière question.
Quand est-ce que tu nous écris ton premier roman?
quand est-ce que j’écris mon premier roman? ben
je sais pas parce que alors j’écris au fil de
l’eau toute les anecdotes complètement folles
que je vis au quotidien, donc j’ai un fichier word
de 185 pages un Google sheet un google doc, mais
je suis pas très bonne moi à l’écrit je préfère
raconter à l’oral les choses, je trouve ça plus
rigolo et plus punchy donc je sais pas peut-être
un jour mais pour l’instant écrire ça nécessite
de se poser et de prendre du temps pour et pour
l’instant comme je suis en train de continuer
permanence ben c’est pas forcément le moment
voilà merci merci on peut continuer à l’apéro.
C’est l’histoire…
D’un train qui déraille… 🚆
D’un flamand mauve qui s’envole…🦩
D’une paire de ciseaux qui coupe des ronces pour ouvrir une porte : celle d’un monde où tout est possible. ✂️
Oser “tout plaquer et réinventer sa vie”, défier ses croyances limitantes pour réaliser ses rêves:
D’une crique croate étoilée, à une plage bolivienne enneigée, de la mangrove Malaysienne, à la jungle Indonésienne, plonger une aventure de vie….
L’histoire de Marine.