Le paradis secret du domaine du Rayol : le jardin des Méditerranées – Des Racines et des Ailes

[Musique] le Domaine du Rayol si c’est incroyable écran de verdure posé au cœur de la Côte d’Azur [Musique] 20 hectares de végétation luxuriante un jardin extraordinaire qui vous fait faire le tour de la terre [Musique] un éden avec vue imprenable sur les îles de Port-Cros et Porquerolles un petit bout de terre miraculeusement préservé car ce lieu a une histoire exceptionnelle elle débute il y a plus d’un siècle grâce à un homme Alfred Courme grand voyageur et botaniste amateur ce riche homme d’affaires parcourt le monde à la recherche de plantes rares il jette son dévolu sur ce petit coin de Provence en 1909 avec son épouse et crée un jardin d’agrément nous sommes à la belle époque les familles fortunées du Nord de la France découvrent les bains de mer et le climat doux de la Côte d’Azur grand bâtisseurs Alfred kourmes fait aussi construire ses magnifiques Villards [Musique] les villas existent toujours mais elles ont failli disparaître comme le parc dans les années 70 une société d’assurance rachète le domaine elle veut y faire un lotissement une association locale se mobilise sans relâche pour le sauver après 15 ans de lutte le Conservatoire du littoral en devient propriétaire le Rayol est préservé pour toujours c’est le célèbre paysagiste Gilles Clément qui est alors chargé de lui redonner vie le jardin aujourd’hui n’a plus rien à voir avec ce qu’il était à son arrivée assez peu de possibilités de de cheminer il y avait quelques axes qui étaient encore visibles mais malgré tout toutes ces années d’abandon ça savait savait transformé l’espace qui était qui a été un jardin en quelque chose d’assez beau malgré tout qui était beaucoup de charme qui était en pénétrables ici c’est peut-être des rares peut-être le seul endroit Gilles Clément s’installe sur le site pendant un mois pour réfléchir avec toute l’équipe du Conservatoire un concept original des Méditerranée le projet ça consiste à faire un ensemble de paysages qui sont tous quelque chose à voir avec le climat méditerranéen dans le monde non seulement autour de la Méditerranée dans l’émission Nord en Californie et puis beaucoup dans l’hémisphère sud particulier dans le Chili central dans l’Australie du Sud surtout du Sud-Ouest l’Afrique du Sud il y a dans toutes ces régions du monde des paysages qui sont qui ont quelque chose à voir les uns avec les autres et qui ont quelque chose à voir avec ce qu’on appelle chez nous et maki et la garrigue aujourd’hui c’est Stanislas qui veillent au quotidien sur ce jardin planétaire oui Sylvain Stanley le mieux c’est en Australie là je suis en Nouvelle-Zélande on a quatre joints à mi-chemin en Afrique du Sud osporum qui se sont recevés au milieu des Aloés et c’est pas mal qu’on puisse se dégager pour mettre en valeur les alloués il dirige une équipe de huit jardiniers sa préoccupation aujourd’hui c’est de mettre en valeur ces magnifiques fleurs venu d’Afrique du Sud mais ce que préfère Stanislas ce sont les îles Canaries et il lui suffit de faire quelques pas pour s’y rendre si les plantes sont gigantesques [Applaudissements] [Musique] c’est une herbe une herbe une herbe géante qui se limite on l’appelle le dragonnier parce que si on incise il y a une résine rouge qui en sort au contact de l’oxygène d’où le dragonier le sang du dragon les plantes canariennes c’est la passion de Stanislas ce sont un peu ses bébés alors ici alors ça ressemble pas à grand chose ici là cette toute petite plante j’ai mis des cailloux autour pour ne pas l’arracher c’est juste ça là ça c’est passionnant parce que c’est un Dragonnier et en fait c’est un semis spontané du Grand dragonnier ici chaque pouce est une victoire pour le jardinier il est prêt à tout pour la préserver l’idée c’est que Simon dragonnier avait poussé au milieu du chemin c’est peut-être le chemin qu’il aurait fallu déplacer et non pas le dragonnier à l’inverse d’un jardin à la française bien ordonnée ici les plantes font ce qu’elles veulent le jardinier donne juste un coup de pouce ici on a les vipérine si on écoute on entend énormément les abeilles donc en fait ce sont des plantes très nectarifaires c’est une plante canarienne vite Perrine en français ethium en latin et ici on a une espèce de kium assez intéressante c’était un semis spontané que j’ai repéré sous ce pistachier et en fait donc pour qu’il arrive s’il n’avait pas de lumière il aurait pas pu pousser donc l’idée c’était de plutôt de tailler le pistachier et c’est le pistachier qui en taille qui a donné la lumière à l’equium simplex qui a pu se développer et de venir très belle et en floral toutes ces espèces arrivent directement des Canaries mais avant d’enrichir le jardin elles sont placées en observation dans cette partie fermée au public la pépinière couvée chouchoutée elles ont pourtant parfois le mal du pays elle vit vraiment dans le sac 2-300 mm elle a pas supporté le voyage tu vois elle c’est pas enraciné à mon avis ça va pas être possible de la garder oui c’est sûr qu’elle a une mauvaise tête mais regarde dessous là c’est encore vivant dessous donc faudra avoir de la patience je crois que ce serait presque un miracle c’est une plante très très belle et si ça marche pas qu’est-ce que vous faites c’est la deuxième fois que je ramène des Canaris donc peut-être que ça sera pas c’est peut-être que ce sera la dernière fois qu’on va arrêter d’essayer d’acclimater cette plante bien que visuellement et contextuellement c’est une plante que j’apprécie beaucoup beaucoup donc peut-être [Musique] des espèces du monde entier c’est à chaque fois un défi la plus belle réussite de Stanislas c’est cette autre plante des Canaries un exemplaire unique en France ici voilà on a Sixtus au Reims il est très beau parce que vous voyez il est très poilu donc c’est poils souvent climat méditerranéen on a des plantes poilues justement pour mieux résister à la sécheresse pour capter l’humidité du lieu la climatation s’est bien passée pour celle-là on peut pas parler encore d’acclimatation c’est un jeune arrivage qui a un an donc le semis c’est bien passé la plantation s’est bien passée après la plante ne sait pas n’est pas encore adulte dans nos jardins pour voir si elle va se ressemer spontanément autour d’elle dans cet écrin protégée les plantes ont le temps de s’installer de grandir de se multiplier pour le plus grand bonheur du jardinier j’adore ces chrysanthèmes des moissons qui poussent au milieu des chemins et qui nous oblige à incontourné un petit peu mais l’une des grandes fiertés de Stanislas c’est ce désert miniature bienvenue au Mexique [Musique] ici le jardinier s’amuse à cultiver toutes sortes de cactus des grands des petits des ronds [Musique] alors nous avons ici le fameux coussin de belle-mère et qui nous cactus grussoni et pourquoi on les appelle les coussins de belle-mère je vous laisse imaginer ces épines redoutables sont en fait des défenses contre la chaleur et le manque d’eau sont réduit leur feuille à l’expression la plus simple ce sont uniquement des épines c’est pour ça que les cactus ont cette couleur verte pour continuer à faire leurs photosynthèse non pas par leur feuille mais par leur tige pour ces plantes grasses les jardiniers ont reconstitué un petit désert de pierre indispensable pour leur permettre de résister à notre hiver est une saison difficile pour les plantes non pas à cause du froid mais à cause de l’humidité ambiante ce sont des plantes qui ne supportent pas l’obstag Nantes c’est pour ça que ces plantes sont installées sur une zone très drainante en pente plein sud c’est une zone qui va demander plus d’entretien que un jardin naturel Stanislas n’a qu’à franchir un bosquet pour changer de continent en quelque part nous voici en Nouvelle-Zélande dans la forêt subtropicale le dépaysement est total [Musique] nous restons dans le Pacifique Sud mais cette fois en Australie c’est ici que l’on peut admirer la plus grande variété d’espèces avec des spécimens rares et surprenants comme ce drôle de palménien le black boy avec son tronc de couleur sombre et son feuillage hirsute mais la grande spécialité de l’Australie c’est le mimosa ou plutôt les Mimosas il en existe 900 essences différentes dont une quarantaine sur le domaine cette fleur si caractéristique de la Côte d’Azur vient en fait du bout du monde on aborde les Mimosas quelques kilomètres du Domaine du Rayol et pourtant il y a 150 ans il n’y avait aucun mimosa sur la Côte d’Azur tous les Mimosas que nous connaissons aujourd’hui souvent sur les bords des routes ou dans les jardins sont originaires d’Australie le mimosa est importé d’un des années 1850 pour son parfum et puis depuis donc plus de 100 ans le mimosa c’est largement développé dans tous les jardins de bord de mer autre idée reçue le mimosa est une fleur d’hiver encore faux les Mimosas ne fleurissent pas tous en hiver on connaît bien le mimosa des fleuristes mais ici on voit au dessus de nous un très beau mimosa à estivalis qui est en début de floraison et on a derrière nous un autre mimosa acacia Salina qui lui est enfin de floraison Stanislas nous entraîne à présent vers un autre continent alors là on va rentrer dans une partie du jardin totalement différente on va rentrer dans la fraîcheur on va rentrer à l’ombre on va rentrer plonger dans le ruisseau qui longe tout le jardin et là donc on rentre en Chine [Musique] la Chine [Musique] avec sa forêt de bambouger en [Musique] un paysage paradisiaque qui invite au repos ici on était quand 20 mètres plus haut il fait 40 degrés ici il va faire 25 degrés nous quittons Stanislas et le jardin planétaire pour découvrir un autre trésor du Rayol le jardin marin [Musique] pour cela il faut descendre sur la plage et bien s’équiper le jardin marin est un prolongement du jardin terrestre le guide c’est Alain le jardinier de la mer dans les jardins on va on ne va rien toucher ici la position du terrien et propositions verticales nous dans le jardin marin on prendra la position des poissons être allongés pour avoir le moins de contacts possible avec l’élément avec les fonds notamment [Musique] dans cet espace protégé l’eau est cristalline la faune et la flore particulièrement riche [Musique] pour nos randonneurs de la mer première rencontre avec l’herbier de posidonie c’est une plante qui est dédiée à Poséidon était très important qui est réellement le pivot de l’écosystème en Méditerranée puisque un mètre carré de l’herbier de posidonique on envoie ici peut produire par une journée ensoleillée comme aujourd’hui jusqu’à 14 litres d’oxygène par jour c’est aussi le un habitat sans précédent pour quantité d’espèces juvénile qui viennent se réfugier dans cette forêt très sombre puis elle est à la base de la chaîne alimentaire petite démonstration puis on voit vraiment des marques très caractéristiques qui sont un peu comme nous qu’on croque dans un sandwich il y a la marque de mâchoire et ça c’est la marque de la soupe poisson herbivores se nourrit principalement des feuilles de polygone soupe au Blade ça raté noir j’irai le Royal [Musique] Sérent tigre [Musique] et botus bondissant [Musique] un peu plus loin dans les rochers rencontre avec un autre habitant des fonds marins chez lui on va retrouver des restes de coquillages et reste de son repas en fait depuis là aussi des pierres qui est ça c’est très caractéristique de l’habitat des poulpes il va disposer devant chez lui des pierres sur lesquels ils collera ses ventouses pour fermer la porte en cas de danger comme bouclier devant la promenade dans le jardin marin touche à sa fin il faut profiter des derniers instants de magie [Musique] jardin de la mer [Musique] jardin du monde sur ce tout petit bout de terre préservé l’homme et la nature ont peut-être trouvé la parfaite harmonie [Musique]

Le domaine du Rayol, situé entre Le Lavandou et Saint-Tropez, et conçu par le paysagiste Gilles Clément, recense près de 1 200 espèces de plantes et de fleurs.
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Le Conservatoire du littoral se bat pour sauvegarder sa faune et sa flore et lutte contre l’urbanisation.
Un film de Nadia Cleitman
Une production TSVP

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