1001 Escapades : Dinan, Côtes d’Armor (22)
Niché au cœur des claes d’armor, cité médiéval perché sur un épron rocheux surplombant la vallée de Larance, Dinan est l’une des villes médiévales les mieux préservées de France. Avec ses remparts de pierres, ses maisons à Colombage, ses rues pavés usées par les siècles d’histoire, on a l’impression de voyager dans le temps. Bienvenue dans l’une des plus belles villes fortifiées de Bretagne. Aujourd’hui, nous explorerons les sites les plus emblématiques de Dinan de ses imposantes murailles à ses ruelles cachées où raisonnent les histoires de chevaliers et de marchands. Commençons par un peu d’histoire. Comme en témoigne la présence de vestige, la région de Dinan fut habitée depuis le néolithique. La proximité avec la cité galoromaine de Corsul et le port galoromain de Tadin permet d’en déduire une occupation il y a deux millénaires. Mais c’est au Moyen-Âge que Dinan prend réellement son essort. Dinan est mentionné pour la première fois dans des documents historiques datant du 10e siècle lors d’une donation à l’abaye Saint-George de Renn. Due au 13e siècle, la ville se développe rapidement grâce à son commerce et à son artisanat et son architecture commence à refléter cette prospérité. Des remparts sont construits pour protéger la ville. Au 14e siècle, Dinan est au cœur des enjeux militaires et politiques de la guerre de succession de Bretagne, subissant les assauts et les occupations des différents camps. Entre le 16e et le 18e siècle, Dinan continue d’évoluer avec des constructions notables comme la basilique Saint-Sauveur et des hôtels particuliers qui témoignent de son riche passé. Comme beaucoup de villes françaises, Dinan subit des changements significatifs durant la révolution, mais elle parvient à préserver une grande partie de son patrimoine architectural. L’arrivée du chemin de fer en 1879 et le développement du tourisme donne un second souffle à la ville. Dinan devient un lieu prisé des artistes et des voyageurs attirés par son charme pitoresque. Nous commençons notre visite par les remparts, l’une des rares villes de Bretagne à avoir conservé ses fortifications quasiment intactes. Avec 2700 m de murailles encerclant la vieille ville, ils sont les plus longs encore existants en Bretagne. Dès le 13e siècle, ils ont repoussé plus d’un assaut. En 1357, Bertrand Dugclin, futur connaissable de France, y défendit la ville contre les Anglais. Voici le château de Dinan, une forteresse du 14e siècle construite par le duc Jean I. avec ses tours massifs et son donjon. C’est un parfait exemple d’architecture militaire médiévale. Aujourd’hui, il abrite un musée sur l’histoire de la ville. À l’intérieur, on plonge dans l’époque des dudes de Bretagne et on découvre que Dinan était une ville stratégique pour défendre la frontière sud duer. O nous entrons dans la rue de l’horloge autre fois que battant du dinan médiéval. En levant les yeux, on aperçoit la tour de l’horloge haute de 45 m édifié par la riche bourgeoisie du 15e siècle. La tour abritait la première horloge publique de la ville, symbole de fierté et d’autonomie civique. En gravissant un escalier de 158 marches, nous sommes récompensés par un panorama exceptionnel. La vue s’étend sur la cité une façon saisissante d’apprécier la topographie et le tracé unique de Dinan. Une visite à Dinan n’est pas complète sans une promenade dans la légendaire rue du Jersel. Une pentraide pavée bordée de maisons d’attente des quinze et 16e siècles avec leur façades en granit et colombage. Aujourd’hui, elles abritent céramistes, tisserant et verriers, perpétant ainsi les métiers d’entend. C’est la rue emblématique de la ville qui devient la rue du petit fort, aussitôt passé la porte du Jersel en descendant vers le port. Ici, chaque pire a une histoire. Chaque façade raconte un passé. C’était le passage obligé pour les marchands qui remontaient de la rivière avec leurs chariots tirés par des chevaux. Imaginez la pénibilité de ces animaux. On y trouve la maison du gouverneur. Construite à la fin du siècle. Cette imposante maison en pan de bois était à l’origine la propriété d’un riche marchand de toile. Une large façade sur trois étages, des combles, une cour intérieure avec dépendance, autant de signes distinctifs de l’architecture de la bourgeoisie commerçante à la Renaissance. Au pied de la colline, le port de Dinan s’étend le long de l’arance. Jadis c’était un port de commerce florissant. Toile de lin, cuir, céréales partaient vers Saint-Malot et l’Angleterre. Aujourd’hui, c’est un lieu paisible, idéal pour flanner ou embarquer pour une croisière fluviale. Les anciennes maisons d’armateurs, transformées en café et galerie gardent leur charme d’entempal pour un déjeuner au bord de l’eau ou une promenade en bateau ou à vélo le long de la voie verte. Le vieux pont franchit la rance pour relier d’inan à l’envaller. Les premières mentions du pont sont liés à la fondation du prioré vers 10. Celui qui est en place de nos jours n’est pas aussi ancien. Il a été transformé, détruit en partie puis reconstruit. De cinq arches à sa construction, il n’en reste que deux nos jours. La dernière modification importante a été réalisé après la dernière guerre. En effet, une arche marinière en pierre suffisamment large pour le passage des péniches et autres bateaux à moteur en a modifié le plan initial. Le viadierre, inauguré en septembre, fut édifié entièrement en granite. Malgré le nombre de ponts et de passerelles sur le fleufier, il est le seul viadule jusqu’à Saint-Malot qui enjambe la rance. Il a été en partie endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale comme en témoigne de nombreux documents. Deux arches seront reconstruites entre 1945 et 1947 et la voie élargie entre 1966 et 1967. De retour dans la ville haute, l’église Saint-Malot se dresse comme un monument de l’ambition gothique. Sa longue construction témoigne de siècle d’histoire locale. La construction de l’église actuelle commence dès 1490 à l’emplacement d’une première église édifiée vers 10. Les travaux se sont poursuivis au 16e siècle avec l’ajout de chapelle. Les guerres de religion ont ensuite ralenti considérablement le chantier, puis l’église est restée inachevée pendant plusieurs siècles. Une campagne majeure de reconstruction et d’achèvement de la nef et ses bas côtés a eu lieu au 19e siècle. Le grand org est l’œuvre du facteur anglais au KNU et date de89. Un second anciennement propriété d’un pianiste et compositeur français, Henry Kovalski, Serdorg de cœur. Dans une des chapelles du cœur de l’église Saint-Malot, on peut y admirer un trésor constitué de 33 pièces du 19e siècle. Calice, Siboir, Pat ou encore en Senoir. À quelques rudelas se trouve la basilique Saint Saauveur. Sa construction s’est étalée du 12e au 19e siècle, ce qui lui confère une architecture mélanglée style roman et gothique. La neffe principale est dominée par une charpente lambrissée. Le mur roman datant du 12e siècle présente une suite d’arcature aveugle double relevée en sans centre d’une chair à prêcher en pierre. À la fin du 15e siècle, des travaux d’agrandissement ajoutent un bac côté nord et de sompteuses chapelles rayonnantes. Le maître hôtel réalisé au 18e siècle est accompagné d’un balda d’acculpté. Le 19e siècle est marqué par une importante campagne de restauration. Le tyman est définitivement posé en 1954, elle est élevée au rang de basiles mineurs par le pape Pido la maison de la mer pourselle dite de Saint-Dinan fut édifiée en 1458 sur les fondations d’un édifice plus ancien. En 1935, Madame Pursel obtient de la ville de Dinan commerciale afin d’y établir le café des Porsches. L’auberge ouvre en 1937. Reprise en décembre 1944, l’établissement est transformé en un restaurant gastronomique baptisé chez la mer pourelle. Mais dans la nuit du 22 au 23 juin 2019, la maison est détruite par un incendie. En décembre 1879, le chemin de fer arrive à Dinan et la première gare est mise en service par la compagnie des chemins de fer de l’Ouest. Démoli en 1931, cette première gare est remplacée par l’édifice actuel. À l’intérieur dans le hall se trouvent deux mosaïques de l’atelier Odorico de Renn représentant pour l’une la carte des chemins de fer de la région et pour l’autre un plan de la ville de Dinan. La gare abrite également le musée du rail. Dinan accueille tous les 2 ans une grande fête médiévole où toute la ville se transforme en cité du Moyen-Âge. Habitant en costume, tournois, banquet. C’est un voyage dans le temps. Classé ville d’art et d’histoire, Dinan n’est pas qu’un décor. C’est une ville vivante, fière de son histoire, ancrée dans son époque et elle n’attend qu’une chose que vous veniez la découvrir. Venez arpenter ces quartiers anciens, escaladez les tours et laissez Dinan vous murmurer ses secrets.
Ville d’Art et d’Histoire, Dinan, cité médiévale, entourée de hauts remparts sur 2.7 kilomètres, trouve ses origines à l’époque celtique, mais c’est au IXe siècle que des moines s’installent au bord de la Rance. Le bourg se développe au XIe siècle autour d’un prieuré. Devenue ville ducale à la fin du XIIIe siècle, Dinan bénéficiera de ce nouveau statut pour se développer.
À Dinan, le temps semble s’être arrêté. Les ruelles pavées et pittoresques invitent à de longues promenades, à la découverte de monuments emblématiques
Le port est le point de départ d’excursions sur la Rance en bateau promenade. Sur les bords de la rivière se pratiquent randonnées et activités nautiques diverses.
Après une balade sur le port, où dès le Moyen Âge le commerce s’est développé, direction la pittoresque rue pavée du Jerzual, un chemin ancien et escarpé qui relie le port à la cité médiévale. Charmante avec ses maisons à pans de bois et les nombreux commerces d’artistes et artisans qui s’y trouvent, c’était la rue des tisserands et tanneurs, remplacés aujourd’hui par les doreurs sur bois et les souffleurs de verre.